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Full text of "L'Aquilon, Jan-Dec 1989 (Volume4)"

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Z'Ili 


Boreal. Institute Library. 

University of Alberta 
Edmonton, Alberta 

| T6G 2E9 





1160589 


Lon 


Le seul journal fr-vumuncucercmntoires du No dOu:t 


256 à Yellowknife 50€ dans les Territoires 


Volume4 numéro 





Vendredi le 20 janvier 1989 








! 








gestion des CRÉÈUTES à but non- 


de la dynamique des groupes 
minoritaires /dit-il. Cettesensibilité 
découledu postequ'iloccupaitcom- 
me responsable de la programma- 
tion francophone d’une radio 
multilingue de Montréal . Une bon- 
ne partie de sa tâche l’amenait à 
travailler avec divers communau- 
tés culturelles de Montréal, lui 
permettant ainsi d'acquérir une 





Le pour la Fédération franco- 
_  TéNOise (FFT). Le rapport de la 

_ Grande Tournée a été tablé et les 
services en français dans les T.N.O. 
seront mis en vigueur àlafin de 
décembre prochain. La FFT a donc 


pain surlaplanche. Le travail qu’el- 


_ vecune maîtrise portant sur l’auto- 


“L'expression d’une langue, c’est 
hautement culturelle” 


Richard Barrette directeur de la FFT 


Par Denise Canuel 
L'année 1989 s'annonce ca- 


face à ces éléments beaucoup de 


le devra accomplir durant l’année 
se fera désormais avec à sa barre un 
nouveau directeur général. 

M. Richard Barrette remplit, 
depuis le 3 janvier, le poste de di- 
recteur général laissé vacant l’au- 
tomne dernier. M. Barrette, un di- 
plômé en science politique de l’'U- 
niversité du Québec à Montréal a- 


ce au sein ‘d’un gro 
cophone hors Québec. 
“J'aiune visiondelaréalitéet 








Par Line Gagnon 

Depuis le 9 janvier dernier, 
un nouveau président siège au 
Conseil des eaux. En effet, M. 
Dave Nickerson, ancien député 
conservateur pour l'Arctique de 
l'Ouest, futnommé à cette position 
parleministredes Affaire indiennes 
et du Nord, M. Bill McKnight. 

Cette désignation fut faite 
sous l’avis contraire du gouverne- 
ment des T.N.-O. et des membres 
du Conseil. Ces deux groupes 
avaient proposé M. Glenn Warner 
à la présidence. Ce demier possè- 
dait l'expérience requise puisqu'il 
dirigeait cet organisme depuis 10 
ans. Cessuggestions furent, d'après 
MmeEthel Blondin, député fédéral, 
ignorées par le ministère. 

De plus, une entente sur les 
revendications des terres entre les 
groupes autochtones et le gouver- 
nement fédéral viendra modifier la 
gérance du Conseil deseaux. “Lors 
d’une entente finale, il y aura des 









Nickerson nommé à la direction du 
Conseil des eaux des T.N.-0O. 


changements dans la direction du 
Conseil. Nous aurions donc pré- 
féré que M. Warner demeure prési- 
dent jusqu’à.ce qu'adviennent ces 
changements. Il nous est 
incompréhensible qu'il y est un 
changement de président. De plus, 
on ne nous a même pas avisé. M. 
Warner effectuait ses tâches de 
façon adéquate” a déclaré M. Mike 
Paulette président de l'Association 
des Métis. M. Bill Erasmus, prési- 
dentdelaNation Déné,aégalement 
exprimé son mécontentement face 
au choix de M. Nickerson. 

Cedernier perdit les élections 
fédérales de novembre dernier ce 
qui donnait à sa nomination un air 
politique. M. Nickerson fut délé- 
guésimultanément comme membre 
etcomme président du Conseil des 
eaux. Il va sans dire que prendre 
une telle position signifie d'abord 
et avant tout être membre de cette 
organisation. 

“La nomination n’a jamais 


































certaine compréhension. des in- 
quiétudes des minorités. Il avoue 
toutefois: “ À Montréal, j'avais 
quand même la vision de la 
majorité”. 

C'est sa curiosité pour le 
Nord'et aussi son intérêt bien par- 
ticulier pour les dossiers concer- 
nant la frantophonie ténoise 

- ontamené M. Barrette à offrir ses 
Services pour les fonctions de 
ecteur général. “Ce qui m'a 
motivé c’est l'aventure, leNord, la 
francophonie hors Québec et hon- 
nêtement je crois avoir les com- 
pétences nécessaires.” 

MBarrette ajoute qu'il a dé- 
jà acquis une compréhension des 
grandes questions touchant la Fé- 
dération. Il mentionne entre autres 
le Rapport Perreault sal) Grande 


M +. ET) D 


nements rl ou autres, c'est 
lenôtre”. Il considère ce document 
comme étant la stratégie de base de 
la Fédération en matière de servi- 
ces en'français. Toutefois, les re- 
commandations devront, selon lui, 
être placées en ordre de priorité. La 
stratégie dont parle M. Barrette 
inclue des ateliers de travail en 
février prochain; l'analyse des ré- 
actions, encore inconnues, des dif 
férents intervenants; la sensibi- 






suite en page 3 


lisation des franco-ténois et des 
pressions politiques afin d'assurer 
la mise en place des éléments 
prioritaires du rapport. “Tout cela 
va demander de la part des fran- 
cophones d'être sensibles, im- 
pliqués. Je n’ai pas prévu qu'on 
feraitcetravail tous seuls, derrière 
les portes de nos bureaux. Le Con- 
seil exécutif et les permanents de 
la Fédération ne seront pas seuls 
dans ce dossier.” Il continue en 
soulignantl'importance d'aller à la 
rencontre des autres groupes lin- 
guistiques habitant les T.N.-O., "si 
nous voulons en faire des alliés, 
nous devons les informer et les 
sensibiliser”. Cet intérêt envers la 
population et les groupes territo- 
riaux n'empêche en rien M. Bar- 
rette d'affirmer que: “Si les gou- 


‘Cerp- -vemements ne. bougeut, pas nous 
ns être fermes dans nos exi- 


ee Toutletravail accomplitne 
doit pas devenir une grande farce.” 

En plus du rapport Perreault 
et dela mise en place des services 
en français, Richard Barrette 
considère que les dossiers touchant 
Radio-Canada, l'éducation, le dé- 
veloppement culturel et l'accord 
constitutionnel du Lac Meech 
demeureront des préoccupations 
de la Fédération dans les mois à 
suite en page 12 


SOMMAIRE 


Le libre-échange, 
voir page 2 

Des problèmes 
linguistiques? voir 
l'éditorial en page 4 
Des nouvelles de Fort 
Smith en page 5 et 
Hay River en page 11 
Les Gens du Nord 
voir page 11 

et n'oubliez pas les 
Franco-pages 6 et 7 





Tv 








Le Canada vit maintenant sous 


l’Accord du libre-échange 


Ottawa (APF): L'Accord de libre- 

échangeentre le Canadaetles Etats- 

Unis est entré en vigueur comme 
* prévu le ler janvier 1989. 

Le Sénat canadiena voté le 
projet de loi C-2 en troisième lec- 
ture, un peu plus de 24 heures a- 
vant la date limite de ratification: 
La Chambre des communes avait 
faitde mêmelanuit du 23 au24 dé- 
cembre. 

Aucune cérémonie particu- 
lière a souligné cet événement qui 
marquera à long termel’économie 
canadienne, pour le meilleur ou 
pour le pire. Les gouvernements 
canadien et américain ont simple- 
ment procédé à l'échange dernotes 
diplomatiques confirmant l’entrée 
en vigueur du traité, qui prévoit la 
disparition graduelle et complète 
de tousles droits de douane entre 
les deux pays d’ici 10 ans. 

Pas moins de 25 lois cana- 
diennes existantes seront modifiées 
pour se rendre conformes aux dis- 








Souvent les responsabilités financières demeurent même 
après la séparation d'un couple. Le gouvernement des 
Territoires du Nord-Ouest a mis sur pied le programme 
de recouvrement des pensions alimentaires afin d'assu- 
rer le versement des pensions alimentaires d'un enfant 
ou d'un conjoint, et ce à la date prévue. 


En s'inscrivant au programme, toute personne profitant 
d'une obligation de pension alimentaire peut percevoir 
et recouvrer les paiements de pension alimentaire qui 
lui sont dus. Si vous ne savez pas où se trouve votre 
ancien conjoint, nous pouvons le retracer, même à 
l'extérieur des Territoires du Nord-Ouest. 


Case postale 1859 
Yellowknife (T.N.-O.) 
X1A 2P4 








à 106 


positions de l'Accord qui compte Venance, des États-Unis, sera levé 


2106 articles, et qui a nécessité 


Pour de plus amples renseignements, ou pour vous 
inscrire au programme, prière de composer le 920-3378, à 
Yellowknife, ou le 1-800-551-0798 dans les autres 
régions des Territoires du Nord-Ouest. 


Ou écrire à l'adresse suivante : 
Programme de recouvrement des pensions alimentaires 


flou 


plus de deux années d’intenses né- 
gociations entres les deux pays. 

Le calendrier d'exécution 
prévoit une première série de ré- 
ductions de droits de douane surles 
produits qui sont déjà en mesure 
d’affronter la concurrence. La pre- 
mière réduction qui a effet depuis 
le ler janvier, vise environ 15% de 
tous les produits qui traversent la 
frontière. C’est le cas pour les or- 
dinateurs et le matériel connexe, 
certaines espèces de poisson non 
transformé, le cuir, les levures, les 
patins, certains équipements pour 
papeteries, certains produits duporc, 
les fourrures et vêtements de four- 
rure, le whisky, les aliments pour 
animaux, lesaiguilles, les skisetles 
motocyclettes: 

Toujours en 1989, l’embargo 
sur les importations de véhicules 
d'occasion, c’est-à-dire des véhi- 
cules de moins de 15ans, en pro- 


Programme de 
recouvrement des 


pensions 
alimentaires 








Northwest . 
eriiories Justice 





par étapes. Les voitures de plus de 

huitans pourront entrer au Canada 
immédiatement. Le seuil sera a- 
baissé de deux ans, tous les douze 
mois, jusqu'en 1994. L'embargo 
sur les aéronefs d'occasion sera 
aussi levé. 

Ceux qui aiment l'alcool a- 
méricain trouveront aussi leur 
compte dès cette année, puisque le 
Canada commencera à éliminer 
progressivement les frais qu’il im- 
pose sur les vins américains. Ces 
mêmesfraisdisparaîtrontcomplète- 
ment sur les spiritueux américains. 

Les premiers citoyens à pro- 
fiter tout de suite de l'Accord sont 
les gens qui désirent séjourner aux 
États-Unis pour des raisons d’af- 
aires ou professionnelles. En vertu 
de l'Accord, chaque pays facilitera 
les séjours temporaires dans l’autre 
pays. Cetterègletouche les hommes 
et les femmes d’affaires, les né- 
gociants et les investisseurs, des 
professionnels, et les hommes et 
femmes qui désirent séjoumer 
temporairement aux États-Unis à 
la suite d’une mutation à l’intérieur 
d’une société. 

Une des mesures les plus 
importantes, et qui prend effet 
immédiatement, porte: sur les ac- 
quisitions directes de sociétés ca- 
nadiennes par des intérêts améri- 
cains. Avant l'Accord de libre- 
échange, le fédéral examinait ces 
acquisitions lorsque le montant en 


cause dépassait les 5 millions. A- 
vec l'accord le gouvernement 
canadien n’examinerd Ces acqui- 
sitions que lorsquele seuil dépasse- 
ra 25 millions. Ce seuil passera de 
25 à 100 millions pour les acqui- 
sitions directes dès le ler janvier 
1991,età150millionsle ler janvier 
1992. IL s’agit d’un changement 
radical. avec le nationalisme éco- 
nomique canadien qui a connu ses 
heures de gloire dansles années *70 
sous le règne de Trudeau, alors 
qu’on avait mis sur pied l'Agence 
de tamisage des investissements é- 
trangers: : 

En ce qui a trait aux acqui- 
sitions indirectes, un examen sera 
effectué lorsque les actifs totalise- 
rontau moins 100 millions (compa- 
rativement à 50 millions) en 1989. 
Le seuil d'examen des investisse- 
ments étrangers pour les acquisi- 
tions indirectes passera à 500 mil- 
lions le ler janvier 1991. Cesacqui- 
sitions ne feront désormais plus 
l’objetd’examens dès le 1er janvier 
1992. 

Enagriculture, les deux pays 
cesseront cette année de subven- 
tionner directement les exporta- 
tions de produits agricoles origi- 
nairesouexpédiés de leurterritoire, 
vers le territoire de l’autre. 

Les droits de douane sur cer- 
tains produits serontgraduellement 
éliminéssurunepériode decinqans 
àpartir du)ler janvier. C'est le cas 
par exemple pour les meubles, les 


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peintures, la plupart des machines, | 


lesimprimésetlepapieretproduits | 
| 





_Canadëä 





du papier. 

Tous les autres droits de 
douane-seront éliminés graduelle- 
ment au cours des 10 prochaines 
années. Il en est ainsi pour la plu- 
part des produits agricoles, les tex- 
tiles et les vêtements, les contre- 
plaqués de résineux, les appareils 
électriques, les embarcations de 
plaisance et les pneus: 

Les Canadienssont-ils pri- 
sonniers de cet accord commercial 
jusqu'ànla fin des temps? Non, 
puisque l’article 2106 prévoit que 
l'entente peut être résiliée par l’u- 
neoul'autre des parties sur préavis 
de six mois. On peut cependant 
douter que les entreprises cana- 
diennes; qui seront entre temps a- 
daptées àcette nouvelle réalité éco- 
nomique, acceptent sans broncher 
de revenir à la case de départ. 


Barsoum 


en 
difficulté 


Le pharmacien Nader Bar- 
soum\diIqaluitdevra bientôt cesser. 
lapratique desaprofession. Eneffet, 
rca FA ISSai. nee he antles 
recommandations du Comité d’en- 
quête surles pratiques de M. Bar- 
soum, suspendait la licence de ce 
dernier. Ê 





La-suspension-prendra'effet 
1213 mars 1989 etdurera sept jours 
consécutifs. Celle-ci coïncide avec 
lapériode detestsdonnés parl'Asso- 
ciation des pharmaciens del'Alber- 
ta“quedevra prendreM.Barsoum 
afin de pratiquer à nouveau dans 
les T.N.-O. 


De plus, le Comité durant 
son enquête découvrait plusieurs 
lacunes dans la loi régissant les 
pratiques pharmaceutiques. Le 
Commissaire a done recommandé 
quele ministère de la Santé travail- 
le activement àla mise sur pied de 
nouveaux règlements mieux adap- 
tés aux demandes actuelles de cette 
profession. 


Pour ajouter aux problèmes 
de M°Barsoum,leministère de la 
Santé mettait un terme au contrat 
deremboursementde médicaments 
avec le pharmacien. Ce contrat, 
permettait à la population d'ache- 
ler, sans les payer, des drogues. 
Celles-ci étaient par la suite rem- 
boursées par le ministère. Désor- 
mais, les médicaments procurés 
chez Barsoum seront remboursés, 
selon les normes gouvernementa- 
les, directement aux patients. Pour 
venir en aide à la population, 
l'Hôpital régional de Baffin a 
accepté d'offrir les services d'une 
pharmacie. 


Il est important de noter que 
l'annulation du contrat n'affecte 
pas la capacité de remplir des pres- 
criptions ou d'opérer un commerce 
de la partdelapharmacie Barsoum. 





La TEN pourrait a avoir une ex entente finale 


Par Line Gagnon 

Aux yeux des représentants 
du'gouvernement fédéral, lesnégo- 
ciations entre eux et la Fédération 
Tungavik du Nunavut (TEN) pro- 
gressent rapidement. M. Tom 
Molloy, négociateur en chef pour 
le gouvernement fédéral s’est dit 
satsfaitdu développement des né- 
gociations surlarevendication des 
terres inuit. 

Après maintes interruptions, 
les négociations recommencèrent, 
en 1981, lorsque les inuit furent 
rassurés qu'il y aurait un forum 
indépendantitraitant dela question: 
du développementetde l'autonomie 
politique. 

“Depuis1982, à mon arrivée 
dans ce dossier, nous avons fait 
assurément du progrès vers une 
entente de principe” de dire M: 
Molloy. Unetelleententeestprévue 
pour le printemps 1989: 

Les mois de novembre et 
décembre furent consacrés à 
déterminer la quantité (quantum) 
desterres que les inuit possèderont. 
Six régions furent identifées, 
Keewatin, Sanikiliuag, Baffin nord 
et sud, et deux régions pour le 
Kitikmeot. Les terres des régions 
de Baffin et du Keewatin ont déjà 
été sélectionnées. 

Le total de terres que 
recevront les inuit est d'environ 
741 000 milles carrés. “Nous 
espérons avoir terminé tout le 
quantum des terres pour la fin 
janvier. Nous pourronsparlasuile 





suite de la page 1 

étépolitique. Habituellement, c’est 
unsimpleindividuetnon un ancien 
politicien qui est nommé président” 
de dire M. Warner, “les candidats 
politiques défaits aux élections ont 
aussi besoin d'emploi” ajoute-t-il. 
Ce dernier s’est dit déçu et non 
amer denepas conserverson poste. 
Il demeure toutefoisunmembre du 
Conseil des eaux. Il prévoit exé- 
cuter le rôle de membre avec con- 
science et dévouement. Le Conseil 
a, selon lui, plusieurs tâches im- 
portantes à accomplir. 

Malgré les mécontentements 
exprimés, M. Dave Nickerson de- 
meure confiant de la décision prise 
parle ministre. “Les employés du 
Conseil m'appuient ainsi que les 
membres.” Ce demier envisage ce 
poste comme une occasion de 
continuer à servir le public. Avant 
sa carrière politique, M. Nickerson 
était ingénieur des mines. D’après 
lui, cette expérience lui sera d’un 
précieux apport dans ses fonctions. 
En effet, il travaillera étroitement 
avec l'industrie minière. Il ya déja 
14ans qu'ilest en politiqueet qu'il 
n'a pas travaillé dans le domaine 
minier. 

Plusieurs ont critiqué son 
manque de convictions à l'égard de 
la préservation de l’environnement. 
Toutefois, il considère avoir une 
vision équilibréeentre l’environne- 
ment et la réalité: “on ne peut tout 
demêmepas couperl'eau à la ville, 
mais nous pouvonsminimiser l'im- 
pact que cela aura sur l'environne- 
ment”/Sa nouvelle position 
quoiqu'inattendue, lui plait. 
demeure un peu appréhensifen ce 
qui concerne emettre ses propres 
Opinions. Maurai maintenant les 
‘opinions du Conseil. des eaux” 

= -conclutle nouveau président, .….. 





traiter des questions exception- 
nellestelleslacompensationmoné- 
taire etc.” 

M: Molloy. sedititrès opti- 
miste grâce au travail accompli 
depuis décembre 1987. 


Selon Norman Williams, né- 
gociateurrégional pour le ministère. 
des Affaires indiennes et du Nord, 
une entente finale entre le gou- 
vernement fédéral etla TEN pour- 
rait être conclue avant celle des 


Déné/Métis. 

Ce qui différencie les négo- 
ciations de la TEN de celles des 
Déné/Métis, d’après le négociateur 
régional, c'est la rapidité avec 
laquelle le gouvemement fédéral et 


L'Aquilon 20 janvier. 1989 page3 


A He eo Te | | A | 


la TEN s'entendent. “Certaines 
communautés ont même des cartes 
de prêtes pour la sélection desterres. 
Personnellement, je crois qu'il y 
aurauneentente finale dans une pé- 
riode de deux ans.” 








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Page 4 L'Aquilon 20 janvier 1989 
pr né À Le Ê se 





ÉDITORIAL 


Que celui qui n’a jamais péché lance 
la première pierre. 


Il ya des sujets dont onne doit pas se moquer. Laloi 
178 etles problèmes/linguistiquesique traverse à nouveau 
le Québec (est-ce vraiment à nouveau?)en sont un. 

Ma résolution du Nouvel An(prise naturellement 
après une longue nuit emplie de discours incohérents,et 
inutiles, noyés dans le champagne) était d'être moins 
Sarcastique. Je me retrouve face à la feuille blanche ou 
plutôtàl’écrannu, avecuntas de blagues demauvais goût 
concernant la tragique affaire de l'affichage bilingue au 
Québec. 

Mais je suis réduite à une vie sans sarcasme,etcela 
peuimporte la futilité demarésolution. Sijlétaisfumeuz 
Se j'aurais purme résoudre àlun exercice péniblemaisad> 
mirable dela bataille contre le tabagisme-Non;,je dois 
rompre ma promesse et partager avec VOUS’ au risque.de 
votre ire, les pensées bébêtesqui se promènentdans ma te= 
tedepuis l'annonce du.jugement dela Coursuprème 
concernant la Loi 101. Croyez-moi, je prendsle jugement 
et la situation qui en découle très sérieusement. Toutefois 
après les idioties que nous ayons tous eu älécouteretàlire 
durant les dernières semaines, je ne peux contrôler mon 
sens del'humourboiteux: 

Entre les positions éditoriales du journal le Devoir 
quichangeaient, semble-t-il, suivant latempérature errati= 
que de Montréal entreles commentaires émanant de Paul 
Rose, granola radical\des années 70, ou ceux brülants de 
Royal Orr, président de Alliance Québec, il y a eu ceux 
plusincongrus de certains premiers ministres provinciaux: 

Ah!comme la parole du Seigneur était loin des es- 
prits de cesbons messieurs, malgré le passage récent de 
Noël. Tous, enteffét, avaient oublié (n'est-ce pas commo- 
de?) les paroles disant “ celui qui n’a jamais péché lance la 
première pierre”. Ehbien! messieurs, dames, le messa- 
ge pour tous les francophones hors Québec,.où qu'ils 
soient au pays, est clair, il est grand temps pour eux de ré- 
aliser qu'ils sont Choyés en Comparaison Maux AlAqUES 
subies par les anglophones québécois en matièreide liberté 
d'expression, 

Qu'ils vivent en Alberta, en Saskatchewan outdans 
les T.N.-O., ils peuvent afficher en français si le coeur 
leur en dit. Néanmoins, ils peuvent difficilement envoyer 
leursenfants dansuneécole française (delapremière année 
au niveau universitaire), ni s'exprimer en français dans 
un conseil municipal, ni se faire entendre directement 
dans certaines assemblée législatives, ni obtenir dans bien 
des cas les services de la Société Radio-Canada, et j'en 
passe. Mais, peu importe tous ces éléments secondaires à 

la grande question linguistique canadienne, après toutes 
francophones hors Québec peuvent à volonté placer des 
affiches danslabellelangue deMolièreet ainsi faire partie 


Une nouvelle étape à L’Aquilon 


intégrante d’une des deuxlangues officielles, Jaminorité de 
l’autre quoi! 

Pouralimenterle débat, voilàtque l'ontrenie/lalclau- 
se dérogatoire (nonobstant) utiliser parle Québec pour se 
sortir de son embarras légal et politique. En tant, queténois 
jamais auparavant avons-nouseu le plaisindentendre tant 
d'analystes, depoliticiens, etc, trouverdes lacunes à l'accord 
du Lac Meech.Ilniyapassilongtempsiles deux territoires 
étaient vus comme des rabâcheurs de»stupidités et des 
mauvais joueursauseindudébatconstitutionnel Maintenant, 
avec une première application sérieuse d'unides aspects de 
l’accord(mis en place par des provinces qui maintenant en 
rejettent laresponsabilité), les faiblessesiensontflagran- 
tes. À trop Vouloir plaire à tout le monde, on ne plaît à 
personne. 

Mais, pouren revenir au sérieux delachose;le grand 
test des libertés individuelles par l'intermédiaire des droits 
linguistiques ne s'est.pas fait au Québec, mais en, Sas- 


= KatcheWan, sans autant de tambours, ni de trompettes! Il 


estévident qu'en matière de droit un torbne redresse pas 
un autre tort. Toutefois, l'ensemble dela population|cana= 
dienne doit suinterrogersur sa volonté de préserver sa dua> 
lité linguistique. Et, comme toute structure mise en place 
pour la protection des droits généraux des minorités (et le 
français même au Québecreprésente une minorité au sein 
delanation), certains aspects doivent être assurés au dépens 
de droitsindividuels. Ici, une bonne dosedebonsensetde 
tolérance doit jouerun rôle primordial. Ainsi la perte d’un 
certain type de liberté individuelle par la communauté 
anglo-québécoise peut sembler dangeureuse en théorie; en 
pratique elle garantie la survie de l'identité francophone au 
Québec et parsassociation, hors Québec- 

Ileest évident que ces luttes oùles droits individuels 
subiront le coût de la survie de certaines minorités seront 
plusfréquentes dans l'avenir. L'exemple de l'autonomie 
politique des DénésetdesInuitestévident. Des efforts ma- 
Jeurset des tensions racialesetculturelles sont à escompter 
ainsi que des restrictions placées sur les groupes de non- 
autochtones peuvent être envisagées. Toutefois comme la 
bataille linguistique quikse joue au Québec, les décisions. 
devront seprendre surune échelle pluslarge quelle simple 
confort d’un groupe majoritaire aux vagues couleurs de 
minorités. 

Qu'’adviendra-t-il donc des minorités de langues 
officielles endurant milles et un périples? Le récit n’est pas 
clos. Toutefois, un des messagesles plustristes donné aux 
francophones hors Québec demeure dans/la'couverture de 
ses péripéties toujours plus intense lorsqu'elle découle du 
fait français québécois: 

Denise Canuel 








L Equip ë 


Denise Canuel 
LinelGagnon 
Agnes Billa 
Einda/Petterson 
Sylvie Cauvier 
Yves Lusignan 


Rédactrice en chef: 
Journaliste: 
Collaboratrices: 


Correspondant national: 





L’Aquilonestmembre associé del’Association de 
la presse francophone hors Québec (A‘P-F:h.Q)Jet son 
tirage estprésentement de 3000 exemplaires La/publi- 
cation de Aquilonestrendue possible grâce à une sub- 
Ventiondu\Secrétariat d'État. 

Sauf pour L'Éditorial, lestextes nengagentique la 
responsabilité deleurauteuretne constituent pasnéces: 
sairement l'opinion de L'Aquilon. Toute correspon- 
dance adressée à L’Aquilon/doit être signée et accom- 
pagnée de l'adresse.et du numéro'de téléphone de lau- 
teur. La rédaction se réserve le droit de corriger ou 
d'abréper tout texte. Dans certains cas où les circon- 
stances.le justifient, L'Aquilon accèdera à une requête 
d'anonymat Toute reproduction partiellesest fortement 
recommandée à condition de citer la source. 





L'Aquilon a un nouveau numéro de 
téléphone: 
Composez le (403) 873-6603 


Si vous avez des choses à nous raconter 
Écrivez-nous 
L'Aquilon 
C.P.1325 
Yellowknife, T.N.-O: 
X1A 2N9 


ABONNEMENT 


Abonnez-vous'au journal, et tenez- 
vous au courant des nouyelles concernant 
la francophonie ténoise. 


24 numéros par année: individu 
15,00$ 
institution/agence 
gouvernementale: 25,00$ 


Nom: 
Adresse: 


territoires/provinces: 
code postal: 








Le port de la ceinture de sécurité 


sera obligatoire à partir 


L’Aquilon célèbre, avec son 
premier numéro de 1989, son 
quatrième anniversaire. Contrai- 
rementaux années passées l'équi- 
pe de L’Aquilon fait plus que se 
réjouirdela seule survie du journal: 
Nonpas que celle-ci soitun acquis 
mais bien plutôt parce qu'après 
quatre ans d'existence, il esttemps 
derelever d'autres défis etde miser 
gros surla force de lacommunauté 
franco-ténoise. 

C’est dans cette optique que 
l’équipe.durjournaltannonce à ses 
lecteurs et lectrices que désormais 
LAquilonparaîtra deuxfois par 
mois. 

L'aventuredlunepublication 
francophone dans les T.N.-O. est 
en soiun incroyable effort de la 
part de beaucoup de bénévoles. 
Avec la venue d'un format bi- 
mensuel, L'Aquilon espère voir 
dans cette démarche son appui, si 
insignifiant soit-il, au fait français 
et sa volonté de Survivre dans la 
communauté ténoise, s'accroître. 
Toutefois nousne sommes pas naï> 


lravail des permanentes permettra 


au journal de publier deux fois par 
mois. 

Lors du lancement de L'A- 
quilon,ilyadéjàquatre ans, le suc- 
cès dépendait de la communauté 
franco-ténoiseetplus que jamaisla 
réussite du nouveau format dé- 
pendra d'elle. Quelle que soit votre 
participation (correspondances, 
commentaires, photos, coups de fil, 
etc), elle est essentielle. La réali- 
Sation que le journal ne vit pas que 
desubventions, de projets, de vente 
d'espaces publicitaires ou de tou- 
tes autres formes de revenue est 
cruciale. Ce qui garantitla survie de 
L'Aquilon, c’est la participation, 
aussi minime qu'elle semble, dela 

part des franco-ténois dans la 
production du journal. 

Notreresponsabilité demeure 

d'assurer un contenu valable, d'in- 
térêt général touchant la com- 
munauté francophone etfranco- 
phile, de continuer d’être présentes 
aux conférences de presse et de 
couvrir les événements qui vous 
permettront de lire, en français, ce. 


: qui se passe chez-vous, et ailleurs 


grâce au service de l'agence de 


presse francophone hors Québec 
(APE). Pour sa part, lacommunau- 
té francophone aura la responsabi- 
lité de nous lire deux fois par mois 
s’il-vous-plaîtetdenousécrire nous 
parler, Vous faire entendre. À L'A- 
quilon, nous ne pouvons franspo- 
ser vos besoins que si vous les fai- 
tes connaître. 

Ilesttempspourle jourmalide 
refléter activement la nouvelle 
réalité franco-ténoise: c'est-à dire 
cesser de survivre, vivoter, pour 
enfin croître et prendre une place 
active dans le territoire qui est aus- 
si le nôtre. En 1989, ce ne sera ni 
par chance, ni par charité, que la 
francoténie verra son acharne- 
ment porter fruits. La première ré- 
colte sera la publication de votre 
journal francophone deux fois par 
mois. 

Surveillez donc le trois (3) 
février 1989 L’Aquilon àl'allure 
un peu différente. Après celte date 
magique les parutions seront les 
premier et troisième vendredis 
de chaque mois. gd 

Denise Canuel 
rédactrice en chef 





LR ED ee 0 © 


du 1er avril 1989. 


C'est le temps de vous habituer à porter 
votre ceinture de sécurité. La modification 
apportée l'an dernier au code de la route sur le 
port de la ceinture de sécurité entrera en vi- 
gueur le 1® avril 1989. Après cette date, vous 
pourriez recevoir un avertissement ou avoir à 
payer une amende. 


Enévitant une contravention, vous pourriez 
vous sauver. Vous diminuez de moitié les ris- 
ques desubir des blessures graves oulde mourir 
lors'dlunaccidentsivous vous attachez. 


Habituez-vous à prendre quelques secondes 
pour boucler.votre ceinture. Assurez-vous que 
vos.enfants sont bien attachés dans des sièges de 


sécurité approuvés. Votre vie et la leur en 
dépendent. 


La ceinture de sécurité, c'est facile 
à boucler. 


[æ] 


lloties GOVERNMENT.SERVICES 
MOTOR VEHICLES DIVISION 









Le gouvernement Fédéral est 


invité à réviser sa stratégie 
en matière de garderies 


Ottawa (APF):Pourêtre efficace, la 
future loi fédérale sur les services 
de garde en garderie et en milieu 
familial, devrait permettre la cré- 
ation de 750,000 nouvelles places: 
au pays au cours des sept prochai- 
nes années, et non pas 200,000 
places comme le propose le gou- 
vernement dans sa stratégie sur la 
garde des enfants, 

C'est du moins l'avis expri- 
mé parle Conseil national du bien 
être social dans un rapport intitulé 
“De meilleurs services de garde 
d'enfants”, qui aété rendu public 
avantlecongédesFêtes.Le Conseil 
invite le gouvernement à recon- 
sidérer sa stratégie, et à débloquer 
des sommes supplémentaires pour. 
améliorer les services de garde. 
Chargé de conseiller le ministre 
fédéral de la Santéet du Bien-être 
socialsurles questions de pauvreté. 
et de politique sociale, le Conseil 
estime que plus de 1,9 million 
d'enfants de moins de 13 ans ont 
besoin aujourd'hui d'un service de 
garde, parce que leurs parents tra- 
vaillent ou étudient à l'extérieur 
du foyer. L'addition de 750,000 
nouvellesplaces dansiles garderies, 
permettraient de répondre aux be- 
soins de 51 p. 100 de ces enfants, 
ajoute le Conseil” À heure actuel- 
le,1n!yaque243,545 places dans 
des garderies reconnues par les 

ouyemements, propinciaus et ter- 
. riloriaux. : 
à Pour financer ces 750,000 
hplaces, le Conseil\national du bien- 
hêtre social propose que le gou- 
bvernementfasse disparaître les allé- 
' gements fiscauxrelatifs à la garde 
: d’enfants,etqu'ilutiliselessommes 
épargnées pour mettre en place et 

soutenir des services de qualité. 

Dans sa stratépie, le fédéral 
prévoit investis unmaximum, de 
milliards en sept ans pour les ser- 
vices de garde. Le Conseil recom- 
mande plutôt de ne fixer aucun 






as 
Noire 
Territories PERSONNEL 



























obstacles ainsi décelés. 


jusqu'à 


(403) 873-7264. 





Demande de propositions 
Examen des politiques sur le personnel 
#S -01445. 


Nous lançons une demande de propositions 
aux parties intéressées à procéder à une étude et 
à l'analyse des politiques, mécanismes et mar- 
ches à suivre du ministère du Personnel du gou- 
vernement des Territoires du Nord-Ouest, afin 
dedéfinintout obstacle systémique qui peut nui= 
re à l'embauche de femmes, d'autochtones ou de 
handicapés physiques, et de recommander des 
modifications à ces politiques, systèmes, et 
marches à suivre, dans le but d'éliminer les 


Les propositions cachetées et adressées au 
chef, Contrats de service, ministère des Services 
gouvernementaux du G:T.N:-O, édifice Stuart 
M. Hodgson, 3° étage, Case postale 1320, 
Yellowknife (T.N.-O.), X1A 2L9, seront reçues 


16h, heure de Yellowklnife, 
le 31 janvier 1989: 


Pour de plus amples renseignements, prière 
de communiquer avec Michael T. Balaski, au 

Nous ne nous engageons à accepter ni la plus 
basse ni aucune des propositions. 


REA TIT EEE EE EE EEE EL LE 


montant maximum, et de verser de 
l'argent le temps qu'il faudra pour 
créer le nombre de places néces- 
saires aux besoins. 


un financement partiel de 
la part des parents 


Le Conseil croit aussi que le 
nouveau système de garde devrait 
être partiellement financé par les 
parents, selon leurs moyens. Ceci 
dit, les parents à faible revenu ne 
devraient pas avoir à débourser un 
sou, selonile Conseil. 

Le salaire moyen du person- 
nel enseignant préoccupe les 
membres du Conseil. En 1984, le 
salaire moyen dansiles garderies re- 
connues était de 15,163$. Ceux qui 
offraient des services de garde 
reconnus au foyerne gagnaienten 
moyenne que 6,600$. Le Conseil 
est catégorique: la faiblesse de 
salaires'entraîne un important rou- 
lement de personnel. Mce qui em- 
pêche la continuité dans les soins 
et nuit au développement des 
enfants”. 

Le Conseillse prononce aussi 
contre.le financement des nouvel- 
les garderies à but lucratif. Les 
services de garde ne devraient pas 
dit le Conseil, avoir comme ca- 
ractéristique dominante de réaliser 
des profits. Pourquoi? Parce que 
larecherche du profit sefait sure 


dos des enfants en minimisant les 


coûts et donc les services. 

Le système actuel de pres- 
tations' de maternité fait l'objet de 
critiques de la part du Conseil. Il 
devrait être amélioré pour ne pas 
pénaliser financièrement les fem- 
mes qui donnent naissance à un 
enfantestime-t-on. 

Les prestations sont pré- 
sentement de 15 semaines, mais la 
bénéficiaire doit attendre deux se- 
maines avant de toucher son pre- 
mier chèque. Le Conseil national 





FREE TILL ETES] 


du bien-être social. recommande 
desupprimerla période d'attente et 
de verser des prestations pendant 
la durée totale de 17 semaines. 

Il recommande aussi d'abo- 
lir la disposition interdisant àtune 
fémme de toucher ses prestations 
de maternité lorsdiune grève,et de 
supprimer la règle du régime d'as- 
surance-chômage quifixenles 
prestations combinées de maladie 
etde maternité. 

En fait, ce qu’on propose, 
c’est de tout mettre en oeuvre pour 
permettre aux parents de s'occu- 
pereux-mêmes de leurs bébés, plu- 
tôt que de les confier à d’autres. La 
mesure la plus impressionnante 
pour atteindre ce louable objectif 
est sans doute la proposition du 
Conseil de mettre en place un pro- 
gramme completde congé parental 
rémunéré relevant du régime 
d'assurance-chômage. 


Le projet de loi sur les servi- 
ces de garde et garderies en milieu 
familial qui avait été déposé en 
Chambre en juillet 1988 na jamais 
été adopté avant le déclenchement 
des élections. Le gouvernement 
devrait revenir à ce projet dès le 
prochain Discours du Trône qui 
marquerale retouren Chambre des 
députés, prévu pourle mois demars 
prochain. 


Fort Smith 


L'Aquilon 20 janvier 1989 page 5 


Les cours de français 
en péril à J.B.Tyrell ? 


Par Linda Petterson 
Le 14 décembre dernier avait 
lieu une rencontre entre l'Associa- 
tion francophone de Fort Smith 
(A.F.F.S) et leBureau local de l’é- 
ducation. Le but était d'identifier 
les positions de chaque partie face 
aux coupures des classesde français 
à l'école élémentaire. J.B. Tyrell- 
M: Murray Scott, directeur 
del’école, aexpliqué que le présent 
horaire ne permet pas, entre autres 
aux lère,2èet4èannées, derecevoir 
plus de 15 à 20 minutes de français 
par jour. Mme Bird, professeure, 
esimequ'iln'yapasassezdetemps 
pour enseigner quoi que ce soit. 
M. Murray. a présenté deux 
Solutions possibles IAélimination: 
des cours de français aux lère et 2è 
années pour donner plus aux groupes 
de 3èàla7è quirecevraientainsi30 
à 35 minutes de français par jour. 
L'autre solution envisagée deman- 
deraitlaparticipationdes lèreet2è, 
de façon alternative aux classes de 
français. 
M. Gilles Paquin, vice-prési- 
dent à 'A.F.FSS,, a remarqué que 
cettesituationn'estpasrécente.D'a- 
près lui, le programme requiert un 
professeur àtempspleinetunautre 
àtemps partiel. Un trop grandnom- 
bre d'élèves (250) fréquentent les 
cours de français par jour pourune 
seule personne. Cette situation ne 


permet pas au professeur d’avoir 
une période d'ajustemententre cha- 
que classe et une période libre pour 
la planification des cours: 

M: Paquin a par lasuite ex= 
pliqué que la coupure au pro- 
gramme semblait trop facile: “Une 
foislacoupure effectuée, il seratrès 
difficile de ravoir le programme.” 
Sessolutions consistaïent àréorga- 
niserl’horaire des professeurs pour 
accroître Ieur disponibilité pour 
des cours de français, oul’embau- 
che d’un professeur àtempspartiel. 

Les membres du Bureau local 
dél'Éducationsemblaientravis de 
celte présentation. Une longue dis- 
cussion eut lieu, avec des parents 
présentsàlarencontrequis’inquié= 
taïient des coupures. 


Une solution idéale... 


Durant la période des Fêtes, 
le bureau a pris la décision de ne 
pas couper les lèreet les 2è années 
du programme de ‘français. Ces 
classes participeront de façonalter- 
native au courside français c'est-à- 
dire à tous les deux jaurs-Lhoraire 
demeure toutefois chargé, certains 
groupes de français comprennent 
même deux classes à la fois.Pour sa 
part, L'A.F.F.S. s’est dite satisfaite 
du dénouement de la situation: 





M Les droits sur certains pro- 


en vigueur de l'Accord, alors 
que d'autres le seront par 
étapes. 


1 Seules les marchandises 
d'origine canadienne ou 
américaine seront éligibles 


M Les marchandises doivent 
avoir été acquises aux Etats- 
Unis etne comporteraucune 
marque ou étiquette indiquant 
qu'elles ont été produites 
dans quelque autre pays que 
les États-Unis oule Canada. 


CA | 





du + 


duits seront abolis dès l'entrée 


aux droits applicables en vertu $ 
de IMAccord'de libre-échange. K 


| LE LIBRE-ÉCHANGE 
ET LE VOYAGEUR 


En vertu de l’Accord de libre-échange, les droits de douane 
entre le Canada et les États-Unis seront abolis par étapes 


Certaines dispositions 
changent: 
















Adressez-vous à votre bureau de douane local, 
ou appelez, sans frais, via notre ligne directe nationale: 


1-800-267-6626 


Revenu Canada Revenue Canada 


Douanes et Accise 


71 Mi PEDUS STEEL 94 109 





DENCENTETTET 


ESA 2 SAVE LE TATD 


D’autres demeurent 
les mêmes: 


à sir de vous indiquer, avant 


Customs and Excise 


M L'Accord de libre-échange 
ne modifie en rien les exemp- 
tions personnelles 


M Les restrictions quanti- 
tatives à l'importation des 
boissons alcoolisées et des 
produits du tabac demeurent 
les mêmes. 


M La taxe fédérale de vente 
et la taxe d'accise seront tou- 
jours exigibles surles mars 
chandises dont la valeur 
globale dépasse les limites de 
votre exemption personnelle, 





M Nous nous ferons uniplai- 


votre prochain voyage, les 
droits qui s'appliquent aux 
marchandises que vous avez 
l'intention de rapporter. Nous 
sommes là pour vous aïder; 
c'est quelque chose quine 
changera jamais: 














HÉUDETI EE T UT IC CE T ŒEUEL 


Page6 L'Aquilon 20 janvier 1989 





Collons des mots 
Un beau coffage, c'est ce que Les élèves de {ère, 2e et 5e annees ont 
fait pour nous montrer L'utilite du français dans La vie de tous 


PET = UN CAALOGLE 
cone ler LAVE 






ve 


Avec [a nouvelle année 
L'importance du frança 
jours. Aussi minime ; 
régions des T.N.-0., Les 
que prenait Le français 
































ST 
ET 
David Russel, 28 
LRU. 
ps rou cl =. 
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milleur. à 
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Maman me fai des 
_ bourre 


Va 
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à arac Alanna, 1ère 


és] 


DE | 





1ère 


MathewW> 





| bilingues 
1£ y a des mots qui s'utilisent en français et en anglais. Les élèves 
de 7e, 88 et 9ù années nous ont donné quelques exemples de ces 





Joel Nider, 6è 


mots bilingues. 


À 
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( 
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+ 
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À 
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À 


cache Lion 
GbHomer gourmet 
accessible cage 
accident carafe 
acquisition Carat 
invartable graduation 
investigation Jrenade 
badminton  phototype 
hockey providence 
iris tunnel 
maritime turbine 
marquis zinc 
mannequin Wagon 
massacre Riowatt 
mauve lance 
maximum Lustre 

t melon Lot 

À microbe litre 

4 non million 

| rue le millionnaire 
minute QEAUUE 
minimum phase 

| migraine photo 
missile 1460 

Ÿ motion pigeon 
morgue portion 
Mouse licence 

4 musical Lieutenant 

" Michel colonel 
obligation machine 
BARRE Bronze 
six buffet 

À union cabinet 

4 unique Heather Hendry, 7è 


t 
L 





iceberg 
uranium 
urgent 


Orient 
oriental 
surface 
support 
royal 
accident 
addition 
action 
adoption 
agriculture 
ambition 
animal 
art 

arcade 
automobile 
cause 
chance 
million 
forge 
fraction 
fracture 
gain 
horizon 
horizontal 
horrible 


Jon Gilzear, 8è 





TT 


restaurant … 
commercial 
condition 
distance 
guide 
horrible 
humour 
excuse 
divorce 
danger 

Kitty Ashoone, 9è 












Nous voulons 


est parvenue à la 


TT LTE TETE TATATL YU ASE GAS ASE ASE TAGS AE SAS TPSA TOGO TAG TA A2 LTLTATLTE TTL ELTATLTTTEUT 


Le français pour 
Savoir parler, écrire et Lire Le français est important 
élèves de 106, 116 et 122 annécs. Us nous ont demon 


importance par une bande dessine. 


Les gagants du : 
ere, école St-Joseph | 
2e, école J.B.Tyrdl 
4e, ecole St-Joscph | 
Se, école Mildred Hall 

6e, ecole Mildrel Ho | 
7è, école J.B: Tyrell | 
8e, ecole Samuel Hearne 
9e, école G.R.E.C. | 
106, ecole Samuel Hearne | 


| 


féliciter les élèves de l'écol 


participationtde décembre. Malheureusement, leu 


mi-janvier. 


moi. 





Aux Sass-Une/ 




















EU 





\| 
\ 


Universite’ de 
l'albrtal 


L |'Univecsile! de 


V'albecka | 
De mexeuse 5 


d'une autre 
lan que puridof 


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Volbtrko 


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Zlu oo 


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LI US ge Roc 





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PAOCES 


Les élèves ont démontré 
s dans leur vie de tous [es 
oit-elle dans certaines 





… Livre d'image 
livre d'image 


. fivrepour enfant “ 
©. fivre pour enfant k 
J Civre pour enfant D 
à petit dictionnaire 
ar petit dictionnaire 
petit dictionnaire 
















Lisa Hurley, 4è 












È 
Shana Miller, 5è Mathew Windle, 4 


Fils Oùs de rle rongous il Te, HAS 2 e parles Sa Se 












L'Aquilon 20 janvier 1989 page 7 
HN LE Ÿ 
Le français, j'y tiens! + 
Les étudiants de 4è, Sè et 6è années ont dessiné des situations plus À 


ou moins réelles pour démontrer L'importance de connaître Le 
français. 


er _— = a 
“ : Geoff Stoneman, 5è KE ED FE 
… À 


en 





\ 
+++ + © © + + & © S & + + + + À © © © & © + © + + 


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»" "petit dictionnaire $ 





Riconmméaalss 
Bienne, 
Je ne parle pas Frarcors 










-Allurut pour leur 
bbelle banderole nous 



































es merveilles de 
L'hiver 





RE CPR EE eee ES Se ss + + + + + © + 


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Page 8 L'A 
EE 








En canoë ou en vélo... 
Le Canada vu par les McGuffin 


Par Denise Canuel 
C’est après une excursion 
dansles montagnes appalachien- 
nes de l’estaméricain que Gary et 
Joanie McGuffin décidèrent de 
devenir aventuriers. Une profes- 
sion hors de l'ordinaire dans un 
univers où les semaines ont cinq 
jours et où les vacances se pren- 
nent à Hawaï. 
Après leur mariage au prin- 
temps de 1983, les McGuffin se 
lancèrent dans un. yoyagein- 
croyable et à peine compréhen- 
sible pour bien des gens. Enteffet, 
les glaces avaient à peine disparu 
des'bords du Fleuve St-Laurent, à 
lahauteurde Baie Comeau, que le 
jeune couple mettait à l’eau leur 
canoë. Le voyage qu'ils commen- 
Çaïentdansleseauxfrigides du St 
Laurent les mènerait, deux ans 
plus tard, à la Merde Beaufort. 
Après avoir raméles cou- 
rants et les marées du, St-Laurent 
dans un printemps inhospitalier, 
JoanieetGary.arrivaientà larivière 
Ottawa et puis aux Grands Lacs. 
Aux dires de Gary, leurséjours sur 
les Grands Lacs fut particulière- 
mentheureux. “L’étéoùaeu lieu 
ce Voyage était un des plus chauds 
etpaisibles dansihistoire decette 
région. Ce qui aurait pu étre un sé- 
jour pénible et difficile, s’est 
transformé en une série de de 
journées sereines, où on a parcouru 
desdistances plus longues que pré- 
vues.” 

Leuraventure surce réseau 

derivières canadiennes les amena 
àleurpointd’arrêtpourl'hiver Le 
Pas au Manitoba. Le 8 septembre 
1983, après'un peu plus de quatre 
mois sur les rivières et lacs bien 
connus-par les voyageurs du 17è 
siècle, les McGuffin laissaient 
derrière eux leur canoë et leur 
équipement pour un retour en 
Ontario. 

L'hivern’en était pas un de 
repos, en effet une expédition de 
cette envergure a besoin de sup- 
port financier: Vendre le concept 
de deux jeunes canadiens/traver- 
santle Canada à larame,n'estpas 
chose facile. Toutefois, ayant fait 
la moitié dumparcours, “ils pou- 
Vaïient plus facilement prouver.le 

Sérieux de leur aventure. 

Aveclafontedespglaces dans 
le Nord‘du Manitoba et avec des 
sousenpoche pour seremettre en 
marche, les McGuffinreprirentla 
route vers Le Pas. 

Juin 1984, le canoëestremis 
à l’eau. Cette fois, la saison sera 
plus courte. Les étés du Nord 
canadien sont plus éphémères que 
leurcontrepartie du Sud Et, avec 
comme destination finale Tukto- 

yaktuk, les canotiers devaient tra- 
Vaillerduràlaréalisation de leur 
entreprise. Les lacs et rivières se 
succédaïient et entre-eux des por- 
tages parfois difficiles. Finale- 
mentvenait larivière Mackenzie, 
coulant en direction de l'Océan 
Arctique et des journées qui lais- 
sent présager la fin de l'été. Les 
McGuffin firent leur entrée, dans 
unblizzardetaprès 6000 milles et 
10 000 coups de rames, à Tukto- 
yaktuk. Ils mettaient ainsi un ter- 
meàuneaventure, quiplusqu'un 
simple voyage en canoë, avait 
permis àce jeune couple de faire la 
rencontre de dizaines decanadiens 





JünnieetGary McGuffinétaientdepassageaWellowknifepounpromouvoin 





leurllvre Whererlvers run. Toutefois ilest dommage de signaler que.ce 


volume n’esttoujourspas disponibleen français: 





pays. 

C'est peut-être cette expé- 
rience humaine ebphysiquequifit 
que Joanie et Gary.ne s’arrétèrent 
pas à cet exploit. 

L'année suivante ils parti- 
rentde Tuktoyaktuk, en vélocette 
fois Une route de glace prin- 
tanière était le point de départ d'u- 
neautrefolleaventure quilesamè- 

neraient de l'Océan Arctique à 
l’île de Vancouver etpuis à L'An- 
se aux Meadows à Terre Neuve. Ils 
venaient de retracer, en partie, leur 
pasetainsirejoindre trois océans. 
L’esprit d’aventure qui les 
animentne semble pas connaître 
de borne. Ils projettent unvoyage 
dans les T.N:-O,, où Tuktoyaktuk 


as 
Northwest: 


surlaMerde Beaufortserait réuni, 


par canôe, avec Chesterfield Inlet 


surla Baie d'Hudson: 

Ce quiramène les McGuffin 
àrisquerleur vieets'aventurerhors 
des frontières habituelles demeure 
inexplicable. Le pourquoi et le 
comment semblent si faciles et é- 
vidents que les questions de- 
viennent inutiles, embarassantes. 
La vie poureux estsimpleet pleine 
d'aventureetunmeCanadadercette 
façon semble comme une ode à un 
pays qu'eux seuls comprennent. 


Pourbeaucoupd'entrenous; 
ce sont ces Voyageurs qui nous 
invitent à se Joindre à eux, parte- 
naïires silencieux dans l'aventure. 


Territories MUNICIPAL.8& COMMUNITY AFFAIRS 
Avis d'évaluation 

Zone d'imposition générale 

Veuillez prendre note que:le rôle d'évaluation 
certifié première révision, évaluation de 1988 pour 
l'année/d'imposition 1989/pour.la zone/d'imposition 
générale’, est accessible au, public pour examen, au 
bureau du Directeur de l'évaluation, au 2° étage du 
Yk Centre à Yellowknife, Territoires du Nord-Ouest. 
La partie du rôle d'évaluation certifié applicable à 
chaque communauté peut être examinée au bureau 


de chacune. 


Les avis d'évaluation ont été postés le 30 
décembre 1988) à chaque propriétaire dont le nom 
apparaissait dans le rôle d'évaluation. 


En vertu de l'article A1/de la Loi sur l'évaluation 
eb l'imposition) foncières/-toute personne peut porter 
plainte à 1#Commission de-révisionsterritoriale en 
postant ou en livrant une plainte écrite que le 
secrétaire de la Commission de révision territoriale, ! 
Yk Centre, 2° étage, c.p. 1320, Yellowknife (T.N:-O), 
X1A 2L9, doit recevoir au plus tard le 18 février 1989. 


En vertu du paragraphe 41(2) de la Loi, une 
plainte doit prendre la forme d'un avis écrit 


précisant ce qui suit : 
(a) 
() 


le nomet l'adresse du/plaignant; 
le lieu du bien-fonds évalué à l'égard 


duquel la plainte est formulée; 
(c). la plainteret/ses raisons; 


() 


Faitle __30 © 


la solution ou l'orientation recherchée: 


jour de décembre 1989. 


Le ministre, 


SES 


Gordon Wray 


*« Zone d' imposilion générale » signifie la zone géographi- 
que des Territoires qui n'est pas à l'intérieur d'une zone | 





| 


Il a été pris au vol 


Par Line Gagnon 

M. Normand Plante, 
nouveau président. de l’Associa- 
tion francophone d’Iqaluit 
(AE), travaille pour Transport 
Canada comme directeur de 
l'aéroport. Ce dernier n'est pas 
seulement nouveau à l’associa- 
tionmais frais venu à Iqaluit. 

C’est en juillet dernier que 
M'Planteetsa famille sontarrivés 
sur la terre de Baffin. Il reçu un 
transfert des'îles de la Madeleine 
pourremplirlepostelaissé.vacant 
par l’ancien président de l'A:FI., 
Gille Murmel.Cen'est toutefois 
pas sa première expérience dans 
le Nord. Il. a habité Fort Chimo 
durant6 ans. “IlLyalongtempsde 
cela. Nous avons demeuré à Fort 
Chimoaprèsnotremariage?. Pour 
lui, sonexpérience àIgaluitdiffère 
vraiment de celle antérieure. 

À peine 4 mois à. Iqaluit, il 
devint président de l’A:F.I.. “En 
prenant le-rôle de président, je 
veux acquérir des connaissances. 
C’est une occasion de prendre 
l'expérience quejen’aijamais eu 
auparavant. Il fut élu par accla- 
mation. “Onm'aaccroché au vol” 
expliquele présidentenriant. 

Une continuité pour ce gen- 
re d'organsimeresteessentielle.uIl 
prévoit donc poursuivre ce qui fut 
ébauché par d’autres. Le centre 
communautaire constitue un .de 
ces projets. D'après lui, lorsquele 
centre communautaire OuVrirases 
portes beaucoup plus de franco- 
phones seront touchés. MUne/fois 
le local terminé les gens sur- 
giront.” 

L’A.FT. a souvent été ac- 
cusée de regrouper des gens!tra- 


LUE 


Pie: il Northern 
Affairs Canada 


vaillant pour Bell Canadatet pour 
Transport Canada: Ce mythe de 
clique n’est pas d'hieret M.Plan- 
te avoue qu'il aimerait savoir 
d’où provient cette accusation: 
“Estceune clique que de se tenir 


tensemble?Les/gens doivents'en- 


nuyer pour faire de telles affir- 
mations® 

Les:recherches faites par la 
Grande tournée, lesvretrouvailles 
révèlent que 400 francophones 
habitent.Iqaluit. 80 de ceux-ci 
possèdent une carte de membre 
de l’association. D’aprèsile prési- 
dent;cenombren/estpassuffisant. 
Ja mise surpied' d'une campagne 
de”recrutement continue accroi- 
terait le nombre de membres. 

D'autre part, M: Plante ne se 
gène pas pour applaudir le-travail 
accompli par “certains membres. 
Ces derniers, d’aprèslui, se donnent 
coeuretäâme pourl'avancement de 
l'association. En tantqueprésident, 
il doit déléguer certaines tâches.Il 
se dit vraiment ébloui par leitravail 
dévoué de certains. “Chacun a 
donné beaucoupàsafaçon.Jecrois 
que c’est une affaire globale. Je 
donnerais unemédaille au groupe” 

M: Plante ne prétend. pas 
bouger mer et monde mais illes- 
sayerasürement comme président. 
Celui-ciestprêtà entreprendre son 
nouveau titreetles tâches qui l'ac- 
compagnentavec dévouement. (Je 
ne dis pasque j'accomplirai des 
miracles mais je ferai de mon 
mieux.” Il faut dire queson emploi 
prend'beaucoup de son temps. En 
novembre, M: Plante fut à Iqaluit, 
seulement 9 jours sur30; Ce der- 
nierespèretoutefoisqueladuréede 
ses'absences sera moinsIongue. 


Affaires indiennes 
et du Nord Canada 


PROGRAMME DE 
FORMATION EN MILIEU DE 
TRAVAIL 


La section de l’embauche des autochtones du Ministère 
des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC) à 
Yellowknife est à la recherche de stagiaires et de lieux de 
travail pour le programme sus-mentionné. 

Le but de ce programme est de former et de préparer les 
autochtones du Nord pour un emploi permanent. 


Critères pour stagiaires: 


minimum d'une 10ième année (ou équivalence) 


“fiabilité et maturité 
engagement à réussir 


-certaines qualifications seront exigées selon le genre de: pose 


désiré 


Lieux de travail (ou) entraîneurs: 
-seront remboursés entre 50 et 85 p. cent des allocations réelles 


accordées aux stagiaires 


-seront choisis lorsqu'un projet est soumis décrivant: 
-le genre de formation prévue 
-qu'il s’agit d'une formation véritable 
-qu'il a aura une possibilité d'emploi pour le candidat(e) 
-le lieu de travail (équipement et milieu) 
Pour deplus amplesrenseignements; veuillez contacter: 


Susan Purcka 
Coordonnatrice 


Section de l'embauche des'autochtones 


Programme des affaires du Nord 


CP. 1500 
Yellowknife, T.N:-O. 
X1A 2R3 

(403) 920-8262 


et d'apprécier la beauté parfois 
l blessée, parfois sauvage detoutle:/ 


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dtimposition municipale. 








LEI 


etre Re ESA Rte et pence CLS d'u À 





RÉREKKKE 


M. John Blondin me la : 


à Ottawa 


ParLine Gagnon 

M John Blondin, artiste 
Déné,revientdansles T.N.-O. après 
un séjour de trois mois passé entre 
Montréal, Toronto et Ottawa. Ce 
voyage fut dédié en grande partie à 
l’expression artistique. 

Ildécritson séjourenun mot: 
fantastique! WJ'ai rencontré des 
gensexceptionnels. J'ai aussi ren- 
contrébeaucoup d’autochtones." Sa 
participation. dans une pièce de 
théâtre intitulée Atiskenandahate 
soit "voyage au pays des morts" lui 
permit ces maintes rencontres. 
“Tous les comédiens étaient 
autochtones à l'exception d’une 
personne” explique M. Blondin. 

L'auteur, M. Yves Sioui 
Durand, de “Voyage au pays des 
morts west lui-même d'origine hu- 
ronne. Cette pièce repose sur un 
mélange de légendes autochtones 
des différents coins du pays. Elle 
était présentée exclusivement à 
Montréal au studio-théâtre Alfred- 
Laliberté del'Université du Québec 
à Montréal du 26 octobre au 6 
novembre 1988. Des similitudes 
entre les bandes se sont faites re- 
marquer. “Lecorbeau,parexemple, 
estsymboliquedans/presque toutes 
les différentes tribus.” de dire M. 
Blondin. De plus, les spectateurs 
ont exprimé leur appréciation des 
symboles et des légendes présentés 
dans la pièce. 
Ce monde symbolique et lé- 
ire n'est pas inconnu à M. 
* Depuis satendreenfance, 


as 
Norinwes 
ot tidties Heolh 











En 1989, combattons le SIDA. 
Prenons nos précautions. = 


Agent du programme sur.le SIDA 


4 








Jonh/Blondin heureux d'être deretour 5 





ce dernier fut plongé dans cet uni- 
vers imaginaire créé par sa culture 
déné. Cette expérience lui a toute- 
fois permis d’acquérir des connais- 
sances sur diverses cultures auto- 
chtones. De plus, se lier d'amitié 
avec les autres comédiens a aussi 
fait partie de cet échange. “Avant 
de commencerles répétitions, nous 
avons eu deux semaines d'ateliers 
consacrés uniquement à se con- 
naître. Quand/nous avons présenté 
la pièce, on pétait le feu! "Ctétair 








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C.P. 1320, Yellowknife (T.N.-O.) XIA 2L9 
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tellement fortle lien quinousunis- 
sait” Cette pièce voulait enlever 
les stéréotypes et les images néga- 
tives associées aux autochtones. 

Ilvasans dire qu’unepièce de 
théâtre ne repose pas seulement sur 
les comédiens mais sur la collabo- 
ration entre eux, les techniciens, le 
metteureniscène etc. John s’est dit 
trèsintéréssé par l'aspect admini- 
stratif et technique nécessaire à la 
mise sur pied d’une performance 
théâtrale. 

Après une intense session de 


FT 


L'Aquilon 20 janvier 1989 page 9 


théâtre à Montréal, John partait 
pour Toronto oùil participait com- 
me danseur dans le premier.ballet 
canadien autochtone. Ceballet 
était dirigé par M. John Kim Bell, 
chef d'orchestre reconnue mondia- 
lement. M. Blondin représentait 
dans ce ballet un danseur indien 
traditionnel: ILeffectuait donc des 
‘pas qui luisont familiers. 

Durant 10 jours, la troupe 
répétait à Toronto. Les représenta- 
tions avaient cependant lieu à Otta- 
waetquelques 2000 personnes ont 
assisté au spectacle. 

“J'aime la danse peut-être un 
peu plus que le théâtre” avoue 
l'artiste “malgré l'absence du “feu” 
de la pièce antérieure, cette expé- 
rience fut très intéressante et enri- 
chissante.” 


Projets 
d'avenir 


Après trois mois d'absence, 
John revient à ses sources empli 
d’idées.Il projette présenterd pièces 
de théâtre en mars prochain et parla 
suite faire une tournée dans les 
communautés suivie d'ateliers. Ce 
projetest faiten étroite collabora- 
tion avec le Native Theatre Group. 
John espère également présenter 
une pièce dontil est l’auteur. Il va 
sans dire que cet artiste est plein 
d’entrain: 

“l'aime faire ces choses. 
J'aime m'exprimer!} explique-t-1l 
savecnun-grandssourirerplein. d’é- 
nergie. 


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cène de Montréal ‘“Canadiana' 


un festival de 
films cana- 
diens français 
et anglais. 


L'Association franco- 
culturelle de Yellowknife 
(AF.C.Y.) participe au festival du 
film canadien à Yellowknife. Ce 
festival futmis sur pied parla Société 
du film de Yellowkife. 

C'est sur l'invitation de la 
Société que l'Association partici- 
pait à cet événement La contri- 
bution de l'A.F.C.Y. consistait à la 
sélection de longs et courts métra- 
ges français. Une personne, 
déléguée par l'Association, était 
responsable du ciné-club et devait 
assister aux réunions servant à la 
programmation de l'horaire. Or, 
certaines\circonstances n'ont pas 
permis Cette participation. 

L'Associationse voyait donc 
sans représentant surle comité du 
festival: MmeLynne Boyer, mem- 
bre active ausein de l'Association, 
prit la relève de ce dossier."Il y a 
eu un'très grand manque de com- 
munication entrela Société dufilm 
etl'AF.C.Y explique Mme Boyer. 

L'A.F.C.Y. n'a donc pas 
participé à la sélection des films 
françaispuisque là venue de sa 
représentante fut tardive. Ce qui 
n'empêchera pas le public de pou- 
voir assister à des projections de 
films français: 

Toutefois, le choix de, films 
français est limité puisque la Socié- 
té désire des films sous-Utrés et sur 
16mm. 

Le festival s'étend sur trois 
dimanches consécutifs entreles 22 
janvieret 5 février prochains. Un 
mélangedelongsetcourismétrages 
seront présentés. Parmi ces films, 
on compte Mon oncle Antoine, le 
seullong métrage français, Lechä- 
teau de sable, MonsieurPointu, et 
bien d'autres. 

Le?22 janvierunlong métrage 
français sera présenté, le29 janvier, 
ceseraunlong métrageanglais et 
le dernier dimanche, soit le 5 fé- 
vrier, un mélange de courts métra- 
ges français et anglais seront à 
l'affiche. La grande majorité deces 
films sont produits par l'Office 
national du film. 

Une ombre au tableau, la 
publicité faite pour ce festival du 
film canadien quoique produit en 
collaboration avec un Organisme 
francophone ne se faitqu'enlangue 
anglaise. "Canadiana, le court et le 
long! reste à voir mais les feuillets 
publicitaires sont à oublier. 


vi Ji 

l'Canadian parents forfrench" 
présente une soirée traitant de 
l'éducation française dans nos 
écoleset le rôle de l'organisme dans 
l'assurance de la qualité de 
l'éducation française. M. Nick 
Ardanag, de Delta Colombie- 
Britannique, sera le conférencier 
invité. 

Toutes les personnes intéres- 
sées sont invitées à participer cette 
conférence qui aura lieu au Nor- 
thern Heritage Center, le 20 février 
1989, à 19h30. 





Page 10 L'Aquilon 20 janvier 1989 s bn Ne SR RE 


Pour le plaisir de lire 


Les Éditions Des Plaines 
Pierre Mathieu 


Surla pointe des mots 





Chronique musicale 


Restez à l’écoute! 
Paul Piché 
Sur le chemin des incendies 


de Paul Piché est mystérieux . Un 
de ces albums qui après une deux= 
ième écoute prendlune toute autre 


Un autre “vieux” de l’in- 
dustrie québécoise du disque vient 
de lancer un nouvel album.Ici on 


De la poésie pourenfantçapeut plaireetçapeutennuyer. Sivotre enfant a l'oreille attentive aux mots 
à la musique poétiqueet si pour lui un petit texte court et parfois amusant l’attire,eh bien lerecueil de Pierre 











emploie le terme dimension. Mathieu serale bienvenu dans Votre maison: . 
“Vieux” dans un sens! Les textes Sur la-pointe des motssse lit facilement: Les courts poèmes sont parfois emplis d'humouretparfois de 
trèsrestreint, c’est-à- prennent sagesse. Comme bien des auteurs poétiques, ilse fait joueur de mots, se servant d'eux avec leur double sens 
direplusdetrenteans, uneforme i- bienconnuet parce fait il devient éducateur. 
sarcasme exclu. naperçque au- Rien de mieux qu'untbrefpoème avec des mots nouveaux pour charmer beaucoupide jeunes. Cetéveil 
Paul Piché, qui paravant, la deleuncuriositéleurpermet aussi de découvrir toutunaspect du langage qui souvent, avecl'usagequotidien, 
à une autre époque musique  demeureignoré, comme pan exemple dans Wiclac, “Une horlogeayantbeaucoupdetics manquaitcependant 
faisait. du. folklore coule facile detacè. 
dans des cafés de mentetavec rlapoin de Pierre Mathieuest un recueil plaisantet les illustrations en noir et blanc qui 
Québec, a grandi, et Charme. Les —illustrentchaque poésie sont superbes:Ilestparfois dommage que la couleur ne puisse s’yjoindre. Mais c'est 
avec lalent, hors de arrangements. sûrementun préjugé d'adulte es enfants ytrouveront suffisamment matière à rèver avec ou sans couleurs: 
l’étreinte et des con- musicaux Cette chronique est produite grâce àlla contribution duGouvernementdu Québec 
traintesdelamusique sont excel- 
uébécoise de style lents, le lien e 
a entre les pa- Apprenons le français 
Ce tout nouvel roles et Ja 
album dégageuneim- musique est 
pression toute parli- tout à coup Le participe passé pose fréquemment des problèmes. Souvent, nous devinons s’il s'accorde ou s’il ne | 
culière. Les premiè- présent. s'accorde pas avec le sujet ou le nomiqu'il accompagne. Afin de rémédier à cette ambiguïté, nous vous 
res Chansons ne sem Unal- | présentonsles fautes généralementcommisesavec l’utilisation du participe passé. De plus, lesrègles générales 


blentpasexceptionnelles.Lestextes 
encombrent-ils la musique ou est- 
ce l'inverse? La poésie n’est pas 
aussi limpide etincandescente que 
celle des'textes de Michel Rivard: 
Après quelques minutes, les sons 
ontémplil'airetloreilles' y attarde 
avecunecerlainecuriositéetplaisir. 

Intéressant?Ilestdifficile de 


bumsurprenant,presqu'ambigu, 
difficile àpercevoiret qui peutplai- 
re ou déplaire semble-t-il sans rai- 
son. Les paroles d’une des chan- 
sons de Paul Piché sont idéales 
pour mieux décrire l'atmosphère 
qui émane de Sur le-chemin des 
incendies “Etrange Étrange com. 
me la grêle Qui fracasse l'été Et 


juperce disque ame première au quedire dede lalune Dont laface 


dition. Surlechemindesincendies  esticachée”. 
Cettechroniquetestproduiteprâceàla contribution du 


Gouvernement du Québec 


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AMINCIR... 


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qui s'appliquent au participe passé sauront clarifier certaines questions: 

Le participe passé peut être vucomme une formeverbale ou encore comme un|pur adjectif. 

Lorsqu'illest sous la forme verbale, ilestsouvent accompagné parles verbes avoirou être, parexemple: 
j'ai compris, ils sont partis etc. Cependant, il peut aussi se retrouver seul: Cette fille, partie si hâtivement, 
ne put comprendre l'événement. 

ILs’accorde en genre et nombre avec le sujet du verbe lorsqu'il se conjugue avec le verbe être. Vos raison 
seront admises, L'affaire a été portée devant les tribunaux. 

Le participe passé conjugué avec le verbe avoir s'accorde en genre et en nombre avec l’objet direct 
lorsque l’objet précède le verbe. Les efforts que nous avons faits, ces conséquences je les avais prévues. 

Toutefois, ilestinvariable s’il 'estsuivide son objet directousuiln'a pas d'objetdirect: Nous avons fait 
des'efforts, J'avais prévu ces conséquences. 

Utilisé comme adjectif, le participe passé joue le rôle d'un simple qualificatif, épithète etattribut» Cette 
enfant estmalélevée, un livre emprunté, des manières dinstinguées. 

Le participe passé s'accorde donc en genre et en nombre avec le mot qu'il'accompagne. 

IL fautremarquer quecesrègles généraless'appliquentpourlutilisationduparticipepassé. Or, certaines 
règles parliculières peuvent aussi ètre appliquées selonlecas: Dans la plupart des cas,1lsuffitd’appliquerles 
règles générales sus-mentionnées. 


“Le cours autodidactique de français écrit, Café de l'Université de Montréal peut aussi vous être d'un précieux 
apport. Pour plus d'informations écnivez à: Café, Université de Montréal, C.P-6128, suc. A, Montréal, Qc., H3C 317: 
Les informations suivantes ont étélirées, en partie, du livre ‘‘le bon usage. 


Cettechronique est produite grâce à la contribution du 
Gouvernement du Québec 





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Les petites nouvelles 


de Hay River 


Par Sylvie Cauvier 

Bonjour à tous, j'espère que 
vous Vous êtes tous remis du temps 
des Fêtes: Aveclesconcertsd'école, 
l'emballage des cadeaux, nettoyer 
les petits coins et chercher l'arbre 
de Noël qui n’a pas l'air trop dé- 
charné. Que c'était bon s'asseoir et 
relaxer près d’un bon feu la veille 
de Noël. 

Etpour les gens qui onteu la 
chance d'aller voir la maison de 
Bernie Paquin à Hay River, ceux- 
ci ont été traités par un beau spec- 
tacle de bouleaux givrés et des lu- 
mières multicolores. Mais tout cela 
est maintenant rangé pour une au- 
tre année. 

Allons voir ce quise passe 
en dehors de notre ville. À Rankin 
Inlet nos amis André et Suzanne 
Moisan sont au Québec. Suzanne 
aura son bébé à Rimouski le 21 
janvier. André espère avoir un fils, 
il se demande comment il pourra 
vivre avec troisfilles. Pauvre André, 
il n'aura plus la chance de dire un 
mot, ce dont je doute fort! Ceux-ci 
serontderetourà Rankin en février. 
Bonne chance! 

À Fort Smith, M. Gaétan 
Lebel, président de l'association 
francophonelocale et secrétaire de 
la Fédération franco-TÉNOise 
quittait. Son poste à la Gendarme- 
rie royale le ramène dans:son pays 
natal, le Nouveau-Brunswick. 

M. Léo Chouinard de Yel- 
lowknife est décédé en novembre 
dernier. Ancient résident de Hay 


nl ilétaiteonnuisousienomde 


| 
- 





- Haircut. Un caractère assez spécial" 


que l’on manquera. Ilen estde mê- 
me pour Mme Rose Hornick décé- 
dée en janvier. Née à Providence, 


celle-ciavaitapprislefrançaischez 
les Socurs. 

À Hay River, Louise 
Fréchette de Montréal vient se 
joindre au service de la bibliothè- 
queterritoriale.Elleseranotrenou- 
velle bibliothécaire de langue fran- 
çaïse. Louise a déjà commandé des 
livres et parmi ceux-ci plusieurs 
bestsellers. Très bientôt, elle com- 
mencera sa tâche de répertorier les 
livres. Elle espère entrer en contact 
avec la communauté francophone 
pourconnaîtreses besoins. Si vous 
êtes intéressés, Vous pouvez com- 
muniquer avec elle au 874-6531. 

L'Association. francophone 
de Hay River se rencontrera le 15 
février pour un petit souper de la 
St-Valentin. On espère que le grou- 
pe‘LesFarceurs}sejoindraànous. 
Ceux-ci donneront des représen- 
tations pour les jeunes dans les 
écoles. 

La semaine du 23 janvier ver- 
ra le début des cours du soir pour 
adultes. Lescourscomprennentl'in- 
formatique, l'étudedelalangueCri, 
l’histoire de Hay River, la cuisine 
intemationale” mets canadiens, o- 
rientaux; mexicains, et ukrainiens 
un vrai délice. Pour plus  d’in- 
formation téléphoner au 874-6455: 

Les-pistes de ski de fond dé- 
bordent à nouveau de petits Jack- 
rabbits. Ils commencèrent leur ses- 
sion le 15 janvier dernier. Les clas- 
ses se donnent tous les dimanches 
après-midi de 18h00 à 15h00. Le 
coordinateur du. programmeest 


Craig Brody. 


Aurevoir à (ous et à toutes et 
ànotre prochaine lecture, Et à pro= 
pos de cette nouvelle année, avez- 





_ 


Les gens du Nord 


L'Aquilon 20 janvier 1989 page 11 


Pour les Sevigny, accueillir 


des enfants, c 


ParLine Gagnon 


Suzanne et Roger Sévigny 
ont fait ce que la plupart des gens 
n'oserait tenter, ils ont adopté 
deux enfants handicapés. De plus, 
ils accueillent des enfants dans leur 


foyer depuis 20 ans. 
Ils devinrent un foyer nour- 


ricienlorsquelÉgliseannonçaitun 
besoin pressant de familles d’ac- 
cueil. Ilsreçurent, durant plusieurs 
années, des nouvaux-nés en pro- 
cessus d'adoption puisqu'ils habi- 
taient près de l'hôpital pourenfants 
de Joliette, dans la région de 
Montréal. Leur déménagement à 
Terrebonne mettait un terme à 
cette entente. “Nous étions trop 
loin de L'hôpital® explique Mme 
Suzanne Sévigny. 

Ils n’arrêtèrent pas pour au- 
tant d'accueillir des enfants. Ils 
prirent, par la suite, desjeunes hy- 
peractifs. “Je préférais recevoir des 
bébés. Nous avons donc demandé 
des nouveaux-nés. On nous sug- 
géra des petits qui demeureraient 
toujours bébés, Nous n'avions ja- 
mais entendu parler de cela” conti- 
nuent les Sévigny. 

C'est à cette époque qu’ils 
ont rencontré Carlee, leur fille a- 
dopftée. Elle était âgée de trois ans 
àl'époque. Les docteurs les préve- 
naïent que cette fillette handicapée 
physique et mentale ne pouvait 
rien. faire. “Il, fallait Ja nourrir. de. 
force. Elle était couchée surle dos 
ételle ne faisait rien” raconte Mme 
Sévigny. Carlee a maintenant 17 





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ans; elle inarche avec l'aide de 
quelqu'un et fréquente l’école à 
temps plein: 

Carleeestoriginaire d'Iqaluit. 
Elle éveilla la curiosité des Sevi- 
gny pour le Nord: Ils emménagè- 
rent donc à Iqaluit avec leur trois 
enfants naturels et Carlee. “Il y a 
déjà sept ans de cela” remarque M. 
Sévigny. 

Ils adoptèrent, par la suite, 
un garçon, Markoosie, Ce dernier 
va aussi à l’école mais seulement à 


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'est un plaisir 


Les Sévignyetleurs enfants/nnefamilleremplie dlamour 








mi-temps. De plus, il y a Joy, une 
petite fille de 4 mois, qu'ils sonten 
voie d'adopter. Ces trois enfants 
sont tous inuit et chacun d’eux 
connait ses parents biologiques. 
Lorsqueles Sévigny deman- 


dèrent l'adoption de Carlee, ils du- - 


rent se soumettre à plusieurs exa- 
mens. Ils ont même passé des en- 
trevues avec des psychologues. 
“Adopter des enfants handicapés, 
ça ne se fait pas” avoue le couple. 

En plus d'être parents natu- 
rels' et adoptifs, ils demeurent tou- 
joursun.foyernourricier."Cen'est 
pas seulement des enfants handi- 
capés que l’on reçoit, nousprenons 
aussi des jeunes avec des besoins 
spéciaux.” Pour les Sevigny, être 
un foyer d'accueil signifie travail 
ler pour la réintégration de l'enfant 
au sein de sa famille. 

Ce dévouement envers les 
enfantsneselimitepas seulement à 
la maison. En effet, Roger est un 
conseiller pour les jeunes au mi- 
nistère des Services sociaux et 
Suzanne suit un cours de dévelo- 
ppement chez l'enfant au collège 
Arctique. “Après toutes ces années 
d'expérience, je vaisenfin chercher 





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mon diplôme.” De plus, ils sont 
tous deux instructeurs du système 
Bliss, théorie s'appuyant sur l’ap- 
prentissage par la communication 
non-verbale. 

L'apprentissage, de: chaque 
personneleur estune source incro- 
yable derécompense, “Chaque in- 
dividu détient laçapacité d’appren- 
dre quelque chose” continue Mme 
Sévigny. 

Leur profession démontre 
clairement l'amour qu'ils éprou- 
ventpourlesenfantsquhls reçoivent 
dansJeur demeure. D'après eux, il 
ne s’agit pas de pâlience mais du 
plaisir d'accueillir, ces enfants. 
“Tout lemondeest différent. Nous, 
nous faisons ce qu'il nous plaît” a 
déclaré ce couple. 

Pour eux, la communication 
avec des parents d'enfants handica= 
pés s'avère essentielle. C'est une 
source d'appui importante. “Nous 
partageons nos joies, nos peines et 
nos idées.” 

La maison de la famille Sevi- 
gny est décorée de dessins, de bri- 
colages etc, faits parles jeunes. Au 
cours de l'entrevue, nous sommes 
entourés des quatre petits. Touten 
discutant, les Sévigny s'occupent 
de ces derniers et s'amusent avec 
eux. Une atmosphère d'amouret 
de joie règne danSce foyer. 


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Page 12 L'Aquilon 20 janvier 1989 
NN 





RER L ES 


— 





RES AVES 





Le Syndicat des travailleurs du 
Nord boycotte le comité d’appel 


ParLine Gagnon 


Leprésidentdu Syndicat des 
travailleurs du Nord(UNW.), M. 
Darm Crook, annonçait le 10 jan- 
vier dernier le boycott du comité 
d'appel des services publics. Le 
syndicat considère qu'il y a trop 
d'interférence politique dans ce 
processus. Cette interférence me- 
nace la crédibilité d'embauche du 
gouvernement territorial et le pro- 
gramme d'action positive.” 


Lecomitéd'appel fonctionne 

commesuits un employé du gou- 
vernement des T:N.-O. applique 
pour un emploi au sein dela fon- 
ction publique territoriale et n’est 
pas selectionné. L'appliquantpeut 
faire un appel s’iln’estpas satisfait 
du résultat de la compétition. Il a 
droit de présenter son cas devant 
Je comité d'appel composé d’un 
représentant syndical, gouverne- 
mental'etunprésidentneutre, choisi 
par les deux partis, Le comité agit 
commeune cour c'est-à-dire écoute 
les deux groupes, interroge les té- 
moins et essaie de recueillir les 
faits généraux. Souventce comité 
présente des recommandations sug- 
gérant des procédures à suivre afin 
d'améliorer les conditions et d’évi- 
ter des appels futurs. 


Or, d’après M. Crook, le pré- 
sent système ne rend/pas la déci- 
sion du comité obligatoireet ainsi 
permet l’interférencepolitiquedans 


Le 4 janvier dernier, fois par mois maintenant, il. nous entendons donner une financière de la Fédérationet FFT peuvent 


deux nouveaux permanents 
se sont joints à l’équipe de la 
Fédération franco-TéNOise. 
Richard Barrette est désor- 
mais directeur général de la 
FFT et Agnès Billa occupe le 
poste d’agent de développe- 
ment Culturel. 

Pour Richard, la priorité 

numéro 1 de cette année con- 
siste certainement à donner 
le plus explicitement possi- 
{ble des suites au rapport “La 
Grande tournée, les retrou- 
vailles” du comité de con- 
sultation sur les services en 
français dans les Territoires 
du Nord-Ouest. 

Les communications, 
moyen d'expression de no- 
tre langue et de notre culture, 
auront une place importante 
dans notre développementcet- 
te année. Que l’on pense à Ja 
nécessité de la diffusion de 
Radio-Canada en français 
chez-nous et au soutien à 
L’Aquilon qui diffuse deux 


LU FA 
M:DarmCrook 





le processus d'embauche, 
Jeannie Marie-Jewell,ministre du 
Personnel,adéjàrenversé des déci- 
sions dulcomité d'appel. 


Mme 


En maïdernier, les membres 
dumsyndicatannonçaitleurretrait 
du comité. Une lettre à la ministre 
du Personnel l'informait de cette 
décision. Celle-ci demandait au 
syndicat de rester dans lesrangs du 
comité afin de participer à l'amé- 
lioration de la situation. 


L'organisme syndical a donc 
acquiescé à celte offre et donnait 
undélai desixmoispourrèglerles 





problèmes. La ministre a affirmé 
que ceux-ci seraient résolus durant 
cette période. 


"La ministre a insulté 
nos membres! 


“Le ler janvier marquait la 
fin des six mois et encore une fois, 
la ministre a insulté nos membres 
enrenversantune décision prise par 
le comité d’appel”de dire M.Crook. 
Ce dernier seréfère au cas de Mme 
Joanne Cahill de Fort Smitht 

Un.changement de ministre 
ne modifierait pas, selon lelprési- 
dent, la situation: “Nous sommes 
inquiets par certains. jugements 
qu'elle a faitsetcertaines décisions 
qu'elle a prises.” 

Les représentants syndicaux 
refusent d'accepter la mauvaise 
fois de Mme Jeannie Marie-Jewell 
à l’égard'du public. Il se retirent 
donc du comité d'appel afin de 
mettrefinà l'interférence politique 
lors de embauche auministère du 
Personnel: 


Le syndicat a reçuunerépon- 
se de la part de M: Jeannie Marie- 
Jewell suite à leurlettre. D’après 
M: Crook, la ministre ne propose 
aucune offre concrète pour rectifier 
lasituation: Quant aux travailleurs 
sesentant lésésparleministère, M. 
Darm Crook conclut: “Le présent 
système est une farce. Cen’estpas 
la peine, pour un travailleur, de 
faire un appel.” 








SRE 


suite de la page 1 





or 


RSR 


Pour M. Barrette, bien des 
dossiers à mener de front 


venir. Jepense qu’en 19890n de- 
vrait avoir une décision dans 
affaire Radio-Canada, la fin du 
tunnel est enfin en vue. Puis, a- 
près”avoir consullé le dossier, je 
crois quesi l’onn'’obtient pas de so- 
lution cette annéenous perdrons un 
bonnombre de joueurs”. 


Pour ce qui est du dossier de 
l'éducationilavoue ne pas s'y sen- 
tir à l'aise ayant eu peu de temps, 
à date, pour y jeter plus qu'unrapi- 
de coup d'oeil. Il rassure les 
différents. intervenants en men- 
tionnant que le colloque sur l'édu- 
cation, prévu pour cet hiver, se 
tiendra/tellque projeté. Quant aux 
autres dossiers politiques comme 
l'accorddulac Meech\ils ne seront 
pas relégués aux oubliettes Unélé- 
ment essentiel, pour MBarrette, 
demeure la communication etl'in- 
formation entre la Fédération et 
ses membres: “la diffusion de l’in- 
formation doit se faireet cela mal- 
gré les'distances”. 


La FE, selon/son directeur, 
pourra offrir, grâce aux agentes de 
développement communautaireset 
culturel, (cette dernière entrait en 
poste en même temps que M: 
Barrette) un large éventail de ser- 
vicesalacommunauté francophone: 
“Nous pourrons offrir des services 
ressources aux associations 
membres, leur offrir de la forma- 
tion, del’information, etc:.,mais le 
travail ne sera pas accompli par 


Du nouveau à la 
Fédération franco-TéNOise 


est nécessaire de resserrer de 


plus en plus nos liens avec la 


communauté francophone de 
nos territoires. 

L'éducation en français 
est un autre dossier auquel 


attention toute particulière. 


Enfin, nous EEE cette 
année trouver notre véritable 
rythme de développement qui 
pourra éventuellement nous 
amener à une consolidation 


deses associations-membres, 


les agentes quisont pour rôle d’ai- 
deret de guider, maisbien par les 
communautés elles-même. Nous 
ferons des efforts sérieux pour ai- 
derlescommunautés qui ontbesoin 
de support ou qui veulent se re- 
grouper. Nous laisserons les grou- 
pesensanté aller à leur propre.vi- 
tesse de croisière. Pour ce quiest 
d'aider à la création de nouvelles 
associations, silyaunnoyau, c'est 
sûr qu'on va les aider mais nous 
n’irons pas créer des besoins 
artificiels.” 


Quand au dilemme de Lo- 
rientation du mouvement fran 
cophone, c’est-à-dire politique où 
culturelle le nouveauldirecteurigé- 
néral n’y voit aucun conflit, “J'ai 
intention de donner beaucoup 
d'importance à l'aspect culturel, 
mais je suis convaincu que les 
deux ne sont pas déconnectés, par 
exemple Radio-Canada est un 
dossier politique mais aussilcultu- 
rel. L'équilibre entre les deux se 
fait'de lui-même. De plus, l'ex- 
pression d’une langue c’est 
hautement culturelle‘et nous som- 
mes une communauté culturelle 
danses T.N:-O.. Toutefois, en tant 
que minorité devant défendre nos 
droits, nous devons souventrecourir. 
auxoutils politiques”. 

Le défi sera de taille pour.la 
Fédération, mais comme le dit si 
bien M: Richard Barrette: “ Nous 
devons mener bien des dossiers de 
front sans nouséparpiller” 


compter sur 
l’entière collaboration 
d’Agnès. La programmation 
culturelle de 1989 devrait 
permettre au plus grand 
nombre de franco-ténois, où 
qu’ils résident sur ce territoi- 
re, d’organiseretdeparticiper 
à des activités culturelles ré- 
pondant à leurs aspirations. 
De la diffusion "ci des 


| produits culturels de toute la 


en fonction des besoins 
exprimés. 

Dans le domaine du dé- 
veloppement culturel, les 
associations-membres de la 


francophonie à la promotion 
de nos propres artistes, notre 
développement culturel peut 
à la fois favoriser notre iden- 
titéet des échanges fructueux 
avec tous les gens du Nord. 

Richard et Agnès peu- 
vent être contactés par té- 
léphone au 403-920-2919, par 
fax au 403-873-2158 ou, par 
la poste, au CP. 1325, à 
Yellowknife ( X1A 2N9). 

La Fédération leur sou- 
haite à tous deux la bienve- 
nue au sein de son organisme 
et bonne chance dans leur 
nouvelle fonction. 





é 


LR ) 
Nos <! 
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G A AS 
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Boreal Institute Library 
University. of Alberta 
Edmonton, Alberta 
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= A 
ESA 


Le souffle francophone des Territoires du Nord-Ouest 
256 à Yellowknife 50g dans les Territoires Volume 4 numéro 2. Vendredi le 3 février 1989 


Selon Titus Allooloo, 
les services en français 
verront le jour, 

mais il faudra patienter 


ES 


pe 











1160589 













Une personne Agée donne sa perception du problème d'abus sexuelld'ün 
enfant 


ne conférence sur 
l'abus sexuel des enfants 


Par Line Gagnon ï avec un motde la ministre des Ser- 

C'est sous le thème ‘Les vices sociaux, Mme Jeannie Marie 
ommunautés expriment leurs in- Jewell. “Le ministère des Services 
quiétudes sur l'abus sexuel desen- Sociaux a toujours eu des pro 
[fants” que la première conférence grammes concernant le bien-être 
traitant ce sujet débutait à Yel- de l'enfant. Nous reconnaissons 
lowknife les 24, 25 et 26 janvier toutefois que de nouveaux besoin 

























Par Denise Canuel Bastarache constitue d’abordun a= se. M. Allooloo admettait rendre le 





derniers. L'Association des femmes 

ochtones en collaboration avec 
d’autres organismes autochtones, 
métis et gouvernementaux organi- 
sait ce premier colloque sur l'abus 
sexuel des enfants dans les T.N.- 
O.. 





Cette rencontre regroupait 
les 27 communautés de l'Arctique 
de l'Ouest. Chaque communauté 


plexe. La participation à la con 
férence ont pu vraiment profiter de) 
cette expertise, grâce à La formull 


suite en page 3 


choisies localement. Les déléga- 
tions se composaient d'un adoles- 
cent et d’une personne âgée. 

La conférence commençait 








L'hiver continue ! 










et inquiétudes émergent concema 
l'abus sexuel des enfants et qu’ils 
doivent être considérés."Elle 
Soulignait, parlasuite, l'importance 
d’une coopération entre les com: 
munautés, les services sociaux, ] 
Gendarmerie royale du Canada afin 
de mettre fin à ces actes criminels. 
Des conférenciersinvitésont 








À la veille d'ateliers d’in- 
formation sur le rapport Perreault 
(La Grande tournée, les retrou- 
vailles)et presqu'au lendemain de 
la remise de ce même rapport (si 
onoublie les vacances de Noël), le 
ministre de la Culture et des Com- 
munications, M: Titus Allooloo, 
accompagné de son fidèle assistant 
M. Emie Comerford, acceptait de 
clarifier les positions de son mi- 
nistère face au dossier des services 
en français. 

Cette grande question ne se 
résume plus à un seul rapport 
(Bastarache). En effet, le rapport 














Le Nouveau Cabinet 
Mulroney 


voir page 2 


vis légalsurlebilinguisme dansles 
T:N°O:,est maintenant rejoint, sur 
les tablettes‘ du gouvernement, par 
le rapport Perreault. Ce dernier re- 
groupe…des recommandations 
découlant des aspirations et des de- 
mandes émises par la population 
franco-ténoise en matière de servi- 
ces en français. 

Lerapport Bastarache demeu- 
re peu connu par la population en 
général. Le temps pris pour tradui- 
re et publier le document (environ 
deux ans)ainsi que la manière avec 
laquelle le dit rapport a été rendu 
publicn’ont en rien aïdéà lacau- 


SOMMAIRE 


Mises à pied à Con Nerco page 3 
Entrevue avec M. Denault, page 4 
Éditorial: Y a rien de trop beau... page 5 
Père Rousseilière, médaillé, page 5 


L'Accord du lac 

Meech, des failles- 

soulèvées d'Est en 
Ouest 

voir page 8 








rapport public, discrètement, le 9 
novembre dernier au lendemain de 
la clôture des travaux de l’As- 
semblée législative. De plus, il af 
firme que c'est en partie à la de- 
mande de la Fédération Franco- 
TéNOise que le rapport n’a pas 
connu-les honneurs d'une.remise 
publique plus élaborée. La Fédé- 
ration, aux-dires du ministre, Con- 
testait le contenu du sommaire 
produit par son ministère et de- 
mandait que ce résumé du rapport 
Bastarache demeure un document 
interne. 

suite en page 4 

















Ottawa (APF): Le poste de secrétai- 
re d'État sera désormais occupé 
par un anglophone bilingue de 
l’ouest de Montréal. Le seul dépu- 
té et ministre francophone de l’ex- 
térieur du Québec, lui, monte en 
grade et accède au tout puissant 
comité des priorités et de la plani- 
fication. 

Le premier ministre Brian 
Mulroney a dévoilé lundile 30 jan- 
vier à Rideau Hall la formation de 
son nouveau Cabinet qui compte 
39 membres, dont 13francophones. 

Comme prévu , le ministre 
Lucien Bouchard a cédé son poste 
de secrétaire d’État et sera à la tête 
du ministère de l'Environnement. 
Gerry Weiner, qui occupait déjà le 
poste de ministre d'État au Multi. 
culturalisme et à la Citoyenneté, a 
été nommé Secrétaire d'État il 
assumera de plus les responsabi- 
lités ministérielles en ce qui a trait 
aux personnes: âgées. M. Weiner 
accède aussi au Comité des priori- 
tés etdelaplanification. 

Le ministre acadien Bemardl 
Valcourt du Nouveau-Brunswick 
aura maintenant accès aux hautes 
sphères du pouvoir. Il devient mi- 
nistre des Consommateurs et des 
Sociétés (anciennement Consom- 
mateurs et Corporations). Plus im- 
portant encore, il accède au Comi- 
tédesprioritésetdelaplanification; 
chargé d'établir le programme pé- 
néral! d'activités du gouvernement 
etses grandes orientations. M.Val- 
court sera aussi membre dunou. 
veau Comité de l'examen des dé- 
penses. Ce comité veillera à ce que 
les dépenses respectent les grandes 
priorités du gouvernement, et à ce 
que leur contrôle contribue à la 
réduction du déficit. Ces deux co- 





an 
N 


mités sont les seuls, sur les 15 
comités du Cabinet, à être présidés 
parle premier ministre Mulroney. 

Autre innovation, un Comi- 
té de la politique économique a été 
créé. Présidé par le président du 
Conseil du Trésor, Robert de Co- 
tret, ce comité se charge des poli- 
tiquesivisant à rendre les'industries 
de toutes les régions du Canada 
plus concurrentielles dans le cadre 
du traité de libre-échange. M. 
Mulroney a qualifié ce comité 
de”grand moteur de la pensée éco- 
nomique du gouvernement du Ca- 
nada”.I1neseracomposé que d’une 
dizaine de membres au maximum: 

Le ministre Marcel Masse 
retourne aux Communications. a- 
près unspassage remarqué à Éner. 
gie, Mines et Ressources, pendant 
lequel il a contribué à augmenter 
substantiellement le taux de par- 
ticipation de francophones à ce 
ministère. 

M. Pierre Cadieux, un 
Québécois de Montréal (Comté 
Vaudreuil)estmaintenant ministre 
des Affaires indiennes et du Nord. 
Iremplace M. MacKnightquipour 
sa part sera responsable du minis- 
tère de la Défense. Ilestànoterque 
M: Cadieux est un nouveau-venu 
dans le dossier des revendications 
autochtones: 

Certains ministres conservent 
les mêmes portefeuilles. C’est le 
cas de Tom Siddon (Pêches et 
Océans), Don Mazankowski (vice- 
premier ministre et ministre de 
l'Agriculture), Benoît Bouchard 
(Transports), Barbara McDougall 
(Emploi et Immigration et Condi- 
tion féminine) Lowell Murray 
(Relations. fédérales provinciales) 

Jean Charest (Condition physique 





orihwest 
Territories MUNICIPAL,& COMMUNITY AFFAIRS 


Avis d'évaluation 
Zone d'imposition générale 
Veuillez prendre note que le rôle d'évaluation 
certifié, première révision, évaluation de 1988 pour 


l'année d'imposition 1989, 


pourla zone d'imposition 


générale!,.est accessible au public pour examen, au 
bureau du Directeur de l'évaluation, au 2° étage du 
Yk Centre à Yellowknife, Territoires du Nord-Ouest. 
La,partie du) rôle d'évaluation certifié applicable à 
chaque communauté peut être examinée au bureau 


de chacune. 


Les avis d'évaluation ont été postés le 30 


décembre 1988) à chaque 


propriétaire dont le nom 


apparaissait dans le rôle d'évaluation. 


En vertu de l'article 41 de la Loi sur l'évaluation 
eb l'imposition foncières, toute personne) peut porter 
plainte à la Commission de révision territoriale en 
postant, ou en livrant une plainte écrite que le 
secrétaire de la Commission de révision territoriale, 
Yk Centre, 2° étage, c:p. 1320, Yellowknife (T.N.-O), 
X1A2L9, doit recevoir au plus tard le 13 février 1989. 


En vertu du paragraphe 41(2) de la Loi, une 
plainte doit prendre la forme d'un avis écrit 


précisant ce qui suit : 


(a) le nom et l'adresse du plaignant; 

() le lieu du bien-fonds évalué à l'égard 
duquel la plainte est formulée; 

(c). la plainte et ses raisons; 

() la solution ou l'orientation recherchée. 


Faitle _30 © jour de décembre 1989. 


Le ministre, 


Sn 


Gordon Wray 


*« Zone d'impositiontgénéralen» signifie la zone géographi- 
que des Territoires qui n'est pas à l'intérieur d'une zone 
d'imposition municipale, 





ce la formatio 





et Sport amateur), John Crosbie 
(Commerce extérieur) Joe Clark 
(Affaires extérieures) et Michael 
Wilson (Finances) 

M: Mulroney a également 
décidé de créer de nouveaux comi- 
tés. Ainsi, pour montrer l'impor- 
tance qu'il attache à l’environne- 
ment, le premier ministre a mis sur 
piedle Comité del'environnement, 
chargé de gérer les initiatives du 
gouvernement en ce domaine. 

À l'heure oules passions lin- 
guistiques reviennent surle devant 
de la scène canadienne, le premier 


see 


n d 





e son nouveau Cabinet 


ministre crée un Comité des Affai- 
resculturelles etde l'identiténatio- 
nalequiveilleraàla promotion du 
sentiment. d'appartenance ….na- 
tionale” Présidéparleministredes 
Communications; ce nouveau co- 
mité n’est pas sans rappeler le dé- 
funt Centre d’information sur l’u- 
nité canadienne mis sur pied dans 
les années ‘70 par Pierre Elliot 
Trudeau, à l’époque ou le mouve- 
mentnationaliste québécois faisait 
trembler les anglophones du pays: 
Appeléàcommenterle choix 
de M. Gerry Weiner au poste de 





secrétaire d'État, le premier minis. 
tre Mulroney a déclaré que ce der- 
nier avait toujours'été sensible aux 
préoccupations des minorités. “IL 
Valtrès bien répondre aux besoins 
desminorités francophones, des mi- 
norités anglophones à travers le 
Canada”. Selon. Me.Mulroney,-le 
ministre Bouchard avait signalé sa 
préférence pour l'Environnement. 
Ce changement n’a rien à voir, aux 
dires du premier ministre, avec les 
critiques dont M. Bouchard a été 
l’objet au pays lors de la récente. 
controverselinguistique au Québec. 





Office national de l’énergie 


AVIS D'AUDIENCE PUBLIQUE 
Esso Ressources Canada Limitée 
et 
Shell Canada Limitée 
Exportations de gaz du delta du Mackenzie 


L'Officenationallde l'énergie (“' Office) tiendraune audienceafin d'instruire des demandes en date du 
21 septembre 1988, présentées par Esso Ressources Canada Limitée (*EssoW)et Shell Canada Limitée (/Shelld) 
(désignéessouslenomceollectif‘les demandeurs*), envued'obtenir,envertudelaPartie VIdelaLoisurl'Office 
national de l'énergie, des licences ayant pour effet d'autoriser l'exportation, aux États-Unis, de gaz naturel 
provenant du/deltaduMackenzie. Les licences viseraient une période de Vngtanscommençanten novembre 
1996. 

Esso se propose d'exporter 144 milliards de mètres cubes (5,1.billions de pieds cubes).et Shell, 25 
milliards de mètres cubes (0,9/billions de pieds cubes) de gaz naturel provenant des réserves du delta du 
Mackenzie. 

L'audience des demandes de licences d'exportation sera publique et se tiendra pour déterminer si les 
licences devraient être accordées et, dans l'affirmative, quelles devraienten etre les modalités. 

Sides/licences d'exportation sont accordées, un pipeline devra être construit. Avant qu'un tel pipeline 
puisseêtre con$truit, une autre demande devra être présentée à l'Office pour l'obtention d'un certificat autorisant 
laconstruction et llexploitation du pipelme. LlOffice tiendrait alors une autre audience pour l'examen/de la 
demande de certificat A cette audience, ilétudierait toutes les'questions économiques,.techniques, environne. 
mentaleset socio-économiques relatives au pipeline et prendrait des décisions sur ces questions. 

Néanmoins, dans l'audience actuelle, afin d'établir à salsatisfaction si.les exportations proposées sont 
conformes à l'intérêt public, l'Office étudieratous les sujets d'intérêt public pertinents, y compris la question 
générale dulcoût du transport du/gaz du delta du Mackenzieyersile marché. 


l'Office, au 473,de larue Albert, à Ottawa, en Ontario. Durant la session d'Ottawa, l'Office entendra la preuve 
desdemandeurs etla preuve desuntervenants qui ont choisi, dans leurintervention, d'étre entendus à Ottawa. 
L’audiencesepoursuivraàlasalle de Banquet dulFinto MotorInn, Alnuvik, Territoires du Nord-Ouest, 
le mardi 18 avril 1989. À Inuvik, les demandeurs présenteront leurs témoins, lesquels répondront aux questions 
desintervenants qui ont choisi, dans leurintervention, d'être entendus à Inuvik, et Office entendra également 
les opinions decesintervenants. dE ER “ue: Fe j 
P'audience reprendra à Ottawa le lundi 24 avril 1989, shily alieu” 
À l'audience, l'Office utilisera la “Méthode d'intervention en fonction des plamtes qu'il a adoptée’en 
juillet 1987/dans ses Motifs de décision relative.à l'examen des méthodes de calcul des excédents de gaz 
naturel Cetteméthodepermetädesutilisateurs canadiens de gaz naturel de s'opposer à un projet d'exportation 
enfaisant Valoinquulsne peuvent se procurer des approVisionnements additionnels en gaz naturel enVertu de 
contrats dontiles-modalités/ notamment le prix, seraient semblables à celles du projet d'exportation: 
Quiconquedésremntervemrallaudience doit déposerune intervention écrite auprès dela Secrétaire de 
NOfficeeten signer copie aux demandeurs, aux adresses suivantes: 
Mr:P.M:Nettleton ES. Decter, Counsel 
Regulatory Affairs Advisor Shell Canada Limited 
Esso Resources Canada Limited Pièce 2457 
237-Ath Avenue S.W. 400-4th Avenue S.W. 
Calgary, Alberta T2P 0H6 P.O: Box 100, Station “M! 
Telephone: (403) 237-3525 Calgary, Alberta T2P.2HS 
Telecopier: (403) 237-2197 Telephone: (403) 232-3732 
Telex: 038-24534. Telecopier: (403) 232-4734 
Telex :038-24792 


età l'avocat des demandeurs 
Dennis G. Hart, QC. 
Macleod Dixon 

1500/Home Tower 

324-8th Avenus S.W. 
Calgary, Alberta T2P. 272 
Telephone: (403) 267-8222 
Telecopier: (403) 264-5973 
Telex: 038-825503 


Lesintervenants doiventégalement déposer, pourexamen public, copies deleur documents d'interven- 
Honaux endroits publics suivants: 


Bibliothèque publique de Yellowknife 

Boîte 694 

Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) X1A 2N5 
À l'attention de Lynn Calon, bibliothécaire int. 


Bibliothèque Centennial 

Boîte 1640 

Inuvik (Territoires du Nord-Ouest) XOE'0T0 
À l'attention de Kim Ullyot 


Bibliothèque publique de Whitehorse. 
BP. 2703 

Whitehorse (Yukon) Y1A 2C6 

À l'attention de Jim Connell 


Les demandeurs fournirontune copie de leurs demandes à chaqueintervenant, 

Le délaideréceptiondes interventions écntes prend/fin mercredi 25 janvier 1989, La Secrétaire publie 
era àlorsuneliste desintervenants. 

Quiconque désire faire des commentaires surles demandes doitles envoyer, par écrit, A la Secrétaire de 
lOfficeeten faire parvenirune copie aux demandeurs, au plus tardle lundi 13 mars 1989. 

Pourse procurer des renseignements en français ou anglais, relativement à la procédure de cette audience 
(ordonnance d'audience GH-10-88) ou à l'Ébauche révisée des Règles de pratique etde procédure de l'ONE qui 
régissent toutes les audiences, il suffit d'écrire la Secrétaire ou de téléphoner au Bureau de soutien à la régle” 
mentation de l'Office, au (613) 998-7204. 


Louise Meagher 

Secrétaire 

Office national de l'énergie 
Ottawa (Ontario) K1A 0ES 
Télécopieur: (613) 9990-7900 
Télex: 053-3791 


L'audience publique commencerale lundi 10layn11989, à 18hrs, heure locale, Alasalle d'audience de "]" 


a 


- suite de la page 1 


Enfants abusés.… 


des ateliers plus propice aux é- 
changes surun sujet aussi délicat. 

Avant les ateliers, certaines 
règles furent émises concernant le 
déroulement desactivités: la con- 
fidence,lenon-tabapisme, lerespect 
d'autrui, etc. L'abus sexuel d’un 
enfantétantcriminel, il étaitentendu 
quesilenomd'unevictimeoud'un 
contrevenant était diyulgué,ilserait 
rapporté aux autorités. 

Après chaque atelier, tous les 
participants se rencontraient pour 
donner un compte rendu de leur 
groupe respectif. Plusieurs points 
importants sontressortis lors de ces 
sessions. 

Les délégués se sont vite 
aperçus qu'aucune communauté 
n’est exempte de ce phénomène. 
De plus, le contrevenant a souvent 
un problème d'alcoolisme-ou de 
toxicomanie. Le nombreélevéd'’in- 
cidents'traduisait également la gra- 
vité du problème. 

À" la demière journée de la 
conférence, les participants se re- 
groupaient par région. Chacune 
descommunautés "étant différente 
etunique,ils’avéraitimportant pour 
chacun des participants régionaux 











à 





: 


dediscuterentreeux: 

Une série de recommanda- 
tions fut le fruit de ces trois jours de 
travail intense. Le collectif ras- 
semblé demandait: .La formation 
dans chacune des communautés de 
personnel pouvant intervenir 
adéquatement dans les cas d'abus 
sexuel; l'appui des média pour 
sensibiliser et informer la popu- 
lation; la tenue d'ateliers et sémi- 
nairessurce problème;le suivi.des 
victimes etdes contrevenants;lere- 
trait, lorsque nécessaire, des con- 
trevenants de la communauté (au 
lieudela victime); une semaine de 
l’année consacrée à la sensibilisa- 
tion et l'information concernant 
l'abus sexuel; la demande aux dé- 
putésiterritorial et fédéral unsou- 
tien financier pour établir des pro- 
grammes oulautres: 

D'après MmeMary AnnJere- 
micka, membre de l'exécutif de 
l'Association des femmes autoch- 
tones et une des organisatrices, le 
travail se poursuivra après cette 
conférence. “On devra attendre 
deux ou trois ans avant des résultats 
concrets maisilne faut pas oublier 





quelle travail est déjà commencé.” 





Société canadienne des postes 


Fidèle à la promesse faite aux 
communautés rurales du Canada 








L'Aquilon3 février 1989 page3 


“Ils ont traité ces travailleurs 
comme des moins que rien” 


ParDeniselCanuel 

C'est sans préavis qu’envi- 
ron 80 employés de la mine Con 
Nerco de Yellowknife ont perdu 
leuremploi.le 24 janvier dernier. 
Ces employés pour la plupart tra- 
vaïllaient à la mise en chantier et à 
la construction de différentes sec- 
tions de l'opération minière. Avec 
la conclusion de ces différents pro- 
jets ces travailleurs n'avaient plus 
de raison de rester au service de la 
mine, C'est du moins ce qu'affir- 
ment les porte-parole de la mine 
Nerco Con. Le président du Syn- 
dicat uni des métallurgistes d’A= 
mérique-local 802, M John Davis, 
a pour sa part de sérieux doutes 
quantäices allégations. 

Eneffet, selon M. Davis les 
licenciements ne touchent pas uni- 
quement les travailleurs spéciali- 
sésdans!la construction ouklaré- 
novation des installations; ‘ La 
plupart d’entre-eux font partie de 
la force active des travailleurs qui 
sont Sous-terre”. 





Au printemps 1988, la Société canadienne des postes a pris un engagement 
ferme envers les Canadiens des zones rurales: elle a promis quelles produits 
et services postaux deviendraientiplus'accessibles aux communautés rurales, 
communautés qu'elle juge de première importance. 


En faisant appel aux ressources établies dans chaque communauté, la 
Société canadienne des postes a confié à des commerçants locaux la gestion 
d'un nombre sans cesse croissant de comptoirs postaux. Résultat: les services 
postaux sont plus accessibles, plus commodes:et plus efficaces dans:les zones 


L'accès aux produits et services postaux dans les zones rurales s'est amélioré 
de façon spectaculaire. Dans le passé les heures d'ouverture étaient en 
moyenne de 29 heures par semaine. À la suite de notre engagement, cette ; 
moyenne a été portée à 65 heures par semaine: une augmentation de 126 %. 


Nos efforts ont porté fruit. Des enquêtes récentes menées par une maison 
indépendante démontrent que la grande majorité des Canadiens des zones 
rurales considèrent que leur bureau de poste évolue dans la bonne direction 
pour assurer un meilleur service. Exactement comme nous l’avions promis. 


Postes Canada est dans les zones rurales du 
Canada pour y rester. C'est promus. 





SOCIÉTÉ CANADIENNE DES POSTES 


Notre engagement: vous donner un meilleur service. 


M Cummings porte-parole 
pourNerco, maintient la bonne vo- 
lonté de sa compagnie face à cette 
situation: “Oui c’est vrai que cer- 
tains de ces employés ne sont pas 
directement employés dans le sec- 
teur de la construction. Maïs, nous 
devions/réduire la masse ouvrière. 
etl'entente avec le syndicat nous 
forçait à mettre des travailleurs à 
pied selon leur ancienneté. C’est 
ce qui a causé la confusion Selon 
lui, la mise en marche des projets 
a fait grimper le nombre d’em- 
ployés de 325 à 500, sur une pério- 
de de deux ans, et qu'il était évi- 
dent que ce nombre devrait être ré- 
duit. La mine compte maintenant 
400 employés à son service. 

Quoïiqu'len soit, environ 80 
travailleurs dont 59 syndiqués sont 
sans travail et devrontbientôt faire 
face à la dure réalité. Vivre dans le 
Nord'sans emploi est pour ainsi di- 
re impossible. Il est intéressant de 
noter qu'immédiatement après les 

mises à pied différentes formes de 

































compensation ont été offertes aux 
travailleurs. Lescadresontreçuune 
offre de compensation, salariale. 
landis\que les syndiqués nonteu 
droitqu'à deux semainesdesalaire. 
Face à cette situation plu- 
sieurs rencontres ont eu lieu entre 
les parties intéressées et vendredi 
le 27 janvier une entente était at- 
teinte. Le Syndicat a obtenu un 
mois desalaire incluant l'allo- 
cation-logement,-etla permission 
pour les travailleurs licenciés de 
rester dans leurs demeures four- 
nies parla mine jusqu’au 28 février 
1989,M.Cummingsconsidèrel/of- 
fre de la mine comme étant ‘extré- 
mement généreuse puisqu'aucune 
loisterritoriale,-ni fédérale, ni rien 
dansnotreentente-avecile syndicat 
n'exigeait de nous ce genre 
d’action.” M. Davis pour sa part 


s’avoue satisfait de cette solution: 
toutefois’il ajoute : “lorsque nous 
négocierons nos conditions de tra- 
vail“dans-un-an environ, nous”al- 
lons nous rappeler de la façon dont 
l'administration de la mine a api 
enversnos membres.” Le président 
du syndicat avait en effet déclaré 
plus tôt dans l'affaire; “la mineta 
traité ces travailleurs comme ües 
moins que rien? De plus des ri 
meurs courent quelle mème genre 
de mises à pied prendra place à 
l’autre mine d'or de Yellowknife, 
Giant Mine Ltd: Y a-t-il'une crise 
dans l'industrie miniè 

à mplemeni 








fonctionnement? Quelle que soit la 
réponse, des pressions se font déjà: 
sentir sur le gouvernement lerri- 
torial afin d'améliorer.les lois tou- 
chantles normes du travail'et ainsi 
pévenince genre de situation: 


Lutte 
au NPD 


Par Line Gagnon 
Le (NPD) semble connaître 
des problèmes internes. Quatre 
membres de l'exécutif ont donné 
leur démission Steve Whip, prési- 
dent du parti, Brad Zubik, vice- 
président pour larégion de Yellow- 
knife, Johann Barnaby, représen- 
tante ducomité des femmeset Dave 
Johnston, représentant de la Fédé- 
ration des travailleurs ont tous 
quittél'exécutif.Ilsembleraitqu'une 
certaine lutte pour le pouvoir a lieu 
au sein même du parti. Certaines 
personnes désiraient s'impliquer 
dans le parti pour des raisons de 
prestige. Les démissions viennent 
donc après les élections lorsque le 
travail'envisagés'annonceroutinier 
sans “la fébrilité” des campagnes é- 
lectorales.De plus, une pétition si- 
gnée par 22 personnes fut remise à 
l'exécutif. Cettepétitionvoulaitune 
vérification des stratégies politiques 
du parti suite aux élections. Un des 
démissionnairesaffimaitqu'ilétait 
fatigué de travailler avec des gens 
immatures.Le parti néo-démocrate 
n’est pas en période de crise mais il 
y a quand même une ombre-au 
tableau. Ces problèmes demeurent 
toutefois internes et les personnes 
impliquées sont plus que réticentes, 
ävoirleurlingesale"lavéenpublic. . 








L 


: 


Page 4 L'Aquilon 3 février 1989 


Fernand Denault, président de la FFT 


“Onestune communauté 
qui s’affirme” 


Par Denise Canuel 


“1989.vaêtre une année im- 
portante: finalement on/a unexer- 
cice qui risque d'être positif avec 
les gouvenement fédéral et terri- 
torial sur la mise en application du 
bilinguisme officiel dans les Ter- 
ritoires”.C’estdans ces mots quele 
président de la Fédération Franco- 
TÉéNOise, M. Fernand Denault, ré- 
sume l'importance pour son mou- 
vementdes mois àvenir. 

Avec les ateliers d’infor- 
mation qui auront lieu à la fin fé- 
vrier, M. Denault considère qu'une 
première étape sera franchie. Toute- 
fois, ilestprudenten déclarant que 
ce premier exercice entre lestrois 
intervenants majeurs, le gouver- 
nement des T.N:-O,, le Secrétariat 
d'État et la Fédération, servira à 
jauger de la force desdifférents 
intervenantsetà développeruneVi- 
Sion commune. 

L'organismefrancophone 
devra lors de ces ateliers représen- 
terfidèlementles demandes émises: 
parlapopulationtfrancophone lors 
dela Grande tournée, .les-retrou- 
vailles. Le rapport Perreault, dont 
les recommandations découlent de 
l'expression desesbesoins,estdonc 
au coeur des discussions. “La po- 
pulation a dit où ils ont besoin de 
services, le gouvernement territo- 
rial a pour sa part été avisé (Rap- 
port Bastarache) où et dans quelle 
mesure illdevrait rencontrer la de- 
mandedes gens "dit M: Denault. Ce 

dernier ajoute “que trop souvent 
certains, fonctionnaires aiment à 
croire que ce qui est offert, aux 
franco-ténois, dans le cadre du 
Rapport Bastarache serait le maxi- 
mum\que peut envisager la popu- 
lation en terme de services en fran- 
çais. Toujours selon Fernand De- 
nault,.ce genre d'attitude peut être 
dommageable car la question va 
plus loin que derencontrerlescon- 
ditions süpuléestparlalettre de la 
loi mais touche aucontraire beau- 
coupplus l'esprit de celle-ci. Pour 
ce qui est du rapport Bastarache, 
MDenault déclare que jamais son 
organisme n’a été notifié d'aucune 
façon.surle statut maintenant pu- 
blic du rapport. 

D'ailleursule président juge 
sévèrement l'administration terri- 
toriale”Il\ considère quelles postes 
vacants, au sein de différents mi- 
nistères sontessentiels à la mise en 
branle des services en français, Ils 
devraient être. comblés immé- 
diatement puisqu'ils ne sont qu'un 
minimum: Lorsque confronté à l’ar- 
gument d'un bassin de population 
trop faible ne pouvant subvenir à Ia 
demande de travailleurs bilingues 
qualifiés, M: Denault trouve l'ex 

. cuse boîteuse”, Selon lui, un pro- 
cessus d'embauche à l'extérieur 
des Territoires ou deformation des 
résidents existe déjà et est prati- 
quecourante dans bien des cas. 

La Fédération ne limitera 
pas, celte année, ses stratégiesetses 
actions à la venue des services bi- 
lingues. Au contraire, en plus de 
concentrer ses efforts à satisfaire 
les demandes de ses membres pour 
des services en français dans les 
domainesdel'éducation, delasanté 





communications. “On-a tenté de 


mettre bientdes pressions Sur Ra- 
dio-Canada et ce n’est pas fini” 
déclare M. Denault. Il'continue en 
mentionnantque les personnes im. 
pliquées dans ce dossier n'auront 
peut-être pas la patience qu'elles 
ont eu dans le passé, “On a voulu 
coopéerer avec Radio-Canada, le 
gouvernement fédéral. et son mi- 
nistère des Communications entre 
autres, et puis jusqu'à date ils se 
sont montrés insensibles à nos be- 
soins: ILvientunitemps où lorsque 
laraison ne marche pas, autre cho 
se devra marcher”. Ce qui ne l'em- 
pêche pas d'ajouter qu’il espéré 
qu'un jour MJuneau, président de 
la Société Radio-Canada, viendra 
à.reconnaître ses obligations, en- 
vers la francophonie du Nord. 

Le mouvement francophone 
aconnuunecroissancerapide dans 
le Nord. La Fédération est après 


toutlun)jeune organisme qui célé- 


brera sous peulson dixième anni- 
versaire. Comme tout Teproupe- 
mentteritorialil semble que le dé- 
veloppementsoittoujours basé sur 
l'extrême. La Fédération qui lors 
de sa fondation se concentrait sur 
lawmise sur pied d'activités culs 





motivés. 


No. de réf.: 1-0184AR 


Écrire à l'adresse suivante: 
Ministère du Personnel 
Gouvernement des T,.N.-O. 





l'autochtones.| 4: 1. 





Conseiller(ère) législatif(ve) 


(francophone) 
— Yellowknife, T.N.-O. — 


Le (la) titulaire du poste fournira au ministère de la Justice des 
services juridiques pour la conversion des lois en français. Les 
fonctions comprennent notamment la révision de la traduction 
de lois, la recherche et la rédaction de projets de lois et de 
règlements. De plus, le (la) titulaire aura à fournir des avis 


Les candidat(e)s doivent de préférence avoir de l'expérience 
dans la rédaction de projets de lois où en traduction; la 
préférence sera donnée aux candidat(e)s qui” montrent-de 
l'intérêt et des aptitudes dans ce domaine. 
doivent être bilingues et admissibles au barreau des T.N.-O. 
Le traitement annuel initial est de 44 992 $. 


Yellowknife, (T.N.-0.) XIA 2L9 


La préférence ira aux candidats admissibles en. 
vertu de la politique sur l'emploi des 


turellesestmaintenantun organisme 
Structuré représentant 4 commu- 
nautésfrancophones et comptant à 
sonemploi quatre permanents. 
C'est avec clarté que le président 
racontelesévénements tumultueux 
qui ontamené ces changements. 
“À une certaine époque on était 
presque gêné par l'exercice poli- 
tique-Mais cette attitude a presque 
causé la mort du mouvement. Onse 
flaïitä un système qui nous a pour 
ainsiidire trompé, on.pensait que 
justice se ferait d'elle-même. Mais 
1984 (lannéeoùl'entrée en vigueur 
des services en français a été repor- 
tée)estarrivéeton adû seréveiller. 
Et quelléveill Ce n’était plus le 
temps.de danser, c'était.le temps 
d'agir.” 

Les fonds et les ressources 
humaines étant limités, la Fédéra- 
tion,jugea bon à l’époque de se 
concentrersur l’action politique me- 
nant à la sauve-garde des droits 
francophones. C’est dans ce con- 
texte que M. Denault souligne ‘On 
estunecommuanuté qui s'affirme 
etpas hors contexte. Il n’y a pas 
quenous.quischangeons, dans le 
Nordçabrasse,çabouge,çadéchire 
et puis ça créel” 









Les candidat(e)s 








Date limite: le 17 février 1989 











an 
Territoires du 
mr : : : Nord-Ouest: = 











suite de la page 1 








Le ministre 
Allooloo est inquiet 


Oùrestle/lien-entre.lesom- 
maire et le rapport même?.Celaest 
difficile à établir. Le fait est, que le 
rapport Bastarache est maintenant 
public. Ensemble les rapports Per- 
reault et Bastarache constituent, 
pour le gouvernement territorial, 
unexcellent outil pour compléter 
le travail debilinguisation. 

C’est d’ailleurs pourclarifier 
lerapport Perreault que le ministè- 
re de la Culture et des Commu- 
nications, en collaboration avec la 
Fédération Franco-TENOise, offri- 
ra. des ateliers d’information à la 
fin de février. Lors de ces ateliers, 
différents intervenants politiques, 
dont des représentants du Secré- 
tariat d'État, participeront aux dis- 
cussions Une ombre aultableau, le 
rapport produit par le Comité de 
consultation sur les services en. 
français n'est foujours-pas traduit 
enanplais Le ministre Allooloo n'a 
donc pulelire. M. Comerford, l’as- 
sistant du ministre, s'empresse de 
dire qu'à son avis la traduction, 
faite à Winnipeg, devrait être ter- 
minée à Ja mi-février et donnerait 
au ministresuffisamment de temps 
pour étudier. le rapport. 

Aux yeux de M: Allooloo, 
les ateliers pourrontaccomplir en- 
tre autres“ l'évaluation des services 
que-nous pouvons concrètement 
offrirentantque gouvemementet 
nous espérons qu'ils (les ate- 
liers)vont nous éclairer surla route 
suivre” ne 

Pour ce qui est de la courte. 
période de temps/avant L'entrée en 


vigueur officielle des services en. 


français (un peu moins d'un an) le 
ministre Allooloo avoue que plu- 
sieursobstaclesrestentà surmonter, 
“En ce moment, il nous est 
extrêmement difficile d'évaluer où 
enestle gouvernement des T-N.-O. 
quant à la mise en application de 
services français. Je suis inquiet 
parnosproblèmesd’embauche, par 
la capacité dela communauté 
franco-ténoise à offrir des travail- 
leurs qualifiés pour combler les 
postes bilingues Le ministre cite 
commeexempleles problèmes qu'a 
connusson ministère pour l’em- 
bauche de traductéurs qualifiés au 
seinde la population franco-ténoise. 





Northwest. 
Territories 






LEGISLATIVE ASSEMBLY. 


Lalquatrième Session 
de l'Assemblée législative 
des Territoires du Nord-Ouest 
débute à 14h30, 
le mercredi 8 février 1989, 
dans la Chambre de l'Assemblée législative, 
à Yellowknife. 


Heures des séances : 
de13hà 18h, dulundiau jeudi, 
de 10h à 14 h, le vendredi. 


Le public est invité à assister à toutes les séances. 
Les discours de l'Assemblée seront interprétés en 
français, du 8 au 17 février 1989. 


Si vous désirez communiquer avec votre député pendant 
la session, laisser un message 
au 873-7999 pour les gens de Yellowknife, 
ou au 1-800-661-0784, sans frais, 
pourles gens de l'extérieur de Yellowknife: 


IMcontinue en.kquestionnant 
les ressources disponibles permet- 
tant'au gouvernement deprocéder. 
aussi rapidement que voulu-pour 
assurer au public des services en. 
français. M. Allooloo souligne tou- 
tefoisique les documents égaux et 
textes. de loi seront traduits. De 
plus, ilespère pouvoir maintenir, 
dans le futur, les postes bilingues 
comblés, ce quià date semble avoir 
été difficile. 

Malgré les obstacles, le mi- 
nistre entend s'assurer que le plus 
grandnombre de services possibles 
soient offerts enfrançais, mais que 
pour cela il faudra patienter. “Cela 
va nous prendre du temps pour 
réaliser ce quivest recommandé” 
Aucune démarche, selon M. Alloo- 
l00,n'estprévueentre son ministè- 
re etle gouvemement fédéral pour 
une extension de temps avant l'en 
trée en vigueur des” services en 
français,.ni pour des fonds-addi- 
tionnls à ce sujet. “Nousespérons 
être fidèles à la date limite fixée et 
commencer à offrirdes services en 
français en 1990”. 

Face àlla réalité multilingue, 
M: Allooloo affirme que les Ter- 
ritoires, quoiqu'en majorité au” 
tochtone, ne peuvent être desservis 
efficacement qu'en anglais et-en 


français. Et, que de prévoir desser. 


vices aussi élaborés dans l’ensem- 


ble des communautés dansileslan-… 
gues- autochtones est difficile à à 
concevoir. “Vous ne trouverez pas | 
“dans les communautés des pro 
fessionels de JA santé, parexemple, 
Capable de S’exprimer danses lan. 


guesautochtones/et on nes'attend 
d’ailleurs pas à ce que ces gens 
aient à parler ces langues. Après 
1990!es'services seront en anglais 


eten français malgré le pourcenta- 


ge majoritaire des autochtones. 
C'est triste, mais c’est laréalité. Je 
crois même, etcela va à l'encontre 
de mes espérances, que certaines 
communautésvont…perdrenleur 
langue. matemelle..L’anglais est 
fréquemment employé. AMIqaluit 
parexemple, lesjeunes ne parlent 
plus quel'anglais. J'essaie àtravers 
nos lois de mettreenvaleurl'usage 
des langues aborigènes, mais. je 
doute fort de leur survie à toutes. 
























issrabjiéiet 












Éditorial 





Rédactriceen chef: Denise Canuel 
Journaliste: Line Gagnon 
Collaboratrices: Agnes Billa 








Deux fois par mois: y a rien de trop 
beau pour la masse ouvrière! 


Çayest,nous\ysommes, Le trois février quilsemble une date comme les autres est enfin arrivé. Ce premier 
vendredidumoisdevientlajouméedu lancementofficieldunouvelL/Aquilon. Un joumal mensuel qui, iln’yapas 
si longtemps, ne survivait que par la seule bonne volonté de son personnel et de ses bénévoles devientun bimensuel. 

P’Aquilon-demeureun-petit journal publié avec desimoyensilimités/et produit par une équipe de deux 
personnes. Cette réalité fait que le journal ne vole toujours pas de ses propres ailes. Les ressources financières 
demeurent modestes/nous sommes toujours à la merci de labonne volonté des commanditaires locaux, de celle du 
gouvernement territorial et des campagnes fédérales de publicité. Pour combler nos.besoins, ill y a l’aide du 
Secrétariatd'État, du ministère de l'Éducation des T.N.-O.et du Gouvermement du Québec. Ces trois groupes, grâce 
à leur approbation de projets soumis par L’Aquilon, font la\différence entre la vie et.la mort de Votre journal 
francophone. Peut-être unjourle statut de journal financièrement indépendant sera Anotre portée, mais pour l'instant 
ce mode de fonctionnement du journal demeure inaccessible. 

Quelles que soient nos petites misères quotidiennes, publier deux fois par mois a été le rêve de plus d’un 
employé et d'un bénévole de L'Aquilon. Finalement nous tentons la chance et donnons un coup de collier. La 
décisiontest prise: L'Aquilon publie deuxfois par mois. 


Correspondant national: Yves Lusignan 










L'Aquilontest membre associé de l'Association de la presse 
francophone hors Québec (A:P.F.h.Q:) et son tirage est présentement 
de 1 500 exemplaires au premier vendredi du mois et de 3,000 
exemplaires au” troisième vendredi du mois..La publication de L'AQ- 
uilon est rendue possible grâce à une subvention du Secrétanat d'État, 
Sauf pourl'Éditorial, les textes n'engagent que la responsabil- 
té de leur auteur et ne constituent pas nécessairement l'opinion de 
L'Aquilon: Toute correspondance adressée à L'Aquilon doit être 
signée et accompagnée del'adresse et du numéro de téléphone de l'au- 
teur. La rédaction se réserve le droit decorriger ou d'abréger lout texte. 
Danscertainscasoùlescirconstancesle justifient, LAquilon sccèdera 
lune requêteld'anonymat Toute reproduction partielle est fortement 
recommandée älcondition de citer la source. 




















L'Aquilon a un nouveau numéro de 
téléphone: 
Composez le (403) 873-6603 






Si vous avez des choses à nous raconter 











C'est pour souligner cette étape que la direction du journal a choisi de renouveler son image et sa devise. Écrivez-nous 
Comme vous avez pu le remarquer, L'Aquilon survole maintenant le Grand Nord canadien et ainsi reflète sa L'Aquilon 
couverture et sa distribution territoriale. Etlanouvelle devise de ce vent du Nord ne veut plus être celle du journal C.P. 1325 
francophone que vous lisez parce qu'il n’a y a que lui de disponible, ce serait absurde. Voilà donc pourquoi Yellowknife, T.N.-0. 
LAquilonest devenu“ Le souffle francophone des Territoires du Nord-Ouest?. Pour devenir ce souffle fort dont XIA 2N9 
le Nord francophone a tant besoin, votre participation'et votre volonté à garder le lien entre les francophones d’une 
même communauté ou de différentes région des T:N.-O: seront toujours capitales. E 
Les prochains numéros verront l'équipelde correspondantes quilseforme lentement mais sûrement travers ABONNEMENT 
le Nord produire des articles qui, nous l’espérons, intéresseront tous les franco-ténois. Cette équipe est maintenant Abonnez-vous au journal, et tenez- |:. 
… composée de Linda Pettersende Fort Smith, Sylvie Cauvier de Hay. Riveret Kim Ouellette de [qaluit. Où que vous vous au courant des nouvelles concernant. | 


soyez vois êtes toujours bienvenu à vous joindre à elles. » 

Dé‘plus, nous profitons de l’occasion pour remercier toutes les personnes qui ont travaillé, employés ou 
"bénévoles, à L'Aquilon depuis sa fondation en 1984'et qui par leurs efforts ont permis au journal de croître et RATE 
d'atteindre le statut de bimensuel. par année: individu 

Pour nos plus fervents lecteurs et lectrices ne vous inquiétez pas,.les chroniques musicale, littéraire, 15,00$ 
# nonshotre françaisi,MLes Gens du Nordietles Franco-Pages n'ont pas disparu. Ellesne seront produites ï institution/asence 
Fe le nüméro duitroisième vendredi du mois: Les mois croisés, la chronique culinaire et nous espérons, la || Te: 00 
… chronique judiciaire se retrouvent au numéro du premien vendredi. 

En conclusion, comme l'a si-bien dit une bénévole lors de l'annonce duformat bimensuel: Lléquipe de 
“L'Aquilon relève ses manches. Aux, lecteurs maintenant de,se noïrcir les mains plus souvent! 


la francophonie ténoise. pen Ë 









CE | 






Nom: 
Adresse: 











Denise Canuel 





territoires/provinces: 
code postal: 






Moi, je me fais servir 
en français 


Lettres recommandées, 
colis postaux, timbres, 

peu importe le service, 
c'est ma langue que j'utilise 
au Bureau de poste. 


Une carrière à bon port 


le Collège de a Garde côtière canadienne carrière denverguretouten vous offrantides conditions 


Visezlelorgel DATE denouveaux horizons et ne Dre 
put Ge D EEE ù e/AUcUnsuTais des scolonté eMunerallocationmmensuelle 
lotrechercherde jeunes personnes ambitieuses ayont durantvotre)formation nn ' 

terminé loipremière année de cégep (ou équivalent à Une expérience pertinente eh pratique durant vos études 
l'axtérieuredu Québec) poursson programme demécu: Q mise d'officiendesnovire aprèsil'obtention.du 
nique mantimen Ce programme de quatre ans du Collège Lors : 

deloGardercotière conodienne Vous prépare d\une: Visez plus haut, plus loin! 








Au besoin, communiqueravec le Bureau 

du Commissaire aux langues officielles: 

‘en téléphonan à frais rés, Vos associations franco-ténolises 
au (403) 420-3111 I peut nous aider 

à obterer des services en francais. 
















Avis 
Commentaires du public 








Le ministère des Ressources renouvelables invite le 
public à formuler des commentaires concernant les pro- 
positions de Politique sur la protection de l'environ- 
nement des Territoires du Nord-Ouest et de Loi sur la 
protection de l'environnement: 






Di, ==> = 


eines à vote d'feren mo 
maine et To le MS 7 






[l 
Il 
il 
1 Nom: 
[l 
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Nous acceptons les commentaires jusqu'au 15 février 
1989. 







Adresse: 








Pour obtenir copie de la politique et de la loi proposées, 
ou pour de plus amples renseignements, prière de com- 
muniquer avec le directeur, Politique et planification, 
ministère des Ressources renouvelables, C. P. 1320, 
Yellowknife (T. N. -O.), X1A 2L9, (403) 920-8046. 


CR ST ESS tre 7 






ï de la Garda côtière canadienne, CP. 3000, NÉ) Br 67 
on 2 re 1187 ponte 






Page 6 L'Aquilon 3 février 1989 


L’Aquilon, * 


deux fois par mois, 
LOS TN CE AU EU LLE | 


L'Association franco- 
culturelle de Yellowknife 





Nouveau service 
bibliothécaire 


Par Line Gagnon 

Un nouveau service de bi- 
bliothèqueestmaintenantoffert aux 
francophones des T.N.-O. Mme 
Louise Fréchette, bibliothécaireaux 
services des langues, a été engagée 
pour offrir à tous les francophones 
et francophiles des T.N.-O. un ser- 
vice en français de formation, de 
catalogage, de références etc. Le 
bureau de cette dernière est situé à 
Hay River. \ 


Mme Fréchette sera égale- 
ment au service des autochtones. 
Ceci malgréqu'elleneparleaucune 
deslangues Déné. “ Présentement, 
ce n’est pas clair les services qui 
serontofferts aux autochtones. Ce 
sera plus une coopération avec le 
bureaudeslanguessoitle ministère 
deCultureet Communications. J'i- 
magine que la majorité de mon 
temps sera consacré au français 
commetel®?II fautdire queceposte 
vient tout juste d’être créé. 

Elle visitera prochainement 
toutesleslocalités ayant une popu- 
lation francophone" telles Iqaluit, 
Inuviketc. Cesdéplacements visent 
à rencontrer les différents orga- 
nismes francophones et de cerner 
les besoins existant au sein de 
chacune de ces communautés: 

Mme Fréchetie est entrée en 
fonction le 16 janvier dernier. “J'ai 
fait beaucoup de lecture depuis” 
affirme-t-elle. Avant son arrivée 
dans les T.N.-O. cette dernière 


travaillait pour les services de 
bibliothèques de l'Ontario pour le 
secteur Rideau. 

Il va sans dire que la réalité 
ténoise diffère de celle durreste du 
Canada. C’est pour cetteraison que 
MmeFréchetteétudiera les besoins 
des populations francophones de 
chaque communauté: 

Sa tournée dans les com- 
munautés est prévue pour la fin 
février, début mars. Elleespère que 





les francophones utiliseront “les 
services qui leurserontofferts. “Le 
concept de bibliothèque est nou- 
veau pour les francophones. Ils 
préfèrent acheter les livres et les 
avoir dansleur bibliothèque person- 
nelle. Il y a toute une éducation à 
faire à ce niveau” 

Un service de bibliothèque 
francophone sera donc mis sur pied, 
“J'ai déjà fait des achats de best- 
sellers qui seront distribués dans 
tous les T.N.-O.. Je dois désormais 
penser à une politique de sélection 
carlebudgetest limité 

Mme Fréchette semble prête 
à entreprendre son nouveau travail 
avec enthousiasme. Elle avoue 
cependant ne pas être à l’abri des 
erreurs et ce dit prête à entendre 

toutes plaintes ou critiques sur son 
travail. 

Les/francophones et les fran- 
cophiles des T.N.-O. auront donc 
maintenant à leur disposition des 
livres français. 





à tout le personnel 


4 


© 
© 








et les bénévoles 
de L’Aquilon. 


‘ Ça fait plaisir de vous lire 
deux fois par mois @ 


Bonne Chance! 


L’Association francophone de Fort Smith 








Ottawa (APF): Le Père René Mary- 
Rousselière de Pond Inlet sur l'île 
de Baffinest devenu le premier ha- 
bitant du Nord canadien et le pre- 
mier francophone de l'extérieur du 
Québec, à recevoirle Prix de la re- 
cherche scientifique sur le Nord. 

Le Père Rousselière a reçu 
son prix des mains du/ministre des 
Affaires indiennes et du Nord au 
coursd’unecérémonieprotocolaire 
à Ottawa à laquelle assistaient une 
centained'nvités, dontlesmembres 
delatroupededanseinuitTununuk 
de la communauté de Pond'Inlet, 
quisa donné un aperçu des danses 
traditionnelles inuit. 

Crééil ya cingans, le Prix de 
larecherchescientifiquesurie Nord 
marquait alors le 100ème-anni- 
versaire de l'Année internationale 
polaire de 1882-1883. Le Canada 
participait à cette époque à la pre- 
mière entreprise scientifique inter- 
nationale d'envergure dans les ré- 
gions del’Arctiqueetdel’Antarcti- 
que. Le récipiendaire du prix re- 
çoit la Médaille d'argent du cente- 
naire de l'Année polaire interna- 
tionale, de même qu'unchèque de 
5 000$. 

“J'étais loin de m’imaginer 
qu'un jour je me retrouverais au 
miliéu d'une assemblée aussi dis- 
tinguée pour recevoir un prix de Ia 
recherche.scientifique” a modes- 
tement déclaré le père Rousselière 
enrecevänt son prix. Celui-cis’est 
distingué par ses recherches ar- 
chéologiqueset ethnologiques qui 
ont favorisé une meilleure com- 
préhension\de laculture nuit dans 
le Nord. 

Les recherches archéolo- 
giques du Père Rousselière ont 
débuté en 1946, au sud d’Igloolik. 
Il a effectué des fouilles dans 
plusieurs. autres sites. archéolo- 








giques, surtout dans la région de 


Un résident de 

Pond Inlet reçoit un 
prestigieux prix pour 
ses recherches 
scientifiques. 


Pond Inlet. Il a rédigé plusieurs 
articles surlacultureinuit, de même 
qu'un ouvrage sur les jeux de fi- 
celle inuit comme moyen de com- 
munication etunautre livre sur la 
migration d'un groupe d'Inuit de 
l’île de Baffin jusqu’au Groenland 
au siècle dernier. Le chercheur a 
également publiéune collection de 
photographies du Nord.Il'a aussi 
réalisé l’un des premiers docu- 
mentaires télédiffusés surle Nord, 
et son travail a été publié dans la 
revue National Geographic. 


chercheur 
et 
oblat 


NéenFranceen1913; le Père 
Rousselière est avant tout un mis- 
sionnaire oblat envoyé au Canada 
en1938 sur ordre de ses supérieurs. 
Ses obligations pastorales ne l'ont 
cependant pas coupé de la réalité 
inuit. < 

“Jen’aijamaispensé qu'ilfut 
incompatible avec mes’ commui- 
nications pastorales, dem/intéresser 
à la culture des'inuit, a affirmé le 
père Rousselière lors d'une courte 
allocution suivant la-remise du 
prix. Bien au contraire, j'ai cru 
qu'illétait de mon devoir de fomil- 
ler leurs traditions afin d'y cher- 
cher tout ce qui pouvait fournirun 
éclairage sur leur psycholopieet 
leurs croyances”. 

Nostalgique, il s’est rappelé 
tout haut l'époque où les inuit vi- 
vaient dans un monde simple,.sa- 
vaient se satisfaire de peu, et a- 
vaientun sens aigu/de la solidarité 
familiale. Il n'a pas manqué de 
rappeler qu'il fut un tempsou il 
n’y avait ni pollution de l’eau, de 
l'air ou de la terre, et où il pouvait 
quitternsa demeure sans verrouiller 
sa porte. 








Félicitations 
à l’équipe 
qui nous offre maintenant 
de l’information 
sur une base bimensuelle 


Bonne Chance! 






























E ; 
L’Association francophone d’Iqaluit 


|. CRE”, =) 















RER 





au comité d'appel 
par la ministre 
du Personnel 


Par Line Gagnon 


Suite au retrait du Syndicat 
des travaïlleurs du Nord (UNW) 
duvcomité d'appel des services 
publics, Mme JeannieMarie-Jewell, 
ministre du Personnel, a annoncé 
que des démarches seront entre- 
prises pour changer la réglemen- 
ation: 

La ministre modifiera la 
réglementation au niveau de la 
participation du Syndicatau comité 
d'appel. L’appliquant devra 
désormaissetrouverunreprésentant 
pour siéger au comité. 

Présentement, le comité 
d'appelréglemente quisiégerapour 
entendrelesappliquantsinsatisfaits, 
des politiques d'embauche du 
gouvernement territorial. D’après 
Mme Jewell, le comité d'appel est 
unoutilimportant qui assure le bon 
fonctionnement des politiques et 
procédures d'embauche. Il garantit 
également l'équité pour tous les 
candidats postulant à un poste au 
sein\du gouyermement: 

Un processus de consultation 
sera maintenu avecles membres du 
Syndicat, advenant un changement 
d'idée à l’ égard de leur retrait. 
D'après le président du 
Ÿ Syndicat destravailleurs, M. Darm 

oklesichangementsiannoncés, 
par Mme Jewell. demeurent 
inacceptables. Selon Cedemier, les 
SAGE du gouvernement 









territorial se trouvent à la merci 
d'une politicienne partisane, Ja 
ministre du Personnel. M. Crook 
déplore que es appliquants se 
servant du comité d'appel doivent 
se. trouver un représentant pour 
siéger aulcomité au lieu de profiter. 
de l'expertise d'un membre 
syndical. 


un comité neutre 


“La ministre a toujours le 
dernier mot en ce qui concerne la 
décision prise par le comité. Nos 
membres-etle public considèrent 
cela inadmissible. Ces derniers 
changements rendent le processus 
d'appel beaucoup plus dispendieux 
pourl'appliquant.” 

Le président s’est dit surpris 
de la rapidité avec laquelle Mme 
Jewell à trouver une-solution”au 
problème de retrait du Syndicat. 
Aux dires de M. Crook, le Syndicat 
avaitsuspenduleboycottdurantsix 
mois afin de donner du temps à la 
ministre pour régler les problèmes 
au sein du comité. 

Un comité d'appel neutre, 
selon lui, est la seule façon d'as- 
surer une équité et de prévenir l’in- 
terférence politique dans l’em- 
bauche. 

Une rencontre est prévue en 
mars prochain avec la ministre etle 
Conseil.exécutif si les problèmes 
demeurenttoujours. À 


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| 


Changements apporté Une perspective autochtone, 


n 
























PAT 


L'Aquilon 3 février 1989 page 7 


une première dans le domaine 
de l’abus sexuel 


ony Martens auteur .dulivreQhe Spirit Weeps etthérapeute spécialisé 
dans le domaine de l'abus sexuelldes enfants 








Par Line Gagnon 

Brenda Daily et Tony Mar- 
tens, deux des trois auteurs du li- 
vre, The Spirit Weeps, (L'âme 
pleure), une perspective autochtone 
sur les caractéristiques et dyna- 
miques du phénomène desenfants 
victimes d'inceste et sexuellement 
abusés, sont venus à Yellowknife 
pour participer à la conférence sur 
l'abus sexuel des enfants. 


stitue pas un outil d'intervention ni 
de prescription. Il vise plutôt à 
informer les gens sur la question. 
Cet ouvrage se distingue par 
sa vision centrée sur lesexpériences 
desautochtoneset surle traitement 
dela famille entière. D’après Mme 
Daily, c’est la première fois que 
l’on s'arrête pour traiter spécifique- 
ment de l'abus sexuel des enfants 
autochtones. Cetteperspectivetient 


Pour ceute publication B Brenda compte de Jar spécificité du: peuple: 


Daily et Maggie Hudgson (la troi- 


sième auteure) furent les personnes 


ressources pour les données surles 
fautochtones. M: Martens, pour sa 
: ‘part, aécrit 75% dulivreentantque 
professionnel dans le domaine. 
“Cet ouvrage n'est pas une 
recherche ni une étude mais bien 
desexpériences vécues durant#ans 
de consultation. d'un thérapeute, 
M. Tony Martens” précise Mme 
Daily.Celivre, d’aprèselle,necon- 


autochtone. 

M. Martens a traité plusieurs 
enfants, familles et contrevenants. 
Comme thérapeute, il n'apas seu- 
lement conseillé des autochtones 
maisil a retenu certaines spécifi- 
cités se rattachant à ces derniers. 

MIL\ y a naturellement des si- 
militudes dans lecomportementdes 
enfants blancs'et autochtones vic= 
times d'inceste ou d'abus sexuel. 
Ils ressentent la même angoisse. 





Alcooliques Anonymes, réunion au sous-sol de la cliniqu 


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Par contre, il y a aussi des diver- 
gences culturelles, d'identité etc. 
qu'il faut prendre en considération! 
explique M. Martens. 

Ce dernier, spécialiste dans 
le domaine de l’abus sexuel d'un 
enfant,commençaitson travail avec 
les autochtones en 1984. Le 
traitement suivi est le même pour 
lesblancset les autochtones. Or, la 
perception de certains éléments de 
la thérapie diffère d’une culture à 
l’autre. “Nous touchons toujours le 
moi physique, le moi psychique, 
émotionnel et spirituel. Chaque 
culture aborde cependant les élé- 
ments différemment. Le spirituel, 
par exemple, est très fort chez les 
autochtones.” 


Un programme 
thérapeutique familial 


La thérapie faite par M. { 
Martens touche non seulement la 
victime mais la famille entière. Par 
ailleurs, les personnes âgées dans 
laculture autochtone jouent un rôle 
très important au sein de leur 
communauté. La participation de 
ces derniers ainsi que celle de. la} 
famille de la victime s'avère donc! 
essentielle. Les communantest} 

d'après le thérapeute, ont souvent! 
plus de ressources qu’elles-re 18! 
croient. * 1e) 

M: Martens” avoue que it 
processus de consultation prend des 0 


cul centaineset descentaines d'heures 


Souvent la thérapie sera d’une du- 
rée de deux ans. Un programmeest 
également offert à la fin du trai- 
tement. “Dans tousles cas quenous 
avons suivis après la thérapie, aucun 
des contrevenants n'a de nouveau 
abusé sexuellement un enfant." 

Le livre de ce collectif dé- 
mystifie donc le problème d'abus 
sexuel desenfants. D'après lesdeux 
auteursinterviewés, MmeDailyet 
M. Martens, leurouvrageétantbasé 
sur des témoignages, sa lectureest 
compréhensible pour qui que ce 
soit 


TheSpirit Weeps s’est vendu 
très rapidement à la conférence sun 
L'abus sexuel des enfants: 








N'oubliez pas 
le 14 février 


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Haye 3 ÉPUDIOR 3 février 1989 


Des représentants 
territoriaux déclarent 
leur opposition à 
l'accord du lac Meech 


M. Titus Allooloo, ministre 

responsable des Droits des au- 
tochtones et de la réforme constitu- 
tionnelle,etM Bruce McLaughlin, 
député de l'Assemblée Législative, 
se sontrendus à Frédéricton afin de 
rencontrerle comité spécial de l’As- 
semblée législative du Nouveau- 
Brunswick sur l'accord du lac 
Meech. Cette réunion permettait 
aux deux représentants territoriaux 
d'exprimerleurmécontentementet 
d'acquérir l'appui des leaders néo- 
brunswickois vis-à-vis l'accord du 
lac Meech. 

“II ne suffit pas que le gou- 
vernement fédérallet ceux des pro- 
vinces nousdisent qu'ils vonts'oc- 
cuper de nous. Nous élisons notre 
propre gouvernement dans les 
Territoires du Nord-Ouestpour faire 
exactement ça pour nous” de dire 
M. Allooloo. 

Le gouvemement territorial 
désire voir les intérêts du Nord 
mieux protégés dans cet accord, Il 

est donc important aux yeux des 
représentants territoriaux que 
accord soit amendé. Le Nouveau- 
>Bronswick etle Manitoba sont les 


. Seules provinces qui n'ont pas 


» encoreratifiél'accord constitution 
nel. 

Lespréoccupations des T'N.- 
©. sont basées sur la quasi im- 
possibilité des territoires de devenir 





des provinces, le pouvoir des pro- 
vinces d'étendre leurs frontières à 
l'intérieur des territoires sans le 
consentement de l’Assemblée 1é- 
gislative des T.N.-O. ou du Yukon, 
l'exclusion des gouvernements 
territoriaux dans le processus de 
nomination des juges à la Cour 
suprême du Canadaetlemanque de 
clarté dans les dispositions portant 
sur la titularisation des sénateurs 
qui excluent présentement les ré- 
sidents des deux territoires. 

Il va sans dire que les T.N:-O. 
etle Yukon ne furent pas consultés 
lors'des discussions portant surle 
nouvel accord constitutionnel. De 
plus, les deux territoires n’ont pas 
obtenu de garantie concernant leur 
participation aux prochaines dis- 
cussions des dix premiers ministres 
provinciaux etdu premierministre 
canadien. 

“Nous l'avons déjà dit et 
nous Je répétons, à moins d'amen- 
der l’accord, les Canadiens devront 
surveillerleurs droits quandviendra 
le temps des discussions sur la 
frontière des Territoires du Nord- 
Ouest'a déclaré M. McLaughlin. 

Comme par le passé, les re- 
présentants des deux territoires as- 
sisteront probablement à la pro- 
chaineronde de discussions consti= 
tutionnelles danses corridors avec 
les journalistes. 


tierces publiques sur l'Accord du lac Meech 
Les Acadiens 
du Nouveau- Brunswick 

veulent se faire entendre 


Ottawa(APF)- Les audiences 
publiques sur l'Accord constitu- 
tionnel du lac Meech qui ont débu- 
té le 25 janvier à Fredericton au 
Nouveau-Brunswick,risquentdese 
transformerenaudiences publiques 
surla spécificité du peupleacadien, 
et la reconnaissance de ses droits 
collectifs dans la Constitution ca- 
nadienne. 


La Société des Acadiens et 
des Acadiennes du Nouveau- 
Brunswick a affirmé à la veille de 
l'ouverture de ces audiences, qu’u- 
netrentained'organismesetd’indi- 
vidus acadiens demanderaient 
l’enchâssement dela Loi88 dans la 
Constitution canadienne. Adoptée 
en 1981, cette loi provinciale re- 
connait l'égalité des deux 
communautés linguistiques offi- 
cielles au Nouveau-Brunswick. 

Il est à noter qu'un amende- 
ment à la Constitution canadienne 
qui ne touche qu’une seule provin- 
ce peut se faire avec l'accord de la 
provinceconcerméeetdu Parlement. 

Les Acadiens ont décidé de 
tirer profit À leur façon du débat 
constitutionnel'en mettant l'accent 
sur “le caractère distinct” de leur 
communauté. Au concept de la so- 


_ ciété distincte reconnu au Québec. 


dans l’ Accord, les Acadiens du Nou- 
veau-Brunswick opposent celui de 


la “communauté distincte pourla 
seule province officiellement bi- 
lingueauCanada.Cettesubtilerécu- 
pération par la bande du concept 
de la société distincte, qui d’ail- 
leursnefaitmèmeplusunanimi- 
té au Canada anglais, ne date pas 
d'hier. 


Au cours d’une entrevue té- 
léphonique, le président de la So- 
ciété des Acadiens et des Aca- 
diennes du Nouveau-Brunswick a 
confirmé que la communauté vou- 
lait que ces audiences portent sur la 
reconnaissance noir surblanc dela 
collectivité acadienne du Nouveau- 
Brunswick dans le texte fon- 
damentalldu pays: 


Les audiences: 
un moment historique 


Les droits individuels des 
Acadiens de cette province sontre- 
connus dans/la Charte,des droits de 
1982, maïs selon Me Doucet les 
Acadiensréalisentaujourd'hui que 
ce n’est pas assez. Il. qualifie ces 
audiences de moment. historique 
pour les Acadiens du Nouveau- 
Brunswick. C’est en effet la pre- 
mière/fois que/les Acadiens/récla- 
ment officiellement l'enchâsse- 
ment dans la Constitution delleurs 


droits collectifs. 


Les Acadiens ne s'opposent 
pasau concept dela société distinc- 
tepourleQuébecreconnu parl’Ac- 
cord du lac Meech mais-veulent 
plus qu'une simple obligation pour 
les provinces de faire la promotion: 
des droits de leur. minorité franco 
phone. Dans cette optique le pré- 
sident de la SAANB voit mal 
comment le premierministre dela 
province, Frank McKenna; pourrait 
refusercette requête, d'autant plus, 
dit-il, qu’il s’est fait le champion 
des droits des minorités au pays 
depuis son accession au pouvoir. 


On compte aussi énormé- 
ment sur la députation acadienne 
au sein du causus libéral provin- 
cial pour faire fléchir le gou- 
vernementLes/Acadiens sontassez 
choyés de ce côté puisque tousleur 
députs siègent du côté du/pouvoir, 
résultat du balayage libéral 
l'automne 1987 qui a fait disparaî- 
tre toute trace d'opposition 
parlementaire au Nouveau- 
Brunswick. c 

De plus, invité à commenter 
la présence d’Alliance-Québec” à 
ces audiences, Me Doucet a décla- 
ré qu'il refusait à l'avance d’éta- 


blir desparallèles entreles droits 


des Anglo-Québécois et ceux des 
Acadiens. 


ES 
Bi 


La FFT diversifie ses stratégies 











— 





> 










Des services en français 


Le mois de février sera déterminant pour la Fédé- 
ration Franco-TÉNOise, En effet, en plus de planifier ses 
projets et ses demandes de financement pendant le mois 
de février, la FFD entreprendra une étape importante 
quant au processus dela reconnaissance dufrançais dans 
les services offerts par les Territoires du Nord-Ouest. 

La FFT a décidé de donner immédiatement des sui- 
tesälaconsultationqu'elleaeffectué l'année dernièresur 
les besoins des communautés francophones des Terri- 
toires en matière de services en français, et mieux connue 
sous le nom de “La Grande tournée, les retrouvailles”. 

Une des’suites logiques que la FFPentendinitier 
afin d'activer ce dossierest l'organisation d'une premiè- 
re rencontre de concertation entre toutes les parties inté- 
ressées. À cet effet, les 24 et 25 février prochains se tien- 
dra à Yellowknife une atelier detravail où le gouverne- 
ment territorial, le Secrétariat d'État du Canada et bien 
Sûr la FEL pourront échanger leurs points de vue sur la 
mise en) application des recommandations du Rapport 
Perreault.Cet exercice, en plus de permettre aux divers 
intervenants de se sensibiliser d'avantage sur les aspira- 
tions des franco-ténois en matière de services dans leur 
langue, déterminera un ordre de priorité et un échéancier 
nécessaire à la mise en application des principales re- 
commandations tellesl'éducation etlescommunications.. 

Encemoment,onnepeutpas douter de la bonne foi 
de toutes les parties concernées quant à la réussite de cette 
rencontre, La FFT entend toutefois bien jouer son rôle de 
porte-parole de la francophonie ténoise lors de cette 
concertation, afin que les aspirations des francophones 
des Territoires du Nord-Ouest ne restent pas lettre morte. 

Richard Barrette 


directeur général 








































Cet espace a étét réservé et payé par la Fédération FrancoTéNOise, C.P. 1325 Yellowknife, TN. 


Echange de services au Yukon 


Les 15 et 16 janvier dernier, j'était invitée par 
l'Association des franco-Yukonnais à donner l'atelier 
“Dynamisme en milieu bénévole” à leur bureau de di- 
récüonetàanimerleconseil d'administration. L'atelier 
permisd’analyserles structuresetl'atmosphère del’asso- 
ciation. Dans un deuxième temps, il'était plus facile de 


voiries pointspositifs etles corrections à apporter pour, 


améliorer l'efficience de l’organisme. 
Convergences 
Les francophones des T.N.-O. et du Yukon ont 
beaucoup de points en commun. Jsivivent dans'une ré- 
gion éloignée et nordique et même si le contexte politi- 
queest différent ils ont les mêmes préoccupations. Entre 
autre, ces regroupements francophonse font face au pro- 
cessus de bilinguisation des services des gouvernements 
territoriaux, à la gestionyde la croissance de leurs orga- 
nismes, au processus de restructuration de leurs orga- 
nismes, à la formation des membres, au dossier Radio- 
Canada, à la culture et à l'éducation. 
Une école française 
Les francophones de Whitehorse se sont dotés 

d’une école françaisenommée Émilie-Tremblay. Laphi- 
losophieest le français une langue de travail, de loisirs et 
de plaisirs. Au début, plusieurs élèves étaient beaucoup 
plus à l'aise en anglais qu'en français. Maintenant, le 
processus d'assimilation est freiné. Par l'intermédiaire 
d'un professeur, j'ai pu discuter quelques minutes avec 
les élèves de la troisième et quatrième années. C 'est avec 
raVissement que j'ai observé l'enthousiasme et la vision 
qu'ont les jeunes de leur école. 


France Tremblay 
agente de développement communautaire 





-O. XIA 2N9 Tél: 403-920-2919 fax: 403-873-2158 


La culture se relance 


Au début d'une nouvelle année, nous sommes 
nombreux à prendre de bonnes et sages résolutions. 
Transposons ce geste d’une personne à un groupe et la 
résolution devient programmation: Cettelisted'activités 
et de projets ne doit cependant pas se résumer à de 
louables intentions. 

Pour éviter cet écueil, plusieurs mesures s'im- 
posent. La Fédération Franco-TéNOise se doit entre 
autres d'informer ses membres de ses intentions telles 
que traduites par sa programmation (etles budgets pour 
la réaliser). La FFT se doit aussi de situer ses projets et 
activités du secteur culturel dans des orientations claires. 

En 1989, dans le domaine culturel, la Fédération 
Franco-TÉNOise se donne deux grands axes de dévelop- 
pement: la formation des bénévoles et la formation des 
artistes. La Fédération évitera ainsi de se substituer aux 
associations locales pour ce qui est de l’organisation 
immédiate deloisirset d'activités culturelles. 

La vie culturelle des francophones dans les Terri- 
toires du Nord-Ouest ne doit pas se résumer à l'exporta- 
tion de biens culturels venant d’ailleurs, à l’occasion: 
Les francophones du Nord peuvent icimême s'organiser 
pour une vie culturelle toujours plus stimulante . Ce dy- 
nanismedes communautésrejaillira certainement surles 
artistes franco-ténois. 

Dans les deux cas, la Fédération soutiendra ces 
efforts d'organisation des communautés et de création 
des artistes. Nous pouvons offrir des ateliers, des stages 
de formation, des bourses pour les artistes franco-ténois. 
Avecces outilsetnotre volonté, l'année s'annonce bien! 


Agnes Billa 
agente de développement culturel 


L geei x Boreal Institute Library. 
— VO | University of Alberta 
x Edmonton Alberta 
TG 2E9 1160589 
LS | SE ES = 









Le souffle francophone des Territoires du Nord-Ouest 
25t à Yellowknife 50g dans les Territoires Volume 4 numéro 3 Vendredile 17 février 1989 





À l'Assemblée législative, 
Le Commissaire 


Parker 
démissionne 


Ballantyne présente son nouveau budget 
61,2 millions de dollars 


en surplus et 
trois nouveaux ministères 


Par Denise Canuel 

“Lerevirement positif dulclimat économique permettra de mettre en place la fondation d’une économie 
forte ebstable.” C'est dans ces mots que le ministre des finances, Michael Ballantyne, introduisait à l'Assem- 
blée législative le 13 février dernier son budget pour l’année 1989-90. 

Le ministre allaitmêème jusqu'à prédire dans son allocution que cette amélioration de l'économie ténoi- 
seconnue lorsidela présente année fiscale se continuera dans!la prochaine année. … Détails en page 12 


Baker Lake 
Des obstacles à la construction 
d'une mine d'uranium 


Par Line Gagnon 


Le comité d'intervention sur 

l'uranium de larégion du Keewatin 

- snadiiné Ë 
portant surla mine d'uranium Kig- 
gavik près de la communauté de 
BakerLake. 

Ce comité formé principa- 
lement d'organismesinuit oppose 
carrément leprojet Kiggavik. Selon 
le porte-parole du groupe et prési- 
dent de la Fédération de la faune du 
Keewatin, M. Tagak Curley, leurs 
préoccupations reposent essentiel- 
lement surl'impact dela mine sur 
l’environnementet la faune. “Ilne 
faut pas seulementconsidérerl’as- 
pect économique de ceprojet. Les 
substances radioactives auront un 
impact certain sur les caribous, les 
poissons etc. Les Inuit vivent dela 
faune! explique-t-il. Ce demier 
s’empresse d'ajouter que les cari- 
bous mangent deslichens qui sou- . 
vent sont affectés par la radio- " * 
activité. Le comité n’oppose pas jo gs : 
l'exploitation de mines d'orou …Tagak Curley porte-parole du comité 
autres carellesne sont pas considé-. millions d'années. Il prend le chets radioactifs pourraientpollués 
réesaussipolluantesquecellesd’u-  xemple du.lac Elliott enSaskat= Ja rivière Thelon et dans 20,40 ans 
ranium: chewanret de l'Australie qui ont nous verrons le taux de cancer 

Au moins 80%des'déchets tous deuxeudes mines d/uranium.… augmenter et des malformations à 
miniers laissés dans les environs Ces deux endroits ontaussiconnu Ja naissance continu le porte- 
de Baker Lake demeureront, selon l'impact néfaste de ces dernières parole. , 

M. Curley, radioactifs pour des sur leur environnement. “Les dé- suite en page 2 




















Par Line Gagnon aurait amplement le temps de trai- 
L'Assemblée législative terlui-même du sujet. 

ouvraït ses portes pour la session 

1989, le 8 février dernier. Le Com- Le commissaire soulignait 
[missaire Parker prononçait le dis- donc la reconnaissance croissante 
ours d'ouverture etrendait sadé- des TN.-O, comme juridiction 
mission officielle en cette qua- distincte dans les relations pro- 
trième session de la onzième As- vinciales et nationales. M. Parker 
semblée. M. Parker occupait ce remarquait toutefois l'absence de 
poste depuis 10 ans. participation du gouvernement 
“Mesprojetsetobjectifsont territorial à la Conférence con- 
plus oumoinsétéréalisés. C’estle stitutionnelle des premiers mi- 
temps d’unchangement” a-t-il dé- nistresprovinciaux. Les personnes 
claré. ‘Avec les pouvoirs gran- au pouvoir, selon lui, serait en 
dissants du gouvernement terri- mesure de modifier cette situation. 
torial, le rôle du prochain com- Le commissaire énumérait 
missaire, d'après lui, sera plutôt par la suite les amendements qui 
celui d'un lieutenant-gouverneur. Seront apportés aux lois suivantes: 
Il débutait son discours pour l'impôt, l’Assemblée législative et 
cette quatrièmesessionenrompant Je Conseil exécutif, les véhicules 
avec la tradition. En effet, ilcon- motorisés, lestaxes surlesproduits 
sacra la plupart de son allocution pétroliers, les taxes sur le tabac et 
au gouvemement public territorial lesréglementations dutravail. Les 
au lieu de nous parler du budget. nouveaux projets de lois seront 
Cette session d'hiveresthabituel- ceux de l'appropriation, la com- 
lement consacrée presqu'uni- Mission sure districts électoraux 
quement au budget. M. Parker etc.Deplus,les gouvemements ré- 
affirmait que le ministre des fi- gionauxdemeureront un sujet 
nances, M. Michael Ballantyne brûlant durant cette session. 


SOMMAIRE 


Les garderies de Yellowknife sont toujours 

en difficultés. page 3 

Que se passe-t-il sur la Colline parlementaire? 
voir l'éditorial page 4 ER  . 






































































L'hiver règne aussi à Iqaluit 




















Qui est Agnes Billa? 
Ballantyne faites sa rencontre en page 5 
présente son buget à N'oubliez pas les nouvelles 
l'Assemblée d'Iqaiuit, les Franco-pages e 






Détails enpage 12 nos chroniques culturelles 








suite de la page 2 


Page 2 L'Aquilon 17 février 1989 


Mine d'uranium 


Anawak n' 


M. Jack Anawak, député 
libéral fédéral pour Nunatsiak ne 
Soutientpas cecomité. Dlaprèslui, 
leuropposition!est prématurée. “Il 
est important d'obtenir tous les 
faits avant de prendre position. Je 
suis cependant d'accord pour qu!il 
obtienne plus de financement etde 
temps afin de consulter les com- 
munautés concernées, -particuliè- 
rement Baker Lake.” M. Anawak 
désire attendre la tenue des 
audiences publiques pour se faire 
uneopinion.Il souligne àplusieurs 
reprises l'importance d'une déci- 
sion provenant duvillage de Baker 
Lake. 

Selonlui, cetecommunauté 
devrait avoir le dernier mot. “J'ai 
confiance en la nature humaine” 
ajoute-t-il Aux yeux du député, la 
compagnied/Urangesellschaft, tout 
en servant ses intérêts, protégera 
les T.N.-O. des grands dangers de 
polluants dune mine uraniume 

Ceprojetdemineadébutéen 
1974 lorsque la compagnie Uran- 
gesellschaft Canada Lté.explorait 
la région du bassin de la rivière 


appuie pas 


Thelon à 75 km de Baker Lake. En 
1977, le forage commençait au 
nord'dulac Pointeret àlune autre 
location un. peu plus à l'est de 
celle-ci. L’écroulement du»prix 
d'uranium sure marché mondial 
du début desannées!80, fit ralen- 
tir le processus. En 1986, il fut 
établit que les gisements étaient 
suffisants pour étudier la viabilité 
du projet. L'année suivante, celle- 
ci fut complétée. 

Durant le printemps et l'au- 
tomne 1988; d'autres recherches 
furent entreprises afin de répondre 
à toutes les questions concernant 
l'Office fédéral d'évaluation sur 
l'impact environnemental “Le 
temps alloué est ridicule, Notre 
comité d'intervention doit sou- 
mettre son budget avantle 28 fé- 
vrier 1989. Par la suite, le subven- 
tionnaire distibuera, le 2 mars, les 
fonds aux applicants acceptés. Les 
interventionnistes doivent.dépen- 
serle montant reçu avant le 30 a- 
vril 1989 soit moins de 60 jours a- 
près l'acceptation de leur projet. 
C'est absurde!” a'affirmé M: Cur- 


le comité 


ley. 

Le comité d'intervention a 
donc écrit à M: Lucien Bouchard, 
ministre fédéral de l'Environ- 
nement, pour exprimer leur insa- 
tisfaction face à ces conditions. 

Une réponse se fait toujours 
attendre par ce groupe outragé: 
l'impact de l'exploitation d’ura- 
niumsurl'environnement..Lesré- 
sultats seront remis sous peu: 

En effet, des sessions d'in- 
formation prévues pour les 1er et 
2 mars prochains à Baker Lake, 
aurontlieu un peuplustard: Toutes 
personnes intéressées sontinvitées 
à ces sessions. Ces ateliers sont 
organisés parle ministère des Af- 
faires indiennes etdu Nord. Lebut 
de ces rencontre est de donner de 
l'information à la population sur 
l'aspect technique de base, la santé 
et l’environnement, les mines 
d'uranium et la radioactivité. 

D'autre part, un programme 
de subvention permettant des 
interventions futétablit. Ces ate- 
liers permettront aux organismes 
de présenter leurs inquiétudes à 





La face cachée du libre-échange 


Ottawa(APF)- Ceux qui pensent 
quel'entrécenvigueurdel'Accord 
sürle libre échange va maintenant 
leurpermettre de passeràlafrontiè- 
ré des produits américains sans les 
déclarer, ou sans payer la taxe fé- 
dérale de vente où la taxe d’accise, 
sont mieux d'en) faire leur deuil. 
Non seulement les procédures de 
déclaration douanière älla frontière 
sontinchangées, maisil'en est de 
même-quant à la valeur des mar- 
chandises que les Canadiens peu- 
Vent rapporter des États-Unis en 
franchise. 







cement. 





Yellowknife. 









Nos enfants le méritent. 


Ce qu'il faut retenir, c'est 
que l'Accord de-libre-échange ne 
modifie pas les exemptions per- 
sonnelles actuelles, ni les restric- 
tions quantitatives se rapportant à 
l'importation des produits dutabac 
etdes boissons alcooliques. Deuxiè- 
mementles marchandises dont la 
valeur excède les exemptions per- 
sonnelles sont toujours assujetties: 
à la taxe fédérale de vente, et à la 
taxe d'accise. 

Bien sûr, l'Accord de libre- 
échange prévoit l'élimination-im> 
médiate des droits de douane sur 


De bonnes garderies à prix abordable ? 
Manque:t-il de garderies dans votre 


communauté ? 


L'Assemblée législative étudiera un programme provisoire 
de garderies, lors de la session de février. 


Pour être efficace, ce programme a besoin d'un bon finan- 


Faites part à votre député(e) de l'importance que vous et 
votre communauté accordez à de bons services de garderie. 


Écrire à votre député(e) ou lui téléphoner à l'Assemblée 
législative au 1-800-661-0784, ou au 873-7999, si vous habitez 


Les résidants des T.N.-O. ont besoin d'un programme à long 
terme bien financé afin de mettre sur pied un bon réseau de 
garderies à prix abordable dans les T.N.-O. 


Pour apporter des commentaires ou obtenir de plus amples 
renseignements, prière d'écrire au Secrétariat de la condition 
féminine, C. P. 1320, Yellowknife (T.N.-O.) X1A 2L9, ou 
composer le (403) 920-6178. 


Conseil consultatif des T. N. - O. 
sur la condition féminine 


certains produits comme les or- 
dinateurs etle matérielconnexe, les 
patins et les skis. Mais il faut se 
rappeler que les droits de douane 
sur la plupart des marchandises en 
provenance “des États-Unis ne se- 
rontéliminés que progressivement 
surune période allant de cinq à dix 
ans. Une autre chose qu'il faut 
savoir, c'est que les marchandises 
doivent être produites aux États- 
Unis (ou au Canada dans le cas des 
Américains) si vous voulez profi- 
terdesréductionsdes droits dedou- 
ane prévues par l'Accord. 















Re — LS AR 





Des changements aux 
Affaires indiennes et du 


Nord... 


Par Line Gagnon 


M. Rick Van Loon, sous- 
ministre aux Affaires indiennes!et 
du Nord, visitait la capitale ter- 
ritoriale les 6 et 7 février derniers. 
Ce ministère a changé de mains 
depuis la -formation-du nouveau 
Cabinet du gouvernement fédéral: 
En effet, M. Pierre Cadieux du 
comté de Vaudreuil devenait 
ministre, Mme Kim Campbell.du 
comté de Vancouver centre, mi- 
nistred'Étatet M. Van Loon sous- 
ministre aux Affaires Indiennesiet 
du Nord. 

Au dire de M. Van Loon au- 
cun changement majeur ne 
s'annonce aulsein de ce ministère. 
#Nous avons discuté en général de 
nos politiques, M. Cadieux, Mme 
Campbell'et moi-même. J'imagine 
que nous poursuivrons lesimêmes 
politiques”. Le gouvernement fé- 
déral étant toujours Conservateur, 
leslignes directrices’ du/ministère 
demeureront probablement les 
mêmes. 

La division des respon- 
sabilités entre M Cadieux et Mme 
Campbell reste encore imprécise. 
Une compréhension plus ap- 
profondie de la situation du Nord, 
de leur part, s'avère essentielle 
avant la prise d'une telle décision: 

En ce qui conceme le pro- 
cessus.dedévolution de pouvoirs 
augouvernement territorial, M: 
Van Loon affirme que celui-ci se 





continuera de bon train. Cepen- 


FA 

ë © 
Northwes 
Territ 


t 
ories LEGISLATIVE ASSEMBLY. 


dantce.neseront-pas l'ensemble 
des pouvoirs quiseronttransmis au: 
gouvermement des T:N.-O:. Selon 
lui,«seulement certaines. respon- 
sabilités peuvent être délépuées 
aux autorités termitoriales. “II faut 
tenir compte de leurs capacités 
économiques. Encemoment,nous 
sommes à l'étape de l'évolution 
constitutionnelle des T.N.-O.. Nous 
nepouvons pasdirequenous ferons 
des territoires une province” de 
dire le fonctionnaire fédéral. 

Ilnva-Sans dire que le mini- 
stère des Affaires indiennes’et du 
Nord subirait probablement des 
coupures de personnel lors de la 
conclusion de la dévolution. de 
pouvoirs aux deux-territoires. 

D'après M. Van Loon, la 
dépendance fiscale des T.N.-O., 
est encore très grande et limite, 
entre autres, l'accès au statut de 
province et le transfert de certains 
pouvoir. Les termes régissant ce 
processus seront renégociés et un 
nouveau système, ou l'extension 
du présent, sera effectué avant la 
fin de l’année fiscale. 

Le but du voyage de M: Van 
Loon était surtout de connaître les 
sous-ministres territoriaux. “Ils 


sont mes contacts les plus fré- - 


quents.\Il|a également rencontré 


le chef, M.-Dennis Patterson et la . 


maire de Yellowknife, Mme Pat 
McMahon. Je ne suis pas venu 
pour négocier quoi que ce soit où 
pour livrer des messages” a-t-1l 
conclut. is 


_., COMITÉSPÉCIALSUR. 
L'ÉCONOMIE SEPTENTRIONALE 


Rencontre publique 
à Yellowknife, 
mercredi le 22 février 1989, à 19h 30, 
dans la salle de conférences «A», 
du YellowknifeInn. 


Rencontre-publique 
à Detah, 
mercredile 1% mars 1989, à 19 h 30, 
aullto Memorial Complex. 


L'Assemblée législative a mis sur pied le Comité spécial sur 
l'économie septentrionale afin d'élaborer un plan àällong.ter- 
me visant l'amélioration de l'économie des Territoires du 


Nord-Ouest. 


Le Comité spécial se déplacera à travers les Territoires du 
Nord-Ouest afin d'entendre vos inquiétudes face à/l'écono- 
mie, votre analyse des problèmes économiques de votre 
communauté, et vos suggestions en vue d'améliorer l'écono- 


mie: 


Les personnes intéressées à participer à ces rencontres peu- 
ventcommuniquer avec Doug Schauerte, greffier du Comité, 
au 1-800-661-0784, sans frais, ou lui parler avant le début de la 


rencontre. 


Pour de plus amples renseignements au sujet du Comité 
spécial sur l'économie septentrionale, et sur ses travaux, 
prière de communiquer avec le: 


Greffier 


Comité spécial surl'économie septentrionale 
Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest 


Yellowknife (T. N. -O) 
X1A 2L9 : 
Téléphone : (403) 920-8098 


Vice-présidents : 


Brian Lewis, député de Yellowknife Centre; 


Peter Ernerk, député d'Aivilik; 


Don Morin, député de Tu Nedhe. 





mnnemes nant mme à pi mee Men ni ame e meme 2e € 





ren 


Les employées des centres de 





encore une fois déçues! 


ParLinelGagnon 

Les employées du YWCA et 
celles de la garderie de Yellow- 
knife se Voyaïent encore une-fois 
déçues par le discours d'ouverture 
de l’Assemblée législative. En 
effet, le Commissaire Parker, qui 
habituellement informe des sujets. 
traités durantla session, n’a men- 
tionné les services de garde d’en- 
fants que dans son introduction. 

“Je suis navrée que la garde 
d'enfants fut placée avec l'abus 
des drogues et alcool” a remarqué 
Mme Lynn Folgwill, présidente du 
comité d'action du YWCA. 

Une réunion des parents et 
des personnes concernées par l’a- 
venir des services de garderie se 
tenait le 8 févnier 1989; Cette ren- 
contre voulait établir des moyens 
d'action en vue de riposter au 
gouvernement territorial lors de la 


présentation du budget. “Les ru- gramme de coûts partagés aux 


DNA s .* 
Mme Lynn Foglwill présidente du Comité d'action du MWCA: 


meurs disent que le montantal” 
Joué à la garde d'enfants serainac- 
ceptable”a déclarée une desmem- 
bres présentes. 

Par le passé, le gouverne- 
ment territorial ne donnait aucune 
somme d’argent pour les services 
degarderies. Le gouvemement fé- 


provincesetterritoires. Les T.N.O. 
demeurent la seule juridiction au 
Canada qui ne financent toujours 
pas les garderies. 

Les'seules sources de finan- 
cement disponibles àcesdernières 
reposent sur les frais de garde pa- 
yés parles parents et sur lalevée 


déral, pour sa, part, offre un pro= de fondsparlebiais d'activités. Le 


CUITURELLE DES 
CANADIENS-FRANÇAIS 
CRE 


La FCCF'estun organisme à but nonlucratif dont la mission:est d'assu- 
reretde maintenir l'évolution culturelle des francophones hors Québec 
et de faVorisenla diffusion des artsidans les. communautés francopho> 
nes duCanada: L 
Afinde poursuivre le travaillaccompli et donnenunélan nouveau aises 
activités, laFCCFestäla recherchede deux gestionnaires pour combler 
les postes suivants: 


L 


Directeur aux affaires publiques 

Relevant dela directrice générale, le/la titulaire de ce poste dirigera l'en- 
semble desactivités reliées auxrelations publiques etsera responsable 
dela diffusion etla publication d'informations. L'un delses'principaux 
mandats consistera à affirmer l'image de la Fédération et à faire valoir 
ses objectifs auprès des divers organismes. 

Laspersonne recherchée devra étre.bilingueetidétenim idéalement un 
diplôme de premiercycledans une discipline appropriéeetuniminimum 
de trois années d'expérience dans un domaine connexe à l'emploi. Elle 
sera reconnue pour son esprit créatif, ses capacités de gestion, son sens 
des communications et sa maîtrise des techniques de rédaction. 

La rémunération offerte pour ce poste se situeraentre 40 000 $ -45 000$ 


Directeur du secteurde la diffusion 
des-produits artistiques 

Relevant dela directrice générale, le/la titulaire) (dirigera ensemble des 
activités du secteur de la diffusion des produits artistiques). [elle devra 
établir des diagnostics organisationnels, planifier, concevoir et.mettre 
exécution des interventions auprès des divers organismes clients, favos 
riser le développement de ce secteur, assurenla cohésion etlla coordi- 
nation des programmes sous sa responsabilité, enplus de mettre sur 
pied et mainteninun réseau. de diffusion des produits artistiques: 
Bilingue et détenteur d'un diplôme de premiencycle, la personne idéale 
devra'avoir à sonlactif, un minimum de trois années d'expérience acquise 
ausein du secteurculturel et artistique.Elle sedistingueraparnsonsens 
de l'organisation, sa créativité, sesthabiletés de gestionet sonsens des 
communications. 
La rémunération offerte pour ce poste sera de l'ordre de 40 000 $ à 
45 000 $. 
Veuillez faire parvenir votre Curriculum vitae en toute confiance avant 


le 28 février 1989 à: 


Comité de sélection 
FCCF 

270, rue Dalhousie 
Ottawa (Ontario) 
KIN7E4,, 14 









centredeYellowknife a récemment 
augmenté ses frais de services. 
“Nous n'avions pas le choix”a dé- 
claré Mme Lynn Green, trésorière. 
du centre. 

D'autre part, les personnes 
présentes formulaient des moyens 
d’action pour faire pression sur les 
membreside l'Assemblée législa> 
tive: La fermeture temporaire des 


ur * 


sarderies 


7 


garderies fut proposée parla direc- 
trice du Centre de Yellowknife. 
Cette proposition quoique radicale 
fut mise de côté. 

La stratégie favorisée fut 
celle desenvois de valentins à tous 
les membres de l'Assemblée légi- 
slative. Le 14 février dernier, en- 
viron 10 enfants de chaque centre 
offraient un Valentin aux membres. 
“C'est une façon de leur rappeler 
que nous attendons toujours? a af- 
firmé Mme Fogwill. 


Deux parents présents 


Toutefois, cette réunion ne 
comptait que deux parents du mé- 
me enfant. Les autres personnes 
représentaient les garderies où un 


= organisme affilié. Le manque de 


participation parentale ne signifie 
pas, selon/la présidente dutcomité 
d'action, un manque de soutien. 


sement de plans d'action pour 
faire pression auprès dugouveme- 
ment territorial est crucial. Ilest 
donc triste de constater l'absence 
flagrante des parents concemés. À 
savoir s'ils sont vraiment prêts à 
soutenirles stratégies émises lors 
de cette rencontre, seul l'avenir 
nous le dira... 


L'Aquilon 17 février 1989 pa, e3 
FR REA 


Un service 
de : 

traduction 
en français 


Par Line Gagnon 





| Un service de traduction en 
| français fut offert pour la première 
fois aux spectateurs et aux députés 
| de l’Assemblée législative. Il se 
| terminera toutefois le 17 février 
1989; La raison de cette courte du- 
rée repose sur le manque de fonds 
| disponibles. Ce fut donc un essai 
de deux semamnes seulement. 
| La session d'octobre 1989 
| promet un service complet de 
| traduction en français. D'après les 
responsables de ce service, ce sera 
surune base permanente. 
M. Brian Lewis a donné un 
discours dans la langue de Mo- 
lière, le 10 février dernier. Cette al- 


| locution” voulait marquer la pré- 
H va sans dire que l'établis- | 


sence et l'importance d’une popu- 
lation francophone dansles T.N.O.. 

D'après la rumeur, c'est par 
manque de travail en Saskatche- 
wan (leur lieu de travail) que les 
traductrices sont venues àYellow- 
knife. 

Espérons qu'elles manque- 
rontde travail ànouveau pour 0c-. 
tobre prochain. 











bon pied. 
















Quand on se décide à mettre 


de prendre les choses en main. C’est pourquoi elle s’est inscrite 
au séminaire ‘Comment lancer Votre entreprise” de la Banque 


meme fédérale de développement. 
Aujourd'hui, une dizaine de franchises Pizzanne’s 
principalement dans la région de Winnipeg 
vendent ses pizzas à cuire à la maison, moins de 
2 trois ans après que Shannon et son beau-frère 


Loveteretesteee 
eurent refermé la boîte sur leur première pizza. Et Shannon 
estime que le séminaire de la BED lui a permis de partir du 


En plus d'assurer des services de formation, la BFD aide les 
PME à obtenir du financement d’autres institutions. Elle offre 
également du capital de risque, des prêts, des cautionnements 


O 


d’information et de | 


secteur privé. Pour 
plus de renseignements, | 

communiquez avec le per- 
sonnel de la succursale la plus 


près de chez vous ou téléphonez 
sans frais au 1 800 361-2126. 


Banque fédérale 
de développement Development Bank 








de prêts ainsi que 
des services 





de consultation, 





planification. Ces 


services olterts aux | 


PME dans votre | 
localité viennent | 
| 


s'ajouter à ceux du 


Federal Business 








Page 4 L'Aquilon 17 février 1989 
ES 


ÉDITORIAL 


Un Cabinet ou 
un bureau de direction ? 


“Brian, chairman of the board... 








9 


Avec l'annonce de la formation de son nouveau Cabinet, le premier ministre M. Brian Mulroney a 
aussi dévoilé la création d'une série de nouveaux comités. 

Ilestévident qu’à son second mandat au pouvoir, le Premier ministre a une notion plus précise du ty- 
pe de gouvernement désirable et des mécanismes qui peuvent en améliorerle fonctionnement C’est du 
moins ce que tous souhaitent. 

Toutefois avec la formation de ces comités on a l’impresion non plus d'avoirun/ groupe de ministres 
en charge de portefeuilles précis, mais'bien de partenaire junior et senior dans'une entreprise quelconque. 

15comités existent maintenant sur la Colline parlementaire dontentre autres: le Comité des priorités 
et de la planification, le Comité de l'examen des dépenses, le Comité de l’environnement et le Comité des 
Affaires culturelles'et de l'identiténationale, 

La liste est longue. Les travaux de certains des comités se concentrent sur la propagande nationale, 
(celui des communications et des affaires culturelles) essentielle à toute bonne machine gouvernementale. 
D'autres sont basés sur la bonne volonté politique de faire bouger certains dossiers comme celui de 
l’environnement. Ou encore de simuler la mise en place de promesses électorales pour rassurer les petites 
entreprises face au libre-échange (le Comité de la politique économique). 

Mais ce qui rend la création de comités intéressante, c'est la direction et le contrôle précis qui sont 
mis danses mains d'un petitgroupe. Chaqueministère fonctionnait auparavant indépendamment. Cela évi- 
demmentexcluaitie Conseil duMrésoretles dossiers touchant plus d’un ministère. Naturellement les gran- 
deslignes de conduite économique mises de l'avant par le ministre des finances se devaient d’être suivies. 

Certaines positions ministérielles étaient puissantes et d’autres moins tout dépendant du portefeuille! 
Quelquesoitson pouvoir chaque ministre était l'ultime responsable de son minstère Cest finilMEnteffet, a= 

_ vec la création d’un Comité des priorités et de celui de l'examen des dépenses; il y aura des ministres plus 
“ntinistres que d’autres... Monsieur Mulroney, lui-même, sera membre de ces deux comités. 
= | Ces derniers ont pour but de contrôler les dépenses des autres ministères et de s'assurer que tout le 
monde respecte la grande vision conservatrice de la réduction des dépenses. Ils ont donc un droit de regard 
Hans Tes décisions prises dans chaque département. À date illsemble difficile d'évaluer quelles seront les 
Pfimites de leur intervention. Où en est le rôle du Conseil du Trésor dans tout cela? Qui sait, peut-être 
disparaîtra-t-il? 
«Le danger dans la formation deces deux comités n’est pas dans la politique économique qu'ils met- 
tront de l'avant. 

Bien au contraire, le parti conservateur esttrès clair dans sa vision économique. Selon!lui, le mar- 

ché se doit d'être libre et fort, se purifiant de lui-même, apportant ainsi gloire et fortune aux meilleurs, et 
ainsi par association à tous et chacun. Les États -Unis, notre partenaire majeur, pratiquent cette politique é- 
conomique depuis belle lurette et n’en sont pas malheureux pour autant. Face à la tentation américaine on 
pourrait peut-être parlerd'une politique duMtous nos oeufs dans un même panier ..Deplus, le Thatcherisme 
déteint sur l'idéologie nébuleuse des conservateurs. canadiens'en matière de développement économique 
régional. La dette nationale domine toujours le concept futur de développement social|etmet en danger les 
programmes universels mis en place dans le passé. Ces éléments sont bien connus! parle public. C’est 
d'ailleurs sousces mesuresrestricuves mais de vaches tout de même assez grasses que le parti conserva- 
teura été réélu en novembre dernier. Chaque voteur savait à quil avait affaire. 

Ces comités supervisant de façon étroite les ministères et leurbudgetetla façon dontceux-ci veu- 
lent dépenser leurs fonds introduisent un nouveau concept Cette idée n’a jamais été discutée, soulevée 
oumême soufflée lors dela campagne électorale. Voilà que désormais votre ministre de la santé, parexem- 
ple, n’est plus tout à fait l'homme responsable des décisions prises pour son ministère. Et oui, un groupe 
de politiciens ayant d'autres responsabilités’et parfois d’autres intérêts en tête s'assoierontensemble  der- 
rière porte close (où entre ouverte...) et comme tout bon bureau de direction prendront les décisions sur 
tout et par dessus tout. 

À qui se plaindre de décisons déplaisantes aux comités ou au ministre? Comme toute corporation, les 
directeurs locaux (les ministres responsables mais ne siégeant pas sur le comité) font face à la musiqueetle 
bureau de direction (lesmembres du comité) lui agit durement et efficacement! Est-ce que ceux-ci ver- 
ront leur ministère mieux traité que ceux des non-membres du comité? Après tout personne n’est parfait. 

Ce nouvellesprit qui règne désormais à Ottawa doit ravir le premier ministre. Voilà que sous l’ensei- 
: gne d’une administration saine et contrôlée il se retrouve enfin dans l’environnement de sa jeunesse pré- 
politique: le monde desaffaires. Au‘diablela Colline parlementaire appelons la désormais Baÿ Hill... 


Denise Canuel 


Les Dénés/Métis remettent leur rencontre 





La rencontre de la direction i 
conjointe des Déné/Métis prévue 
pour la semaine 20 février à Fort 
Smith fut remise pour des raisons 
financières. 

En effet, la limite de fonds 
disponibles rendait cette décision 
inévitable. La Nation Déné, l’As- 
sociation des Métisetle Secrétariat 
des Déné/Métis se voyaient tous 
restreints dans leurs dépenses. 

“Nos trois organisations en- 
visagent présentement un déficit. 
Malgré notre anticipation pour 
cetteréunion, nous devons contrô- 
ler nos dépenses jusqu’à la fin de 
cette année fiscale” explique M. 
Bill Erasmus, président de la Na- 
tion Déné. 

Les questions qui devaient 
êtres discutées à Fort Smith seront: 


traitées dans des réunions et des 
ateliers communautaires. Les ré- 
sultats seront présentés à la pro- 
chaine rencontre de la direction 
conjointe du 3 au 7 avril 1989 à 
Fort Smith. 

Deux millions 


de dollars en banque... 


C'est la première fois de- 
puis quelques années qu'une telle 
rencontre fut annulée. C’est iro- 
nique de constater que lors d'une 
réunion l'automne dernierles Dé- 
né/Métis décidaïent degarderdans 
un compte à terme une somme de 
2 millions de dollars jusqu’à la 
prochaïne rencontre de la direction 
conjointe. Cette somme découlait 
de l’entente de principe signée en 





LE: 
Bill Erasmus , président 





Équipe 


Denise Canuel 

Line Gagnon 

Yves Lusignan 

Hélène Ratté 
KimlOuellette 

LL'Aquilon est membre amocié de l'Amociation de La presse francophone hors Québec( A.P.F.LQ ) et son tirage est 


présentement de 3 000 exxmplaires La publication de L'Aquilon est rendae possible grâce à une mbvention du 
(Secrétariat d'État. 


Rédactrice en chef: 
Journaliste: 
Correspondant national: 
Collaborateurs: 


V , que la respanæbilié de leur auteur et ne constitsent pas nécessairement 
l'opinion do L'Aquilon. Tout correspondance sdremés À L'Aquilon doit être signée et sccompagnée de l'adresse ct 
lu numéro de 1éléphone de l'auteur. La rédaction »e réserve lo droit de corriger où d'abréger tout xt». Dans certains 
cas où les circonstances le justifient, L'Aquilon accèders À une requête d'anonymat [Toute re production partielle est 
fortement recommandée à condition de citer la source. 


L’Aquilon 
a un nouveau numéro de téléphone: 
composez le (403) 873-6603 





Si vous avez des choses à nous raconter 
Écrivez-nous 
L'Aquilon 
C.P. 1325 
Yellowknife, T.N.-O. 
X1A 2N9 





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térritoires/provinces: 
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Parents 
êtes-vous intéressés par une 
à Yellowknife ? 
Alors communiquez avec Ginette au 
CYR 


culturelle de Yellowknife 


ole française 


Association franco 


oo 
Avis aux automobilistes des T.N.-O. 





Votre permis de conduire des Territoires du Nord-Ouest 
est-ilexpiré? Vous avez 90 jours à partir de sa date 
d'expiration pour le renouveler. 


Tout conducteur dont le permis est expiré depuis plus de 
90 jours doit repasser l'examen de conduite des T.N.-O. 
pour d'obtenir un nouveau permis. Votre permis de 
conduire expire deux ans après sa délivrance, le jour de 
votre anniversaire de naissance. 


Pourde plus amples-renseignements surles permis de 
conduire et l'examen de conduite des T:N.-O, prière de 
communiquer avec l'agent de délivrance du bureau des 
véhicules automobiles de votre localité, ou d'écrire à : 








Division des véhicules automobiles 
Services gouvernementaux 
Gouvernement des T.N.-O. 
Yellowknife (T.N.-O.) 
X1A 2L9 

(403) 873-7406 


GOVERNMENT SERVICES 
PARLES SN C'ONN 3 

















dre la place des gens qui sont dans. D} et des*appels”auprès"desi personnes appropriées 








Agnes Billa , agente de développement culturel à la FFT 


“Faut pas que les gens attendent que je leur 
livre du produit culturel tout emballé” 


Par Denise Canuel 

Déjà un mois et demi s'est 
écoulé depuis l’entrée en fonction 
de Mme Agnes Billa Le trois 
janvier,.elle devint agente de dé- 
veloppement culturel pour la F£- 
dération Franco-TéNOise. Un em- 
ploi consacré uniquement au dé- 
veloppement culturel est pour la 
première fois fois un faitacquis au 
sein de la Fédération. 

“C'est à la fois un terrain 
vierge, mais c'est en mêmetemps 
un domaine d'activités dans lequel 
il s’est fait tout de même beau- 
coup de chose. Évidemment per- 
sonne dans les Territoires du Nord- 
Ouest n’a.attendu avec impatien- 
ceque j'arrive. Des activités cultu- 
relles, il s'en fait quand même 
depuis des années.” C’est dans ces 
mots queMme Billa exprime avec 
humour l'environnement dans 
lequel elle agira. 

Lesactivités culturelles dans 
les“communautés sont .misesen: 
place par des bénévoles sans for- 
mation précise et avec les meilleu- 
resintentions dumonde, Ce seront 
ces-bonnes intentions, et tout le 
travail! qui s’y rattache, que.devra 
maintenant canaliser /Agnes.Billa, 
Cela permettraaux regroupements 
francophones d'userau/maximum 
des ressources humaines et phy- 
siques présentes. “Il est évident 
qu'entantqu'agent de développe- 
ment culturel, jene dois pas.pren- 


les associations, dans les commu- 


fautés. Et en même temps, je ne - 
dois-pas leur. laisser, croire que … 
maintenant que je suis là je vais | 
‘faire leur. trayail-Ce Sont. deux 
dés pièges qui sont rattachés à la 


fonction’. Elle avoue même que 
dans un premier temps, cette 
personne ressource leur demande- 
ra plus de choses au départ que eux 
ne pourront lui en demander”. 

Le poste qu'elle occupe 
contribueraentre autres à la for- 
mation des bénévoles dans le do- 
maine desactivités culturelles: Une 
des premières étapes à franchir se- 
ra pour lagente la visite des 
différentes communautés. Cette 
première tournée visera à évaluer 
les ressources déjà existantes UJe 
pense qu'il'estimportantide faire 
une tournée exploratoire. Il faut 
queje comprennecequisiest/fait 
depuis deux ans: les programmes 
d'activités, les budgets affectés, les 
ressources utilisées, quels sont les 
partenaires, est-ce qu’il y a dans 
les communautés des producteurs. 
culturels, etc. C’est vraiment un 
travail de reconnaissance sur le 
terrain” Elle ajoute qu'avec les 
recommandations émises par les 
communautés et incluses dans le 
rapport Perreault, la communauté 
a déjà fait part de bien de ses 
attentes. De telles demandes ne 
pourront être ignorées dans le 
processus de développement 
culturel: a 

Cette première visite 
permettrait à Mme Billa de:com- 
prendre où en sont les différentes 
communautés. Elle pourrait ainsi 
évaluer les services qu'elle peut 
donner aux francophones. Mme 
Billa est convaincue qu'en 
systématisant les démarches pour 





plusiclaindes activités-culturelles 
en découlerait. Elle croit donc que 
cette compréhension du.fonction- 


nement de base de la production 
permettra aux gens de s'offrir les 
services culturels auxquels. ils 





Secrétaire-réceptioniste 
— Yellowknife, T.N.-O. — 


Le (la) titulaire fournit des services de secrétariat et de récep- 
tion à la Direction générale du ministère de la Culture et des 
Communications. Les fonctions comprennent notamment le 
traitement detextes sur ordinateur, leclassement des documents 
et du courrier, l’organisation des déplacements, les réponses 
aux demandes de renseignements et l’orientation des visiteurs 










En plus de pouvoir s'exprimer couramment en français et an 
anglais, les'candidat(e)s'doivent posséder de bonnes aptitudes 
sendactylopraphie-ainsi-que-plusieurs années d'expérience.en 
* secrétariat. Le traitémient annuel initial est de 31 485 $. 







"Réf-no.: 1-0396AR 


Écrire à l'adresse suivante: =. 
Ministère dusPersonnel =" 
Gouvernement des MN=O» 

Yellowknife (F.N.-O.) XIA 2L9 





Datellimite:"24février 1989) 






















La préférence ira aux. candidats admissibles en! 
vertudela politique sur l'emploi des 
autochtones: 


as 
Territoires du 
Nord-Ouest 


Les ceintures de sécurité 
sauvent la vie. 










Les quelques secondesqu'il faut pour boucler votre cein> 
ture de sécurité peuvent ajouter des années à votre vie. 
En vous attachant, vous diminuez de moitiélles risques 
de subir des blessures graves ou de mourir lors d'une 
collision. 












Lors d'un accident, un conductèur ou un passager voya- 
geant à 50 km à l'heure frappera le tableau de bord ou 
le volant avec une force comparable à celle d'une chute 
du troisième étage d'un édifice, s'il ne porte pas sa cein- 
ture de sécurité. À seulement 16 km à heure, l'impact 
est semblable à celui d'un poids de 200 livres vous tom 
bant dessus d'une hauteur de sept pieds: 


Bouclez votre ceinture de sécurité aussi biensur de cour: 
tes distances que sur la route. La plupart des accidents 
surviennent à moins de 40 km de la maison: 











Le port de la ceinture de sécurité devient obligatoire le 
1r avril 1989. 


Pour de plus amples renseignements sur le port de la 
ceinture de sécurité, prière de communiquer avec l'agent 
du bureau des véhicules automobiles de Hay River ou 
d'Inuvik, ou la division des véhicules automobiles de 
Yellowknife, au (403) 873-7406. 











LA CEINTURE DE SÉCURITÉ. € EST FACILE A 


= ZBOUCLER 


as 
Notes GOVERNMENT SERVICES 
MOTOR VEHICLES DIVISION 





A 


aspirent Elle souligne toutefois 
que la volonté de la part des bé- 
névoles d'apprendre ces étapes et 
de s'impliquer reste au coeur du 
succès//C'est un peu comme une 
recette, il ne suffit pas d’avoir la 
liste des ingrédients encore faut-il 
queles gensdanslescommunautés 
aïentle goût de faire ces choses”. 

Mme Billa espère, après la 
période d'évaluation des besoins 
etdes ressources, que la formation 
des bénévoles slébuteraidès mai et 


L 





"Aquilon 17 février 1989 page 5 


ie ES 


estévident que la communauté 
franco-ténoise a à son service un 
catalyseur précieux dans son dé- 
veloppement culturel. 

Les: projets et le travail 
envisagés ne s'arrêtent pas à cette 
première tentative estivale. Elle 
parle de projets menés en 
collaboration avec toutle personnel 
dela FFT qui vont du tourisme 
culturel'au centre communautaire 
en passant parles'activités ou des 
cours de soutien aux adultes 









juin®’À son avis cette partie de son 
travail doit être menée à bien a- 
vant les vacances d'été. En effet, 
l’agente/escompte voir des actiVi- 
tésiculturelles mises en branle dès 
automne prochain. 

C'est sûrement dans cet es- 
prit de fonceur que déjà l'agente 
prépare un camp d'été. Ce dernier. 
serait offert aux francophones de 
touteslescommunautés. Le lieu, la 
durée, c'est-à-dire tousiles détails 
concrets sont encore au stage de 
l'ébauche. Toutefois devant l’é- 
nergiequiémanede Mme Billa“il 


francophones. 

Mme,Billa mentionne aussi 
l'importance du travail politique 
fait au sein de la Fédération. Cet- 
te action politique à ses yeux servi- 
ra à défendre plus que les dossiers 
del’éducationetde Radio-Canada: 
Ces interventions de la part de la 
Fédération contribueront à la 
promotion et la création d’en- 
veloppe budgétaire. Cette derniè- 
re proviendrait de fonds territo- 
riaux et s'adresserait aux besoins 
en matière culturelle de la po- 
pulation francophone. 





Des études universitaires. 
etune carrière d'avenir : 





de formation d'officiers 
de la Force régulière. 


Vous avez de l'initiative, 

des qualités de chetetla 

volonté de réussir. C'est tout ce 

qu'ilfautpourprotiter 

des avantages suivants: 

° Lagratuité desétudes, 
ycomprisles manuels et 
fournitures scolaires, 

à un collège militaire canadien 
ouuneuniversitécanadienne 
choisie d'un commun accord 

+ Un salaire garanti pendant 
la durée du cours 

+ Des soins dentaires et de santé 

+ Un mois de vacances si votre 
programme de formation 
le permet 

+ L'accès a un vaste 
choix de 

IOgIammes 
EE RIORES 
accrédités de 
ler cycle 

° La possibilité 
de pratiquer de 
nombreuses 
activités sportives 
etculturelles 

° L'accession au rang d'officier 
etun emploi assuré dans le domaine de votre choix 
aprèsl'obtention de votre diplôme: 


Cette carrière estofferte aussi bien aux hommes 
qu'aux femmes. 





Choisissez une carrière, 
vivez une aventure 


Pour de plus amples renseignements sur les exigencesel les avantages 


desdivers programmes de formation d'officiers, rendez-vous au centre 
derecrulementle plus près de chezvous ou (éléphonez-nous à {ras virés. 
Consullez les Pages Jaunes” sous la rubrique «Recrutement». 






















Page 6 L'Aquilon 17 février 1989 


LIRL VSARL VAL | VIe, V2, VAT (V2, V2 VAT VAL IVERL SAV: 14 
Mon meilleur ami 


Les elèves de La ière, 2e et 3e années nous présentent Leur 
ami par un dessin. £t ouil Quoi de mieux qu'un beau 
portrait pour présenter son meilleur ami. 

















Une am 


Un ami c'est 
reconnaissent L'imp 
Us ont demontré 
repres 


7 nelitu amd. 








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4 ( 


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Melissa Gilbert,2è 


Samantha 1ère — ; 
: Adam Waddell,2è 


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Ceilito Robles,lère 


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SVoirdessin 


er ne: 
35 Jan Austin 


Robert Nutt,3è 


2 U6- ours blanc 
8. La remplace l'attélage 
derchiens:.12:.|leroasse 
14. dulNord:Ouest 





ï | 
— And 
a be. QUTiSr ÉD ESS MacLean,2è 


Sarah Hustins,2è — CE? 









Tina Carreau,3è Ace Kring,3è 


Nathaniel,2è 


LI L1 . = (4 
Souvenirs vivants D 
Un élève de La 108 année nous montre son beau coffage de 
photos souvenirs. ‘L prend même [a peine de nous 


expliquer chacune de ses photos. Soyez certain de lire 
attentivement [es bas de vignettes. 


Souvenirs Vars 





Lemots croisés estune gracieuseté dun 
Les réponses du mots croisés seron 


Portrait. 

d'un amr 

Mon ami vret 
Rgurds jai juste cchete “js 
Mon juste parnens 





L'Aquilon!17 février 1989 page 


Pol var NARNIVSAS VAS IV ART RAT AV A, voa, A Ta va 


Une amitié spéciale 
—, La 8t-Valentin s'en vient et Les cartes d'amour passent de 
gauche à droite. Les étudiants de La 4, Sè et 6è ont donc 


fait de beaux valentins pour [eur ami spécial. 
tie speciale . 
pour [a viel" Les élèves 

rtance d'une bonne amitié. 


1 Ceur façon ce qu'un ami 
mie pour eux. 








: \ 4 . AAC men ane da la preiré 
à RER ue : 2lare Estelle Daitch,5è 
Geneviève Gr £ dre 
. |  Chris,6è | 








4 DE D: Rriia 
ee 
Patricia Hansen,6è 








ll L) Ü 5 
= Heidi Nikiforuk,5è 
; Sandy Kunst,5è 








Rire avec notre ami est une occasion à ne pas manquer. 
C'est pour cette raison que Les élèves de La 7e,8e et 9 

années faisaient des caricatures de leur meilleur ami. 

Quelle folie! 


à 


d"balette… 3°. volridessin 

4- oiseau nocturne 

PTMa plus froide saison! 

9 Lniver.ses plumes sontblancs. 
10 mois de la St-Valentin. 

11: voir déssin 12. voir dessin 


13. L! dechiensiire letraineau. 
Atvoindessin19 Voir dessin 
oindessin 





Mitchel. Heron,7è 


Aion ere  sok Hs mmaiqe À le sat 
duup uns nier spoun Hour 


Maureen Baldwin,7è 





Mon Ami est elrangeamosant 


À 
Aer Le 
» 2 
Ve fnaiqe 


M nos or tn ets 





Heather Hendry,7è 


LN Robert Carreau,7è 


ilppe aimt L LU 1, 
tre le Be 





Lisa S., 7è 





usée Prince de Galles 
tdans le deuxième numéro du mois de mars 





s lpuiosss 5 ne Jason MacNeil,7è 
qu \age- = 





. Hank Rogers,7è Aus 4 


Pos Ar war IvV A ae, VAT IV 2) VA) VAL IV) 4,724) VAR, LR, 


8 L'Aquilon 17 février 1989. 





Restez à l'écoute 


Un nouveau Charlebois? 
Robert Charlebois 
Dense <a 

Qui se souvient de “Sij'avais les ailes d’un ange, je partirais 
pour Québec” ? Eh bien il est à souhaiter que Robert Charlebois 
retrouve sesailes et s'envole pour n'importe où. 

Eneffetaveclevenue de Dense, Charleboïs aréussi à prouver 
qu'après des années de silence le golf lui convenait maintenant 
mieux que la chanson: 

Un dernier Charleboïs oui on l'espère. L'album au complet 
est pénible: les textes, la musique, tout quoi. En gros, çane Vautni 
une oreille inattentive, ni vos sous. Préservez vos souvenirs de 
jeunesse où un jeune musicien québécois avait de la fougueret du 
talent. Pépère Charlebois est si dense qu'il étouffe. Allez Robert 
retourne à laretraite! 


Une découverte québécoise... 
Mitsou 
ElMundo 

Ça yest je retourne danse monde de la pré-adolescence. Et 
cela aurythme de ElMundodeMitsou.Ilparaitque cette jeune fil- 
le, son grand-père Gratien Gélinas en est plus ou moins fier, est la 
vedette de l'heure au Québec. 

J'espère que les amateurs de cette musique ont moins de 
quinze ans sinon le dangernous guette. Mais mis à part mes goûts 
personnels etle faitquej'aiplus de 30 ans, je dois admettre qu'une 
Madonna québécoise a sûrement saraison d'être. 

Lestextesicine sont pas ceux d'un Michel Rivard: D'ailleurs 
Bye Bye mon Cowboy.estla chanson quireflètele mieux cette ar- 
tiste: Wc'est difficile de te quitter, mais vaut mieux maintenant que 
jamais eheheh Bye Bye mon Cowboy, Bye Bye mon rodéo”. 

1 Entre la musique de style latin-etune voix .Madonnesque 
iVous'trouverez Mitsou. Etsivous avez des jeunes de 14 ans proba- 
ublement qu'ils l’aimeront. Après tout pour eux il n°y a pas que le 
métal Au (heavy metal) tellement pesant pour les parents... 
9SKÇOv pu ne 

ne, Cette chronique estrendue possible grâce à l’aide du 


poses 








Pour le plaisir de lire 





Texte de Bertrand Gauthier 
Illustrations de Daniel| Sylvestre 
Les éditions la courte échelle 

Enfin unllivre pour enfants quireflète leurréalité. 

Zunik, un petit gars de cingans, habite la ville et en compa- 
gnie de son père y vit. Il est plein de fougue et aussi de répartie. 
Comme pour tous les enfants, la répartie a parfois son poids de 
conséquence.Maiscinganslesévénementsse déroulenten vitesse 
et sans rancune. 

Un petit livre fascinant qui plaira aux petits (le livre est 
recommandé pour les 3,à 8 ans). Avec des illustrations aussi in- 
tenses que Zunick vous avez devant vous un livre superbe. 




























de Ginette Anfousse 
Les Éditions Leméac Inc. 

Aupremierabordce quiplaîtdansunenuitaupaysdesmalices 
c’est le format. Un grand livre ( environ 9!! x 11!) avec de gros 
caractères bienlisibles, etdesillustrationsqui occupent avec toutes 
leurscouleursetleurslignes une pageentière. En gros, unlivre pour 
enfant quiattire leregard. 

Une’histoire charmante où l'imagination ne connait pas dë 
limite. L'univers des étoiles et des songes s'entremélent amenant 
le héros à faire des rencontres fascinantes. Des jumelles voyageant 
à bord de l'avion du Baron Rouge aux surprises incroyables des: 
chapeaux, une nuitau pays des malices est plein de merveilles. 

Pourtousiceuxquicroïentencore à la magie des mots et des 
rêves un livre idéal. 


Histoire de coeur 
Jacques Savoie 
Les Éditions Boréal 

Le romande Jacques Savoie, Histoire de coeur, est composé 
de personnages réels et fictifs. En effet, un auteur voyageant à New 
York pour vendre son scénario repasse ses écrits. Deux histoires 
parallèles se déroulentdansceromanarticuléetsobre, l'une fictive 
etlautre réelle. 

À la fin de cetouvrage, on se sent un peu confus entre laréalité 
del’auteuretla fiction de ses personnages. La fin chaotiquenerend 
pas hommage à ce livre qui enivre le lecteur dès le débuts par son 
mystère, 



























Cette coute est rendue possible grâce à l’aide du 
Gouvernement du Québec. 






RER RAR ARR ET 











Apprenons notre français 


Le sujet 


Pourmieux comprendre l’usageides participesidiscuté dans!la dernière chroniqueet ainsi mieux 
appliquerlarègle quiles gouverne une compréhension de la phrase est'essentielle. 

La phrase c’est ce qui reflète notre pensée. La phrase, outil même de l’expresssion de notre pensée 
se doit d'être construite logiquement et en respectant les règles de la grammaire . 

Cependantdanscettechroniquenousnouslimiterons aurôle duisujet, les verbes seront étudiés 
dans la prochaine chronique. 

Une phrase doit contenir un verbe et un sujet: 

Les chiens aboïent Leschiens (sujet) aboient (verbe) 

Unephrase contient généralement plus qu'unisujetetun.verbe mais'aussi un complément 

Solange. mange…une pomme 

sujet verbe complément (d'objet direct) 

Le verbe s'accorde avec le sujet ,ce qui dans les 2 exemples précédant est facile à identifier. Le 
sujetc'estcedontonparle,cequicommande l’action. Le sujet est généralement placé à gauche du ver- 
beetilestobligatoire. Un nom, un pronom, un infinitif et une proposition peuvent être un sujet. 
Exemple: Solange (nom) mange 

Nous (pronom personnel) allons àla/plage 
Danser (infinitif) amuse 
Qu'ilneige aujourd'hui (proposition)/serait pénible 

Toutefois'identifier.le sujet dans'une phrase n’est pas toujours aussi simple. Voici une liste des 
situations qui peuventrendre la tâche difficile dans l'accord dusverbe avec le sujet 
1-l’accord'silencieux: 
exemple: *uchantes “Ils chantent 

Tous ont lamêmeprononciation 
2-lesujet placé loin du verbe: 

Les étudiants, dontle centre d'emploiavaitrecommandé l'embauche lors de notre rencontre en mai 
dernier travaillent toujours ici. 
3-lorsque le sujetest inversé (placé à la droite:du verbe): 
J'aimerais/savoir quand'arrivent les passagers, 
4-un pronom personnel; complément, devant le verbe ayant l'apparence du sujet: 
Lesrenfants l'amusent …Les’enfants achètent unjouet et le brisent 

(pronom personnellcomplément) 

5-Plusqu'unseul sujet singulier: 
Agnès et France partent pour Ottawa 
6-Plusqu'unseulverbe pour le mèmesujet: 
Les/gens pleuraient, riaient et criaient devant ce spectacle. 
7-lemploi du pronomon: 
* On était enterré de neige * On estrestés deux jours. 
Sion sipnifiestoutle monde, n'importe qui: le verbe reste à la 3ème personne du singulienetlattribut 
ne s’accorde pas. 
Si on signifie nous: l’attribut s'accorde en genre eten nombre avecce qui estremplacé parle on 
8-le sujet collectif: cause aussi des problèmes, sil accent est missurl'ensemblecollectfetnonpas les 
diversiéléments/formés.pancetensemblé, 1e verbe estausingulier: A ES 
La classe des élèves de Mile Rose était à la bibliothèque é s 
si au contraire l'accent est placé surleséléments formant l’ensemble, le verbe est au pbel 
Le groupe d'étudiants écoutaient avec atlention 

Nousrecommandons A ARE M inscrire au 
cours Café pour plus de détails écrivez-nous. De plus l'achat du livre RE 
grammaire pour tous, publié parles Éditions Hurtubise est à recommander, 

Cette chronique estrendue possible grâce à l’aide du Gouvernement du Québec. 


#Lise chante 













Que cache 
cette neige fraîche et blanche? 


DEA, 
| 4 mue MARS y ha 


à VU 


CES 
























Les dues causent des problèmes toute l'année. Il est 
seulement plus facile de les oublier en hiver. Mais le 


printemps venu, quelle surprise de découvrir ce que cachait 
la neige ! 










Prenons l'habitude de jeter nos ordures 
dans les poubelles. 


[æe 


tv DEA SES RENEWABLE RESOURCES 


RE E. 


Iqaluit | 








Le hockey est en perte de vitesse 


Par Kim Ouellette 

Lors d'une rencontre avec 
lesmembres. de l'exécutif du 
Frobisher Bay Amateur Hockey 
Association (F.B.A.H.A.), Marcel 
Dubeau, premier vice-président, 
déclarait que : “La popularité du 
hockey.a diminué partout au Ca- 
nada puisque c’est un sport qui 
coûte très cher de nos jours”. 

Pourtant, Iqaluit donne la 
nette impression d'être plus tou- 
chéparcette baisse de popularité 
si l'on compare son cas aux au- 
tres villages des T.N.-O. On 
constate que dans certaines petites 
communautés où la. population: 
s'élève à environ 300 personnes, 
onpeut y retrouver jusqu'à six 
‘équipes de hockey. À Tqaluit iln!y 
a que deux équipes de niveau 
PeeWee pour un bassin de po- 
pulation de 3 000 personnes. 


Mais oùse situe le problè- 
me’La majorité des membres du 
F.B.AH.A. s'entend sur le fait 
qu'il existe définitivement un 
manque au niveau\des services ré- 
créatifs. De plus, les coûts 
d’inscniption sont très élevés, soit 
60,00$ par enfant, sans compter le 
prix d’un équipement d'hockey. 

Le président du F.B.A.HA., 
Paul Wieczorek, a expliqué en 
gros le problème: “Premièrement, 
iln’y a pas de système de chauffa- 
ge à l’aréna. Lorsqu'il fait -40 °C 
dehors, la température.est la mê- 
me à l'intérieur. Avez-vous déjà 
essayé de jouer au hockey en par- 
ka? Les gens ne sont pas intéres- 
sés à jouer dans ces conditions, 
encore moins à Venir assister aux 
partiesen tantque spectateurs’. 

Face à des demandes pour 
la construction d'un nouveau 


complexe sportif (hockey et cur- 
ling), la municipalité a répliqué 
que le seul moyen d'y parvenir 
serait d'augmenter les taxes mü- 
nicipales. Toujours selon Wieczo- 
rek, naturellement, le projet serait 
rejeté en majorité par les 
contribuables. “LaMunicipalitén’a 
pas pris le temps d'étudier les pos- 
sibilitéside rentabiliser untel com- 
plexe sportif” de dire Wieczorek. 
Pourtant, les gens. aime- 
raient jouer au hockey ici. Selon 
leFBAH A. iln’yaaucun doute 
là-dessus. Mais, on les comprend 
bien de choisir le jeu du soccer, 
bien au chaud dans un gymnase. 
Le froid ne demeure pas le 
seul problème. D’autres obstacles 
entrent en ligne de compte. Par 
exemple, il y a le coût élevé de 
location de l’aréna. En effet, il en 
coûte 30,00$ l’heure pour le hoc- 





key mineur, et 80,00$ l'heure 
pour le hockey senior. Une joute 
de hockey senior peut donc s’éle- 
ver à plus de 300,00$ si l’on calcu- 
le le temps du match et le travail 
de l'arbitre etdes officiels. 
Étantune organisation à but 
non-lucratif, le F.B.A.H.A. se voit 
donc dans l'obligation de hausser 
les frais d'inscription. En plus 
l'association organise des activi- 
tés de toutes sortes afin d'obtenir 
les fonds nécessaires à son bon 
fonctionnement.Elle.nereçoitau- 
cune-aide financière, ni du Gou- 
vernement, nide la Municipalité. 
Naturellement le manque 
de bénévoles affecte beaucoup 
l'organisation.“Nous avons besoin 
degens pour travailler à la canti- 
ne, pour organiser des levées de 
fonds et pour travailler aux bin- 
gos” souligne Wieczorek. 


L'Aquilon 17 février 1989 





Unautre obstacle se résume 
au…manque de personnes .quali- 
fiées pour les postes d’arbitres et 
d’entraîneurs. Ce problème persis- 
te même si le F.B.A.H.A. tente 
d'offrir à chaque année des cours 
d'arbitrage et d'entraîneur. D'ail- 
leurs un!de ces cours, ouverts aux 
hommes et aux femmes, se tien- 
dra au Centre Kativik les 18 et 19 
février prochains. 

Une solution possible à ces 
problèmes serait d'obtenir de la 
Municipalité l'installation d'un 
système. de chauffage à.l'aréna: 

Ainsi, les parents seraient beau- 
coup plus encouragés d'assister 
aux joutes de leurs petits. De plus, 
avec un aréna chauffé, il y aurait 
place à l'organisation de tournois 
et de diverses activités à but Iucra- 
üf, aidant ainsi à la rentabilité de 
l'aréna. 































































L'application des règlements sur les 
matières dangereuses? 
On commence tout de suite! 


Lesystème d'informationsur.les matières dangereuses aultravail 
(SIMDT) est maintenant en place dans.les Territoires du Nord- 
Ouest. En vertu de cet article de la Loi sur la sécurité du travail, 
les employeurs doivent s'assurer que les matières dangereuses 
dans un lieu de travail sont convenablement étiquetées/.que,les 
fiches signalétiques surlaisécurité des. matières dangereuses sont 
disponibles et.que 165 travailleurs apprennent comment utiliser. 
et entreposer.les matières dangereuses. Procéder comme suit 
pourvous joindre auSIMDT: 


1-Dresser un inventaire des. produits chimiques et. des 
matériaux qu'on trouve ou emploie dans lellieu deitravail: 

2 Obtenir de votre fournisseur ou du manufacturier les fiches 
signalétiques de tous.les.produits dangeureux.qui sont ou 

perse danalalene travail. :: 3 vie meta à nf: 

$ 3. Définir les dangers pour la santé associés à l'emploi des pro=. | 
duits, et vérifier s'il existe des produits de remplacement plus, 
sécuritaires. c 5 

4 Étudier les méthodes detravail pour établirletbesoin dlun'sys= 
tème d'étiquetage maison. Les produits sont-ils expédiés dans 

un seul contenant et transvidés ensuite "dans d'autrespour, 
l'emploi ? Si oui, vous avez peut-être besoin d'un-système 

_d'étiquetage maison: « 

5. Vous assurer que tous les produits dangereux dans le lieu de 
travail sont convenablement étiquetés pour respecter. lestexi= 
gences du SIMDT> 

6. Mettre en place un mécanisme desurveillance des achats pour 
vous assurer que tous les produits réglementés respectent les 
exigences du SIMDT: 

7. Étudier les exigences relatives à l'équipement protecteur per- 
sonnel associé à l'emploi de chaque produit dangereux. Com- 
mander l'équipement et le mettre à la disposition des travail- 
leurs, le cas échéant, 

8. Élaborer à l'intention des travailleurs des programmes de for- 
mation sur la manutention, l'emploi, l'entreposage et l'élimina- 
tion sécuritaires des produits réglementés, et notamment ce 
qui suit 
= comment lire et comprendre les fiches signalétiques des ma- 

tières; 
= comment lire et comprendre les étiquettes du fournisseur; 
= l'utilisation correcte de l'équipement protecteur personnel; 
comment se servir desétiquettesimaison: 

9. Fournir de la formation collective à tous les travailleurs qui sont 
ou pourraient être en contact avec des produits dangereux au 
milieude travail, 

10.Évaluer les programmes de formation collective des travail- 
leurs pour vous assurer qu'ils reçoivent une formation solide et 
convenable, et qu'ils se servent correctement de l'information. 

11.Examiner les méthodes d'entreposage afin de vous assurer 
qu'on ne commande que la quantitié pouvant être entreposée 
selon les critères de sécurité, et que les produits incompatibles 
qui peuvent provoquer une réaction si on les mélange ne sont 
pas entreposés à proximité l'un de l'autre. 







Les produits reçus avant le 31 octobre 1988 sans une étiquette de 
fournisseur du SIMDT doivent porter une étiquette maison: 
Cette étiquette doit mentionner le,nom,du produit, la référence à 
la fiche signalétique du produit et les directives de manutention 


Sécuritaire. 





Pour de plus amples renseignements Sur le SIMDT,.communis 
quer avec le chef de l'éducation en matière de sécurité, division 
de la sécurité du travail, ministère de la Justice (403) 920-8081: 


a\ 








Système dhatormätion Sur 
les nuteres dangereuses 
usées au trad 


(æe] 


NonReriories JUSTICE 


Workplacts 
Hazardous Maters 
ntormaton Systerrt 





h-domcmennosanemsemmnneeres 


Le bureau de météo à Iqaluit 


Un service à connaître 


Par.Kim Ouellette 

Le temps’ et la température 
sont probablement les sujets les 
plus utilisés pourentamer une 
conversation. Combien de fois 
avons-nous abordé quelqu'un en 
disant: “Ce n’est pas chaud ce 
matin” ouIl\fait yraiment beau 
aujourd'huit. Parfois même, nous 
allons jusqu'à accuser les 
techniciens en météo dene pas 
bien travailler lorsqu'il fait mau- 
vais! Malheureusement, cene sont 


Ærpas'eux quifdécident*descondi-wivisionnistes afin qu'ils” puissent” gique peut vous être utile dans le 


tions météorologiques. Beau temps 
mauvais temps, ils slaffairent à 
adapter les prévisions qu'ils re- 
çoiventet àles diffuser. 

Mais adapter.une prévision 
et la diffuser ne sont pas là les 
seuls tâches des techniciens en 
météo. En effet, les bureaux mé- 
téorologiques du Canada. offrent 
une pléiade de services que peu de 
gens connaissent. Pour vous en 
donner une meilleure idée, Yves 
Landry, Chef du bureau dhlgaluit, 
nous a expliqué les services que 
l'on peut obtenir en tout temps. 






Donc, à la réception des pré- 
visions, les techniciens d'Igaluit 
doivent y apporter des ajuste- 
ments en rapport avec la géogra- 
phie locale pour ensuite les diffu- 
ser. À chaque heure, le techni- 
cien doit sortir pour sortir pour 
observer le temps, les conditions 
du ciel et la visibilité. De plus, il 
doit noter la pression atmosphéri- 
que, la température, la vitesse des 
ventsetl'humiditérelative-Il-trans= 
met ensuite ses données aux pré- 


suivre l'évolution du temps et 
des températures. Les données de 
ces relevés météorologiques sont 
également gardées en banque 
pour les statistiques. 


Ceci dit, le bureau de météo 
offre des services bien spécifi- 
ques. Nous pouvons penser, entre 
autre, aux prévisions maritimes, au 
service aux industries ainsi que 
l'aviation. Yves Landry, constate 
d’ailleurs que “l'aviation prend 
une grande importance à notre 
bureau, étant donné que c'est le 


Fleury & Neary 


Comptables généraux agréés 
Paul Fleury c.g.a. 


PCR OTQUANC 
.XI1A2R2 










vous sauvera pas. 


(eh 


an 
Notes Heoth 


Une provision de condoms ne 


Les condoms ne vous protègent 
que si vous les utilisez. 
Agent du programme sur.le SIDA 


C.P. 1320, Yellowknife (T.N.-0.) XIA 2L9 
Pour obtenir des 


Tél: (403) 873-3963 





S’en servir peut! 


Édifice Keewatin 


renseignements sur le SIDA 
composer le 1-800-661-0795 
ou le 873-7017 à Yellowknife 






principal moyen)de transport dix 
mois par année. 

Mais il ya plus encore. Il ya 
Je service au public qui peut-être 
pratique dans bien des cir- 
constances. Saviez-vousque le bu- 
reau de météo peut voûs êtré utile 
dansla planification diun voyage? 
Effectivement, à courtlerme, VOUS 
pouvez demander.les, prévisions 
pour tout letrajet que VOUS ferez. 

Unautre service intéressant 
est que votre bureau.météorolo- 


cas d'une réclamation d'assuran- 
ce. Par exemple, si les débris sont 
occasionnés aultoit de votre mai= 
son dû à des vents forts, il est 
possible d'obtenir un rapport of- 
ficiel des conditions de vents au 
moment exact de l'incident. Cela 
peut donc être un service avan- 
tageux pour VOUS. 

À court terme, VOUS pouvez 
vous informez des prévisions si 
vous planifiezune partie dechasse 
ou de pêche ou encore une balla= 
de dans les montagnes. Parcon- 
tre, selon les dires de M°Landry; 
“Dans ce cas, il est préférable 
d'appeler au bureau une journée 
ou deux avant l'activité, au ma= 
ximum trois jours avant, car après 
cela, la fiabilité des prévisions di- 
minue, en d'autres mots, elles de- 
viennent un peu de la science- 
fiction!”. En effet, il est impossi- 
ble de prédire le temps qu'il fera 
dans un mois,deux semaines et 
même, une semaine.Il est mieux 
des’informerlaveillede l'activité. 


Avec plus de 33 ans d’exis- 
tence, il va sans dire que le 
bureau d'Iqaluit fait en sorte d'of- 
frir les meilleurs services possi- 
bles à sa clientèle, Mentionnons, 
entre autres, que c'est le seul bu- 
reau dans les T:N.-O. à offrir un 
service en français À ceux qui le 
désirent. 

Enfin, vous pouvez com- 
muriquer au bureau dIqaluit 24 
hres sur 24, 7 jours par semaine au 
numéro 979-5854. Ou encore, vous 
pouvez aller visiter les lieux. Le 
bureau est situé dans le même é- 
difice que l’aérogare, au deuxième 
étage.“On aime ça voirdu monde 


- de dire Yves Landry. Bien sûr, si 


vous voulez faire une visite en 
groupe, iLest préférable d'appeler 


- ayant pour prendre rendez-vous, 


A 


At nn 





Page 10 L'Aquilon 17 février 1889 


| 


qui m’a gardé ici” 


Par Line Gagnon 

Il y a déjà onze ans que M. 
Jacques Belleau estarrivé àlgaluit. 
Comme plusieurs, il croyait y.tra- 
vailler quelques mois et repartir. 
Comme certains, il y resta 

Dès son arrivée, il fut em- 
bauché par une compagnie de 
construction. Il neperdit pas son 
temps; quelques années plus lard, 
il partait sa propre compagnie de 
construction. Ce métier, selon lui, 
est presque héréditaire car la plu- 
part des membres de sa famille le 
pratiquent. 

Ses-activités ne se limitent 
pas seulement à sa compagnie. M. 
Belleau loue également des ap- 
partements, des maisons et des bu- 
reaux. C'est un. homme à tout 
faire! Le Nord, pour lui, offrait des 
opportunités qu’il ne pouvait lais- 
ser passer. 

Letravaillest une desmaintes 
choses qui l’occupent. En effet, il 
préside la Chambre de commerce 
de la région de Baffin depuis déjà 
deux ans et il est vice-président de 
la Chambre de commerce des T:N- 
O. depuis un an et demi. “Il faut 
s intéresser aux affaires qui se 
passent autour de nous explique- 
51 FRE 

Son:travail et ses implica- 
tions dans divers organismes lui 
ontfaitparcounirplusieurs endroits 
à l'intérieur des T-N.-O.. La terre 
de Baffin ne lui est pasinconnue. 
‘Je peux compter de huit à dix 

voyagespar année. Maintenant, 
il voyage plutôt à l'extérieur de la 
terre de Baffin maïs les dépla- 
cements sont toujours aussi nom- 
breux. 

Malgré tout ceMtemps con- 










sacré à sa compagnie, auX Orga- 
nismesetc., M. Belleau trouve en- 
core des moments de loisirs pour 
aller à la chasse et à la pêche. 
“C'estla nature qui m'a/gardé ici” 
À vrai dire, c'estun adepte du plein 
air, Pour lui, travailler dans'le sud 
du Canada de 9 à 5 heures serait 
com-me mener une “vie de robot”. 
“On vitune vie plus riche ici.” 

Il part à la chasse et à la pê- 
cheavec sonbeaupèreetses beaux 
frères pour des fins de semaine 
voire même des semaines. Ces 
derniers, originaires de Pan- 
gnirtung, Connaissent.bienla.na- 
ture Arctique. Certainsd'entreeux 
ne parlent pas et ne comprennent 
pas la langue de Shakespeare. Il 
communique donc avec-eux en 
inuktitut. “Je me débrouille assez 
bien pour les choses essentielles. 
Detoute manière, nous commu- 


un tapis... une 
question de style de vie 


Jit-peraid 


CÂARPETING 


Dépositaires destapis anti-taches Peerless 
Centre Scotia , C.P. 2606 Yellowknife, T.N.-O. tél: (403) 873-5768 


REELEERTENNLTENTTIITETEZTIT 





niquons queitrès peu verbalement.! 
Deplus, pourses sports préférés, la 
chasse et la pêche, il possède une 
maison à Lake Harbour. C'est à 
environ 10 à 15 heures de moto 
neige d'Iqaluit. 

Durant l'hiver, ses deux fil- 
les, Mona'et Marie, et son épouse, 
Rebecca, restent à la maison où la 
chaleur est garantie. La demeure, 
construite de ses propres mains, 
reflète l'attachement des Belleau 
pourle grand Nord puisqu'elle est 
munie.de grandes fenêtre faisant 

face à la Baie James. 

M. Belleau, originaire du 
Québec, visite régulièrement sa 
parenté. Il prévoit bientôt bâtir 
une maison dans a belle province. 
Ceci permettrait à sa famille et lui 
de faire la navette entre Iqaluit et 
le Québec.“On serait donc chez- 
nous'aux deuxendroits.” 
















































ar Line Gagnon 

Les alcooliques anonymes 
A:A.)de Yellowknife offrentmain- 
nant desisessions en français aux 
rsonnes ayant un problème d'al- 
001. 

“Le besoin de services fran- 
ais s’est fait sentir, C’est toujours 
lus difficle d'exprimer ses sen- 
ents dans une langue seconde” 
xplique un membre. D'après ce 
lernier, la participation des franco- 
hones n’est pas très élevée. La 
ison reposerait sur la nouveauté 
u programme. Les rencontre ont 
ieutune fois par semaine au Centre 
les Services de dépendance situé 
usous-sol delaclinique médicale 
reat Slave. “Les rencontres en 
çais ne signifient pas la sépa- 
tion entre les’alcooliques anglo- 
honesetfrancophones.”affirmele 
embre, 

Des rencontres se déroulent 
s les jours. En effet, le centre 
ffre environ de 13 à 14 réunions 
semaineetlenombre de partici- 
ts varie entre 10 à 50 personnes 
réunion, Les A°A;, un organisme 
nternational créé en 1935, existent 
s les T.N-O. depuis environ 
ingt ans. Il n'est affilié à aucune 
rganisation, parti politique, secte 
u\institution. Il n’endosse ou ne 
‘oppose àaucune cause. C’estune 
rganisation quis’auto-finance par 


- Jacontmbution de ses membres. Le 


ombre de ceux-ci s'élève à 1.5 
ions'au niveau international. 





dans la capitale 


D om 





É. À. A. cent un 


Les A.A. existent pour les 
gens'alcooliques cherchantun mo- 
yen de cesser de boire. “L'objectif| 
premier est derester sobreet d'aider! 
quelqu'un à atteindre l'état de so- 
briété” Pour un individu avec un 
tel problème, le fait de participer à 
uneréunion lui permet de rencon- 
trer des gens qui ont cessé de boire 
depuis quelques mois voire même 
des années. “Seulement un alcooli- 
quepeut en Comprendre un.autre] 
dans sa détresse” de dire un mem- 
bre. 

Le taux de réussite estde50% 
pour ceux qui cessent de boire] 
complètement dès le début de le: 
participation aux rencontres. 25%] 
de ceux qui ont assisté à des réu- 
nions arrêteront de boire après] 
quelquesrechuteset25 ne cessent] 
pas du tout. 

Le programme des A'A:sel 
base beaucoup sur la spiritualité. ï 





seréfère à Dieucommeun symbol 
d'un pouvoir plus grand que soi 
même “ Ce n’est pas pour En 
unereligion® de dire Thelma, em 
ployée au Centre des Services de 
dépendance.Eneffet, seul l'indivi- 
du donne sa signification à la dé 
marche.Lesymbolisme religieu 
est utilisé pour dévier le no 
qu'a l’alcool sur la personne: 
Les francophones ayant ul 
problème d'alcool peuvent ri) 
tenant profiter dun. Soutien.dan: 
leur langue. Le centre a aussi une 


employée qui parle le français. 











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ES 


Des étudiants 


nn 


participent à un 


échange 


Par Line Gagnon 

Ungroupe de 25 étudiants 
deYellowknifevoyageront à Lévis 
Québec pour un échange avec des 
élèves québecois, du 26 février au 
6mars prochains. 

Deux superviseurs, M. Jean 
Delisleet Mme Janet Pennington, 
accompagneront ces jeunes lors de 
leurséjour. M: Delisle, professeur 
àl'école SirJohn Franklin entest à 
ses premières armes dans ce do- 
maine. “C'estun échange culturel 
en partie bilingue. La plupart des 
élèves ténois possèdent un rudi- 
ment de français et ceux de Lévis 
un peu d'anglais”explique le pro- 
fesseur. Tous les participants de 
Yellowknife assistaient à une é- 
poque ou à une autre à des classes 
d'immersion, 

Cet échange est possible 
grâce au Secrétariat d'État par 
l'intermédiaire d'Hospitalité 
Canada*et à la collaboration de 


Mme France Tremblay, agente de 
développementcommunautaire de 
la” Fédération. franco-TÉNOise 
(FE.T.). Ce voyage est financé en 
grande, partie par Hospitalité Ca- 
nada” Lesétudiants doiventtoute: 
fois débourser une somme de 
110,00$ afin de défrayer les coûts 
de certaines activités. 

Unecorrespondanceentreles 
élèves des deux endroits a aussi 
pris place. Celle-ci a permis aux 
étudiants d'établir un contactet de 
sélectionner leurpartenaire durant 
leurvoyage. 

Plusieurs activités sont 
planifiées durant le séjour à Lévis 
une visite decetteville,unecabane 
à sucre, une-promenade dans le 
vieux Québec etc. Les jeunes ne 
s'ennuierontpas! Ils auront même 
l’occasion de voir une partie 
d'hockey. De plus, ils sont alloués 
du temps libre pour faire du) ma- 
gasinage ouautre, 


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Iqaluit 





Place à la comédie 


Par Hélène Ratté 
Du 3 au 6 février 1989, Iqa- 
luit était l'hôte de la seulertroupe 


française de l’île de Vancouver, 
“Les Farceurs”. Ces derniers en 
provenance de Victoria étaient ve- 
nus présenter leur pièce, “Saman- 


duée du Programme d’Acteurs 
Professionnels du Camosun Col- 
lege de Victoria. 





Formée de deux acteurs, 
Lise Guérin et Walter Duberry et 
d'un décor contenu dans une seule 
valise, la troupe s'adresse aux en- 


tharebson'ami "La troupefutfon-"Mfants duNniveautélémentaire "La 
pièce pouvant être présentée en 


 déeen 1981 par Lise Guérin, gra- 












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L'Aquilon 17 février 1989 page 11 





nr MERE 


français, en anglais ou les deux, 
les élèves peuvent donc étudier 
dans l'une oul'autre deces langues. 
Un cahier pédagogique compre- 
nantunrésumé de la pièce, le vo- 
cabulaire et les expressions utili- 
sés, “ainsi qu'une chanson, est 
d’ailleurs disponibles aux pro- 
fesseurs. Ce cahier aide à prépa- 
rer les jeunes et leur permet une 
meilleure compréhension. 

Selon l'auteure, Lise Guérin, 
le but de la troupe “Les Farceurs” 
est de communiquer aux enfants 
desvaleursmorales telles l'amitié, 
par la comédie et par leur 
participation à la pièce. 

Pas de ma faute" 

“Samantha et son ami” a 


commesous-titre: “C'est pas de 


ma faute, c'est lui qui a commen- 
cé”. La pièce raconte l’histoire de 
deux amis qui s'amusent ensem- 
ble etqui décident de se jouer des 
tours, ce qui crée de la discorde. 
Avec l’aide des enfants, les deux 
seréconcilient.La morale de l’his- 
toire est simple: “quand ona des 
amis, il faut rire avec eux et non 
d'eux”. La représentation se ter- 
mine parune chanson: 

Quatre représentations, 
étaient au programme dont une, 
pounilesfrancophones une à I e 


» cole secondaire GREC et deux ten 


l'école élémentaire Nakasuk, 





En tournée à travers le Ca: | 
nada, d’autres villes des Territoi- 
res du Nord-Ouest auront la visite 
des “Farceurs” dont Yellowknife, 
Hay River, Inuvik, Fort Smith et 





"Fort Simpson. Un Spectacle très 


Captivantpourles enfants. 


nt | 





MCanadian parents for french 
présente une soirée traitant del 
l'éducation française dans nos 
écolesetlerôledel'organisme dans 
l'assurance de la qualité de 
l'éducation française. M. Nick 
Ardanag, de Delta Colombie- 
Britannique, sera leconférencier! 
invité, 

Toutesiles personnes intéres- 
sées sont invitées à participer cette 
Conférence quiaura lieu au Nor- 





thern Heritage Center, le 20 février 
1989, à 19h80. 


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du 17 au 25 février Csfleateod PI) mercredi ° notre spécialité - 


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Or Dir he henri FA ee RE 


Page 12 L'Aquilon 17 février 1989 


suite de la page 1 





Le nouveau budget 
4,2 millions de dollars pour venir en aide 


aux soins de garde d'enfants 


Les éléments positifs ame- 
nant une telle conclusion com- 
prennent, entre autres, une hausse 
dans l'emploi, une augmentation 
des mvestissements démontrant un 
climat de confiance de la part des 
investisseurs et la productionvac- 
crue provenant de l’industrie des 
ressources renouvelables. Toute- 
fois les disparités économiques 
régionales, les problèmes possibles 
dans l'industrie minière et les 
pressions intemationales connues 
par l’industrie de la trappe et de la 
chasseinquiètent le gouvernement 
territorial. Ce dernier entend donc 
jouer un rôle de plusenplusactif 
afin d'assurer la survie de ces en- 
treprises et aussi de diversifier 
l'économie ténoise. 

Un surplus de 61/2 millions 
de dollars est prévu pour mars 
1989. Ce sont là sûrement des 
fonds suffisants pour aideràla mi- 
seen place de "cette économie forte 
et stable!. 

En soumettant son budget, 
M°Ballantyne,mentionnaitlacré= 
atioh detrois nouveaux ministères. 
ri'ägitdes ministères de l'Énergie, 
minesetdesressources pétrolières, 
decelhi du Transportet finalement 
pour répondre à des besoins ur- 
gEnts, celui des Services publics et 





de la sécurité. Les responsabilités 
de ces nouveaux départements se- 
ront assignées à différents mem 
bres du Cabinet territorial. 

Le budget en essence n’an- 
nonçait rien de neuf si ce n’estque 
des fonds supplémentaires, tantat- 
tendus parle ministère des Affai- 
res sociales, concernant les soins 
de garde d’enfants. Ce ministère 
recevraune somme de 4,2 millions 
de dollars s'adressant spécifique- 
mentaux soins de garde d'enfants: 
2,2 millions seront disponibles 
immédiatement Labalance, soit 2 
millions, sera placée dans'le fond 
de réserve. Cette sommene servira 
que lorsqu'une entente de coûts 
partagés entre les gouvernements 
territorial et fédéral sera conclue. 


12 millions de dollars de 
plus pour l'éducation 


Le ministre des Finances an 
nonçait aussi une hausse des dé- 
penses dans le domaine de l'ha- 
bitation et de l'Éducation. Ce der- 
nier ministère verra sont budget 
augmenté de 12 millions compa- 
rativement à l'an passé. 

Les amateurs de tabac et 
d’alcool payeront plus cher pour 
leurs habitudes. En effet , tous les 
produits du tabac seront mainte- 











Michael Ballantwme ministre des Rinances 


nant taxés à 55%, une augmenta- 
tion de 10%: Les consommateurs 
de bières devront pour leur part 
couvrir les frais de transport de . 
Par le passé, le. gouvernement 
subventionnait les frais de trans- 
portencourus parlescommunau- 
tés'au nord de Hay River.Les prix 
des spiritueuxet de l'alcool sera 
aussi accrus. Les revenus prove- 


nant de cesaugmentations ironten 
partie à des fonds pour la lutte con- 
tre l'alcool et le tabagisme. 

La formule établissant les 
taxes foncières! est maintenant é- 
tablie sur une base fixe. C’est-à- 
dire 6 dollars par 1000 dollars d'é- 
valuation d’une propriété résiden- 
tielle. Certains habitants des T.N.O. 
verront donc leur taxe augmentée. 


ES 





Toujours dans le domaine des 
augmentations, la taxe sur l'huile 
à chauffage est aussi accrue: Cette 
taxe sera désormais basée sur le 
prix du gaz sans plomb. Il est à 
noter qu'en janvier 1990 tout gaz 
avec plomb sera retiré du marché 
canadien: 

M: Ballantyne n’a pas fait 
allusion dans'son discours au mi- 
nistère de la Culture et des Com- 
munications. Et cela quoique des: 
dépenses sont à escompter par ce 
ministère, et plusieurs'autres, lors 
de labilinguisationdesiterritoires 
en1990.ILest important de men- 
tionner que les argents dépensés 
proviennent toujours de l’entente 
fédérale/territorniale surles langues 
officielles. 

Le montant total disponible 
au bureau des langues pourl'an- 
née 1989-90 grâce à cette entente 
est de 3,4 millions de dollars. De 
cette. somme des dépenses de l'or- 
dre de 1,6 millions sont prévues 
afin-d'intensifier ou. d'améliorer 
leurs services d'interprétation et 
de traduction. Ce montant couvre 
les frais encourus par les treize 
positions! au séin de ce bureau et 
un nombre important de contrats 
donnés à l'extérieur du départe- 
ment. 





Le ridicule ne tue pas 
à Radio-Canada 


Cela fait déjà un bout de temps que la FFT a été man- 


Le colloque des femmes 
franco-ténoises 


Le colloque approche à grand pas et les entrevues pour connaître le vé- 


datée pour faire des pressions afin que les francophones de 
Yellowknife reçoivent les services de Radio-Canada dans 
leur langue. 

Selon la Société d'État, iln’en coûterait que 58,000$ 
pour l'installation du matériel nécessaire à la réception des 
signaux de radio et télévision. Mais aux dires du président 
de Radio-Canada, M. Pierre Juneau, ces argents ne sau- 
raient être disponibles à cause des compressions budgétai- 
res et que si la population de Yellowknife désire le service, 
elle n’a qu’à en financer le projet . Pour la FFT, il n’en est 
pas question. 

Pendant ce temps, la Société d'État met sur pied un 
projet de téléroman surles francophones hors Québec. Sous 
le titre provisoire de "L'entre-prise", latélévision de Radio- 
Canada nous amènera à la découverte du Canada français à 
travers une dramatique divertissante. Pourquoi pas. Peut- 
être que Radio-Canada découvrira par la même occasion 

qu’il y a des des francophones à Yellowknife. 

C’est pas tout. Récemment, l’Office nationale du 
film et Radio-Canada faisaient parvenir à la FFT, un carton 
d'invitation à ‘restez chez-vous” dimanche le 12 janvier 
dernier, et regarder à la télévision d'État, le film “Dis- 
paraître” sur la survie du peuple français d'Amérique. Ce 
soir là, la population francophone de Yellowknife a peut- 
être espérée longtemps voir le film ‘“apparaître”. 
Décidément, le ridicule ne fait pas de victime à Radio- 
Canada. 

Richard Barrette 
directeur général 








cu des femmes franco-ténoises sont commencées. Nous n’avons toutefois 
Ï PA WW pas encore des responsables 
; d’entrevue pour Iqaluit, Fort 
Smith etInuvik. C’estun travail 
qui ne demande pas plus de 10 
hres de travail. Le contrat est de 
$200.. Tout le matériel est prêt; 
il nevousrestequ’àinviterdes 
femmes francophones à venir 
passer une soirée agréable en 
groupe et à enregistrer les con- 
versations. 
Ginette Leblanc, qui a fait 
les entrevues à Yellowknife, 
partage avec nous son expéri- 

Jence: 

“Au début, j'étais un peu 
craintive. C’étaitlapremière fois 
que je vivais une telle expéri- 

ence etle sujet me faisait peur. C'était tellement personnel et nous ne som- 
mes pas habituées à parler officiellement de ce que l’on pense sur notre 

.condition. Les entrevues furent un succès. Enfin, les femmes avaient une 

chance de s’exprimerentre elles. De donner leuropinionetde s'identifier en 
tant que femme et de dire ce qu’elles vivent. Somme toute, une expérience 
très enrichissante.” 
Si vous êtes intéressées à vivre vous aussi cette expérience. Télépho- 
nez moi au 403-920-2919 (les frais d’appels sont acceptés) 
France Tremblay 
agente de développement communautaire 





Cet espace a été réversé et payé par la Fédération Franco-TENOIse, C-P. 1325 Yellowknife, X1A 2N9, tél: 403-920-2919 , fax 403-873-2158 








25ç à Yellowknife 








ZA 


Boreal Institute L Library 
University of Alberta 
Edmonton, Alberta 

T6G'2E9 1160589 


«| 







Fr 





Le souffle francophone des Territoires du Nord-Ouest 


S0g dans les Territoires 


C.P. 1325 Yellowknife, T.N.-O., X1A 2N9 


Volume4 numéro4 Vendredi le 3 mars 1989 





Le rapport Perreault 
Des classes de français langue maternelle à 


Yellowknife dès septembre 1989 


Par Denise Canuel 


Les 24 et25 février derniers 
se tenait à Yellowknife une ren- 
contre importante à l'approche 
des services en français dans les 
T-N:-O.. Des représentants du Se- 
crélariat d’État, des différents mi- 
nistères territoriaux et de la Fé- 
dération Franco-TÉNOise (FFT) 
s’assoyaient au tour d’une table 
pour un premier échange sur le 
rapport Perreault. 

Les quatre recommanda- 
tions majeures de ce rapport tou- 
chent les secteurs de l'éducation, 
dela santé, des communicationset 
des services de références et d’in- 
formation. La Fédération pris la 
barre de la réunion en émettant 
clairement ce qu'elle attendait du 
gouvemement térritorial. 

Le regroupement franco- 
phone.soumettaii.donc.lors.de.ces. 
ateliers les recommandations qu'il 


jugeait prioritaires accompagnées 
de délais précis. “Il a été proposé 
par la Fédération, dans le domaine 
de l'éducation que dès septembre 
1989riltexiste à Yellowknife un 
service éducationnel en français 
pour les niveaux scolaires ma- 
ternelle, lère et 2ème années élé- 
mentaire, Toujours dans le domai- 
ne de l'éducation il a été proposé 
qu'un conseil scolaire constitué de 
parents et intervenants en milieu 
scolaire francophone soit créé et 
soutenu par des ressources fi- 
nanCières afin de.mettre sur pied 
un système scolaire français qui 
sera en fonction dès septembre 
1990. Et cela, partout où nous a- 
vons des associations membres” 
déclarait le président de la Fé- 
dération, M. Fernand Denault. 


Pour plus de détails, 
voir en page 2 








La Commission des 
parents francophones 


voit grand 


Ottawa- Le travail de récupération 
des”effectifs scolaires en milieu 
minoritaire francophone est véri- 
tablement enclenché au sein de la 
Commission nationale des parents 
francophones, etondevrait assister 
cettéannée à la création de plusieurs 
comités de parents un peu partout 
au pays. 
Letroisièmecongrèsnational 
de la Commission nationale des 
parents francophones (CNPF) qui 
avait lieu Ja fin de semaine du 25 
février à Montréal a permis aux 
délégués de se pencher sur un plan 
d’action très précis, sur lequel re- 
posera la stratégie revendicatrice 
desparentsfrancophones en milieu 
minoritaire. 
LaCommissionnationaledes 


parents francophones, cuvée 1989, 
doitsonexistence au refus des pro- 
vinces anglophones d'appliquer a= 
vec générosité l’article 23 de la 
Charte canadienne des droits et li- 
bertés qui reconnait le droit aux 
parents de faire instruire leurs en- 
fants dans la langue de la minorité 
linguistique officielle où ils ré- 
sident. L'organisme nationalestie 
porte-parole des parents franco- 
phones qui revendiquent des éco- 
les françaises. 

La CNPFlute présentement 
pourquecetarticledelaChartesoit 
respecté partout au pays. Entre- 
temps, elle s’est lancée dans un 
projet ambitieux, presque irréalis- 
te dans le contexte politique cana- 


suite à la page 3 





En attente du printemps 





Une courte visite dans les T.N.-O. 
pour M. Pierre Cadieux 









Fernand Denault 
présente les demandes 
de la communauté 
franco-ténoise, page 2 


Par Line Gagnon 
Le nouveau ministre des 
Affaires indiennes et du Nord, M: 
PierreCadieux, fut de passage dans 
les T.N.-O, les 21 et 22 février 
derniers. M. Cadieux visitait Iqa- 
luit et Yellowknife pour ensuite se 
rendre à Whitehorseau Yukon. Son 
séjour dans les T.N.-O. fut très 
bref. Or, selon léministre, cette 
tournée l'éclairait sur plusieurs 
questions concernant le Nord. 
Elle lui permettait de faire la con- 
naissance des personnes directe- 
ment impliquées dans le dévelop- 
pement des T-N.-O. À Yellow- 
Kknife,il rencontraitle Conseil exé- 
cutif du gouvernement territorial, 
les membres de l’Assemblée légi- 
slative, les Déné/Métis, les mem- 
bres de la Chambre de commerce 
de Yellowknife etc. Toutes ces 
suite à la page 2 


Le 8 mars les femmes seront à l'honneur, mais 
est-ce pour une journée seulement ? voir 
l'éditorial en page 4 

Une conférence sur le bilin 
avantages. page 5 

Des nouvelles de Hay River 
et d'Iqaluit en page 7 

et nos chroniques culturelles 
en page 7 
















uisme et ses 










ES 





Page 2 L'Aquilon 3 mars 1989 
Re 





Rapport Perreault, suite de la page 1 


La balle est dans le camps du 
souvernement territorial 


Dans le domaine de la santé, 
il a été proposé au gouvernement 
territorial que du personnel fran- 
cophone soit présent, à toutes 
heures, dans {es hôpitaux et dis- 
pensaires, à l'admission ou l’ur- 
gence, sur l'ensemble duterritoi- 
re etce pour la fin de l’année 1989. 
De plus la FFT souhaite que les 
rapports médicaux et les for- 
mulaires d'admission soient dis- 
poniblés en français dansiles qua- 
tre prochains mois, Le président 
ajoute.que son organisme entend 
voir la mise en place de l’ensem- 
ble des recommandations territo- 
riales dans un délai ne dépassant 
pas dix mois (fin de l'année 1989). 

Lesreprésentants gouverne- 
mentaux se sont déclarés heureux 
d’avoir devant eux , en plus des 
grandes recommandations durap- 
port Perreault, desdemandesencore 
plus spécifiques. M. Ross Harvey, 
sous-ministre par intérim. au.mi- 
nistère dela Culture des Commu- 
nications s’est dit enchanté par le 
travaillexécuté pendantcesateliers. 
Selon lui de permettre aux per- 
sonnes impliquées au sein des mi- 
nistères de participer à de telles 
discussions représente un acquis 
certain. “ Ces ateliers ont été pré- 
cieux; lire sur papier n'est pas 
suffisant Unerencontre semblable 

permet un échange, des contacts 
directs” ajoute M. Harvey. 

Il est important de men- 
tionnerqueles participants anglo- 
phones n'ontobtenu une copie du 
rapport que très récemment. En 
effet, ce document déposé depuis 
le 9 décembre dernier n’est encore 
qu'en partie traduit. Le chapitre 
des recommandations est la seule 
section disponible en anglais. De 
plus, ce texte n'a été remis aux 
intervenants unilingues anglais 
qu'une semaine environ avant la 
tenue des ateliers. 

Fernand Denaults'est avoué 

déçu d'une pareille lenteur. Il va 
même.jusqu'à suggérer la mise 





tie VI de la Off 


començant en 1996. 


avril 1989. 





sur pied, par le gouvernement 
territorial, d’un service complet de 
traduction pour empêcher une:tel= 
le situation de se répéter. 

“Nous avons livré la mar- 
chandise: le rapport. Puis nous 


avons expliqué les principales re. 


commandations, c'est-à-dire les 
besoins de la communauté. Le Se- 
crétariat d'État, lui, a fait sa part 
en nous disant que les budgets sont 
présents et qu’on n’a qu'à s’en 
servir. C’est au gouvernement 
territorial d'allumer ses lumières” 
affirme le directeur général de la 
Fédération, M. Richard Barrette. 
Ce dernier mentionnait aussi le 
malaise ressenti par les repré- 
sentants des communautés fran- 
cophones lors des rencontres. En 
effet, selon eux, les délégués mi- 
nistériels n'avaient aucun A C 
décisionnel. 

C'est après maintes discus- 
sions, interventionsetsurtoutsuite 
à la remise des demandes spéci- 
fiques de la FFT, que les com- 
mentaires de Ross Harvey ont jeté 
un peu de lumière sur les posi- 
tions territoriales. Le sous-minis- 
tre intérimaire du ministère de la 
Culture et des Communications 
réitérait la volonté ferme du gou- 
vernement face au-fait français. 
Cela a eu pour effet de réassurer, 
en partie seulement, les membres 
de la Fédération. 

Durant les débats, celle-ci 
demanda aussi la créauon d'un 
mécanisme lui permettant de 
surveiller la mise en place des 
services exigés. “C'est à nous d’a- 
voir ces mécanismes et ceux-ci 
devraient être soutenus par le 
gouvernement des T.N.-O." sou- 
ligne M. Denault. Il'ajoute aussi 
qu’à date les réactions sur ce point 
ontété très positives. 

Quant aux représentants 
des communautés membres dela: 
FFT, ils étaient heureux d’avoir 
l'opportunité de faire entendre 
leurs opinions. Toutefois, ils ne 





MR 


vont pas pas jusqu'à déclarer que 
toutes leurs inquiétudes ontétémi- 
sesaurepos. Aux yeux de ceux-ci, 
les résultats restent à voir et les 
délais qu'ils réclament doivent ê- 
tre respectés. 

Cette rencontre de février 
marque donc une nouvelle étape 
dans le processus de bilinguisa- 
ton. M. Alain Landry, sous- 
secrétaire adjoint au Secrétariat 
d'État conclue en ces termes: 
“Comme l'ont exprimé les po- 
liticiens des Territoires, ils vont 
rencontrer les échéanciers qui ont 
été établis déjà à moins d’un acci- 
dent de parcours qui ne serait la 
faute de personne. Et il est à pré- 
voir que les échéanciers vont être 
rencontrés”. Espérons donc que la 
route vers des services en français 
sera sans anicroche. 








a 


FR 


Pierre Cadieux, suite de la page 1 


Entre deux avions... 
un ministre pressé 


activités eurent lieu à l'intérieur 
de121heures. 

Suite aux discussions avec 
les Déné/Métis, M. Cadieux s'est 
dit optimiste face aux futures né- 
gociations pouruneentente finale. 
“Les gens que j'ai rencontrés 
comprennent que c'est ma pre- 
mière visite dans les T:N:-O.. Ils 
nes’attendent pas que jerègletous 
les problèmes tout de suite puisque 
je suis dans ce dossier que depuis 
trois semaines”a déclaré 1e minis- 
tre. Le processus de négociation 
va, selon lui, bon train. Il admet 
toutefois que beaucoup de travail 
reste à faire avant une entente fi- 
nale. M. Bill Erasmus, président 
de la Nation Déné, fut également 
satisfait de cette rencontre. “Nous 
avons surtout discuté des pro- 
blèmes entourant les revendica- 


tions de territoires” de dire M. 
Erasmus. 

Lors de son arrêt à Iqaluit, 
M: Cadieux a aussi rencontré le 
président de la Fédération Tunga- 
vikdeNunavut,M:Donat Milortok, 
etle négociateur en chef de cet or- 
ganisme, M. Paul Quassa. Aux 
dires duministre, les négociations 
Pouruneentente deprincipeavec 
les Inuit se déroulent assez bien. 
Enteffet, la Fédération prévoit une 
signatureen mai 1989. Une période 
deratifications suivra pour ensuite 
enarriver à uneentente finale pré- 
vue pour septembre prochain. 

Malgré le peu de temps pas- 
sé dans les TAN:-O,, le ministre 


croit avoir appris beaucoup sur 
cetterégion. ‘Çam'a certainement 
permis de connaître plus de choses 
que si je n'étais pas venu.” 










À compter du L° mars 1989, le taux de rendement 
des Obligations d'épargne a Canada de toutes 
les émissions en cours, non échues, a été porté à 


_10 


RATS RRIEE u re 


BY 


PAR ANNÉE 


pour la période de quatre mois se terminant le 
30 juin 1989. Les autres modalités de ces 
émissions demeurent inchangées. 


OFFICE NATIONAL DE L'ÉNERGIE 
AVIS D'AUDIENCE PUBLIQUE 


Ressources Gulf Canada Limitée 


L'Officenational del!énergie areçuune demande présentée par 
Ressources Gulf ue Limitée visant1 Res en vertu de la par- 
ion: 
l'autorisant à Spa aux États-Unis, du gaz Gt provenant du 
delta du Mackenzie. La licence viserait une période de vingt ans 


La demande serait instruite en même temps que des demandes 
présentées par Esso Ressources Canada Limitée et Shell Canada 
:| Limitée, aucours d'une audience publique devantcommencerà Ottawa: 
le 10 avril et se poursuivre à Inuvik , Territoires du Nord-Ouest , le 18 


Quiconque désire intervenirà l'audience, maisnel'apasencore 
fait, doit déposerune intervention auprès de la Secrétaire de l'Office et 
des demandeurs d'ici le 24 février 1989. 

Pourse procurer des renseignements relativement à la procédu- 
re de cette audience (ordonnance d'audience GH-10-88 et ordonnance 
AO-1-GH-10-88), il suffit d'écrire à la Secrétaire ou de téléphoner au 
Bureau de soutien à la réglementation de l'Office, au (613) 998-7204. 


Les obligations à intérêt régulier ainsi que les obligations à 
_ intérêt composé bénéficieront du nouveau taux de rendement. 






Par conséquent, au 1° novembre 1989, chaque tranche de 1000$ 

























d'obligations à intérêt régulier rapportera un intérêt de 98,33 $. 


La nouvelle valeur au 1” novembre 1989 d’une tranche d'obligations 
à intérêt composé de 1 000$ s’établira comme suit: 


d'une licence 





S37(1982) | S38(1983) | S39(1984) | S40(1985) | S4H(1986) | S42(1987) | S43(1988) 
1934,68 $ | 1 715,45 $ | 1 564,24 $ | 1 406,06 $ | 1 289,97 $ | 1 197,18 $ | 1 098,33 $ 








Pour de plus amples renseignements, consultez toute institution 
financière autorisée: banque, caisse populaire, société de fiducie et 
courtier. 


\} Les Obligations 
d'épargne 
du Canada 


Louise Meagher 

Secrétaire 

Office national de l'énergie 
473, rue Albert 

Ottawa (Ontano) 

KIA 0E5 

Télécopieur: (613) 990-7900 
- Télex: 053-3791 











suite de la page 1 


. 





 - 


EE 


On veut récupérer 90%des 
effectifs scolaires d’ici l’an 2000 


dien.Jl s’agit pour les parents de 
récupérer d’ici l'an 2000, grâce à 
la création d'écoles homogènes 
francophones, rien de moins.que 
90) pour 100/des enfants visés par 
l’article 23 de la Charte qui fré- 
quentent les écoles d'immersion, 
les écoles anglaises ou les écoles 
mixtes. C’est ce qu'on appelle à la 
CNPF: l'opération récupération. 
Selon les plus récentes sta- 
tistiques dévoilées durant le con- 
grès de Montréal, il. y. a dans tout 
le Canada anglais une clientèle 
potentielle de 271,914 élèves 
francophones âgés de 6 à 17 ans 
quise qualifient en vertu de l’arti- 
cle 23 de la Charte canadienne des 
droits et des libertés. À l'heure 
actuelle, seulement 151,996 élè- 
ves de 6 à 17 ans sont dans des 
écoles dispensant l'instruction à la 
minorité, soit 56 pour cent. De ce 
nombre, 138,058 élèves fréquen- 
tent des écoles homogènes soit 50. 
pour cent. Un francophone hors 
Québec sur deux n’a donc pas ac- 
cès à l'instruction dans la langue 













française. Déjà en Colombie-Bri- 
tannique,en Alberta, au Manitoba, 
en Nouvelle-Écosse et à Terre- 
Neuve, les parents sont devant les 
tribunaux pour fairerespecter leurs 
droits. Pour les parents, la récu- 
pération passe donc par la création 
partout au pays d'écoles homogè- 
nes françaises. 

La-Commission nationale 
des parents francophones com- 
mence à avoir les moyens de ses 
ambitions. Elle a obtenu.une.re- 
connaissance officielle de son sta- 
tut della nart du gouvernement fé- 
déral. Elle aura cette année un 
budget de fonctionnement de 1,4 
million pour soutenir les efforts 
des parents. Cet appui financier a 
d’ailleurs permis à la CNPFd’em- 
baucher un premier directeur gé- 
néral, en la personne de M. Paul 
Charbonneau de Terre-Neuve. 

Les parents peuvent aussi 
comptersurl'appui sans réserve de 
personnalités publiques.canadien- 
nes. Il s’agit du Commissaire aux 
langues officielles, D’Iberville 


Fortier, et du flamboyant sénateur 
acadien Jean-Maurice Simard. 
Tous deux étaient présents à ce 
troisième congrès national: 

À l'intérieur dece grand pro- 
jet de récupération des élèves 
francophones; chaque délégation 
provinciale et territoriale s’est 
fixée des objectifs à atteindre au 
31 mars 1990. Dans certains cas, 
le travail qui attendiles parents cet- 
te année est tout simplement co- 
lossal. 

Les délégués au troisième 
congrès national de la CNPF ont 
réclamé la tenue d'uneconférence 
fédérale/provinciale/teritonale sur 
l’application de l’article 23 par 
toutes les provinces. Ils veulent é- 
galement que le programme. de 
contestation judiciaire créé par le 
fédéral soit maintenu après l'é- 
chéance de 1990. Enfin les parents 
francophones veulent que la Com 
mission nationale des parents 
francophones revendique la mise 
surpied de maternelles dans les 
provinces oùiln'yen a pas. 








L'Aquilon 3 mars 1989 page 3 
A ER 


Comité spécial sur 


l’économie 


septentrionale à 
Yellowknife 


Par Line Gagnon 


Le comité spécial sur l'éco- 
nomie septentrionale tenait trois 
rencontres dans la capitale des 
T-N.-O. les 15, 22 février et le ler 
mars derniers. 

Les deux premières ren- 
contres avaient lieu à Yellowknife 
comme tel. La troisième réunion 
se tenait à Detah. La population 
de Yellowknife présentait au co- 
mité ses inquiétudes, ses critiques 
etles solutions pour une économie 
territoriale saine. 

Lespoints. saillants tou- 
chaïent le rôle dominant du gou- 
vernement dans les emploistet les 
'subventions. L'absence quasi to- 
tale du secteur privé demeure un 
problème prédominant dans les 
T-N:-O..Deplus, l'attitude du gou- 
vernement face aux entreprises 
privées laisse à désireret son ap- 
pui au secteur privé est presque 
nul: 

“Les revendications des ter- 
res etl'incertitude politique rendent 
difficile l'acquisition d’investis- 
sements pour les T.N.-O.” de dire 
M.Levwis, vice-président du comi- 
té. 

En ce qui conceme le do- 


frastructures rend ce secte 
ficace. D'après M. Jack Walk, les 
employés dans le domaine de 
l'hôtellerie manquent souvent de 





ke Jim Evoy, dela Fédération des 
travailleurs était présent 








formation. Il va sans dire qu'une 
amélioration des routes, du trans- 
port aérien, des services d'hôtel- 
lerie aiderait cette industrie. 

Ce comité visitera chaque 
circonscription des 24 membres 
de l’Assemblée législative dans le 
but de recueillir des informations 
et des opinions concernant l’éco- 
nomie duNord. Il a visité jusqu'à 
présent 14 de ces 24 cisconscrip- 
tions. I ne reste que celles de Nu- 
navut: 

Le comité prévoit, par la 
suite, élaborer une stratégie à long 
terme parle biais de ces consul- 
tations publiques. Ceplan/permet- 
tra d'orienter le développement é- 
conomique des T.N.-O.d'ici àl’an 










ci ripti 

remis à l’Assemblée législative. 
Cette remise est prévue pour la 
session d'automne 1989: 


Quatre enfants sont morts et huit personnes ont été blessées 
dans les T. N:-O. en 1988, suite à un mauvais maniement 


d'armes à feu. La plupart 
survenus à la chasse. 


de ces accidents ne sont pas 


Rangez les armes à feu et les munitions séparément. 
Déchargez les armes quand vous ne les utilisez pas. 


Pour de plus amples renseignements sur le maniement des 
armes à feuet sur les cours de sécurité s'y rapportant, com 
muniquer avec l'agent des Ressources renouvelables le plus 


près de chez vous. [æe) 


Jeunes du Canada : points de 
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consistent les différents programmes, quel. ; | toires du Nord -Ouest. Le coût de la vignette est de 50,00 $ 
| groupe vise chacun d'eux etavec qui {NOM 1 pour les automobiles et les camionnette: 
i nir de plus amples } | À 
AREA FE ï £ ! DE 1 Pour de plus amples renseignements communiquer avec les : 
y . — ! 
Palmarès est un guide précieux : que ce | MILLE ! 
soit dans le but de changer, de chercher He RE | Services gouvernementaux 
LS de garder un emploi, d'accéder au ; , = | Division des véhicules automobiles 

SRE) ï : ivre des 1 Adresser à: Monsieur Jean J. Charest : Yellowknife, T. N.-O. 
système scolaire.ou.de poursuivre ï Ministre d'État àla Jeunesse É Téléphone : (403) 873-7406 
études: de Voyager à l'intérieunetà ; Palmarès ! phone: 
l'extérieur du Canada; de conserver une ! 440 Promenade du Portage ! 

. santé etune condition physique saines ou ; Ottawa-Hull K1A 0J9 
de surmonter des problèmes personnels.  E__ 3 


EEE 7 AU JU 


Canadä 







nt du Canada Government of Canada FX 
| E+i Ponte d'État àlaJeunesse Minister of State for Youth Note es Gouernment Senices 


Motor Venicles Division 





L E . 


» 111118 Mme Johnson/souli 


Page 4 L'Aquilon 3 mars 1989 
Co TRE 



















célébrer? 


pas surles ambulances®. 





















vé aux mourants ouaux riches. 





Éditorial 


Le 8 mars, Journée internationale 
de la femme; y a-t-il raison de 


Qu'on le veuille ou non trop d'années se sont écoulées depuis les luttes du mouvement féministe dans les années 
soixante. Cette bataille pour des droits équitables entre les sexes a peut-être fait les manchettes alors, mais les fruits 
qu’elle laïsse pour l'avenir sont maigres. 

Évidemment le mouvement féministe lui-même pourrait être blâmé. Mais comme pendant la guerre, “onne tire 


Jusqu’à ce jour les femmes à travers le monde demeurent, entre autres, sous éduquées et sous payées. Même dans 
les pays les plus industrialisés la situation estloindietre rose Parexempleil y a maintenant quelques femmes méde 
cins et quelques hommes infirmiers mais les ghettos professionnels restent intacts. 
Au coeur du débat féministe: la procréation 

Le droit à l'avortement est toujoursun sujet brûlant. Les groupes pro-vie parlent de meurtre, les pro-choix, pour 
leur part, du contrôle des femmes sur leur organes reproductifs. Les deux arguments, qu'onleveuille ou non, ontun 
certains sens. Mais le fond du problème n'est pas aussi noiret blanc. 

Les femmes ont recours, en grande majorité, à l'avortement pour des raisons socio-économiques et cela depuis 
les tempsimmémoriaux.lantetaussilongtemps qu'une cure àces malaises socio-économiques ne sera pas trouvée des 
avortements auront lieu. Notre option comme société civilisée face à ce dilemme me semble clair: retourner. les fem- 
mes dans les ruelles mutilées et aubout de leur sang ou permettre l'avortement; 

De plus, l’absence persistante de congé de maternité équitable, de sécurité à l'emploi pour les futures mères, de 
soins de garderie aussi accessibles que le système d'éducation et d'allocations de maternité suffisantes rendent la 
condition des femmes difficile. Cet état de choses transforme la maternité en un passe-temps, pour les riches. La clas- 
se moyenne éduquée, auttravailet bien. hypothéquée se permet la venue au monde de 1,7enfants. Les pauvres pour leur 
part continuent à se débattre dans des taux de naissances élevés chez leurs adolescentes, simplement par ignorance 
(l'ignorance est un mal social à guérir non pas une plaie individuelle honteuse). En plus, ces mêmes défavorisés sont 
‘encore coincés parune progéniture trop nombreuse découlant tropsouvent deeur.condition, socio-économique: Ils, 
perpétuent ainsi une tradition historique de pauvreté tout cela sous le regard indifférent du reste du pays. Et naturelle- 
ment, n'oublions pasles plus riches, celainclutialfamille du premierministre Canadien, qui sans'inquiétude et avec 
Confort s'embarquent dans des familles plus abondantes que la moyenne canadienne” 

Pour ajouter au stress économique de Ja maternité, il\y a les changements sociaux des vingt dernières années et 
leur conséquences désastreuses sur la structure traditionnelle de la cellule familiale. Ce sont les femmes qui aprèsile 
divorce demeurent à la barre de la famille, ou du moins ce qui enreste. Encore de nos jours trop de pères trouvent bon 
| nombre d’excuses et de voies afin'd'échapperau soutien financier.ordonné par/la cour envers leurs enfants etleur.me 

re. Les statistiques démontrent aussi que le revenu des femmes après un divorce décroit considérablement alors que 
l'inverse se produit chez les'hommes: 
Toutefois la prudence est de rigueur. Le débat féministe, qu'il touche la maternité ouson interruption, L'égalité 

des salaires, l'accès à l'éducation et à l’emploin’en est pas un qui attaque les hommes. Au contraire, une réalité socia- 
le considérant ces avenues serait un gain pour les hommes aussi bien que pour les femmes. Une société éduquée, au 
travail, formée en fonction de sa force et de ses talents ne peut être qu'un atout pour tous ses membres. 

La réalité toutefois stagne. L'avancement des femmes reste une question de lutte et de tensions. On parle encore 
:| de donner accès aux femmes à certains bénéfices, certains types d'assistance sociale. Ce genre de commentaires est 
une insulte à toutesles femmes, qu'elles/besognent à la maison ouau bureau. Maternité, garderie, travail égal salaire 
égalne sont pas des bénéfices quelconques gracieusement dévolus à la femme, maïs'bien des droits. 

Le drame est que fondamentalement le sexisme qui prévaut présentement ne découle pas exclusivement de 
l’étroitesse d'esprit de mâles chauvinistes mais bien de tout un système de classe. Quelle surprise amère dans un pays 
aussi démocratique et juste que le nôtre! Il y a les gens de couleurs, les pauvres, les immigrants, les femmes et les en- 
fants. Tous sont aux prises avec ce système. 

Les garderies, les congés de maternité, les allocations de maternité toutcelan’aidera pas tellement le financier ou 
la directrice de marketing de Bay Street, mais bien la serveuse et l’éboueur. 

Une solution globale à ce problème? Oui sûrementil en existe. Icare y a peut-être rêvé, mais ses ailes ont fondu. 
En attendant c'est parle travail quotidien, les petites batailles journalières menées seule mais partous/qui feront au 
bout du compte la différence. Après tout il n’y pas si longtemps l'accès à des soins médicaux convenables était réser- 


L’espoir des femmes battues 


Par Kim Ouellette 
Le 8 mars, reconnu comme 

tant la Journée Internationale de 
lafemme, nous rappèle chaque an- 
née que la femme n’a plus unrôle 
de second rang dans l'évolution 
sociale. Elle a beaucoup gagné au 
niveau du respectet de ses droits. 
Pourtant plusieurs femmes ne bé- 
néficient pas durespect individuel: 
Il reste encore un bon nombre de 
femmes battues et violées dans 
leur propre foyer,etdece côté-là, 

ilreste beaucoup à faire. 

L'Aquilon a rencontré Mme 

Lynn Johnson, directrice de la 
maison Nutarag's place, le seul-re- 
fugepour femmes battues sur l'île 
de Baffin. Basée à Iqaluit, cette 
maison est en fonction depuis 
presque deux ans et a déjà ac- 
. cueilli plus de 140 femmes et en- 
fants dans l’une ou l’autre de ses 
10 chambres. 


igné que + yant comme 


la plupart. des femmes ayant re- 
cours aux services de la maison 
sont autochtones, mais. qu'une 
faible minorité de femmes -blan- 
ches y font appel. 

Les services que la femme 
peut y recevoir sont nombreux. 
Elle bénéficie d'aide de conseillers 
qui peuvent la guider selon les dé- 
cisions qu’elle prendra. Elle ne se- 
ra jamais encouragée à poursuivre 
en justice ou d'aller à l'encontre de 
sescroyances, Ce sont les thérapies 
mises à sa disposition qui l’aide- 
ront à prendre ses propres déci- 
sions. Peu importe ce qu'elle dé- 
cide, c’est à partir delà qu'elle se- 
ra guidée soit vers de l’aide juri- 
dique, soit vers son foyer ou ail- 
leurs. C'est un sujet très délicat 
car ce problème se vit au sein 
d'une famille. Souvent, des voisins 
ou des amis conscients du phéno- 
mène n'oseront pas Suit 


prétexie 


fèrent“nepas se mêler des'affaires 
des autres! Mais dans uncascom- 
me celui-ci, où la vie de la femme 
etmêème celle des enfants sontme- 
nacées, les gens devraient prendre 
conscience du devoir moral qu'ils 
ont de rapporter un tel cas, tout en 
gardant l'anonymat. 

À la maison Nutaraq, les 
femmes sont accueillies avec. où 
sansleurs enfants. C'est un lieuoù 
elles peuvent prendre le temps.de 
réfléchir sur leur vie de couple. 
Un aspect important du problème 
reste que, souvent, la femme insé- 
cure retourne chezelle parce qu'elle 
dépend'deson mari, n'a pas d'édu- 
cation ou ne connaît pas ses droits. 
Mais à la maison Nutarag/ onlui 
redonne confiance. 

Nutarag's place offre aussi 
la possibilité de faire des thérapies 
de groupe aveclecouple."L'hom- 
me.qui bat est 


ir, 8- qui bat est aussi une victime 
is prés diseisstei lise été astiétsls st 


Denise Canuel 





Journaliste: 
Collaboratrices: 

























































Rédactrice en chef: 


Correspondant national: 


L'Aquilonest membre associé del'Association de lalpresse 
francophone hors Québec (A'P.F.h.Q:)et sontirage est présentement 
de 1/000/exemplaires au premier vendredis du mois et de 3.000 
exemplaires au troisièmevendredi du mois La publication de L/Aq= 
Lilon est rendue possible grâce à une subvention du Secrétariat d'État. 

Sauflpourl'Éditonal, les textes n'engagent que la responsabil- 
ité de leurauteuret.ne constituent pas nécessairement l'opinion, de 
L'Aquilon.…Toute correspondance adressée à L'Aquilon doitiêtre 
signée et accompagnée de l'adresse et du numéro de téléphone de au” 
teur. Larédactionseréserveledroitdecorngeroud'abrégertouttexte. 
Danscertainscas oùles circonstances le justifient, L'Aquilon accèdera || 
d'une requête d'anonymat Toute reproduction partielle est.fortement, 
recommandée à condition deciterla/source» 






Denise Canuel 
Line Gagnon 
Agnes Billa 
Kim Ouellette 


Hélène Ratté 
Sylvie Cauvier 
Yves Lusignan 




























L'Aquilon a un nouveau numéro de 
téléphone: 
Composez le (403) 873-6603 





Si vous avez des choses à nous raconter 


Ecrivez-nous 
L'Aquilon 
C.P. 1325 


Yellowknife, T.N.-O. 


X1A 2N9 




































Cestfacile: 


la version française 


Johnson. “C’estun cercle vicieux, 
l’homme qui bat a été battu et 
l'homme battu battra à son) tour.” 

Les résultats de ces thérapies 
sont bons, mais il manque encore 
des personnes spécialisées dans!le 
domaine telles que des psycho- 
logues, surtout au niveau.des en- 
fants. Les conseillers, bien qu’en- 
traînés, n'arrivent pas toujours à 
répondre à tous les besoins psy- 
chologiques des enfants souvent 
perturbés. 

Mais existe-t-il un. moyen 
de faire cesser cette violence con- 
jugale? Selon Lynn Johnson, “une 
des solutions à long terme serait 
d'éduquer les enfants. Plusieurs 
d’entre eux considèrent normal le 
fait que leur père batte la famille. 
Ce n’est pas parce qu'un père frap- 
pe une mère que c'est bien de la 
faire”! 

. Pour le moment, la maison 


Abonnez-vous au journal, et tenez- 
vous au courant des nouvelles concernant 


la francophonie ténoise. 
Bi-mensuelle, 


institution/agence 
gouvernementale: 25,00$ 


Il s'agit de se procurer 












par année: individu 
1 CUIR ERP 


Moi, je paie mes impôts 


en français 


dela déclaration d'impôtsur le revenu: 
Et de larempliren français: 


Au besoin, communiquer avec le Bureau du 


ommissaire aux langues officielles 
en téléphonant à frais virés 
au (403) 420-3111. [l peut nous aider à 
obtenir des services en français. 





femmes en détresse en leur ap- 
portant le meilleur soutien pos- 
sible. Mais elle a bonne espérance 
que-du personnel plus spécialisé 
viendra aider sa cause. 

Aussi, un autre petit détail à 
mentionner, lamaison accepte des 
dons en vêtements et en jouets 
d’enfant..Pour contribuer, il suffit 
d’appeler au 979-4500 pour pren- 
dre des arrangements; générale- 
ment quelqu'un passera chez vous 
chercher vos dons. 

Enfin il est rassurant de sa- 
voir que les femmes victimes de 
violence au foyer ont une source 
d'aide et d'espoir, peu importe où 
elles sont sur l'île de Baffin. La 
maison Nutaraq est ouvete 24 
heuressur 24, 7 jours par semaine. 
Elle offre aussi un service télé- 
phonique d'urgence soit le 979- 
4500 ou le 979-4566, deux numé- 


Ps] le mc . rosquidonnentenfin aux femmes 
Nutaragsgontinue:d'aceueillir les:  battiès uné lueure d'e: 











Lbébes 





“Etre bilingue < offre une plus grande 


_—— 


A 





Pers 





vision du monde” Mme Henriette Walter 





Par . BR dans tous les sens, estun bouquin. nada entre les deux peuplesdes 
— ne lenriette alter, sérieux.dansile fond mais dans a langues officielles. De plus, ellene 
inguistefrançaiseréputée, donnait superficie très drôle.” Elle avoue semble pas non plus au courant du 


uneconférence à Yellowknife le 18 
février dernier.‘C’est toujours 
l'autre qui a un accent” se voulait 
lethème de cette rencontre, orga- 
nisée par l'Association franco- 
culturelle de Yellowknife avec 
l'Alliance française. 

La’linguiste donnait un bref 
exposé de la langue française et 
soulignait la beauté de chaque 
accent. La conférencière ne con- 
naissant pas beaucoup le Canada- 
français basaït surtout son discours 
sur la France. 

C'était la première fois que 
la linguiste se rendait au Nord. 
MJ'ai surtout vu des jeunes à Yel- 
lowknife. J'imagine qu'ils viennent 
donner de leur dynamisme. Les 





me Henriette Walter conférencière invitée par l'A.F.C.Y. 





Yellowknife et se rendait par la 
suite sur la côte Ouest du pays. La 


1es sens, queMme Walter futinvitée 
au Canada. Cet ouvrage présente 





même se moquer un peu de l’A- 
cadémie française quiestsi rigide, 
D'autre part, .MmeWaälter 
lancera une nouvelle publication 
en mai prochain. Elle porte sur le 
vocabulaire utilisé lors de a 
Révolution française. Le livre s’a- 
dresse également au grand public. 
“J'étais nulle en'histoire de 
France avoue-t-elle "mais j'ai ap- 
pris.” La linguiste s’est aussi ha- 
bituée à s'adresserau grand public 
parle biais de plusieurs émissions 
à la radio et des conférences telles 
que celles données au Canada. 


la richesse du bilinguisme 


À läkrencontre de Yellow 
knife, la linguiste soulignait la 


taux élévé d’assimilation. La lin- 
guiste souligne toutefois l'impor- 
tance de préserver sa langue. 
Son’enthousiasme, ses con- 
naissances et.son amour du lan- 
gage furent contagieux. Les gens 
furent donc satisfaits de passer 
leursamcdi soiren sacompagnie. 


Le suicide 
dans le 
Nord, une 
réalité 





gens furent très sympathiques.” linguiste ne présente toutefois pasmunlhistorique de la langue de Mo- richesse qu'apporte leébilinguisme. 
MmeWaltenvisitele Canada latmême conférence dans chaque lièreet aussidémontrelesdifférents Le français, d’après elle, s'enrichit F 

pourstrois semaines Durant son endroit, Chacune des régions peut usages de celle-ci dans différents au contact des autres langues.Lon- Far)Line Gagnon 

séjour elle donne des conférences choisir entre quatre thèmes portant pays. naître une langue autre que sa lan- L'Assemblée législative 
partout dansile pays. En effet, elle … sur différents aspects de la langue C'estsapremièrepublication gue maternelle donne une vision commençait la semaine dul20 f6- 
est allée à St-Jean, Nouveau- française. quivisele grand public. Ses livres plus large du monde. Il faut re- vrier en offrant les condoléances 
Brunswick. Halifax, Montréal, C'est suite à. la publications antérieurs. étaient surtout destinés marquer que Mme Walter ne con-. de tous ses membres à M. Ipeelee 
Ottawa, Edmonton, Calgary et de sonlivre, Le français dans tous à des spécialistes. “Le français naît pas la dualité qui existe au Ca-Kilabuk pourla perte de son fils: 























mer aux règles suivantes : 





volant: 


VTT. 


casques-réglementaires» 


Services gouvernementaux 


Tenez-vous au courant de la 
réglementation relative aux VTT. 


Les modifications à la Loi sur les véhicules tout terrain 
entrentien Vigueur le 1% avril 1989. Si vous conduisez un 
véhicule tout terrain de trois ou/quatre roues (VIT) sur les 
voies publiques des municipalités, vous devez vous confor- 


+ Ilest obligatoire de posséder une police d'assurance et 
un certificat d'immatriculation pour votre VIT. Vous de- 
vez les avoir avec Vous chaque fois que vous prenez le 


… La plaque d'immatriculation portant une vignette de 
validation doit être apposée !l'arrière de votre VIT. 


Deux personnes au plus peuvent prendre place sur votre 


Un enfant en bas âge porté dans un «amauti», ou tout 


© Pour de plus amples renseignements, ou pour obtenir un cer- 
tificat d'immatriculation pour votre MIT, prière de commu- 
niquer avec le Bureau des véhicules automobiles le plus près 
de chez vous, ou écrire à l'adresse suivante : 


Division des véhicules automobiles 


















































Un Conseil exécutif au 
grand Complet à la FFT 


Par paie Canuel 


nue d’un atelier sur LportPes 
reault pour compléter la fin de se- 
maine du25et26février. par un 
Conseil d'administration. 

Lors de cette rencontre les 
membres.du Conseil nommaïent 
un nouveau secrétaire. En effet, 
après le départ de Gaétan Lebel, la 
Fédération se retrouvait avec un 
poste vacant au/sein de son conseil 
exécutif. 

Un secrétaire par intérim 
(c'est-à-dire jusqu’à la prochaine 
assemblée générale) était choisi: IL 
s’agit de Pierre Trudel. Ce dernier 
réside depuis quatre ans’ dans la 
communauté de Hay River. Il oc- 
cupe la vice-présidence de l'asso- 









} 
f 
fe 






























1) 


















ciation francophone de cette loca- 
lité La tradition d'un-exécutif 
composé de membres provenant 
des différentes régions est donc 
maintenue. 








une performance 


une représentation 


seulement 


admission: 10,00$ 


Parrainé par L.A, Gear 


et 


réunion 


Le décès de ce dernier ouvrait de 
nouveaule débat sur le suicide. 
Plusieurs des députés soulignaient, 
parla suite, l'importance de mettre 
sur pied des services d'aide pour 
prévenir le suicide. 

Les T-N:-O. connaissent un 
taux très élevé de suicide. Entre 

978 


par le Conseil régional du Kee- 
watin et celles faites par le gou- 
vernement territorial, le Nunavut 
semble, être la région la plus af- 
fectée par ce phénomène, Elle 
compte pour 58% des suicides 
dans tous les T.N:-O. compara- 
tivement à 42% pour les Déné. 

Les recherches stipulentque 
deux groupes d'âge semblent par- 
ticulièrement. atteint: lui des 16 à 
20'ans etlui des 21 à 25 ans. Une 
lecture des données par groupe 
ethnique -démontreque la popu- 
lation autochtone dans les T.N.-O. 
a un taux plus élevé de suicide. 

Le pourcentage pour tous 
les T.N.-O. est bien au-delà de la 
moyenne nationale canadienne qui 
estenviron à 15 pour 100 000. Des 
régions peu, populeuses telles le 
Kitkmeot, Keewatin et Baffin 
révèlent un taux de suicide parfois: 
deux outtroïs fois plus élevé que la 
moyenne nationale, 


+ Vous devez être âgé d'au moins 14 ans pour conduire un Un problème de dépendance 
VTT à l'intérieur de votre municipalité. d'aérobics et beaucoup plus fatal eu é d peer 
unepauvresanté ment! d 


population en voie de transition 
rapide peut aussi être l’une des 
causes de ce phénomène. 


autreporte-bébé semblable peut Iégalement.accom- Les études révèlent un pro- 
pagner deux personnes prenant place sur un MIT}etest le 4 198 20h00 blèmeslemant L'un de cette 
exempt du port du casque: e 4 mars 9 à cherches allait jusqu'à prévoir une 
* Les conducteurs et les passagers doivent porter des au NACC de He si ce problème 


Il s'avère donc crucial 
d'offrir un service d'aide et de 
Consultation à la population. 


Alcooliques anonymes 


au sous-sol de la 














cliniquemédicaleGreatSlave 


animé par le YWCA EXZ 
de Yellowknife. Tous les 


Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest 















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Yellowknife (T. N-0) [ æe) dimanches soirs à 19h00: 
X1A 2L9 CA [4 
». 403) 873-7406. ,. Government Services: |. pour tous ceux et celles qui lentioess ET 7 À CE 
LLARRERMO uit esta DRE ’ : xeulent.cesser de boire, ,..::, 1. 





Page 6 L'Aquilon 3 mars 1989 


a 
Avr notre ane 


Féminiser le langage 


La chronique consacrée à la phrase reprendra dans le prochain numéro de L'Aquilon. Pour célébrer la 
venue prochaine du/8 mars Journée intemationale dela femme, nous vous présentons une chronique consa» 
crée à la féminisation dulangage. , 

Le langage même suscite dans les milieux féministes français un débat bienparticulier. 

C'est à travers le langage que les préjugés trouventencore refuge. Etavec le français, le sexisme s'est 
fait un confortable nid. Nous sommes/tous au courant de la bonne Vieille règle de grammaire qui conclut 
Me masculin l'emporte surle féminin”. On peutaussi devenir plus diplomate et déclarer “le masculin inclut 
le féminin”. Quelle que soit la forme le contenu demeure le même le genre masculin prédomine partout dans 
la langue française. En plus de cette prédominance grammaticale, il existe dans cette belle langue de Moliè- 
re, ouest-ce celle de Beauvoir, bon nombre de mots dont le-genre (féminin oumasculin) ne s'explique pas, 

Un maire, un professeur, un ministre, un agent de la paix, un prodige, une maîtresse (etpas d'école)...ce 
ne sont que quelques exemples. Le dictionnaire en est plein ou est-ce le dictionnaire en est pleine... 

Déjà plusieurs publications féministes ont pris position face à une langue où le chauvinisme ancestral 
domine toujours. Des textes sont maintenant produits avec.le féminin l'emportant sur le masculin. Dans 
certains cas le radicalisme va plus loin et a complètement oblitéré le genre masculin. Et pourquoi passi 
c’est la seule façon de forcer une langue aussi pédante que peut l’être le français à évolueret à devenir sensi- 



















ble à son environnement. 








reflètent. 









Joe Bocan de Joe Bocan 





De la gueule. 
Trafic de Marie Philippe 








demotsanglais. “ 
rien changer.” 









+ 


Restez à l'écoute 
Repartir à zéro, oui SVP 


Marie Philippe, auteure compositeure québécoise, ie un son ‘rock sur les bords 
ne casse pas les oreilles mais qui bouge tout de même: Au premier abord, la musique et la voix me déplai- 
saient. On s'enremetrapidement: ilfaut se laisser apprivoiser, Elle Vise un public assez large avec sa musi- 
queet ses paroles parlant d'amour, de rêve etc. Marie Philippe chante en français entrecaupé de phrases ou 

. lvebeenahunter l'vebeenawolf. Mêmesije pouvais ToutrecommencerJe ne voudrais 
Cette nouvelle artiste vaut la peine d’être entendue. 


Cette chronique est produite grâce à l'aide du gouvernement du Québec 








Mais la féminisation du langage est plus qu'une question de sensibilité; elle touche à l'évolution d’u- 
ne société. En préservant le sexisme d’une langue nous sauvegardons les remparts des préjugés qui s'y 






L'Académie française n'a jamais été favorable aux changements. Cette fois, elle devra se résoudre à 
bouger ou à subir. Chaque jour voit l'apparition de termes comme une maire, une juge, une députée, une 
agente, et cela à l'encontre des bonnes règles de français. La présence des femmes au sein de la société y 
est démontrée. En préservant des règles médiévales le français ne peut que mettre en danger sa survie et sa! 
qualité. Ilest temps quelalangue française admette le rôle capitalldes femmes dans le monde etcelane se 
fera que par des changements radicaux de ses structures et de ses règles.Un dossier à suivre. 

Cette chronique est produite grâce à l'aide du gouvernement du Québec 






Une voix parfois superbe qui pourrait charmeret faire de Joe Bocan une artiste inoubliable. Mais poun 

se mériter ce statut il faudrait à la chanteuse des pièces musicales beaucoup moins ennuyantes et lourdes. À 
trop vouloir parler et passer des messages, Joe Bocan oublie qu’elle fait de la musique. Quel dommage! Ce 
disque, plein de bonnes intentions, devient pénible à l'écoute. On aimerait dire à l” NEURE comme elle le 
chante si bien dans une de ses pièces, de “Repartir à zéro” . 


c’est-à- dire qui 


Est-ce que l’immersion est 
valable pour tous les enfants? 


Par Line Gagnon 


L'organisme Canadian Pa- 
rents for French accueillait, le 20 
février dernier, M. Nick Andanaz, 
directeur d'une école du district 
Delta ven Colombie-Britannique. 
Ce dernier, spécialiste de l'édu- 
cation en immersion, sert de con- 
sultant auprès du gouvemement 
fédéral et pour certains gou- 
vemements provinciaux pour des 
programmes d'éducation. Il détient 
également un baccalauréat et une 
maîtrise en linguistique et connaît 
bienlaquestion de l'apprentissage 
des deux langues officielles. 

Le conférencier débutait son 
allocution’enstipulant clairement 
qu'il ne traitera pas de politique 
générale. I:s'est dit plutôt prêt à 
discuter de politique d'éducation. 
M: Andanaz affirmait que sur le 
planintemational, leCanadaest un 
des meilleurs exemples de précur- 
seurs pour des programmes d'im- 
mersion en français. 

Aux dires de M. Andanaz, un 
tel programme devraient offrir en 
français tous les cours donnés à 

* l'exception des classes d'arts plas- 
tiques. 

Ce dernier fait remarquer 


aux parents, envoyant leur enfant 


enimmersionlimportance de pré- 
parerl'écolier à cet apprentissage. 
Il va sans dire qu'il est plus aisé 
Pour un enfant de s’adapter s’il 
fréquente une classe d'immersion 
dèsle début de son éducation. 

La plupart des parents d’en- 
fants en immersion sont unilingues 
et par conséquent se sentent inca- 
pablesd'aïder eur enfant pour ses 
devoirs. Il suggère donc à la fa- 
mille d'acheter des dictionnaires 
ou. des encyclopédies selon leurs 
moyens financiers. Le conférencier 
Soulignepar la suite la participation 
marquée des parents d'élèves en 
immersion. Unssoutien aussi fort 
aide l’enfantetl'administration de 
l'école. M. Andanaz croit que s'in- 
téresser aux activités scolaires de 
l'écolier et dialoguer à ce sujet 
donne aussi de bons résultats. 

Le linguiste distingue trois 
niveaux. d'immersion: avancé, 
intermédiaire et tardif. Il accorde 
une préférence au niveau avancé. 
Plus L'enfant commence jeune ses 
classes d'immersion, plus l'étu- 
diant aura de la facilité avec le 
vocabulaire, la syntaxe etc. 

Par ailleurs, une évaluation 
dela maîtrise de la langue française 
fut effectuée auprès des gens fré- 
quentanbun programme d'immer- 


sion: Les résulats indiquaient que 
80% de cés personnes ont obtenu 
une note de 80% tandis que seu- 
lement 10% des gens évalués ont 
eumoins de 70% sur leur note fi- 
nale. 

Le programme d'immersion 
peut se comparer à tout autre pro- 
gramme d'éducation c’est-à-dire 
qu’il yala même courbe d'échec 
et de succès. Toutefois, des pro- 
blèmesauditifs ou d'apprentissage 
de sa langue matemelle peuvent 
constituer de bonnes raisons d’hé- 
sitation Pour inscrire un enfant en 
immersion. 

300 000 enfants au Canada 
suivent un programme d’im- 
mersion. Seulement 20 écoles sur 
1 200 offrent uniquement un tel 
Programme. En effet, la plupart 
des écoles offrent à la fois un pro- 
gramme d'immersion et un pro- 
grammeconventionnel. 

Près de 70 personnes par- 
ticipaient à cette conférence, la 
plupart Étant des parents d'enfants 
inscrits en immersion. Plusieurs 
questions furent soulevées. 

IL faut remarquer que Yel- 
lowknife est le seul endroit ayant 
un programme d'immersion dans 
les T.N.-O.. Celui-ci débute seu- 
lement en quatrième année. 
































> 


Pour le plaisir de lire 
Des femmes auteures 


Margaret Fuller, 1810-1850 
de Sylvie Chaput 
Les Éditions St-Martin 

Sile nom de Margaret Fuller, écrivame américaine, ne vous dit 
rien et bien le livre de Sylvie Chaput vous la fera connaître. 

Celle-ci arelevé.le défi de présenter aux lecteurs francophones 
[Margaret Fuller. Cette dernière faisait partie du/mouvement trancen- 
Idantaliste américain des années 1830 (incluant Emmerson et Thoreau). 
Elle a vécu de 1810 à1850etpeut être qualifiée comme une féministe 
lmodemne. 

Mme Chaput a; grâce à une écriture sobre et un format classique 
(livre va dela naïssance et se termine à la mort de l'héroïne) quoique 
parfois ennuyant, dressé un portrait vivant de cette grande inconnue de 
la littérature américaine. 

Pour ceux qui connaissent déjà Fuller, le regard neuf qu'offre 
Sylvie Chaput mérite qu'on s’yattarde. ler. = un 
livre idéal pourinitier l'oeuvre de cette écrivaine oubliée. 


Desen üierPi 
Je boude 

Écrit etillustré par Ginette Anfousse 
Les Éditions la courte échelle inc. 


Les aventures de JijetPichouestune série portant sur différents 


thèmes. Je boude démontre avec humourles maladresses d'un enfant. 
De plus’il présente toutes les raisons pour lesquelles unpetit se ferait 
punirparses parents. C’est evidemment pour celalque Jijis boude: el- 
le S'estfaitepunirsuite une série de mésaventures Pourlesjeunes de 
3 à 8 ans, ce livre empli de beaux dessins vivants et colorés saura 
sûrement plaire aux petits. 













































































-del Ta 
de Micheline Piotte 
Les Éditions VLB 


Au-delà dy mur explique la vie souvent pénible d’une femme 
handicapée physique. Ce livre empli de souffrance, de culpabilité 
traduit la force d'une personne assoifée de vie. Micheline Piotte donne 
une vision honnête’et franche de sa perception d'elle-même, des gens 
quil'entourentet delaréaction des étrangers à l’égard de sonhandicap. 
Elle sait décrire tous les sentiments éprouvés parles gens en présence|| 
d'un handicapé On:se retrouve donc'dans ce bouquin touchant. 


Cettechroniqueest produite grâce à l'aide du 
gouvernement du Québec 


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RS SE 


Les petites nouvelle 


Par Sylvie Cauvier 

Enfin de semaine notre é- 
quipe de Hay River a participé au 
conseil d'administration de la Fé= 
dération Franco-TÉNOI Se, tenu à 
Yellowknife. L'équipeest revenue 
pleine d’enthousiame et d'énergie 
pour travailler sur les différents 
dossiers de l'Association franco- 
phone de Hay River. 

Sirle gouvernement territo- 
rial était réticent à promouvoir le 
français, il n’en était pas de même 
pourlegouvernementfédéral:Nous 




























à‘ 


Le magazine acadien 














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ee = 
le magazine acadien 


Ven'd'est, C.P. 430 
R NB, E0B 2E0 : 








Petit-Rocher, 








FRAME ARE 
avons'beaucoup deitravail à faire, 
nous espérons le compléter. 

Nos professeurs étaient 
égalementà Yellowknife pour dif- 
férentsateliers de travail. Ceux qui 
se spécialisent dans l’enseigne- 
ment du français étaient très 
contents de découvrir de nouvel- 
les techniques detravail dans ce 
domaine, 

A Lhôtel où nous séjour. 
nions, des jeunes cadets de l'armée 
venant de Hay River et d'autres 
communautés se joignaient à nous 
tous..Les couloirs à toutes/heures 
étaient plutôt bruyants; mais la 
bonnehumeurrégnait. De plus, les 
cadets de Hay River ont fait leurs 
exercices militaires en français. 

Toutes ces rencontres, cette 
vigueur et cette joie de vivre se- 
raient-elles liées au retour des 

journées plus longues? À vraidire, 
ilme semble que “l'endormitoire 
relache sa poigne”. 

Le 14 février ‘les Farceurs” 
sont venus dans nos écoles pour 
donnerune représentation théâtra- 
le-Desclowns, voilàla solution au 
besoin des écoliers après des mois 
de travail! Ces clowns étaient un 
peu déçus d’avoir à utiliser beau- 
coup l'anglais, car les enfants ne 
comprenaient la langue de Molie- 
re. Les écoles avaient pourtant re- 
çule contenu de la pièce par écrit, 
avec des mots-clés, avant l'arrivée 
des Farceurs. Peut-être qu'iln'ya 
pas eu assez pour couvrir ces mots 
durant les classes de français. Mais 





sé. On espère que l'Association 
pourra aider dans ce genre de si- 










Par Kim Ouellette 













Concours 



























- Résidentiel 
- Commercial 


a sn 


e Hay River 





L’A.FI. prépare | 
son calendrier 


Bonne chance à tous! 


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C.P. 2138, Yellowknife, 
T.N.-O. XIA 2P6 
1er plancher du Centre Scotia 


Fn 





tuation. L'Association a eu un sou- 
per de St-Valentin le 15 février. 
Les Farceurs sesont joints à nous 
durant notre souper “pot-au-feu”. 
Les élections se sont déroulées en 
mêmetemps. Trente membres en- 
viron étaient présents au souper. 
Le nouvel exécutif estcomposé de 
Pierre Trudel, vice-président, Lucie 
Kearns, sécrétaire-trésorière et de 
trois directeurs: Pierre Ranger, 
Suzanne Bouchard et Jocelyne 
Liboiron. Une ombre au tableau 
Louise Fréchette élue présidente 
lors de cette soirée a remis sa dé- 
mission le 27 février. Mme Sylvie 
Cauvier comblera ce poste par 
intérim: 

L'économie de la ville 
semble bien démarrée pour 1989. 
La construction des locaux de 
NCPC est commencée. Le maire, 
M: Kudelik, rapportait que près de 
8 millions de dollars devraient. é- 
tre dépensés en projets semblables 
dans notre ville. 

Le carnaval Kamba (ptar- 
migan) se déroule les 3,4 et5 mars 
sur la réserve Déné. Vous aurez la 


Chance-dy-voir des courses de 
chiens, des danses de tambour et 
western, la nuit du Casino etbien 
d'autres activités. Vous pouvez 
contacter le bureau de la réserve 
pour plus de détails. 
LaFédérationdeballon-balai 
des Territoires du Nord-Ouest a 
tenu son bingo annuel de 20,000$: 
Elle était enchantée de la par- 
ticipation de Inuvik, Hay River, 
knife à Fort Smith, en tout 


divisé entre deux personnes de 
Inuvik, M. Trasher et Mme Allen: 


Taaluit- Suite au succès du.calendrier.1989/1e comité responsable, du 
calendrier 1990 de l'Association des Francophones d’Iqaluit (A:F.I.) a 
tenu sa première réunion le 23 février dernier. 

Cette année, l’A.F!I. a décidé de représenter toute l'île de Baffin. 
Pour ce faire, elle lance un concours de photos dont voici les critères: 
“Un maximum de 5\photos parcandidat 
“Les négatifs sont requis mais seront remis aux participants après le 


=Les photos doivent être accompagnées d'uncourt texte explicatif 
=Les photos doivent être reçuesiau/plus tard!le 24/mars 1989 
Le tirage se ferale 8 avrillors d’une soirée organiséeparl'A.F.T.. 
Si vous avez des photos représentant l'îledeBaffin, envoyez-les avec 
vos nom, adresse et numéro de téléphone à: 
Concours de photos 
a/s Association des francophones d'Iqaluit 
C.P. 692 
Iqaluit, T.N.-O. 
XO0A 0OHO 
Si vous désirez de plusamplesinformations, communiquez avec 
Suzanne au (819) 979-6522 ou Diane au (819) 979-5739 


ROS 


- Industriel 
- Institutionnel 


] erso ontjoué. 
dons de 18.008 à éd 






















L'Association francophone 
d’Iqaluit a enfin un logo 


Après une recherche intense, des suggestions de part et d'autres 
etun concours, l'Association francophone d'Iqaluit (AFT) se donnait un 
nouveaulogo:Ce dernier permettra à l'Association d'être identifiée par. 
un symbole simple mais représentatifde sa communauté. 


HTTP EN 


ë L'Aquilon 3 mars 1989 page 7 








dee et Mosha Noah. 








Évidemment à Iqaluit tou 
tes les raisons sont bonnes pour se 
rencontrer et s'amuser. C’est dans 
cetespritqu'une trentaine de fran- 
cophones diIqaluitse sont réunis 
le 10 février dernier pour célébrer 
la St-Valentin. 


Cette soirée dédiée à l’ami- 
tié et à l'amour a servi aussi à bri- 
ser la monotonie de février, le 
mois.le plus court, le mois le plus 


AN 


Cr SE 


L'auteur du logo gagnant (ci-dessus) estRichard Plante. Les prix 
de consolations sont allés à: Yvan Fournier, Marie Rocque et Jessica 
Chrishohn. Les enfants eux aussi avaient été invités à participer à ce 
concours. Les meilleurs dessins étaient ceux de Annawalkooloo Davi- 


Iqaluit en amour 













long. Après'bien du plaisiret bien 
des jasettestous le monde s'enlest 
retourné chez soi en pensant “À 
quand la prochaine fête?” 

Eh bien, l'Association fran- 
cophone aplus d'un projet en tête! 
Elle chapeautera un kiosque de 
nourriture Canadienne-française, 
lors du Salon de l'alimentation 
1619 mars prochain, etpuisil. ya 
le Tunik Time.Wenez-vous prêts: 
le printemps va être occupé! 





Chronique culinaire 


Le sucre à la crème 


Tous les dimanches après-midima grand-mère se lançait dans la 
“haute cuisine”. En effet, cette vieille dame à sarretraite ne faisait plus 
rien si ce n’est que de jouer aux cartes avec ses amies, de gâler ses pe- 
tits enfants et de faire du sucre à la crème. Les dimanches, parfumés de 
Cet arôme, étaient pratique courante pendant des années à travers le Ca- 
nada français. Après tout rien de plus doux et de plus facile à faire età 


mangerque dusucre à la crème: 


Siljamais vous oubliez le concept modeme d'une alimentation 
saine et d’un taux de cholestérol minime et bien pourquoi pas une peti- 
te sucrerie. Invitez quelques enfants.et en, leur compagnie ramenez 
dans votre cuisine l’arôme des dimanches après-midi d'antan. 


Sucre à la crème 


2 tasses de sucre brun (cassonnade) bien tassé 


1 tasse de sucre blanc 


11/4 tasse de crème épaisse (35%) 


ün thermomètre à bonbon esbreconmmandé, 

Mettre le sucre etlacrème dans unecasserole profondesur un feu 
doux, brasser pour faire dissoudre le sucre. Augmenter|e feu et laisser 
bouillir, remuant le moins possible, jusqu'à ce que le thermomètre 
marque 238°F où qu'on obtienne une boule molle dans l’eau froide. 
Retirer et laisser refroidir, sans remuer, à 110°F ou un peu brûlant au 
touché: battre à la spatule jusqu'à ce que le mélange devienne ferme; 
verser rapidement dansun moule beurré et laisser refroidir. Couperen 


carreaux et déguster. 


3/4 tasses de noix de grenobles hachées peuvent être ajoutées 
quand le sucre épaissit. De plus pour une saveur incroyable, le sucre 
brun peut être remplacé par du sucre d'érable haché. 

Cette recette a été tirée de “La cuisine pratique”/publiéen 1927. . 








souliers de 


Page 8 L'A 
FRERE 


Le huit mars, 


quilon 31m 
ne PE 





Sortez vos 


les femmes sont au premier plan 


Par Denise Canuel 


Le huit mars s’en vient à 
grands pas. Cette date, peut-être 
Sans importance pour Certains, re- 
présente néanmoins une. célébra- 
tion dela femme. 

La Journée Internationale de 
la femme sera à nouveau l’occa- 

sion pour des millions de femmes 
à travers le monde de se regrouper 
et d'échanger. Les Territoires du 
Nord-Ouest comme partout. ail- 
leurs ont vu la formation de comi- 
tés planifiant les diverses activités 
marquantl'événement. Lehuitmars 
soyez donc assuré-es que où que 
vous soyez, les femmes seront, 
plus que jamais, présentes. 


Yellowknife parle de 
prospérité 


À Yellowknife, les activités 
auront lieu plus tôt que prévues. 
Eneffet, pour permettre à un nom- 
bre important de femmes de se 
joindre aux discussions, le comité 
tiendra ses rencontres les 3 et 4 
mars. À l'horaire un vin et froma- 
ge dans la soirée du 3 mars au 
Northern United, Place où tous 
sontinvités àse rendre. Larencon- 
tre du 4 sera divisée en un atelier 
de travail et un forum présidé par 
Marie Wilson. Le thème choisi 
cette année par ce comité est “La 
prospérité”. Selon la porte-parole 


Mme Brenda Percy ce choix était 
simple: “S'ilyaun groupe qui est 
pauvre, partout à travers le mon- 
de ,c'estles femmes. Notre butse- 
ra donc de discuter si nous som- 
mes réellement pauvres, ou si d'u- 
ne certaine façon nous ne sommes 
pas riches aussi”. 


“Agnes Macphail” sur la 
scène à Hay River 


À Hay River, une pièce de 
théâtre intitulée#"Agnes MacPhaïl” 
sera présentée. Cette pièce racon- 
te l’histoire peu connue de la pre- 
mière femme députée au Canada. 
Mme Kate Spills membre du co- 
milé des femmes de Hay River 
déclarait que deux raisons les a- 
vaient poussées: éduquer les gens 
sur l'importance d'une femme 
oubliée par les livres d'histoire et 
aussi offrir une soirée attrayante 
pour tous. Les gens de Hay River 
pourront donc assister à cette per- 
formance solo le 8 mars prochain 
à l’école Princess Alexandra. 

Le comité d’Iqaluit s’est à 
nouveau lancé dans une série d'é- 
vénements couvrant une large 

portion du mois de mars. Le thème 
dans la capitale de l'Est est “La 
nourriture. Selon Mme Shawna 
Gary, porte-parole du groupe ce 
choix s'explique ainsi: la nourri- 
ture touche nos vies à tous. Nous 


devons travailler pour s’en pro- 
curer. Ne pas avoir d’aliments ou 
trop en avoir sont des réalités 
extrêmement différentes mais qui 
toutes deux nous préoccupent de 
façon constante”. 

Leurs activités débutaient le 
ler mars par une discussion pu- 
blique portant sur la qualité’et le 
coût de l'alimentation à Igaluit. 
Bonnie Stern une chef bien con- 
nue danslarégionde Toronto offri- 
ra le 6 mars une démonstration 
culinaïreetle8marsune conféren- 
ce sur “Les modes en cuisine et 
leurs effets sur nous”. Pour con- 
tinuer dans la même ligne de pen- 
sée, Margaret Visser, écrivaine re- 
nommée, présentera une. confé- 
rence sur “L'histoire et la mytho- 
logie des manières de table”. 

Igaluit et la nourriture 
un salon de l’alimentation 


Le comité conclut leur série 
d'événements par un Salon de 
l’alimentation qui regroupera 23 
groupes: ethniques différents et 
leurs mets traditionnels. Il a fallu 
11 femmes pour organiser toutes 
ces activités. “La Journée inter- 
nationale de la femme:se veut une 
célébration de la femme, c’est-à- 
dire une occasion pour tous de cé- 
lébrerlafemme. C'estplus qu'une 
journée oùla femme loue la fem- 
mesouligne Mme Gary: 





course c’est l’ Année 
de l’entraîneur 


Par Line Gagnon 


1989 a été déclaré “l'Année 
de l'entraîneur”. Cette initiative 
est fédérale, provinciale et terri- 
toriale. L’Année de l'entraîneur 
vise à reconnaître l'importance et 
les responsabilités des instructeurs 
dans le développement physique, 
moral et social des jeunes. 

Il y a plus de 400 000 en- 
traîneurs au Canada ayant environ 
10 athlètes chacun sous leur tu- 
telle. Plus de la moitié sont des bé- 
névoles’offrant leur temps libre 
aux athlètes. 

Les objectifs de 1989 sont 
d’éduquer le grand public sur le 
rôle influent des entraîneurs, sou- 
ligner l'importance de la sélection 
de personnes-qualifiées, promou- 
voir l'entraînement en tant que 
carrière, sensibiliser la population 
à la nécessité d’un plus. grand 
nombre de femmesentraîneureset 
soulignerle besoin d’un plus!grand 
esprit sportif. 

Un des buts essentiels re- 
pose sur la promotion de la certi- 
fication des instructeurs. Le Pro- 
gramme national de certification 
des entraîneurs (PNCE) offre des 
cours à différents niveaux. Les 
trois premiers niveaux portent Sur 


Les services en français, 


Ca y est, la marchandise a été livrée. 
Lors d'une séance de travail tri-partite entre les TNO, le Secrétariat d'Etat du Canada et la Fédération Franco- 
TéNOïse/les recommandations du rapport “La grande tournée, les retrouvailles” ont été revendiquées sans 
équivoque: La communauté par la voix de la Fédération a proposé un ordre de priorité ainsi qu’un échéan-cier 
de mise en application des principales recommandations. 


D’abord l’éducation 


Dès septembre de cette année, un service éducationnel en français pour les niveaux scolaires allant de la 
maternelle à la deuxième année élémentaire devrait faire son apparition pourles enfants de Yellowknife. Un 
système scolaire francophone sera mis sur pied, afin d'étendre le service éducationnel en français aux loca- 
lités où illexiste une association membre de la Fédération, et ce dès septembre 1990. L'élaboration de ce 
système scolaire francophone relèvera de la responsabilité d’un conseil scolaire subyentionné, constitué de 
parents et d'intervenants du milieu de l'éducation en français. 


Des soins en français 


Auniveau de la santé, le gouvemement des Territoires devra s'assurer qu’il y ait toujours une personne 
francophone qualifiée disponible à l'admission dans les hôpitaux, les salles d'urgence ebles dispensaires des 


TerritoiresCette recommandation entrerait en vigueur dès janvier 1990, 


les éléments de base et le per- 
fectionnement des-habiletés dans 
l'entraînement. Il vise surtout les 
entraîneurs ayant sous leur tutelle 
des athlètes entre l'âge de six à 
seize ans. Les niveaux quatre'et 
cinq sontplus spécialisés. Enef- 
fet’ilsvisentsurtout la préparation 
des athlètes aux compétitions na- 
tionales et intermationales. 

Dansles Territoires du Nord- 
Ouest, plus de 1 100 entraîneurs 
ontsuiVi un'Ou plusieurs cours au 
PNCE. Par contre, beaucoup'ont 
besoin encore de cette formation. 
D'après M: Gordon Wray, ministre 
des Affaires municipales et com 
munautaires du gouvernement ter- 
ritorial, l’un des objectifs de cette 
annéeestd'aturerl'attention surla 
nécessité d'un plus grand nombre 
d’entraîneurs certifiés. 

Une conférence des en- 
traîneurs ténois aura lieu à Yel- 
lowknife les 14 et 15 octobre pro- 
chains afin d’honorer ces derniers 
etde leur présenter des certificats 
etdes prix spéciaux. 

Les entraîneurs d'ici seront 
aussi remerciés à des événements 
spéciaux tels: les jeux d'hiver ré- 
gionaux, les. compétitions inter 
communautaires. 


F* la communauté les exige immédiatement 


Deplus les formulaires d'inscription à l'hôpitallet dans les dispensaires, ainsi que les rapports médicaux devraient être disponibles en français dès le mois de juin de cette année. 


La loi, c’est la loi 


Pource qui est de l'ensemble des recommandations, ila été demandé que la date ultime de leur mise en app) 
mise en application dé la Loi sur les langues officielles des Territoires du Nord-Ouest, où ilest dit 


bre 1990. 


Jication soit décembre 1990, Cette demandefait référence au/rapport sur la 
que L'ensemble des dispositions de la Loi’entrent en vigueur au plus tard le 31 décem- 


La Fédération entend bien se doter de moyens efficaces afin de faire respecter la Loi dans le domaine des services en français. Par exemple, ilne devrait pas y avoir d'hésitation à invo- 


querl'article 23 de la Charte des droits et libertés qui garantit le droit à l'instruction aux minorités de langue officielle. Cet article accorde à u 


me scolaire: Le principe de l'égalité est également enchâssé dans l'article 23 de la Charte. 


A bon entendeur... 


La délégation du Secrétariat d'Etat du Canada, bien représentée par le sous-secrétaire d'Etat adjoint M°AlainLandryetses collègues, 
étaient disponibles pour mettre en application immédiatement les recommandations prioritaires. Il semble qu 
Du côté du gouvernement des Territoires, les fonctionnaires présents semblaient être pris de court. Pour la pli 
Il était temps. Ceux-ci ont pris bonne note des recommandations de la communauté et ils doivent en faire partäleur cabinet mi 


la Fédération veille aux grains. 


“La grande tournée, les retrouvailles” le rapport de la communauté 


La Fédération est fière de la performance de sa délégai 


francophonie ténoise. 


Les membres de la délégation de la Fédération étaient: Fernand Denault, président; Robert Hay, 
et Pierre Trudel de Hay River; Jeanne Dubé et Gilles Paquin de Fort Smith: Pierre-Georges CI 


part, il s'agissait d' 


ne minorité le droit de gestion de son systè- 


a souligné, lors de cette rencontre, que les argents 
läce niveau ilyait une entière collaboration. 

un premier contact avec la réalité francophone d'ici. ||] 
nistériel respectif, La date d'échéance est pour bientôt; 


tion lors de cet atelier de travail, et tient à souligner la volonté de la communauté d’oeuvrer en fonction du développement de la 


trésorier; Hélène Ratté, Normand Plante et Claude Bergeron d'Iqaluit; Sylvie Cauvier 
loutier et Luc Laferté de Yellowknife; Denise Canuel du journal L’ 


; et le person- 


nel salarié de la Fédération, France Tremblay, Agnes Billa et Richard Barrette. Enfin, la Fédération remercie particulièrement M. Denis Perreault, directeur du comité de consultation || 


sur les services en français dans les Territoires du Nord-Ouest pour sa présence et ses interven 


Cet espace a été réservé et payé par la Fédération Franco-TéNOIise, C.P. 1325 Yellowknife, T.N.-O. 


tions plus que pertinentes. 





X1A 2N9 té1403-920-2919, fax 403-873-2158 









25-à Yellowknife 


Boreal Institute Library 
UniversityMof Alberta 
Edmonton, Alberta 


=: 
6G 2E9 1160589 


DS = | — 


Le souffle francophone des Territoires du Nord-Ouest 


50€ dans les Territoires 


CP: 1325 Yellowknife, T.N.-O., X1A 2N9 


Volume 4 numéro S Vendredi le 17 mars 1989 





Les BPC contaminent 
la chaîne alimentaire des Inuit 


Par Denise Canuel 

“L’Arctique n’est plus tout 
fait l'Arctique que nous imagi- 
nions. Tous les contaminants trou- 
vés dans/le Sud se retrouvent dans 
l'Arctique”. C’est dans ces mots 
que M. Garth. Bangay, directeur 
de la planification des ressources 
etcoordonnateur pour le ministère 
des Affaires indiennes et du Nord, 
commentait son séjour à l’île de 
Broughton. La communauté de 
cette petiteîle a été choisie com- 
me échantillon par un groupe de 
scientifiques ayant à évaluer la 
présence possible de différents 
contaminants, 

Le travail qui a été accom- 
pli voulait établir un lien entre 
l'écosystème de l'environnement 
arcüiqueetlachaïîne alimentaire de 
sesrésidents,plus particulièrement 
lesInuit. L'existence decesderniers 
continue de dépendre d’une source 
d’alimentati ni ti elle, que, 








L'équipe de chercheurs a 
donc identifié la présence de dif- 
férents contaminants, entre autres 
du BPC, dans les résidents de l’île 
de Broughton.Les niveaux de 
contaminants, disent-ils, sont dans 
les normes acceptables. Seulement 
environ 12% de la population se- 
rait touchée plus sérieusement par 
des quantités de BPC dans leur 
système. 

Un aspect inquiétant des dé- 
couvertes est la présence de BPC 
dans le lait maternel des 7 femmes 
(les seules allaitant à l'époque) 
testées durant la recherche. 
Toutefois Mme Harriet Kuhnleïn, 
professeure en nutrition humaine, 
tente de rassurer le public en 
mentionnant que ces taux ne sont 
pas plus élevés que ceux relevés 
chez les femmes du Sud du Cana- 
da: Elle ajoute aussi que le lait 
maternel des femmes inuit est si 
riche qu'il demeure tout de même 


En avion...ou en 
tr aîneau ? détail en page 2 













LORD, CT 





Eee Æ- 


Peter Ernek désaprouve de la décision de First Air et NW Air 


L Allez, Plus vite... 







_— 


| naturel, voir page 2 








Des services de Radio-Canada 


à Yellowknife. 


En attendant Juneau 


adressée en termes virulents au 
président de la Société d'État, 
M. Pierre Juneau. Les attaques 
lancées par la Fédération ne s'é- 
taïent pas faites dans le cadre d'u- 
ne correspondance privée entre 
les deux parties. Bien au contrai 
re, la FFT achetait de l’espace dans 
deux grands média québécois, la 
Presse.et le Devoir pour faire part 
de ses frustrations face à l'attitude 
de la Société et dans ce cas parti- 
culièrement face à son président. 

Tout cela se passait l'autom- 
ne passé. Depuis ce temps la si- 
tuation semble tranquille. La 
proposition “Cousins” (en l’hon- 
neur du directeur régional du ré- 
seau du Nord), qui avait provo- 
qué l’ire de la FFT, demeure la 
seule offre de Radio-Canada. Cet- 


Par Denise Canuel 

Les services de Radio- 
Canada, radio et télévision, 
demeurent une richesse inconnue 
pour les francophones des 
Territoires du Nord-Ouest et plus 
particulièrement ceux. de la ca- 
pitale, Yellowknife Aprèsunelut- 
te qui dure depuis environ dix 
ans la population ténoise se con- 
tente toujours du réseau anglais de 
la Société d'État/Pour ceux qui 
ont le câble, ils peuvent regarder 
la station fançaise TVA: 

Cette longue confrontation 
entre les franco-ténois et Radio- 
Canada avait culminé en novem- 
bre dernier. À cette époque, la 
Fédération Franco-TéNOise 
(FFT), le porte-parole de la com- 
munauté francophone s'était 


à Yellowknife, page 5 


Nellie Cournoyea 
appui une deinande 
d'exportation de gaz 








OMMAIRE 


É, Bi, Ci... voir l'éditorial en page 4 
L'éducation en français, une question épineuse 


Des nouvelles de Hay River - 
en page 13 et l'éléphant. 
.de Fort Smith... en page 14 
Puis, il ya Les Franco-pages 
et les chroniques culturelles 
et un tas d'autres trucs. 


te proposition.se résume ainsi: les 
organismes francophones (la FFT 
etl'Association franco-culturelle 
de Yellowknife) achètent l'anten- 
ne, 58 000$, paient pour l’entre- 
tien, 6 500$ par année, et acquiè- 
rent aussi la licence d'émission 
du CRTC; Radio-Canada, pour 
sa part fournit l'équipement, as- 
sure l'entretien et naturellement 
envoie le signal. 

Les représentants des grou- 
pes francophones maintiennent 
leur refus face à cette offre. Selon 
eux, la Société devrait être en 
moyen de trouver une somme aus- 
si ridicule que 58 000$ dans ses 
coffres. De plus, les organismes 


suite à la page 3 













page 2 L'Aquilon 17mars 1989 
RSRRRE SATELLITE VX 


suite de la page 1 








Deux compagnies, 
deux envolées 


vers l'Est 


Par Line Gagnon x 

Le 24 février dernier le 
président et chef exécutif de NW 
Air, M. Robert Engle et le vice- 
président de First Air, M. John 
Crichton annonçaïent une entente 
entre leurs deux compagnies aé- 
riennes. 

Afin d'éviter la duplication 
desvols entre Yellowknife, Rankin 
Inlet et Iqaluit, NWT Air offrira 
ce service le lundi et First Air le 
vendredi. 

Auparavant, ily-avait quatre 
Vols par semaine faisant ce par- 
cours soit le lundi et vendredi par 
NWT Air et le mardi et vendredi 
par First Air. 

Étant donné le nombre res. 
treintdeclients, les présidents avou- 
aient-quul était plus avantageux 
pour les deux parties concernées 
d'établir une telle alliance. Pour 
rassurer leurclientèle, ils ont sou- 
ligné queles deux compagnies ap- 
pliqueront le même tarif. De plus; 
les passagers pourront interchan- 
ger les billets d’une compagnie à 
l’autre. Cétte entente, d'après M: 
Engle, signifieun meilleur service 
aux passagers. “Il yaun progrès 
indéniable des services aériens 
danses T:N.-O.. Nous avons réduit 
lescoûtsdesbillets de40%etnous 
offrons maintenant un. service. 
plus rapide” d'ajouter M:Crichton: 


En\dehors des Vols du lundi 
etdu vendredi, le trafic aérien en- 


tre l’est et l’ouest des T.N.-O. de- 
vrainclureun détour parle Sudca- 
nadien. “Les gensdésirant voyager 
la semaine peuvent toujours pren- 
drelesvols via Winnipeg, Edmon- 
ton a affirmé M: Engle: 
M. Peter Emek, membre de 
l’Assemblée législative pour 
Aüvilik, n’est pas du tout satisfait 
deceschangements. Ilcroitque la 
décision de NWT Air et First Air 
denepas compétionner nuira à 
l'économie du Nord. “Les gens de- 
vraïent avoir le choix de la com- 
pagnie avec laquelle ils désirent 
voyager.” 


Le gouvemementdes T.N.O. 
d’après lui, devrait établir unepar- 
tie des réglementations puisqu'il 
utilise tellement ces services: La 
dérèglementation nationale semble 
avoir unsimpact plus sérieux que 
prévu sur les services aériens nor- 
diques. 


Imposer des restrictions 
aux compagnies aériennes 


D'autre part, le 9 mars der- 
nier, les porte-parole de plusieurs 
compagnies d'aviation paraissaient 
devant l'Assemblée législative. 
Chaque personne présentait aux 
membres un sommaire du fonc- 
tionnement de leur. compagnie: 
Durant ces allocutions, les coûts 
d’opération.et le nombre restreint 
de clients dans le Nord furent 
soulignés à plusieurs reprises. Les 
représentants des compagnies ont 
déclaré qu'ils ne pouvaient pas of- 
frir un service sans faire aucun 
profit. 

Mme Nellie Cournoyea, 
membredel’Assemblée législative 
de Nunakput,-remarquait que le 
nombre de compagnies aériennes 
dans les T.N.-O. ne pouvait que 
diminuer étant donné les coûts 
d'opération et le peu de passagers. 
“Il faudra bientôt voir à cette 
question. Ce n’est pas une affaire 
de savoir quelle compagnie est la 
meilleure maisbien derestrictions 
du marché.” Elle Soulignait égale- 
ment que la compétition entre 
deux outrois compagnies s'avèrait 
presqu'impossible puisque le trafic 
aérien dans le Nord n’est pas suf- 
fisant pour une telle concurrence. 

Par ailleurs, Canadian Air- 
lines annonçait la possibilité de 
réduire les vols vers Fort Smithet 
Hay River en route vers le Sud. 
Cette réduction est causée encore 
unefois parlemanque de passagers 
et les coûts d'opération. In'y a 
souvent qu’un pas entre les ré- 
ductions et les coupures de ser- 
vices. 


Le temps file ! 
Immatriculez votre véhicule 
dès aujourd'hui. 


Évitez les longues files. 
Renouvelez l'immatriculation de 
votre véhicule avant l'échéance 


du 31 mars 1989. 


Nounwes! 
Teriloties GovernmentServices. 


MotobVeniclés Division 


| 


PO: RE 
£ Re de 








CERTES a 


EE 


Le gouvernement appui 
le développement d’un pipeline 


a“ministre de l'Énergie, 
mines et ressources pétrolières, 
Nellie Coumoyea, annonçait le 14 
mars dernier son approbation aux 
demandes d'exportation de gaz 
naturel. 

En effet, trois compagnies 
pétrolières, Esso, Shellet Gulf ont 
fait des demandes de licences 
d'exportation auprès de l'Office 
national de l'énergie. Une telle de- 
mande, si elle est acceptée, si- 
gnifierait la construction d'un 
pipeline dans la vallée du Mac- 
kenzie. On se rappelera qu’en 
1977 une série d’audiences publi- 
ques conduites parle juge Tom 
Bergeravaitamené la mise en/pla= 
ce d’un moratonum. Ce dernier 
stipulait que la construction de pi- 
pelines ne pourrait avoirlieu pen- 
dant une période de dix ans. De 
plus, le jugeBergermettaitl'accent 


dans son rapport sur l'importance 
des groupes autochtones dans le 
processus décisionnel face au dé- 
veloppemnt de leur région. “Les 
T.N.-O. ont traversé bon nombre 
de-changements-depuis l'époque 
dumoratorium.dujuge Berger 
souligne la ministre. Elle continue 
en mentionnant.que plusieurs si- 
tuations complexes incluant …les 
réclamations de territoires des 
groupes autochtones sont sur le 
point d’être résolues. 


L'impact économique 
sera capital 


Laministre est convaincue 
que l'impact économique sera 
capital pour les résidents de la ré- 
gion concernée. Parmis les béné- 
fices prévus, Mme Cournoyea 
signale l'un meilleur accès par 


pipeline aux réserves d'huile et de 
gaz naturel, revenues supplémen- 
taires pour notre gouvernement, la 
création d'emploi, la formation de 
travailleurs. Quant aux dangers à 
l'environnement et au mode de 
vie traditionnel, “elle croit possi- 
ble de minimiser l'impact des 
pipelines. “En approuvant les de- 
mandes de licences de Esso, Shell 
et Gulf.nous donnons confiance 
au peuple Ténois en son propre 
futur/conclut Mme Cournoyea. 

L'Office national! de l’éner- 
gie tiendra des audiences publi- 
ques le 18 avril prochain à Inuvik. 
C'est suite à la décision de cet or- 
ganisme que.les compagnies pé- 
trolières recevront l'approbation 
finale à leur demande. Toutefois, 1l 
est à noter qu'avec l'appui du 
gouvernement territorial, un re- 
fus est difficile à envisager. 


Comble n ta bi! 


Éliminons la discrimination raciale au Canada 


Le 21 mars 


Journée intemationale pour l'élimination de la discrimination raciale 


Le racisme, l'intolérance et la discrimination portent préjudice à 


tout le monde. 


Participer à cette journée spéciale, voilà une excellente façon de 
démontrer qu'au Canada tout le monde a droit au respect et à un 
traitement équitable. 


Ensemble, nous pouvons bâtir une société meilleure pour tous. 


s M 
il de [| Multiculturalisme et 
Citoyenneté Canada 


Muiticulturallsm and 
Citizenship Canada 


Canadä 





a 


Vannes 
suite de la page 1 


Les services de R 





seen 








toujours absents 


francophones, malgré leur. impli- 
cation financière et légale dans 
l'aventure, n'auraient aucun. mot 
à dire dans le contenu. des pro- 
grammes. Ces derniers seraient 
transmis directement de Montréal! 


Une contre-offre 


M: Pierre-Georges Cloutier, 
un, porte-parole de l'Association 
franco-culturelle de Yellowknife 

- ajoute “La Société Radio-Canada 
dans.sa proposition nous /embar- 
que dans toute une série de con- 
;diions quidisent.par exemple 
que si l'équipement nuit à tel 
endroit, on ne pourra pas le placer, 
si il y a un problème le service 
anglais est jugé prioritaire. On 
doit payer pour l'entretien sans 
l’avis d'experts jugeant si la 
facturation faite par Radio-Cana- 
da serait juste”. Lacontre-offre 
de l’Association est que Radio- 
Canada paie l'équipement, fasse 
l'entretienet/donne-une-prionité 
tant au service anglais que fran- 
çais, l’Association pour sa part 
créerait une Société qui signerait 
lepermis de-radiodiffusion émis 

par le CRTC. “De dire qu'on va 





TA 





meraux règles suivantes: 










volant: 




















Tenez-vous au courant de la 
réglementation relative aux VTT. 


Les modifications à la Loi sur les véhicules tout terrain 
entrent en vigueur le 10 avril 1989: Si vous conduisez un 
véhicule tout terrain de-trois ou quatre roues (VIT) sur.les 
voies publiques des municipalités, Vous devez vous confor- 


+ l'est obligatoire de posséder .unelpolice d'assuranceret 
uncertificat d'immatriculation pour votre VIT: Vous de- 
vez.les avoir avec vous chaque fois que vous prenez le 


La-plaque d'immatriculation portant unevignette de 
validation doit être apposée à l'arrière de votre MIT. 


° Vous devez être âgé d'au moins 14 ans pour conduire un 


Pierre Georges Cloutier ; 
financer le service de Radio-Cana- 
da alors que nos budgets sont 





extrêmement limités serait ridi- 
cule”ajoute M. Cloutier. 
Lespositons sont donc enco- 
retrès éloignées l'une de l’autre. 
D'autres solutions sont envisa- 
gées-toutefois le porte-parole de 
l'Association franco-culturelle de 
Yellowknife refuse d'en dire plus 




























NZ - 


A 









io Canada 









long. 

La Fédération Franco- 
TéNOise croit, face aux sommes 
ridicules en jeu, que les com- 
pressions budgétaires ne.seraient 
rien d'autre qu'une piètre excuse. 
Pour l'instant, l'organisme 
francophone entendicontinuerses 
pressions auprès. de différents. in- 
tervenants. Ces derniers sont le 
CRTCretle nouveau ministre des 
Communications, M.Marcel Mas- 
se et le Secrétariat d'État. 


Que répond 
Radio-Canada 

Les représentants de la So- 
ciété Radio-Canada tant qu'à eux 
se.sont montrés plutôt silencieux 
sur ce dossier. Un de leurs porte- 
parole, M. Guy Thériault, direc- 
teuradjoint des relations publi- 
ques, affirme que la proposition 
Cousins… demeure inchangée et 
que rien de nouveau n’a été mis 
de l'avant par la Société. Il men- 
tionne aussi une réponse écrite 
du vice-président à la commu- 
nication, M. Antonin Boisvert, à 
la Fédération. Le document réitè- 
re la proposition faite l'automne 
dernier vu les présentes restric- 
tions fiscales de Radio-Canada. 
M. Boisvert ajoute dans sa lettre 
que la Société d’État ne peut con- 
sentir aux réclamations de la 
FFT dans l’état actuelldes choses 
sans ouvrir la porte à d'autres 
demandes aussi légitimes que les 
leurs. Cette position aurait été pri- 
se d'un commun-accord avec le 







de Samuel Beckett “En attendan 

Godot” où quoi que feront les 
principaux acteurs ils attendront 
toujours et en vain... “Ça pourrait 
ressembler ä ça, sauf qu'on va ar- 
river au dernier chapitre et on va 
avoir le service, on va faire une 
entorse à la littérature de Beckett” 
conclut M:Richard Barrette, direc- 
teur général de la FET. 










Faites respecter vos droits. 








La Loi sur 
les langues 
officielles du 
Canada, 19838 


Par Line Gagnon 

“Le bureau central du Collè- 
ge de l'Arctique demeurera à Yel- 
lowknife®a annoncé.M:.Stephen 
Kakfwi, ministre de l'Éducation. 

Suite à une proposition faite 
à lasession dernière de l’Assem- 
bléelégislative, une étude fut'entre- 
prisesur les possibilités de déména- 
gementdu siège social!du Collège. 

Ce bureau assume les tâches 
d'administration, de “direction et 
dedéveloppement du système col- 
légial au nom du Conseil d'admi- 
nistration.Cedernier est composé 
de deux représentants de chaque 
région des T.N.-O., un employé et 
unreprésentant des étudiants: 

IL faut dire que ce bureau 
principal se trouvait antérieure- 
ment à Fort Smith. Il y a seule- 
ment trois ans que le Collège est 
établit à Yellowknife. D'après le 
président, M. Mark Cleveland,-le 
fonctionnement du collègea chan- 
gé considérablement depuis sa dé= 
centralisation. Le Collège de l’Arc- 
tiquecompte maintenant plus de 5 
campusidans'tous!les D.N-O;: 

Aux dires de M. Cleveland, 
le bureau central ne pouvait de- 
meurer à Fort Smith avec l'expan- 
sion du.Collège.. Yellowknife, à 
son avis, offre de meilleurs ser- 
vices et une plus grande acces- 
sibilité aux clients’et aux rinstitu- 
tions-tels Emploiset.Immigration 
Canada. De plus, l'accès quotidien 
aux services gouvernementaux et 
Auministère de l'Éducation s'avère 














ds Pare 
l'étude concernant le déménage- 
mentdu siège social furent discu- 
tés par les membres du Conseil 
exécutif du gouvernement territo- 
rialetle Conseil d'administration 
du Collège. 

“Le Conseil exécutif croit 
fermement.qu'il doit appuyer le 
choix du Conseil'du Collège’etile 
respecter dans son intégrité et son 





[l 
get pour © 





L'Aquilon 17 mars 1989 page 3 


Le Collège il y est 
etil y reste 


processus décisionnel." aexpliqué 
M. Kakfwi. D'après ce dernier, 
l'étude stipule clairement que Jes 
membres du Conseil'd'administra- 
tion craignent une diminution de 
leurautonomiesile bureau central 
du Collège retourne à Fort Smith. 

“L'étude indique que le dé- 
ménagement du bureau central 
serait réalisable. Un tel déplace- 
ment menacerait toutefois le pro- 
grès indéniable du Collège de 
l'Arctique” affirme Kakfwi. 

Selon-le-ministre,-les\coûts 
initiaux du déplacement du siège 
sociallne seraient pas exorbitants. 
Cependant, un tel changement, 
d'après.lui, profiterait seulement à 
Fort Smith. 

Lorsque M. Kakfwi a rendu 
public sa décision concemant le 
bureau central du Collège à 1’As- 
semblée législative, certains des 
membres désiraient consulter 
l'étude portant sur les possibilités 
dechangerlelieu dubureautcentral 
et les termes du mandat. “Les 
membres de l'Assemblé ont besoin 
détoutes les informations con- 
cernant le Collègedel!Arctique”al 
expliqué M: Morin, membre de 
l'Assemblée législative pour Tu 
Nede. Pour cetteraison la question 
du Collège de l'Arctique fut re- 
portée jusqu'à la remise de ces do- 
cuments aux membres de l'As- 
semblée..Le ministre de l'Éduca- 
tion s’opposait à cette motion en 
expliquant qu'unetelle décision 
retarderait le passage-du budget 
entierde son ministère. 


JRars , 








q sera pas sans 
celles puisque la question de la 
décentralisation des pouvoirs gou- 
vernementaux demeure toujours 
unpointchaud: Il faudra toutefois 
attendre quelles membres de l'As- 
semblée législauve/aient consulté 
l'étude déposée à l'Assemblée le 
10 mars dernier par M. Kakfwi, 
pour connaître l'avenir.du bureau: 
central du Collège de l'Arctique. 


















MneMintenenndEMorem en penE Lanouvelle Loisuries langues officielles 


confirme votre droit de vous faire servir 

en français ou en anglais dans tous les 
bureaux des institutions fédérales au 
Canada et à l'étranger, là où il existe 

«“ Une demande importante ». Ce symbole 
vous aide à reconnaître ces bureaux. 


















e Deux personnes au plus peuvent prendre place sur votre 
VIT. 













° Un enfant en bas âge porté dans un «amauti», ou\tout 
autre porte-bébé semblable, peut légalement accom- 
pagner deux personnes prenant placelsur un VIT, etest 
exempt du port du casque: 













En tant que Commissaire auxlangues 
officielles, il est de mon devoir de vous 
prêter main-forte si ce droit n'est pas 
respecté. 


C'est votre choix... C'est votre loi ! 


Fe 


Le bureau du Commissariat aux langues. 
officielles pour la région de l'Alberta, de la 
C.-B., des T. N.-O. et du Yukon esfsitué à: 









* Les conducteurs et les passagers doivent porter des 
casques réglementaires: 











COMMISSAIRE AUX LANGUES, 


Pour de plus amples renseignements, ou pour obtenir un cer- AE 


tificat d'immatriculation pour votre VIT, prière de commu- 
niquer avec le Bureau des véhicules automobiles le plus près 
de chez vous, ou écrire à l'adresse suivante: 


Division des véhicules automobiles 


COMMISSIONER 
OF OFFICIAL LANGUAGES 







Pour de plus amples renseignements, 
veuillez remplir ce coupon et le retourner à l'adresse suivante: 


Téléphone : g 3) 995-0826 


















Commissariat aux 





























Fr 
l 
! 
1 1 

Services gouvernementaux nl ET _ Télécopie: (613) 993-5082 

ie ‘toi Édifice Liberty po Oawe, Can 
Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest 10506, avenue Jasper, DRE 
TEEN Edo AD rta) ! 
. Imonton re) 
Yellowknife (T. N.-O.) | æe) T5J 2W9 à 1 Adresse 
X1A 2L9 Rodiest Code postal 
Territories Tél. : (403) 495-3111 
(403) 873-7406 Mob Vario Dion Sans frais : 1-800-661-2642 Ê MA-034 





LT mn 

Editorial 
L’ AB C en français, 
c’est élémentaire 


La demande est claire et simple: des classes de niveaux maternelle, 1ère et2ième années en français 
langue maternelle. La population franco-ténoise a enfin fait entendre sa préoccupation la plus sérieuse: 
le futur de ses enfants éduqués dans les Territoires du Nord-Ouest. 

Personne, parminles intervenants francophones réclamantides,classes"enhfrançais, ne.mebien doute 
la qualité de l’enseignement offert présentement dans les écoles ténoises. Toutefois, ce n'est pas L’'E, 
Bi, Ci” que les petits francophones doivent apprendre maïs bien l'A B C. d 

Rien ne peut remplacer l’apprentissage de sa propre langue, pas même les classes d'immersion: 
Ces dernières s'adressent aux jeunes anglophones et enseignent le français comme un outil de travail où 
un atout. On ne parle pas d’héritage, de patrimoine, de culture vivante, d’une langue maternelle, mais 

aucontraire d'une deuxième langue. 

C'est, face à cette réalité, que les parents franco-ténois exigent maintenant la venue de classes'en 
français et un jourd’unréseau scolaire incluant des écoles. Laréalisation de ce projet est capitale. Dans 
les conditions déjà dramatiques de transfert de langage vécu parles francophones des Temitoires du Nord- 
Ouest, des classes en français sont une urgence. 

Au niveau culturel, les résidents des T.N-O:n'ontpas accès auservice de Radio-Canada, télévision 
etradio. Ils ont peu, ou sinon pas du tout, de livres et de disques en français disponibles soit en:librairie, 
soiten bibliothèque. En plus des lacunes deleurenvironnementculturel ces mêmescitoyens ont pour ain- 
si dire rarement latchance de s'exprimer en français dans leur intervention sociale, au travail dans leurs 
loisirs et parfois en famille. Ces adultes qui font face quotidiennement à une pitance de produits fran- 
cophones paient durement le coût d’une société majoritairement anglophone. Pour eux le transfert 
linguistique estune réalité, pas unitaux statistique. Sices franco-ténois trouvent que leur langue et leur cul- 
ture sont menacées, Ieurs enfants pour leur part ont peude chances de “survivre® linguistiquement et 
culturellement dans ces conditions. 

Ce ne sera qu'en réalisant le rêve d’un système d'enseignement en français que leur survie sera assu- 
rée. Il serait naïf toutefois de croire qu’il ne faut que demander: “Après tout c’est garanti...” . L'article 23 
de la Charte canadienne des droits etlibertés dela personne enteffet reconnait le droit à l'enseignement en. 
français. Cequin'a pas mis fin à des situations scandaleuses à travers le pays. Les batailles linguistiques 
qui ontlieu dans maintes provinces canadiennes prouvent quil faut lutter pour l'obtention de l'ensei- 

gnementen français. Les parents francophones etmême tout franco-ténois intéressés à la croissance de leur 

culture doivent donc se préparer aux difficultés possibles qui les attendent. £ E* 

De prendre pour acquis que l'article 23 dela Charte des droits et libertés de la personne assure l’en- 
seignement dans lalangue de la minorité risque de causer plus de torts que de bien. Des classes en fran- 
çais verront peut-être naissance à Yellowknife l'automne prochain. Mais seront-elles comme le vieilos 
qu'on jette auxchiensen espérant quecelayales faire taïre eLles tenir occupés pendant un bout de temps? 
Les gains troprapides et faciles peuvent cachés anguille sous roche. 

Eneffet.quelques classes de français dans la capitale seront peul-être vues comme suffisantes par le 
ministère de l'Éducation? Et les solutions temporaires dans les T.N:-O: ont souvent tendance à devenir 
permanentes. 

De plus’siplusieurs administrations provinciales ont trouvé que la bataille en valait la chandelle, no- 
tre gouvernement partagera peut-être ces sentiments. Un système d'enseignement en. français dansles 
T.N:O: ne sera pas/servi sur un plateau d'argent. Le défi à relever. pour les francophones dans ce dossier 
en estun quasi insurmontable. Malgré une méfiance naturelle de tous groupes de prèssions envers les 
gouvemements; c'esbtoutde même en/collaborant avec eux que le travail s'accomplira. Il'est toutefois 
essentiel de se rappeler que l'outil clé permettant aux enfants francophones de slépanouir et grandir 
avec, en eux, les foridations de leur propre culture c’est l’école française. 































Denise Canuel 


Pas d'école française pour les 
francophones hors Québec 


Ottawa(APF): Un jeune franco- 
phone hors Québec sur deux 
n'obtient pas un enseignement en 
français tel que le reconnait la 
Charte canadienne des droits et li- 
bertés, indique une étude com- 
mandée par le Commissariat aux 
langues officielles, Ces. résultats 
préliminaires ont été dévoilés à 
Montréal” lors du congrès annuel 
de la Commission nationale des 
parents francophones (CNPF). 

Selon cette étude qui s’ins- 
pire des données de Statistique 
Canada pour l'année 1986, il y a 
dans tout.le Canada anglais une 
clientèle potentielle de 271,914 
élèves âgés de 6 à 17.ans dontun 
des parents est de langue mater- 
nelle française en vertu de l'arti- 
cle 23 de la Charte des droits et 
libertés. Tous ces enfants ne par- 
lent cependant pas nécessaire- 
ment le français à la maison. 

De ce nombre, 138,058 
élèves de 6 à 17 ans sont dans des 
écoles homogènes françaises soit 
la moitié seulement de toute la 
clientèle potentielle qui se chiffre 


., 271,914, Si on comple les él, autres types d'écoles qui dispen- __ tion dans la langue de la minorité. 


ves detoutes les écoles dispensant 
l'instruction à la minorité, le nom- 
bre d'élèves monte à 151,996. 

Le pourcentage des effectifs 
dans les écoles homogènes fran- 
çaises varie d’une province à 
l’autre. Il n'y a pas une seule 
province où les francophones hors 
Québec ont réussi À récupérer 
100 % de leur clientèle, pas même 
au. Nouveau-Brunswick où les 
Acadiens contrôlent pourtant leur 
système d'éducation du primaire 
à l'université. 

La CNPF, quiest le porte- 
parole des parents francophones 
qui revendiquent des écoles ho- 
mogènes françaises, s’est fixée 
comme objectif de récupérer 90 % 
des effectifs scolaires d'ici l'an 
2000. Les récentes statistiques 
laissent à penserqu'il s'agit d'u- 
ne tâche surhumaine, voire 
irréaliste. 

Dans les Territoires du 
Nord-Ouest et du Yukon par 
exemple, il n’y a aucune école 
homogène. À peine 5,3 % de la 
clientèle potentielle va dans les 


sent l'instruction à la minorité. 
Pourtant, 25% de la clientèle po- 
tentielle de 6 à 17 ans est de lan- 
gue maternelle française. Le por- 
trait n’est guère plus rose dans 
l’ensemble des provinces; toute- 
fois toutes ont des écoles ho- 
mogènes françaises. 

La situation est radicale- 
ment différente chez les Anglo- 
Québécois. En effet, 81,6 % de la 
clientèlepotentielle fréquente des 
écoles homogènes anglaises. Se- 
lon l'étude, tous.les anglophones 
québécois, 100% de la clientèle 
potentielle, vont dans les écoles 
qui dispensent l'instruction à la 
minorité. 

Dans quelques mois, le 
Commissariat aux langues offi- 
cielles rendra public d'autres sta- 
tistiques, cette fois pour l'année 
1989. Cette étude, la première du 
genre, a été commandée par le 
Commissariat pour faire le point 
Sur la situation scolaire et la mise 
en oeuvre de l'afticle 23 de la Char- 
te canadienne des droitsetlibertés, 
portant sur les droits à l'instruc- 









Équipe 






Denise Canuel 
Line Gagnon 
Yves Lusignan 


Rédactrice en chef: 
Journaliste: 
Correspondant national: 












Collaborateurs: 










Colette Langlois Marie Andrée Vanasse 
Agnes Billa Linda Pettersen 
Sylvie Cauvier Gilles Belleau 


L'Aquilon est membre amocié de |'Amociation de la francophone hors Québec{ A.PLF.H.Q.) et son tirage est 


D 0 000 exemplaires La publication de L'Aquilon est rendue possible grics à une sutwention du 
Secrétariat d' 
Se eee me ee ne 
l'opinion de L'Aquilon. Toute correspondance adreséo à L'Aquilon doit être signée et accompagnée de l'adressc ct 
du numéro de téléphone de l'auteur. La rédaction se réserve le droit de corriger où d'abréger tout texte. Dans certains 
cas où les circonstances le justifient, L'Aquilon accèders À uno requête d'anonymat. Toute reproduction partielle est | 
fortement recommandée à condition de citer la source, 
L’Aquilon 
a un nouveau numéro de téléphone: 
composez le (403) 873-6603 

Si vous avez des choses à nous raconter 

L'Aquilon 

C.P. 1325 

Yellowknife, T.N.-O. 


X1A 2N9 
Abonnement 
Abonnez-vous au journal L’Aquilon, 
et tenez-vous au courant 
des nouvelles concernant la francophonie 
ténoise 
Bi-mensuelle, par année: individu: $15,00 
institution/Agence gouvernmentale : $25,00 




























































Programme de 
recouvrement des 
pensions 
alimentaires 























Souvent les responsabilités financières demeurent même 
après la séparation d'un couple. Le gouvernement des 
Territoires du Nord-Ouest a mis sur pied le programme 
de recouvrement des pensions alimentaires afin d'assu- 
rer le versement des pensions alimentaires d'un enfant: 
ou d'un conjoint, et ce à la date prévue. 


En s'inscrivant au programme, toute personne profitant 
d'uneobligation de pension alimentaire peut percevoir 
et recouvrer les paiements de pension alimentaire qui 
lui sont dus: Si vous ne savez pas où se trouve votre 
ancien conjoint, nous pouvons le retracer, même à 
l'extérieur des Territoires du Nord-Ouest. è 


Pour de plus amples renseignements, ou pour vous 
inscrire au programme, prière de composer le 920-3378, à 
Yellowknife, ou le 1-800-551-0798 dans les autres 
régions des Territoires du Nord-Ouest. 





Ou écrire à l'adresse suivante : 

Programme de recouvrement des pensions alimentaires 
Case postale 1859 

Yellowknife (T.N.-O.) 





t ; 
Mes Justice 





Yellowknife 


Des parents attendent avec soulagement 
la venue de classes en français 


Par Denise Canuel 

En février dernier, les re- 
présentants des communautés 
francophones membres de la 
Fédération Franco-TéNOise 
rendaient public leurs demandes 
spécifiques dans le domaine de 
l'éducation. Une de ces requêtes 
stipulait la mise en place de clas- 
ses, de niveaux matemelle, 1ère et 
2 ème années, en français dans la 
ville de Yellowknife. L'instaura- 
tion de ces classes constitue un 


premier pas dans la création d’un 
réseau scolaire territorial. Toute- 
fois pour les francophones de cet- 
te municipalité, ce premier pas en 
estun de géant. 

“Le rôle de la Fédération 
dans ce débat en est un de lobby- 
ing. Nous allons faire des pres- 
SiOnS auprès du ministère 
l'Éducation et du Secrétariat d'É- 
tat qui va payer la note” c’est ain- 
si que le directeur général de la 
FFT explique le travail de son or- 


ganisme dans la création des clas- 
ses en français pour septembre ‘89. 

Les démarches à faire pour 
l'obtention de ce service sont 
simples. Toutefois elles deman- 
dent de la part des parents et plus 
particulièrement de l'Association 
franco-culturelle de Yellowknife 
une implication active et immé- 
diate dans le dossier. Selon Ri- 
chard Barrette, il faut d’abord et 
avant tout contacter les deux 
commissions scolaires locales. 


Société canadienne des postes 


Nous srandissons 
avec la communauté 


De plus’en plus de Canadiens domiciliés dans les zones rurales profitent maintenant d'un accès 
accru aux services et aux produits des postes par les comptoirs postaux de leur communauté. 
Cette amélioration se poursuit en associationtavec des centaines de commerçants locaux, 

de diverses façons, partout à travers le pays. 





_ Voicides exemples 
_ de notre expansion 


Ces dernières décideront si elles 
acceptent ou non la responsabi- 
lité des classes en français. 

Dans le cas d'un refus, les 
organismes francophones im- 
pliqués devront créer eux-mêmes 
une commission scolaire. La for- 
mation de cette dernière, devra ê- 
tre approuvée par le ministère de 
l'Éducation. IL. est essentielle 
qu'une liste d'environ cinquante 
signataires (parents, adultes fran- 
cophones intéressés) accompagne 


À Whistler en Colombie-Britannique. Deux nouveaux comptoirs postaux ont ouvert leurs 
portes cette année dans des commerces locaux..Ces nouveaux comptoirs Viennent compléter le service 


offert par le bureau de poste de Whis 


ommunaule en ex n 


‘ ion des clie } pe 
Harry McKeever, gérant du comptoir postal McKeever's General Store 








SION rap 


trè o 


tler. Voili une première étape dans l'amélioration du service 


À Rose Bay en Nouvelle-Écosse. Nous ajoutons un nouveau|chaînon au réseau des comptoirs 
postaux de la Société desipostes et, cette fois, dans une communauté où le service postal n'avait pas 
été offert pendant deux ans. Grâce à notre association avec undétaillant local, on peut maintenant 
obtenir les services postaux dans un commerceide Rose Bay: 
“Je pense qu'un comptoir postal constitue un pas dans la bonne direction, 
pour ce qui est du service aux gens de la région.” 
Sam Emmons, président de la Chambre de commerce de la région de Rose Bay 


À Ste-Félicité-de-l'Islet au Québec. Un comptoir postaloffre maintenant les services et 
produits postaux à une communauté où il n'y avait pas de bureau de poste auparavant. 

“En plus de profiter de services au comptoir dans un commerce local, 

nous bénéficions maintenant d’un code postal uniques" 

Jean-Paul Pellerin, maire, Municipalité de Sainte-Félicité-de-lIslet 
ÀLewvan en Saskatchewan. Un comptoir postal a ouvertsesportes pour servira clientèle. Il 
Offre aux clients les services et produits postaux auxquels ils n'avaient plus accès depuis quatre ans. 

“Le comptoir postalau magasin de la coopérative est une bonne affaire 


— le comptoir et la coopérative s'aident l'un l'autre et nous avons 


tous Les services postaux nécessaires.” 
Larry Davis, conseiller municipal de Wellington; Saskatchewan 


Les marchands locaux profitent de l'achalandage accru qu 





À 


Plus de volume d’a 





eleur amène le service postal. Cela donne à 


toute la communauté une base commerciale plus forte, pour le présent et pour l'avenir. Nous:travail- 


jons à établir une association solide avecle 


fiable, facile d'accès et bon marché: 


Postes Canada est dans les zones rurales du 
Canada pour y rester. C’est promis. 
ge 


SOCIÉTÉ CANADIENNE DES POSTES 


Notre engagement: vous donner un meilleur service. 


secteur privé pour donner à tous/les Canadiens un service 








L'Aquilon 17 mars 1989 page 5 


la demande auministère, 

Une telle commission sco- 
laire donnerait aux francophones 
un contrôle immédiat et complet 
sur leur réseau d'enseignement. 
“La formule la plus facile pour 
l'instant, serait qu'une commis- 
sion scolaire accepte les classes 
enfrançais! conclut, M°Barrette. 
À long terme, l'objectif à attein- 
dre consiste en la création de cet- 
te commission. Pour l'instant, une 
pareille aventure entrainerait du 
travaii difficilement réalisable 
dans une première élape. 


Se 
M: Richard Barrette 





Tout cela ne règle pas le 
manque de locaux . Cette pénurie 
demeure un problème délicat qui 
devra être solutionné à plus où 
moins. courttermenDifférentssis 
es ont déjà été és tels 
l'ancien hôpital. Le choix du lieu 
des classes n’a pas encore été fait. 

Une des porte-parole du 
Comité de l'éducation de l’As- 
sociationfranco-culturelle de 
Yellowknife, Mme Bernadette 
Leblanc-Fortier prévoit d'autres 
rencontres du comité pour très 
bientôt. Lors de ces réunions des 
priorités d'actions seront mises 
de l'avant À date les efforts ont 
été orientés vers du travail de ba- 
se. “Notre première démarche sera 
en effet de contacter les commis- 
sions scolaires”. De plus l’Asso- 
ciation asfait parvenir un simple 
questionnaire aux. parents. fran- 
cophones, dont elle possédait 
l'adresse. Le sondage voulait éva- 
luer L'intérêt des familles dans ce 
dossier. 





(É mentionne 


Des parents soulagés 


Plusieurs parents franco- 
phones se sont dits soulagés par 
la venue d’un tel service au sein 
de leur communauté. Un-dentre 
eux confiait même “C'est  telle- 
ment important l'accès à l'ensei- 
gnement en français que l'absence 
de telles classes aurait motivé no- 
tre départ de Yellowknife”. Pour 
sa par, Mme Leblanc-Fortier 
souligne que la possibilité de 
classes en français a redonné 
beaucoup de courage au Comité 
d'éducation. Elle ajoute “En tant 
que parent j'étais déconcertée à la 
pensée d'inscrire mon plus jeune 
en septembre prochain. L'immer- 
sion c’est pas pour lui. Il n’y au- 
cun doute pour moi qu'avec l'en- 
vironnement anglais il apprend 
cette langue presqu'aussi rapi- 
dement que la sienne. Des classes 
en français signifie la chance de 


- vraiment garder salangue"; -: = 





Page 6 L'Aquilon 17 mars 1989 


EE 


4,5 millions de Canadiens analphabètes 











L’analphabétisation:un fléau 
qui n’épargne pas le Canada 


Ottawa(APF): Il y a une chance 
sur quatre pour que Votre Voisin 
ne soit pas en mesure de lire le 
journal que vous avez entre les 
mains, et ce n'est pas nécessai- 
rement parce qu'ilne sait pasilire 
en français. 

Au Canada, 4,5 millions de 
personnes sont analphabètes. On 
estime à 8% lenombre d'analpha- 
bètes complets au pays, c'est-à- 
dire des gens qui n'ont même pas 
une cinquième année d'étude. Il y 
aurait aussi 16% d’analphabètes 
fonctionnels, soit des citoyens a- 
yantmoins d'uneneuvième année. 
Dans les pays industrialisés, on 
considère que ceux qui n’ont pas 
une neuvième année sont inca- 
pables de fonctionner minimale- 
ment dans Ja société. 

Pourmobiliserla population 
à combattre ce fléau, les Nations- 
Unies ont décrété l'année 1990, 
Année internationale de l'alpha- 
bétisation. Une conférence de 
presse internationale avaitlieu si- 
multanément dans des centres 
d’alphabétisation de vingt-deux 
capitales dumondele jeudi 2 mars 
dernier, pour donnerle coup d’en- 
voi d'une grande campagne de 
sensibilisation médiatique. 

A Ottawa, le secrétaire d'État 
Gerry Weiner s'est dit convaincu 
que l’Année intemationale de 
l'alphabétisahon aura un aussi 
grand impact chez la population 

que l’Année internationale des 
personnes handicapées. 

En septembre dernier, à 


quelques semaines dudéclenche- 
ment des élections, le gouver- 
nement fédéral. avait annoncé 
l’affectation d'un budget de 110 
millions pour les cinq prochaines 
années à un programme de lutte 
contre l'analphabétisme au Cana- 
da, M. Weiner a donc profité de la 
tenue de la conférence de presse 
internationale pour annoncer que 
son ministère avait conclu des 
accords de coopération avec 
l’Alberta, Terre-Neuve, la Nou- 
velle-Écosse, les Territoires du 
Nord-Ouest et l'Ontario, pour le 
cofinancement de projets d’al- 
phabétisation. Des ententes simi- 
laires ont déjà été signées avec la 
Saskatchewan et la Colombie- 
Britannique. Des'ententes de frais 
partagés sont en voie de négocia- 
tion avec les autres provinces ét 
le Yukon. 
Un quart des canadiens 
et 
un tiers des Québecois 
Dans certaines provinces, des 
sommes seront consacrées pour 
l'alphabétisation-enfrançais. On 
estime que le pourcentage d’anal- 
phabèles au pays est plus élevé 
chez les francophones que chez 
les’anglophones. Selon une étude 
du groupe torontois Creative Re- 


- search publiée l'an dernier, un 


peu moins du quart .des Cana 
diens, mais près dultiers des Qué- 
bécois étaient analphabètes. 

Selon le Secrétariat national 
à l'alphabétisation, l’analphabé- 


tisme au pays a tendance à 
augmenter d'ouest en est. Tou- 
jours selon le Secrétariat national, 
le manque de motivation est la 
première raison donnée par la 
moitié des personnes âgées de 18 à 
34 ans qui ont abandonné leurs 
études secondaires. Le pourcenta- 
ge d’analphabètes décroît d’ail- 
leurs avec le niveau d'instruction. 
Ainsi 56% de ceux qui n’ont pas 
reçu. une éducation sont anal- 
phabètes. Ce chiffre tombe à 24% 
chez ceux qui ont abandonné 
leurs études collégiales et est de 
17% chez ceux qui lesont complé- 
tés avec succès. Plus surprenant 
encore,8% des diplômés univer- 
sitaires sont des'analphabètes! 

On devrait en apprendre 
davantage sur la situation qui 
prévaut au sein de la francopho- 
nie canadienne, lors du 42ième 
Congrès annuel de l'Association 
canadienne d'éducation de langue 
française, qui aura lieu du 9 au 12 
août prochain à Québec, sous le 
thème de l'alphabétisation en 
français. 

En 1985, on estimait le 
nombre d'adultes analphabètes à 
889/millions dansie monde entier, 
soit 27,7.% de la population adul- 
te mondiale de 15 ans et plus. 
Presque 98% des analphabètes du 
monde vivent dans des, pays en. 
voie de développement. L'Asie 
compte 666 millions d'analpha- 
bètes, le continent africain 162 
millions, et l'Amériquelatine et 
les Caraïbes 44 millions. 





= = nl 





B ours es d ’ét u di es pour les francophones en milieux minoritaires 


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Bourse Journal LeDroit 
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Bourses de l'APFHQ 





Un de 


M: Tom Hockin, ministre 
d’État (Petites entreprises et 
Tourisme) et député de London 
West, annonçait, le 9 mars der- 
nier, l'octroi d'une contribution 
de 473 492$ accordée dans le ca- 
dre du Programme de développe- 
mentéconomiquedes autochtones. 

La contribution permettra 
au Arctic College d'établir et 
d'offrir des programmes de for- 
mation en entreprenariat et de 
présenter desateliers communau- 
taires de formation en gestion. 
Les trois centres d’entrepreneur- 
ship seront établis sur les campus 
du Arctic College à Fort Smith, 
InuviketIqaluit. Chacun descen- 
tres offrira des programmes d’en- 
trepreneurship de trois mois dans 
le cadre desquels les étudiants 
s’initieront à l'élaboration de so- 
lides plans d'affaires grâce à des 
séminaires, des cours, des analy- 
ses de cas et des exercices per- 
sonnels: 

La première session débu- 
tera en septembre 1989, et la se- 
conde en 1990. Les ateliers de for- 
mation enpgestion débuteront 
également en septembre 1989 et 
seront offerts dans douze col- 
lectivités des régions de Baffin, 
Keewatin et Kitikmeot. 








Arctic College 


Cesateliers de quatre jours, 
qui s’adresseront aux. membres 
des conseils d'administration de 
diverses coopératives et associa- 
tions de ces régions, permettront 
à ceux-ci d'acquérir des aptitudes 
de leadership et d'accroître leurs 
connaissances sur. le développe- 
ment économique Communautai- 
re grâce à la mise sur pied de peti- 
tes entreprises: 

VEnvassurant-une formation 
aux gestionnaires, Ces program- 
mes joueront un rôle clé en susoi- 
tant le développement d'entrepri- 
ses solides et prospères qui favo- 
riseront l’accroissement de l’au- 
tonomie économique des au- 
tochtones”, a souligné M. Hockin. 


L'Arctic College a été 
constitué en société en 1987 afin 
d'offrirune grande variété depro- 
grammes, conçus précisément en 
fonction des conditionsiet des be- 
soins deshabitants*et de la main- 
d'oeuvre du Nord. En plus de cré- 
er deux emplois à plein temps, 
les programmes permettront à 
soixante étudiants autochtones'de 
recevoir une formation en en- 
treprenariat et à cent chefs de file 
de collectivités de prendre part aux 
ateliers de formation en gestion. 


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! CANADIENNES 





RÉGULIÈRE ET DE RÉSERVE _Canadä _ 


EE 





Le ministre dé l' Éacation Vient : au secours Dee 


Des. 





77 


analphabètes des Territoires du Nord-Ouest 


Par Denise Canuel 


Le gouvermement des Terri- 
toiresidu Nord-Ouest annonçait à 
L'Assemblée lépislative le 7 mars 
dernier un programme d'aide aux 
analphabètes. 

C’est en grande partie grâce 
à des fonds fournis par le gou- 
vernement fédéral l'automne 
dernier qu’un tel programme a pu 
être mis surpied.. Le ministre de 
l'Éducation, Stephen Kakfwi, 
entend dépenser 1,9 million dans 
les trois prochaines. années. dont 
250,00$ proviennent des coffres 

* fédéraux. 

50,000$ seront attribués à 
une campagne. d'information. vi- 
sant à promouvoir le programme 
chez la population en général. Un 
réseau de communication mis.en 
placeavecle Collège de l'Arctique 
pourra offrir des cours par télé- 
phoneet satellite dans différentes 
communautés, cela au coût 
d'environ 500,000$. Un total de 
140,000$ sera versé à des orga- 
nismes.communautaires et non 
gouvernementaux offrant. des 
programmes d'apprentissage et de 





— 








IM:Stephen Kakfwi. ministre de l'Éducation 


Attima Hadlari 
sait que 





“Avoir une meilleure éducation vous'aidera à atteinde vos buis" 





sensibilisation à l'alphabétisation. 
En plus, le réseau scolaire offrira 
des crédits aux étudiants de ni- 
veau secondaire donnant des 
cours à des adultes: Le ministère 
de J’Éducation prévoit natu- 
rellement embaucher un coordi- 
nateur pour gérentoutle program- 
me d'alphabétisation: 


Selon la définition nationa- 
le. pour êtreanalphabète,un 
individu doit avoir un niveau de 
Scolarité inférieur à une neuvième 
année. Les T.N;-Ocomptent une 
population, âgée de 15ans et plus, 
de 34 930. De ce nombre 11 585 
personnes remplissent la défini- 
tion nationale dlun-analphabète. 
La proportion canadienne est de 
40% d’alnaphabètes et 33% dans 
les Territoires, ce qui nesemble 
pas une situation toutàfait drama 
tique. Toutefois ces chiffres aug- 
mentent.dramatiquement lorsque 
l'on.les étudie par groupes ethni- 
ques. Les données suivantes pro- 
viennent d’un. sondage effectué 
en 1984. Selon cette étude, les 
Inuit comptent 70% d'analpha: 


Dansles Territoires du Nord du Nord-Ouest, une personne sur trois. a 
dela difficulté à lire et à écrire. Elles peuventsesentirconfuses, isolées, 
ctpeuventmême manquerà des opportunités pourde meilleursemplois: 


Attima réalise qu’il doit améliorer ses connaissances de la lectureet 
son écriture afin d'obtenir le genre de travail auxquels il aspire. Il. a 


commencé en prenant des cours de rattrapage scolaire pour adulte. 


Attima travaille maintenant commme interprète/traducteur pour le 
Bureau des langues à Cambridge Bay. 


Si vous connaissez des personnes. qui ont de la difficulté à lire et à 


écrire, demandez leur de communiquer avecle Coordonateur de 


l'aphalbétisation des T.N.-O: au (403) 873-7141. 


Apprendre à lire 
Lire pour apprendre 


L. 





A Aquilon 17 mars IEEE page Ta 


bètes en comparaison avec 60% 
chez les Dénés et 31% chez les 
Métis. La population non- 
autochtone pour sa part n’enrepis- 
tre qu'un taux de 8% d’analpha- 
bètes (ces chiffres couvrent une 
population, âgée de 15 à 64ans). 
Ilestimportant de mentionner que 
les raisons possibles pour une 
situation semblable reposent peut- 
être sur la venue toute récente 
d'écoles dans.la plupart des com- 
munautés et la présence en classe 
obligatoire instituéerseulement en 
1986. Il sera donc intéressant de 
voirles taux statistiques pour 1988; 
ceux-ci seront disponibles à la fin 
d'avril 1989. 

Le ministre de l'Éducation 
mentionnait que l'apprentissage 
de l'anglais, lu et écrit, serait dif- 
ficile puisque son gouvernement 
tente aussi de sauvegarder les lan- 
gues’autochtones. Il avouait n’a- 
voir aucune réponse face à cette 
situation. Kafwi ajoutait qu'il é- 
tait ouvert aux suggestions, de 
groupes ou d'organismes ayant 
des solutions à ce problème. 

L'annonce dece programme 
d'alphabétisaton coïncide avec un 
regain d'intérêt dans tout le pays 
et le monde pour ce drame so- 
cial:1990)a d’ailleurs'été nommé 
l'Année intemationale de l'alpha- 
bétisation. Il reste à espérer que 
les-fonds iront à l'apprentissage 
de l'écriture et de lecture et non 
pas quais des propramnes de sen- 


pes d'alphabétisation ue le Su 


du pays. 





BOURSES DU 
CONSEIL DES ARTS 
DU CANADA AUX 
ARTISTES 
PROFESSIONNELS 


Bourses “A pour artistes 
Destinéesauxartistes dontia 
contribution a leurdiscipline est 
reconnue surle plan national où 
international depuis plusieurs 
annéesetquisonttoujours actifs. 
Dates limites 1enavril, 1eroctobre, 
selon les formes d'art 


Bourses “B” pour artistes 
Destinéesauxartistésquiontterminé 
leurformation de baseetsont 
reconnus comme professionnels: 
Dates limites: 1eravril, 1er octobre, 
1érdécembre, selon les formes d'art, 
termai, programme pourartistes à 
mi-carriéreenmusique classique, 


Bourses pour ouvrages de 
non-fiction 

Destinées aux auteurs qui ont publié 
aumoinsurlivre de non-fiction: 
(biographie, étude, essai etcritique). 
Les livres savants ne sont pas 
acceptés: 

Dateslimites:15 mai, 1ernovembre. 


Pourobtenirlabrochure Subventions 
aux artistes, s'adresser au 

Service des bourses 

Conseil des Arts du Canada 

C.P. 1047 

Ottawa (Ontario) KiP.5V8. 


Cettebrochureoffreaussides 
renseignements surles Bourses de. 
projeteties Bourses de voyage, 


ARCHITECTURE + ARTS VISUELS 
CINÉMA + CRÉATION RAIRE 
DANSE + CARRE AIT 


PERFORMANCE JE » PHOTOGRAPHIE: 
THÉÂTRE » VIDÉO 






)ANCC 


SN 
Thème 

Moi. |] 
oi, jen 
Mars est Le mois de [a : 
et des exercices sont es 
au bien-être de tous. 
donc leur vision d'ur 
des exercices qu'ils pr 


L'Aquilon souhaite à 
élèves une Joyeuse Pà 















Etre en bonne santé, 
c’est être bien dans sa peau! 


Les élèves de 1ère, 2ièmeet 3ièmeannées savent que pour 
être en santé ils doivent faire de L'exercice. C’est à L'aide 
de beaux dessins que ces élèves vous montrentquelssont 
Leurs sports favoris. 


X Qpue où Poche ou 
am pour dre de ce | 


Sarah Hustins de lé 
Jean-Claude Saquet de 1 
Valérie Augé de l’école 









SÉPETEE 
Wayne Elanik, 1 








\) 
En Aisne ° 2 Dre et 
275) Allison, 1ère : Ce e à 
Stéphanie Skok, 1ère ele 


ER, __— 
Nes E San 























are « 
À la recherche de 
Vous pensiez que La science 
possibles et imaginables ; 
contraire, Les élèves de di 
prouvent qu'il y a encore Î 
domaine... 


4 


Les élèves de L'école N.7. McPherson ont celebre [La 
langue française durant La semaine du 6 mars, 
Bravo à tous! 





Jana Hachey, 2 ième 


TM 
| re 






Jason Malher, 5ième 


pm—7<Mnmy zO “1er ou 




















Une douce victoire C2 


Les élèves de [a 7ième, Bième et Jième années ont 
grace à un collage de photos et d'illustrations démontré 
[a victoire d'unebonnenlimentation sur une mauvaise 
diète. Friandises attirantes comme Le chocolat sem- 
blent si tentantes, c'est toutefois [a pomme qui 


emporte [Lu douce victoire. 
Ure due‘ vidore dl 


de mars 
nange bien 


rutrition. Une diète saine 
sentiels à La croissance et 
Les élèves vous confient 7 7 agnès, 7 ème mines ©; 
e bonne alimentation et ee 
atiquent ou rêvent. 

tous cles enseignants ct 
ques. 





Rebbecca Day, 7ième 







L =« 
12 PRE = 

















j 

L] ° LL e La 
l'appareil idéal... nr 

f qe Denise Pitras, 8ième 

avait créé tous Les appareils neue et 
our faire des exercices. Au Time 
Eme, Sième et Gième années = 
Eaucoup à découvrir dans ce 


DS ï 
. David Huchison, 8 ième SCA 


= 


CS 








AMUSEZ-YOUS 










œt 
tentez de résoudre 


ce mots croisés. 









La solution 





sera 





ÉD SR 


; Cheyenne Townend, 4ème 
dans les 
prochaines 


Franco-Pages 


Te s Ü 
De ss en honne focnx! 











nourriture 






















es 
fl k HU 
—— Kailey, 4 ième sis ï 
ie traditionnelle 
horizontalement verticalement f 
ME 
+ Olsaau au pleds couverte s ge de — 
fo pLnS plonge ur” bra l 
6. 2. On se sert ral fliet peuc L 
18 hé FRA du queues de BUT Et 
Fr rôtis est riche, 1 + 
ZT re. FE CRTENENU fort, trois ee 
ribou est Infusions, 







+ La ulonde de balsine 
: 6n prépare I viande de 








tués 
des bleuets 








5 
Q 
=" qe 
g: BaTslne = lcorne do ser. 
ondes de 10. On paut s6cher et —— 

la londe pour la garder 
F du H-0. [ongtenps. 

13, Le — at nenbre 

FA Te, EU des 


Vakérie Augé, 4 ième ? me Era 







LEE 
























CLS 












SSSR TETE eee 


de l'Arctique. à #s pris ou 'e 
la cusli Tate ra EITE Rue KI 
«5Ù ou sois : Les vivent dons 
LT f. NTTr] du te de sal au | à 7 o 
[4 22. On peut — la viande sois d'août. 
de carlbau pour a garden 20, 11 falt de la — aux C 
Îl biusiongrent polssons, oux gTgnens el 
23. 1! Spbclaliett dons la au ponses de Le: 
H préparallon de crâpes aux 21. Le muktuX ont a viande 
! l 
1 f 


Page 10 L'Aquilon 17 mars 1989 
ARS: 


5 RER ESS 


Les services de garderie 





à 





demeurent difficiles d'accès 


Ottawa(APF): En plus des 
difficultés rencontrées par les pa- 
rents partout au Canada pour se 
prévaloir de services préscolaires, 
les francophones hors Québec 
doivent surmonter des obstacles 
propres à leur réalité. 

Cette constatation se retrou- 
ve dans une récente recherche sur 
les services de garde préscolaires 
en milieu. minoritaire qui a été 
rendue publique par la Fédération 
nationale des femmes canadiennes- 
françaises (ENFCF). 

Selon l'auteure de cette re- 
cherche réalisée pourlecompte de 
la FNECF, le préscolaire n'est gé- 
néralement pas perçu comme un 
dossier prioritaire par les fran- 
cophones hors Québec eux-mê- 
mes. “Lorsqu'il s'agit de revendi- 
quer des institutions\ou\des/servi- 
cesen langue française lit-on/dans 
ce document, le préscolaire est 
souvent au bas de la liste. oun'y 
figure même pas”. 

L'’auteure constate qu'il 
n'existe en. milieu.minorilaire 
qu’un faible nombre de services 
préscolaires etque.la "population 
francophone est souvent très dis- 
persée dans) certaines régions et 
difficile à rejoindre. Comme les 
enfants francophones sont souvent 
peu nombreux dans les régions 
éloignées, on accepte d'admettre 
des enfants anglophones pour as- 
» surer la viabilité et la rentabilité 
- du service. Ces services bilingues, 
poursuit l'auteure, deviennent a- 
lors des foyers d'assimilation et 
plusieurs conseils scolaires en 
sont réduits à‘instituer des classes 
de rattrapage pour refranciser les 
enfants'en voie d'assimilation, 

La liste des obstacles ne s’ar- 
rête pas là pour les francophones 
hors Québec. À cause des bas sa- 
. laireset de l'insuffisance della for- 
… mation offerte en français, le per- 
 sonnel qualifié est 
… difficile à recruter et À garder. Se- 

lon Statistique Canada, le salaire 
moyen des travailleuses dans les 
. garderies était inférieur à 9,000$ 







N'oubliez pas 
l'heure 
avancée 






L'heure avancée sera en 
vigueurdans les 
Territoires du Nord-Ouest 
le premierdimanche du 
mois d'avril!(cætte année 
le 2). Lechangement 
horaire officiel aura lieu à 
2h du matinetles 
résidants sont priés 
d'avancer leur horloge 
d'une heure. 




















en 1986. 

Dans certaines régions, la 
formation en français est minime, 
pour ne pas dire inexistante, au 
point où le fédéral doit parfois se 
substituer aux provinces pour la 
formation en éducation: 

Les livres et le matériel pé- 
dagogique en français sont diffici- 
les à trouver et coûtent plus cher. 
que les livres et le matériel de lan- 
gue anglaise. Les bénévoles n’ont 
pas toujours l'expertise ou les res- 
sources nécessaires. Peu nom- 
breux,1ls s'essoufflent rapidement. 

Isolés, les francophones qui 
oeuvrent dans le milieuprésco- 
laire ont peu d'occasions de se 
rencontrer et d'échanger. Enfin, et 
c’est probablement le plus im- 
portant, peu de gouvernements 






INTÉRIEUR 


Chesterfeld Inlet (T.N:-O.). 


Canadäà 


AVIS DE DEMANDE 


Dossier no M4205-N04-3 (58/89) 


NUNASI-NORTHLAND AIRLINES LIMITED-DEMANDE 
POUR UNE LICENCE AFIN D’EXPLOITER UN SERVICE 


Sous le couvert de lalicence no 8900077, Nunasi-Northland Airlines 
Limitediesbautorisé à'exploiternün service intérieur entre points dé- 
terminés (classe 3) pourle transport de personnes et de marchandises 
afin de.desservir.les points Churchill (Manitoba) Eskimo Point, 
RankinInlet, Baker Lake, Coral HarbouretRepulse Bay (T-N.-O.) au 
moyen d’aéronefs à voilure fixe des groupes C, D'etE. 

Le licencié demande maintenant à Office national des transports 
l'autorisation d'ajouter à ladite licence les points Whale Cove et 


Une collectivité, une personne ou tout autre Organisme ayantuninté- 
rêtä cet égard qui s'oppose à la délivrance de la licence peubinterve- 
nir contre la demande, en conformité avec les Règles générales de 
l'Office national des transports L'intervention, lecas échéant, doit 
être déposée au plus tard le 17avril 1989, et une copie doit en être 
Signifiée simultanément au demandeur. Conformément à l’article 13 
des Règles générales de l'Office national des transports, la date du 
dépôtou della signification d'un document est celle où l'office ou le 
demandeur le reçoit. La seule exception àäcetterègle a lieu lorsqu'un 
document est envoyé par poste certifiée:"son dépôtest toutefois 
acceptable si la date d'oblitération du documentne dépasse pas la da- 
telimite énoncée dans/l'avis public pour le dépôt des interventions. 
Une preuve acceptable de signification doit être donnée à l'Office. En 
cas d'opposition, l'Office doi têtre convaincu que la délivrance de la 
licence n’amènera pas une réduction importante du service intérieur 
à l'intérieur, à destination ou’en provenance de tout point de la zone 
désignée.ou ny. pertubera pas fa prestation des services aériens. Il 
appartient à l’intervenant de convaincre l'Office que la licence 
demandée ne devrait pas être délivrée. 
Si on en fait la demande à l'Office, on peut obtenir plus de détails 
delademandeetdes instructionsrelatives au dépôt d'une intervention 
enaccordavec les Règles générales de l'office national des transports. 
Lesdemandes de prorogation de délai pour déposer une intervention 
ne seront accordées par l'Office que dans des circonstances excep- 
tionnelles. Toute demande à l'Office devra être déposée en la remet- 
tantau Secrétaire en main propre ou en l’envoyant par messager à 
l'Office national des transports, 15, rue Eddy, Hull (Québec), par 
poste certifiée à l'Office national des transports, Ottawa (Ontario), 
K1A ON9 ou par télécopieur (no 819-997-6727). 
Pour plus de renseignements, prière de communiquer avec le sous- 
signé ou avec R. Boyle au (819) 997-1792. 


pour le directeur, Services intérieurs 
Direction générale de l'entrée sur le marché 


provinciaux accordent des  sub- 
ventions spéciales aux groupes 
francophones qui veulent.mettre 
sur pied des services préscolaires. 
La recherche relève aussi les 
forces et les atouts des francopho- 
nes en\milieu minoritaire. On\ap- 
prend que le concept de l’éduca- 
tion préscolaire est de mieux en 
mieux accepté dans.les -commu- 
nautés francophones, et que les 
francophones s'organisent de 
mieux en mieux pour revendi- 
quer ou se doter de services 
préscolaïres en langue française: 
Dans certaine régions, le 
préscolaire connaît aussi unes” 
sor remarquable”. Des associa- 
tions ou des regroupements. qui 
s'intéressent au préscolaire sont 
maintenant en. mesure d'offrir 


National 
Transportation 
Agency of Canada 


Rôle no 89132 
DATE: le 17 mars 1989 








































A. Desrochers 


et de l'analyse du marché 
Office national des transports. 





SE mo 


préscolaires en français 






















































dans plusieurs provinces Uunser- 
vice technique, lit-on dans le do- 
cumentOny.affirme aussi que 
le-momentest.maintenant bien 
choisi pour les francophones de 
réclamer des mesures spéciales 
auprès du gouvernement fédéral, 
alors que celui-ci se prépare à 
présenter sous peu son projet de 
loi sur les services de garde.Le 
document donne. également. un 
tableau sommaire dela situation 
des services préscolaires en mi- 
lieu francophone pour chacune 
‘des provinces: 

Près d’une centaine d'in- 
ltervenants ont été interviewés 
dans le’cadre de cette recherche, 
qui circule depuis. maintenant 


vs 


| 


quelques semaines -dans.les-mi- 
lieux concernés. La Fédération 
nationale des femmes canadien 
nes-françaises a “indiqué son 
intention de s’allier à d’autres 
groupes intéressés à faire 
progresser le dossier du présco- 
laire au pays. Déjà, une première. 
rencontre avec la Commission 
nationale des parents! francopho- 
nes a eu lieu à St-Boniface le 8 
mars dernier.Le rapport est 
disponible gratuitement..Il-suffit 
de communiquer avec le bureau 
nationallde Ia: ENFCF'en compo- 
sant le 613-232-5791, ou en 
écrivant à : 325 rue Dalhousie, 
pièce 525, Ottawa, Ontario, KIN 
7G2 


Nominations à 
NWT AIR 


Robert Engle, président et chef exécutif de NWT Air, un 
transporteur connexe de Alr Canada, est heureux d'annoncer les 


nominations suivantes: 


John Robertson 
président de la ligne aérienne 
et directeur des opérations. 
M:Robertson était vice-président 
let directeur général de NWT Air 
jusqu'en 1987, lorsqu'il. joignit 
Inter-City.Truck Lines de Toron- 
to comme vice-président senior. 

etassistant directeur général: 
M: Robertson réside à Yellow- 





JamesF: Eirikson 
gérant du Marketing et de 
laivente aux passagers. 

M: Eirikson, un résident de Yel- 
lowknife, actif au sein de l'indus- 
inetouristiqueterritorialeentant 
que conseiller de voyage profes- 
sionnel et membre d'associations 
locales promouvant les voyages 
nordiques. Ses antécédents com- 
prennent la mise en marché de 
voyages organisés, de ventes de 
groupeetle contrôle de la qualité, 
L'implication de M. Eirikson 


l'industrie du voyage font de lui 
un atout au sein de l'équipe de 


Richard M. Hill 
au Bureau de direction 

M'Hill,unrésidentdelonguedate 
à Inuvik, aune expérience impor- 
tante dans le domaine dudéve- 
loppement des ressources éco- 
nomiques; du transport nordique, 
des media et des communications 
ainsi qu'en éducation technique. 
Les’connaissances nordiques de 
M: Hill seront précieuses à la 
croissance de NWT'Air, un trans- 
porteur connexe de Air Canada, 
etun pionnier dans leservice par 
jet à travers le Nord et un lien a- 
vec les grandesivilles de l'ouest. 


John C. Walker 
au Bureau de direction de la 
compagnie. 

M. Walker, un résident de Yel- 
lowknife, joue un rôle important 
dans l'industrie nordique du tou- 
rismeetde l'accueil etses intérêts 
comprennentl'hébergementcom 
mercial dans d’autres centres nor- 
diques, le transport, la gestion 
immobilière et le développement 
logistique des ressources. L’ex- 
pertise de M. Walker dans ces do- 
maïnes sera précieuse à NWT Air 
présentement dans une période 
de croissance. 





L'Aquilon 3 mars 1989 page 11 





ee 





és 


Apprenons notre français R nn 
Le verbe estez à l'écoute 


Il y a quelques semaines déjà, dans la Chronique du volume 4, Plein de chaleur dans les veines 
numéro 3 de L'Aquilon’ nous avions jeté un regard/rapide sur le sujet. 
Pour faire suite àicette chronique nous allons maintenant commencer Gipsy Kings 
une série sur le verbe. Tout cela toujours dans le but d'améliorer la _ = rx c : 
compréhension et l'usage de la phrase. CHE 

Leverbeestle moteur dela phrase. En effet, tous les mots d'une 
phrase sontenrelation directe ou indirecte avec le verbe. On pourrait donc 
définir le verbe comme: 
1=1emotoul'ensemble des mots constituantle coeur de la phrase 
2-leverbeprendidifférentes/formes qui ensemble constituent la conju- 


FE. 
F 
: 
# 
É 








L'hiver vous semble long et monotone. Les Gipsy Kings 
pourrontenquelques minutesremédier àce problème. Vous serez 
enlevés par le son de l'Espagne, des gitans. 

Les guitares et les voix se mêlent et se poursuivent, vos 
pieds battent la cadence. La musique des Gipsy Kings vous a 


gaison 
31e verbe appartient au prédicat (c'est à dire ce dont on en dit, le sujet deboutenmuninstant, dansantcomme silesoleilrendaitbrülant 
étant ce dont on parle) le sable sous vos pas. 


Ce groupe de gitans du sud de la France a réussi un tour de 
forceincroyable.Enquelques mois seulementils sontdevenusun 
groupe très recherché par le monde de la musique etdu spectacle. 
Et,.en écoutant cet album vous saurez pourquoi. Qui pourrait 
résister à ce charme? Pas moi c’est sûr. 


A=le verbe exprime , en majorité, une action ou un état 


1-Le verbe: le coeur de la phrase: 
C'est parrapport auverbe que la fonction\des mots est établie: 
exemple: Vendredi, le directeur du groupe a pris l'avion pour une 


rencontre à Iqaluit. 
Mots analysés verbe interrogation fonction 
Vendredi apris  quandle directeur complément 

a-t-il pris l'avion? circonstanciel de 

A Le son AM 
le directeur a pris Qui? sujet ; 
du groupe Chante l’amour 
Pier Béland 
l'avion a pris Quoi? complément direct 
d’objet Le sucre devient sirop, ç'en est étouffant. À "trop parler 
] d'amour, l'ennui nous gagne 

Pourune a pris Où?, Qaund?, complément Pier Béland a dans cet album produite son parfait pour, la ra- 
rencontre de quelle manière? circonstanciel de dio AM. Des chansons qui sesuiventet se ressemblent où les 
àIqaluit Pour quoi? lieu/temps/manière coeurs brisés se succèdent et où l'amour ne connait pas de limite, 


La fonction des différents groupes de mots est définie par rapport |. Sauf lorsqu'il part... Ds 
au verbe. Les termes soulignés sont en relation directeavecleVerbe, les Pier Bélandacette voix qui rappelleles "Michèle Richard’. Et 
autres s‘yrattachentindirectement. avec des titres deschansonstels#Sans toi”, “Quandiefaisl'amour’, 


“Et contrairement aux noms qui peuvent assumer différents rôles, Pour moi l'amour c’est toi” le concept del’album est vite capté. Pour écouter ce disque de Pier Béland vos 
c'est-à dire sujetoucomplément, laclasse des verbes est spécialisée dans goûts doivent étresorientés vers cestyle. Sice n'est pas le cas tenez-vous loin canc'est plusique l'ennui qui 


sa fonction ils ne peuvent qu’assumer ce rôle et sont les seules à le faire. vous gagnera. 
È : e see 
2- lès marques particulières qui affectent le verbe Cette chronique est rendue possible grâce à l'aide du gouvernement du Québec: 


Le verbe prend différentes formes, telles le temps, l'aspect, le mode la 
personne. 


» mode—indicatif, temps /aspect= prés 
personne du pluriel 
















dé Lucienne Lacasse-Lovsted 







3-le prédicat est le groupe du verbe Édit 
L'équipe de-travail a préparé un document-important.pour.cette Er] 
session: > 

Lucienne Lacasse-Lovsted ramène le lecteuràune époque 













groupe sujet: l’équipe de travail (ce dont onyparle) 

prédicatia préparé un document important pour cette session (ce que 
Vonen dit) 

De ce document Je directeur fit ressortir des points marquants. 
groupe sujet: ledirecteurest entouré dulprédicat 


ou la Grande dépression régnait sur le pays. 

Que vous soyez de Rimouskiou d’ailleurs, quevous ayez 
déjà entendu ou pas les chansons que cite l'auteure, cette 
dernière communique à tous ce sentiment de familiarité. C'est à 
travers ses yeux d'enfant que Mme Lacasse-Lovsted réveille les 
souvenirs de couvents, de bagosse, de goélettes et de cueillettes 
de noisettes: : 

Un récit fascinant où toute une époque est racontée sans 
prétention, sans jugement,commele feraituneenfantLe lecteur 
retrouvera dans ce récit touchant d’un passé quasi oublié. Après 
tout,onatousconnuquelqu'un qui a vécu Uneenfancerimouskoise 























4- l’action 
Les verbes expriment en majorité des actions 
Aux premières lueurs du jour les gens partent pour leur travail 
Parfois les verbes expriment un état: 
Les fermiers de l'Ouest s'inquiètent du manque deneige 
“stinquiéter n'est pas une action, mais bien au contraire un état» 
Il y a des verbes transitifs qui peuventexprimer soit l'action, soit 
état. Ceux-cinn'auront pas de compléments d'objet ou circonstanciel: 
Le sens en est changé. Boire par exemple est une action, mais dans 
Cet étudiant boit”(il'est un ivrogne) on parle d'un état, 
È Cette chronique est rendue possible grâce à 
l'aide du gouvernement du Québec: 


Conseil delaradiodiffusion et des 
télécommunications canadiennes 
Canadian Radio-television and 

Telecommunications Commission 


Avis 

Avis public CRTC 1989-17. Le Conseil a été saisi des demandes suivantes; 1, Montréal 
(Qué). Demande (8835526600) présentée par le CONSORTIUM DE TÉLÉVISION 
QUÉBEC-CANADA en vue de modifier la condition de licence qui oblige lautulaire 
d'exiger de chaque diffuseur offrant/[VS au service de base un tarif de 0,276 parabon- 
né par mois. la première.année (1989), et de 0,28e la deuxième année (1990). Le 
Consortium prévoit conclure une entente pour la distribution de son service avec les 
câblodistributeurs jusqu'au 31 août 1990. Entre 15% et 50% de Francophones et d'au- 
tres personnes d'expression française, coût mensuel par abonné. 0,88ç; entre 5,er 
14,99%, 0,66$; entre 2% et 4,99%, 0,04$; entre 0% et 1,99%, 0,02$. La documentation 
complète concemant cet avis ainsi que Ja demande peut être consultée au|C-R-T.C:, 
Édifice central, Les Terrasses de la Chaudière, 1 Promenade du Portage, Pièce 561, Huil 
(Qué); et au bureau régional du C.R:T.C.: Suite 1500, 800 rue Burrard, Case postale 1580, 
He CRE DA ae a nie aéé es Les photos couleurs doivent représenter l'île de Baffin. Les négatifs sont requis mais seront retournés aux 

- Pourde plus amples renseignements vous. participants. Un maximum de 5 photos par participant. Fournir un court iéxte avec chaque photo Les 


la requérante le ou avant le 28 mars 1989. ù ? ï : 
pouvez contacter l direction des Audiences publiques du CR.T.C. (819) 997-1328 ou | ||photos doivent être reçues au plus tard le 24 mars 1989. Choix des photos et remise des prix le 8 avril 


997-1027, ou les Services d'information du CRT.C. à Hull au (819) 997-0313 ou le 1989. Faire parvenir les photos, négatifs, nom adresse et numéro de téléphone à: 
bureau régional de Vancouver (604) 666-2111. Concours de photo, a/s L'Association des francophones d'Iqaluit 
C.P. 692, Iqaluit, T.N.-O. 
j Canadä . 


| Érrnsamenmensmnesannannemenns 









Recis 


ÉDITEQ 
















D x ill Ï 
De André Vanasse 
Les Éditions Québec /Amérique 


Des millions pour une chanson est l'histoire d'un groupe 
d'adolescents épris de musique et quien plus avaitunsuccès fou: 

Maistun jour, unintruss'emparadiune de leurs chansorisetla 
mit sur le marché. Ce qui crée plein de problèmes, de tourments, 
d'inquiétudes et un procès. 

Cet épisode dans la vie des jeunes leur amène beaucoup d'ex- 
périences et les conduit même jusqu’au banc des accusés! 

Un roman intéressant. Une histoire courte et facile à lire. 
Maïs je recommande ce livre aux jeunes qui sont bilingues à cause 
du nombre d'expressions anglaises qui se trouvent dans Des mil- 
lion: ul [ni 

L’Aquilon voudrait remercier Marie Andrée Vanasse (aucune relation avec l’auteur) pour cette 


collaboration toute spéciale. 
Cette chronique est rendue possible grâce à l'aide du gouvernement du Québec: 


































































































+. 











on, appelez, Suzanne Delisle: 979-6522 ou Diane Patry:.979-5379 ||. 


Pre 12 Eaquion, si mars 108 m. 


La contestation judiciaire:“Seul ri recours pour 
les minorités francophones” Me Bastarache 





Par Gilles Belleau 
Moncton (APF): L'aide fédérale et 
les moyens juridiques sont les 
deux seuls recours sur lesquels 
peuvent compter actuellement les 
minorités linguistiques pour assu- 
rer leur promotion et leur déve- 
loppement. 
C'est un vibrant message qu'a li- 
vré le 11 mars dernier à Moncton 
Me Michel Bastarache, avocat 
chez Lang Michener LEash John- 
son à Ottawa. S’adressant à une 
soixante de participant-e-s à la 
Conférence nationale du Pro- 
gramme de contestation sur les 
droits linguistiques, le conféren- 
cier n'a pas manqué l'occasion 
pour rappeler l'importance jouée 
par ce programme qui a contri- 
bué au développement des mino- 
rités linguistiques au Canada: 
Dans un historique. judi- 
cieusement tracé, depuis la créa- 
tion de la Compagnie de la Baie 
d'Hudson en 1670, en passant par 
divers événements qui Ont mar- 
qué l’histoire de la francophonie 
au Canada, Me Bastarache s’est 
penché sur différents Cas enten- 
dus'en justice pour finalement dé- 
noncer la situation des francopho- 
nes minoritaires, Sa Situation n- 
quiétante dans l'avenir, et Je rôle 
important joué par la contestation 
judiciaire. 
L’histoire en témoigne 
Étant conscient de ne pas 
connaître le cas de chacune des 
minorités provinciales, le  con- 
férencier s'est penché sur la si- 
tuation des francophones de 
l'Ouest, et celle des francopho- 
nes des Maritimes. MNous avons 
ici deux extrémités où dans un 
cas la minorité est bien servie 
(Nouveau-Brunswick)-et. l'autre 
très mal servie (Saskatchewan). 
Nouvelles dimensions 
Onreconnait.un manque de 
flexibilité et un contrôle. admi- 
nistratif trop sévère au Program- 
me de contestation judiciaire. 
“L’application administrative est 
à mon avis beaucoup trop con- 
traignante. Les vérifications, les 
preuves exigées pour le paiement 
des honoraires juridiques et la 


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taxation des comptes sont autant 
de technicalités qui font obstruc- 
tion à l'accessibilité au program 
me”, analyse Michel Bastarache. 

“IL faut aussi faire preuve 
d’un peu plus de maturité et faire 
confiance aux gens que l'onnom- 
me pour administrer les causes. 
D'où évidemment l'importance 
de choisir les bonnes personnes 
pour mener à bien nos causes”. 

Il ne fait aucun doute que la 
contestation judiciaire est un élé- 
ment de promotion et de déve- 
loppement dont ne peuvent se 
passer les minorités linguistiques. 
“Cela explique sa création et en 
justifie son maintien. 

Hors de tout doute, il appa- 

raît urgent de donner de nouvel- 
les dimensions au Conseil cana- 
dien du développement social: 
“Celui-ci pourrait fournir un ap- 
pui technique qui consisterait 
d’abord à aider la population à 
délimiter le domaine d'inter- 
vention, à choisir les demandeurs 
et les défendeurs et à fixer les re- 
cours/souhaités” analyse Me Bas 
tarache. 

Il faut, selon lui, envisager 
aussi une aidertechnique aux aVo= 
cats chargés des dossiers dans le 
but de leur fournir dès le départ 
des modèles d'acte introductif 
d'instance, desmodèles demémoi- 
res, des listes de documents, un 
dossier complet sur les origines et 
les interprétations de l’article 23 
dela Charte canadienne des droits 
etlibertésetundossiercomplet sur 
la preuve requise en matière péda- 


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gogique et socio-linguistique. 

Les cas de Daniel St-Jean 
(Yukon). Tremblay et Mercure 
(Saskatchewan), Forest et Bilo- 
deau (Manitoba), Lefebvre et Pa- 
quette (Alberta) ont tous eu un 
impact important parles réactions 
populaires qu'ils ont soulevées 
ou parles décisions juridiques qui 
en ont découlé. Tous ces cas ont 
la particularité d'avoir provoqué 
des déblocages linguistiques en 
faveur des minorités. 

Dans certains cas les pro- 
vinces ont été contraintes à modi- 
fier leurs lois, le Manitoba en est 
unexcellent exemple. Par contre, 
ailleurs la victoire aura été éphé- 
mère. La décision de la cour en 
faveur des minorités linguistiques 
de la Saskatchewan etde l’Alber- 
ta n'aura eu pour effet que d’ame- 
ner ces deux provinces à resserrer 
leurs lois au détriment des mino- 
rités francophones. 

Il est clair pour Me 
Bastarache que la contestation 
judiciaire continuera de représen- 
ter le moyen d'action privilégié 
des minorités linguistiques pour 
l'extension ou la reconnaissance 
deleurs droits linguistiques, “mais 
il me semble assez évident que 
les causes qui sont engagées ne 
constitueront pas souvent des cas 
types, notamment dans le domai- 
nele plus important, soitle domai- 
ne scolaire”, précise-t-il. 

Le. problème. fondamental 
dans le‘domaine scolaire apparaît 
être la mise en oeuvre de l’article 
23 de la Charte canadienne des 















































droits et libertés dans des situa- 
tions particulières, ‘et cette mise 
en oeuvre ne saura se faire sans 
que les gouvernements.ne soient 
traduits devant les tribunaux d’un 
bout à l’autre du pays” estime Me 
Michel Bastarache. 

“Nous sommes. présente- 
ment restreints dans nos con- 
testations judiciaires à clarifier l'é- 
tat du droit... il nous faut aller 
plus loin en trouvant des solu- 
tions qui  apporteraient quelque 
chose de concret” de souhaiter le 
conférencier. 

“Il faut reconnaître que les 
procès mènent très souvent à des 
discussions et à des négociations 
politiques qui ne peuvent être me- 
nées efficacement par les justi- 
ciables de la première heure, que 
s'ils jouissent de conseils. juri- 
diques”, de lancerle conférencier. 

L'avenir des minorités 
linguistiques et du respect de ses 
droits passe donc par la survie et 
l'élargissement du Programme de 
contestation judiciaire au-delà de 
son'échéance de mars 1990. 

Un abandon de ce pro- 
gramme pourrait alors hypothé- 
quer sérieusement le développe- 
ment dés minorités quinauraient 
comme seule ressource de se 
tourner vers leurs organismes et 
associations régionales et provin- 
ciales, qui dans la majorité des cas, 
n'ont ni les ressources financiè- 
res, ni les structures nécessaires 
pourassurer ce mandat 


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Nous acceptons les cartes Visa, Mastercard et les com- 
mandes payables sur réception. 


sg 


Yellowknife, 
un visage 
frais 


Par Line Gagnon 

Un. nouveau visage sera 
donné aux rues principales de 
Yellowknifetelles la rue adjacente 
àlamairie, l'avenue Franklin et la 
S2ième avenue. Un comité en 
charge du projet Rue principale 
(Main Street) a été formé pour jus- 
tement changer l'aspect physique 
de ces quelques rues de Yellow- 
knife. Ce groupe est composée 
dix personnes. 

Les représentants de Rue 
principale ontinterviewé une mul- 
titude de personnes, durant la se- 
maine du 6 février. Toutlemonde 
a pris le temps de répondre à nos 
questions. affirme Mme Sue 
Witselaar, une des représentantes 
du projet. 

Ces entrevues se voulaient 
une cueillette d'opinions surle ré- 
aménagement ducentre ville dela 
capitale. Les'données seront com- 
pilées, puis remises aux personnes 
interrogées. Par la suite, une liste 
des priorités sera établie par le 
groupe interrogé afin de préparer 
un plan d’action final. D'après les 
représentants du comité, le conseil 
municipal, les politiciens, les pro- 
moteurs et la populationen général 
sontarrivés à un consensus surles 
améliorations quuls désirent voir. 

Rueprincipaleest échelonné 
sur une période de trois ans; seu- 
lementtrois mois se sont écoulés 
depuissa miseen marche. 













Inuvik 
979-2941 















\ 














Une joyeuse Daques a tous 
Pour votre brunch de Pâques, 
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FE 


v— 


Al 
ARS RS MR R En ne MR RE SU D nn + 









Les petites 


nouvelles 


de Hay River 


Par Sylvie Cauvier 


Lucie et David MacDonald 
sont très heureux de l’arrivée de 
leur nouvelle petite fille, Claire 
Murielle... Grand-maman Berthe 
Desnoyers et Amy auront la chan- 
cede pratiquer leur français. 

Malgré le gros froid, le Car- 
naval. Kamba s’est bien déroulé. 
Le “Talent Show” fut le plus po- 
pulairePourles enfants, essayer 
de frapper 10 bouteilles placées 
surnun tabouret avec 31balles était 
très'attirant avec comme prix de 
beaux gros oursons. 

En parlant de Carnaval, le 
club de patinage artistique présen- 
te Voyage à Disneyland”. Les 
représentations sont les 18 et 19 
mars à l’aréna. Le spectacle dé- 
butera-àM19h00"pour.se terminer. 
vers 21h00. 

L'école primaire de St-Paul 
déployait les oeuvres de bien des 
jeunes à sa foire des sciences. 
Rien n'échappait à ces jeunes es- 
prits inquisiteurs. Chaque partici- 
pant a reçu un certificat de parti- 
cipationset quelques heureux ga- 
gnants sontrepartis avec en/main 
une calculatrice solaire, un jeu, 
etc. Les prix étaient une gracieu- 
seté des marchands de la ville. 


Au bureau du Centre de la 
femme il y a beaucoup d’activi- 
tés. Le Centre a en effet déménagé 
au 4ième étage du Mackenzie 
High Rise. Le 8 mars dernier la 

ièceude théâtre Agnes MacPhail 


présentée Jody Whyte, di- jamais! 


PIDO PRODUCTION LTD 


rectrice du Centre, était contente 
dela participation du public. De 
plusles 17, 18 et 19 mars auralieu 
une conférence à laquelle. parti- 
ciperont des!femmes des 4 points 
cardinaux des Territoires. L'ora- 
triceinvitéeest Rose Mary Brown. 
Un banquet sera offert le samedi 
soir. Les billets pour cette soirée 
peuvent être achetés au bureau 
du Centre. Le tout se déroulera au 
Ptarmigan' Inn: 

‘chaque année, en septem- 
bre, la ville a la chance de décou- 
vrir de nombreux talents cachés. 
La Foire de l'automne très bien 
connue de tous perd cependant de 
sa vigueur. Le comité exécutif a 
besoin de sang nouveau. Aussi 
a-tildonné un.ultimatum: “Ve- 
nez à notre réunion annuelle ou 
plus de foirelLes résultats sont là 
dans la personne d'une-nouvelle 
présidente Barb Low 

Pour tous ceux que l'art 
traditionnel du temps de Pâques 
intéresse, communiquez avec le 
groupe Northern Guild. En effet 
mercredi prochain vous'êtes invi- 
tés à vous joindre à eux pour 
peindre des oeufs de Pâques à la 
bibliothèque municipale: 

Oui c'est troptôt pour plan- 
ter vos légumes et vos fleurs. Mais 
il n’est jamais trop tard pour 
planifier.un, jardin. Si vous avez 
reçu Votre catalogue de graines il 
serait à conseiller de commander 
dès.maintenantsurtout-avecules 
services.de poste …On.ne.sait 


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Après 15 ans, 
Jeunesse Canada Monde 
revient dans les T.N.-O. 


ParLine Gagnon 

Enaoûtprochain, un groupe 
de jeunes de 17à20 ans viendront 
dans les T.N:-O. participer au pro- 
gramme Jeunesse Canada Monde, 
Lors de son premier séjour à Yel- 
lowknife les 7,8et9 mars derniers, 
Mme Linda Rubuliak, coordonna- 
trice, annonçait cette prochaine 
venue. 

Son voyage visait la cueil- 
lette d'informations, l’établisse- 
ment decontacts avecdesindividus 
etdifférents organismes et lasensi- 
bilisation de la population ténoise 
au projet. “Nous sommes déjà ve- 
nus dans les T.N.-O, il ya 15 ans 
decela.Par contre, la mémoire col- 
lective ne va pas aussi loin en ar- 
rière. Nous devons désormais éta- 
blir de nouveaux contacts” expli- 
que la coordonnatrice. 

D'après cette dernière, les té- 
nois rencontrés se sont montrés 
ouverts et intéressés par le pro- 
gramme. Deplus, ils étaient même 
prêts ädonnerconseilsetcommen- 
taires. 

Mme Rubuliak" reviendra 
dans les T.N:-O. dans quelques se- 
maines etvisitera différentes com- 
munautés ténoises. En effet, elle 
devra choisir les régions appro- 
priées pour un tel projet. “Nousne 
pourrons pas placerles jeunes dans 
des-communautés trop éloignées 


de, Yellowknife, .C'estplus. une 
question ac S qu’une ques r 


à ce programme. CI 





financière, étantdonné que le ou la 
coordonnateur-trice (la personne 
n’est pas encore embauchée) ha- 
bitera dans la capitale." Les com- 
munautés suggérées lors des ren- 
contres. furent Hay River, Fort 
Smith, Fort Rae, Inuvik. La sé- 
lection sera basée sur les projets 
de travail disponibles etles famil- 
les prêtes à accueillir des jeunes. 

Jeunesse Canada Monde est 
un organisme privé Sans but lu- 
cratif. Ce programme repose sur 
unéchange entre jeunes canadiens 
et jeunes provenant de l'Afrique, 
l'Asie, l'Amérique Latine ou les 
Antilles: Les participants passent 
trois mois dans une communauté 
canadienneetserendent trois mois 
dans le pays d'échange. 


Plus de 19 pays Re 
| al es ici- 


ue parti 


POUR 
AMINCIR. .. 


SECOUEZ-VOUS! 
E———— 
—_— 
Ç 


LESHIRAAT VU 





L'Aquilon 17février 1989 page 13 


pant canadien se Voit jumelé avec 
une personne du pays d'échange 
qui sera son homologue tout au 
long du projet. 21 personnes du 
Canada sont choisies et le même 
nombre s'applique pour le pays 
collaborant Après une session d'o- 
rientation de deux semaines au 
débutdulprojet, trois groupes sont 
formés. Il y a donc sept personnes 
par groupe."Ces trois blocs seront 
par la suite amenés dans trois 
différentes communautés. Deux 
agents de groupes (un canadien et 
un du pays d'échange) s'occupent 
de chaque unité et deux coordon- 
nateurs fonbla supervision globale 
des trois groupes. 


Susciter l'intérêt des 
autochtones 


Jeunesse Canada Monde 
metl'accentsurla communication, 
la compréhension et le dévelop- 
pement. Les adhérents travaillent 
danslacommunautéetapprennent 
donc la culture de cette région. Il 
faut dire que chaque jeune et son 
homologue demeurent avec une 
famille d'accueil. 

En ce qui conceme les 
T.N.O.,MmeRubuliak affirme que 
ce sera des personnes de l'Inde qui 
participeront à l'échange. Elle es- 
père aussi susciter l'intérêt des 
jeunes autochtones des territoires 


…ctdureste du Canad: 


oo) . 
début du projet aura lieu à Yel- 
lowknife. Cette demière vise à 
sensibiliser et à éduquer les par- 
ticipants aux différences culturelles 
existant entre les jeunes et leurs 
homologues ainsi que celles des 
communautés qu'ils habiteront. 

Aux dires de la coordonna- 
trice, les régions seront choisies le 
plus tôt possible afin decommen- 
cer le travail. De plus, le coor- 
donnateuroulacoordonnatrice du 
projet arrivera à Yellowknife à la 
mi-avril. 

Si vous avez besoin d’infor- 
mations ou vous voulez contribuer 
au projet contactez Storefront ou 
appelez Mme Linda Rubuliak à 
frais virés au (403) 424-6411 


SOYEZ DE LA PARTIE! 


La Société canadienne des postes vous invite au lancement 
officiel des derniers timbres de la série des Grands Explorateurs 
du Canada= les Explorateurs du Grand Nord. 









LE TDATE: mercredi Ê 


Vouvpouvesobrientr devcaronsdinviation 
aubureudeposedeYelloknfegsquau20 mars 





Æ- 






22 mars 1989 


MOMENT : /7 130 
ENDROIT : Auditorium 
Centredu Patrimoineseprentrional 
Prince de Galles, Yellowknife 
Territoires du Nord-Ouest 
















SOCIÉTÉ CANADIENNE DES POSTES 


Notre engagement: vous donner un meilleurse 


rvice. 


'EXTLLERL 


Page 14 L'Aquilon 17 mars 1989 
ÉVDRENR Se Se RAIN C2 





La cathédrale, 
l’éléphant blanc de 


Fort Smith 


Par Linda Pettersen 

Ça brasse fort ces temps-ci 
à Fort Smith. ILest question de se 
départir dela cathédrale. Celle-ci, 
enviellissant, adesproblèmesavec 
son système de chauffage (à eau 
chaude). Pourréparerourem-placer 
ce dernier, les coûts s'élè-veraient 
à plus de 100 000$. Cer-tains 
estiment qu'une telle somme 
pourrait servir à construire une 
nouvelle église de dimension plus 
modeste et ave un système de 
chauffage efficace et moins coû- 


LÀ l'heure actuelle, afin d'as- 
Surer un minimum deconfort du- 
rant les messes, la fournaise doit 
fonctionner sans arrêt. Les parois- 
siens.paient donc mensuellement 
la jolie somme de 1 500$ pour 
chauffer la cathédrale. Une partie 
de ce montant provient de la col- 
lecte paroissiale du dimanche, 
l’autre partie de la location du 
sous-sol pour les bingos du ven- 
dredi soir. L'argent s'envole ainsi 
en Vapeur grâce au système à eau 
chaude défectueux. 

Malgré tous les arguments 
monétaires défavorables 'aumain- 
tien de la cathédrale, un mouve- 
ment de résistance s’installe peu à 
peu au sein de la population ca- 
tholique. Cette cathédrale repré- 
sente le symbole de la chrétienté 
dans le Nord*. De plus, les gens se 
sont attachés à ce gros monument 
ebce malgré une participation mi- 
nime à la messe du dimanche (en- 
viron 100 personnes). Les pa- 
roissiens qui se rendent à la ca- 
thédrale souhaitent que les Métis 
de l'endroit, eux aussi catholi- 
ques, abandonnentleurpetite égli- 
se. Ils viendraient ainsi grossir le 
rang des personnes qui fréquen- 
tentla cathédrale. Cela permettrait 
peut-être de la sauver. 

Les Métis de leur côté ne 
sont pas prêts à faire cette con- 
cession. Leur église (St-Alphonse) 
date d'avant la construction dans 





les années "5; 
y sont fout aussi attachés que.les 
paroissiens de la cathédrale à leur. 
institution: 

La municipalité de Fort 
Smith, pour sa part, serait proba- 
blement intéressée à acquérir la 
cathédrale. Celle-ci serait alors 
transformée en un centre commu 
nautaire La communautétoute 
entière bénéficierait d'un tel cen- 
tre en y regroupant tous les orga- 
nismes-bénévoles sous-un même 
toit. 

L'histoire n’est pas finie. 
Mpr Croteau se rendra bientôt à 
Fort Smithpourles célébranons de 
la Pâques. Parle fait même il de- 
vra constater de la situation. De 
longues discussions sur l'avenir 
delacathédrale seront alors àl’or- 
dre du jour. Un'dossier à suivre... 

*À l’époque de la construc- 
tion de la cathédrale, Fort Smith 
semblait destiné au-titre de capi- 
taletemitoriale. Yellowknifedevint 
cependant capitale, Vouée à des- 
servir Fort Smith, ses environs et 
tout le diocèse, la cathédrale a 
toutefois joué le rôle d'une sim- 
ple église, pour une population 

moindre que celle prévue. 


Veuillez à la sécurité 
de vos enfants en voiture. 


nr  - 


Les,accidents.d'automobiles tuent plus d'enfants que n'im. 
porte quel autre genre d'accident ou de maladie. Dans les 
Territoires du Nord-Ouest, vous êtes maintenant obligés de 
protéger Vos enfants en les installant dans des sièges de 
sécurité approuvés, où en Vous assurant que leurs ceintures 


de sécurité sont bouclées. 


Les bébés de moins de 9 kg (20 livres) doivent prendre place 
dansunilit d'auto ou dans un siège transformable en lit. Les 
tout-petits pesant entre 9 et 18 kg (de 20 à 40 livres) doivent 
être bien attachés dans des sièges de sécurité. On recom- 
mande l'utilisation d'un siège d'appoint attaché au moyen de 
la ceinture ventrale de votre Véhicule, pour les enfants de 


plus de 18 kg (40 livres). 


Ne jamais Voyager avec un enfant sur Vos genoux. 


Les enfants à naître ont eux aussi besoin de protection. Les 
femmes enceintes doivent porter leur ceinture de sécurité 
serrée au bas sur les hanches, 


Pour plus de renseignements surles sièges de sécurité, 

s'adresser à: Division des véhicules automobiles 
Services gouvernementaux 
Caselpostale 1320 


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Norfrmwest 
Temiones GOVERNMENT SERVICES. 
MOTOR VEHICLES DIVSON 


Yellowknife (T. N.-O) 


=ZBO 





EE 





Les ge 


Par Line Gagnon 

M: Andy Thériault, natif du 
Nouveau-Brunswick, habite les. 
T-N.-O. depuis les années 60. À 
son arrivée, ce dernier s’établissait 
à Yellowknife et travaillait pour 
les Forcesarméescanadiennes. En 
1970, M. Thériault quittait la vie 
militaire mais demeurait dans les 
T.N:-O.. 

IL devenait alors assistant 
régional pour le ministère des Af- 
faires indiennes et du Nord. M. 
Thériault occupa'ce poste pendant 
six ans. En 1976, le premier bureau 
de l’Arctique de l’Est des Affaires 
indiennes et du Nord ouvrait ses 
portes. M: Thériault déménageait 
donc à Igaluit pour devenir le pé- 
rant de district de ce ministère. 

Durant ces années, le néo- 
brunswickoïs devint également 
père de quatre enfants. Malgré le 
temps consacré à sa famille et à 
son emploi, .M°TMhériaultsimplis 
quait aussi dans divers organismes 
tels la Légion, le club Elk, le Ro- 
tary. Il fut également membre du 
Conseil exécutif pour le Conseil 
régional de Baffin et président du 
comité local pour l'amélioration 
environnementale d'Iqaluit. De 
plus, celui-ci siégeait sur le Conseil 
municipal durant deux ans. 
Après ces deux années au 
Conseil, il devint maire d'Iqaluit 
pe deux termes soit quatre ans. 

cette époque, M. Thériault don- 
nait son soutien à l'Association 
francophone d’Iqaluit(A:F.I.)sans 
toutefois. s'y impliquer directe- 
ment “J'offrais mon aide et de 
l'assistance de façon très subtile; 
envretour.les francophones m'ont 
appuyé lors des élections. Mon 
rôle était surtout de faciliter cer- 





Andy Thériault: 
“II faut se tenir occup 


taines-choses..Mon…implication 
étaitplutôt personnelle,ellentétait 
pas du tout publique.” Ses fonc- 
tions à la mairie se terminaient en 
novembre dernier. 

Sa participation dans l'arène 
politique est, d’aprèslui, terminée. 
M: Thériault désire passer plus de 
temps auprès de salfamille. Or, un 
homme si actif ne peut pas tout 
abandonner. En effet, la mise sur 
pied de logements pour les per- 
sonnes âgées occupe encore beau- 
coup de son temps. De plus, iltra- 
vaille toujours pour l'embellisse- 
ment de la ville et joue également 
auhockey. Andy pratique ce sport 
depuis 50 ans déjà. “Je ne lâche 
pas. Il faut se tenir occupé.” Il va 
sans dire que ce ne sont pas les 
activités qui lui manquent. En 
plus, le ministère des Affaires 
indiennesetdu Nordlecompteen- 


20 
€ 








core parmi ses employés. “Ça fait 
tellement longtemps que je“tra- 
vaille pourle gouvernement fédé:| 
ral queje ne paie plus de pension” 
dit-il, le sourire aux lèvres. 

Parailleurs, lui et son épouse 
prévoient quitter le Nord dans 
quelques années. 

Il ne sait pas exactement 
quand'aura lieu le déménagement 
mais, un coup la décision faite, ils 
partiront Le Nord demeure pour. 
lui un endroit où les-rencontres 
furentabondantesetchaleureuses. 
“Partout dans l'Est, nous sommes 
bienreçus. Je ne me souviens pas 
avoir habité dans un-hôtel.« J'ai 
beaucoup appris ici.” 

M:Thériault sait qu'il faut 
partir mais sait aussi qu'il. peut 
toujours revenir... D'autant plus 
que deux de ses enfants et ses qua- 
tre petitstenfants habitent Iqaluit. 


dJ'itz=peraid 


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Dépositaire des tapis anti-taches Peerless et de toute une 
gamme de produit de la Collection Peerless 


_ Le choix d’un tapis. une 
question de style de vie 


PÈRE CURE MAR ASE LEE SRE CREME MES ET AE MES SE CANON PEN ENE 





Et; 


API * 


A 


Yellowknife 





Sortez vos habits et robes 
du soir: c’est le temps du 


bal de charité 


Par Denise Canuel 

A Yellowknife on sait quand 
le printemps arrive. Ce n'est ni un: 
peutanimal poilu quia peur deson 
ombre, nile parfum des érablesen 
coulées, ni même la fonte des neï- 
gesqui annoncent la fin de l'hiver. 
Aucontraire, le signal du printemps 
est donné par le Bal de charité de 
Storefront. 

Ce dernier est une agence à 
butnon-lucratif regroupant un 
nombre important d'organismes 
bénévoles. C'est dans l'esprit d'un 
événement “populaire .permetiant 
une levée de fonds que, il y a dix 
ans déjà, le premier bal de charité 
Étaitmis surpied. 

“En 1980 Storefront 
connaissait de sérieux problèmes 
d’argent, explique Liz Seaton di- 
rectrice de l’agence, nous devions 
donemettre sur piedunecampagne 
de financement hors de l'ordinaire. 
C'est après une rencontre détermi- 
nante du bureau de direction, que 
la présidente de l'époque, Nancy 
Menaph, suggéra l'idée d’un bal 
de charité” La directrice avoue 
qu'au début personne.ne pensait 
que ce concept deviendrait un é- 
Vénementaussi fructueux. 

Le bal de charité organisé 
par Storefront est commandité par 
Echo Mines. Cette compagnie fi 
nance, et cela dès 1980, toutes les 
«dépenses, associées, à, l'organisa- 

du bal, c’est-à-dire le repas, la 
publicité, l'orchestre (déplacement, 
frais d'hôtel, etc). /Cet événement 
est d’une certaine façonune  bon- 
ne source de financement pour no- 
tre groupe. Etilnousa rendu plus 
Visible aux yeux de lacommunau- 
té. Toutefois, jen’aimerais pas Croi- 
re que Storefront ne soitconnuique 





sur Back Bay 


Pour 10,00$ 
Achetez un 
billet de 


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et courez [La 
chance de 
gagnez 


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Loterie du huard 


$10.000 en huard 


Mme Liz Seaton 


pour le Bal de Charité car nous 
faisons beaucoup plusque cela 
commente Mme Seaton. 

Elle ajoute que cette levée de 
fonds bien spéciale ne profite pas 
qu'à l'agence. De petites  asso- 
ciations telles Kids .Unlimitedet 
l'Association pour l'apprentissa- 
ge chez les handicapés sont en 
charge de la décoration de la salle. 
Ils ont donc l’opportunité de parta- 
gerlesrevenus récoltésetamsinde 
mettre.dans leur coffre des-fonds 
trop-souvent manquants. “Ils ont 
vraiment besoin. de cet-argent 
pour fonctionner durant l'année” 

Mme Seaton, après plus de 
dix ans comme directrice de 
Storefront, voit à l'organisation 
decette soirée € pour L la dernière fo fois. 

_ En effet, elle quittera son poste en 
mai. “La décennie a été excitante, 
un A Pet Toute “agence  com- 
me la nôtre doit évoluer afin de 
rencontrer les besoins dela com- 
munauté.Onine peut refaire année 
après année les mêmes choses. Et 
jecrois que Storefront a eu l’habi- 
leté de changer, de remplinles de- 


D 


ALLEZ, 


AU CARIBOU du 31 mars au 2 avril 
CARNIVAL 






OO OO 





mandes de latcommunauté Quand 
j'ai commencé à l'agence, nous 
n'étions qu'un centre administra- 
tif. On offrait des locaux pour des 
rencontres, des services de dacty- 
lo, de photocopies, etc. aux grou- 
pes travaillant plus particulière- 
ment dans.le domaine de la santé 
et de l’aide sociale. Avec le temps 
on nous a demandé de faire plus 
que cela. C’est ce qui vraiment a 
été le défi, d’accroître nos servi- 
ces dans le cadre d’un budget très 
limité” 

C'est avec un certaine tris- 
tesse que Mme Seaton parle de 
son départ prochain. Mais, elle 
signale que tant qu’elle habitera 
Yellowknife son-travail au sein 
d'organismes de charité se conti- 
nuera:Malgrélechagrindu départ, 
la directrice parle avec enthou- 
siasme de ce”dernier bal”. 


Soyez de la fête le 22 avril 


La population de Yellow- 
knife pourra encore cette année se 
joindre à elle le 22 avril pour 
une soirée de plaisir. Le: thème 
pour 1989 est “Unibal masqué” et 
la directrice encourage tous\les 
invités à ‘un peu d'imagination 
dans la fabrication de leur mas- 
que”. Comme par le passé un re- 
pas, dont le menu reflète le thè- 
me (pour cette année celui-ci est 





Par Colette Langlois 

Le 26 février dernier, 24 
étudiants de l'école secondaire 
SirJohn Franklin de Yellowknife, 
accompagnés de Jean Delisle et 
Janet…Penningtonembarquèrent 
dans un avion. C'est ainsi qu'ils 
s'envolent pour l'aventure dans 
unerégion inconnueetmystérieu- 
se du Canada: le Québec. Ils fai- 
Saïent partie d'un échange scolaire 
avec des élèves de la polyvalente 
de Lévis, une ville située sur le 
bord'dufleuve St-Laurent,enfa- 
ce de la ville de Québec. Nous 
fûmes chaleureusement accueillis 
chez nos correspondants de Lévis. 

L'emploi du temps fut bien 
chargé. Arrivés le matin du 27, on 
nous laissa quelques heures de 
repos. Puis, on nous amena voir 
une pièce de théâtre racontant 
l'histoire de Lévis et dont nos 
hôtes furent les vedettes. 

Lereste de la semaine inclut 
des visites à la mairie de Lévis, 
ainsi que la’ station de police, de 
pompiers et la maison d'Alphonse 
Desjardins, père des Caisses po- 
pulaires. À Québec on visita le 
Musée de la civilisation, le Parc 
d'artillene, l'Assemblée Nationale, 
le Château Frontenac, le Parc 
national” historique du Port de 
Québec au  XIX siècle et, bien 
sûr il ne faut pas oublier les ves- 





faneais) un casino chdeu. jp 


pes musicaux tiendront les 500 
personnes (c’est le nombre de 
participants escomptés) occupées. 

Les billets à 60$ chacun 
sonten vente à Storefront. Si vous 
êtes intéressés dépêchez-vous la 
tradition veut que ceux-ci seven- 
dent comme des petits pains 
chauds: 


es,du,Colisée. D'autres,sorti 
Mer RE 
cabane à sucre, un tour du chan- 
tier naval Mil Davie et une partie 
de hockey au Colisée entre les 
Nordiques et les Canucks( ces der- 
niers bien sûr remportèrent la 
victoire) 

M. Borès, le professeur qui 
avec sa femme s'est chargé de 
l’organisation de la rencontre de 
Lévis enest très satisfait. C'est 
d’ailleurs la quatrième fois qu'il 








Encouragez 
votre candidate 
comme reine 
ou princesse 
et peut-être 
1.00$ = le Japon 
pour deux 
gractieusete de 
La compagnie 
Canadian 


AA OR ROAOIROIO IE IGIEK 


+ 





participe à de tels échanges. De 


quiion 17 mars 1989 page 15 


mener 


Un échange étudiant entre 
Yellowknife et Lévis 


A l’aventure dans une 
région inconnue: le Québec 





(Colette Langlois et son hôtesse 


plus'il trouve que ceux-ci s'amé- 
liorentd'année en année. Il pen- 
se que ce qui a fait de cette année 
une réussite toute particulière, 
c'est que‘la plupart des partici- 
pants étaient plus ou moins bi- 
lingues. Tous ont donc pu appren- 
dre plus de choses en moins de 
temps. 

Les étudiants de Lévis fu- 
rent eux aussi contents de cette 
expérience. Ils s’y sont inscrits 
pour divers raisons: faire de 
nouvelles rencontres, d'un autre 
coin de pays ainsi que faire con- 
naître leur province à quelqu'un 
d'autre et naturellement appren- 
dre à mieux parler l'anglais. Ils 
ont hâte de rendre visite à leur 
compatriotes biencool”. Ils ima- 
ginent une Ville perdue dans le 





désert, un. lieu blement 
où ET ige, le froid et 


l'ours polaire. Espérons ne pas 
trop les décevoir... 

Quant àmoï, ma visite fut 
une expérience sensationnelle au 
point de vue éducationnel, cultu- 
rel et bien sûr social. C'est avec 
chagrin-qu'on quitta nos nou 
veaux “chums” à l’aéroport. De- 
puisnotreretour, le6 mars dernier, 
on) attend avec “impatience leur 
arrivée. Ils seront ici du 19 au 26 
mai: 








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Page 16 L'Aquilon 17 mars 1989 





Des taux de BPC tolérables, oui, 
mais mesurables. 


Unautre-aspect important 
des résultats de l'étude est que des 
espèces animales particulièrement 
touchées par des contaminants tels 
les ours polaires ne représentent 
qu'une fraction infime dela diète 
inuit C’est d'ailleurs cette même 
diète qui soulève les inquiétudes 
des résidents de l’île Broughton 
et des membres de l’Assemblée 
législative. 

Les chercheurs impliqués 
dans le travail ont participé le 10 
mars dernier à Yellowknife à une 
session d'information et de ques- 
tions devant l’Assemblée. L'ob- 
jectif primordial des informations 
transmises parles scientifiques sun 
leurrapport consistaitàléclairenet 
aussi rassurer les résidents des 
T.N.-O. et leurs représentants é- 
lus. À ce propos, les auteurs du 
rapport ont lourdementinsisté sur 
la question de l'alimentation des 





Inuit. 

En effet, l'alimentation. de 
la communauté testée esten gran- 
de partie À base de phoque, cari- 
bou, omble de-l'arctique, narval 
et morse. Toutes ces espèces sont 
touchées d'une manière ou d'une 
autre parles contaminants. Ces 
derniers sont parla suite transmis 
aux individus. qui consomment 
ces aliments. Toutefois cette diè- 
te demeure idéale. C'est-à-dire 
qu'elle contient dans tous où au 
moins un des cinq aliments.les 
protéines, gras, vitamines et mi- 
néraux nécessaires à une bonne 
santé tant pour les enfants que 
pour les personnes âgées. Selon, 
MmeKuhnlein les Inuit dela 
communauté exposeraient leur 
santé, et probablement aussi leur 
culture traditionnelle, à divers:ris- 
ques majeurs si leurs sources de 
nourriture changeaient afin de pal- 


lier au problème des conL. ts. 
Il est donc évident qi 
situation est sérieuse. Les proo.s 
polluants découverts chez la po- 
pulation ne sont pas. d'origine 
locale. Ce qui les rend difficile- 
ment contrôlables. De plus, les 
BPC et les autres contaminants, 
quoiqu'à l'heure actuelle vu com- 
me étant tolérables et plus accepta- 
bles qu'un changement de diète 
soulèvent un dilemme quasi.sans 
réponse. À long termeque résulte 
ra-t-il de recherches semblables? 
Des!taux plusinquiétants ouras- 
surants? De plus, ces mêmes ni- 
veaux considérés tolérables par 
le monde scientifique le seront-ils 
toujours dans-dix ans? Un nom 
bre infini de questions demeurent 
sans réponse. Les Inuit pour leur 
part doivent repartir à la chasse. 
Quant aux problèmes des 
contaminants, les solutions quis’y 


Les Services en 


appliquent malheureusement sont 
encoreentreles mains de plus d'un 
pays. Les contaminants en ques- 
tion proviennent en effet de par- 
tout dans l'hémisphère nord'de la 
planète. IL est à espérer que tous 
ces intervenants apiront rapide- 
ment face à ce qui n’est pour 
l'instant que l'alarme. Les prou- 
pes aborigènes déjà inquiétés par 
les'assauts sociaux surleurcultu- 
re ont maintenantun autre poids à 
porter. 


Le message transmis par le 
groupe de recherche lors de leur 
passage à l'Assemblée est rassu- 
rant en comparaison aux rapports 
émanant de-différents média. du 
Sud. Toutefois les groupes abo- 
rigènes qui participaient à cette 
rencontre s'en sont retournés’ sans 
solution. Le statu quo est la seule 
mesure recommandée. 





Le conseil d’administration 


ainsi que les employé-e-s 


de la 


Fédération Franco-TéNOise 


vous offrent 


leurs voeux les plus sincères 


à l’occasion de 


Pâques, 


et vous souhaitent des 
services en français avant 
ta Trinité 





CL 


Le musée 
enrichit sa 
collection 


Le Centre du Patrimoine 
septentrionale, musée Prince de 
Galles, a vu dans les derniers mois 
sa collection grandir. En effet le 
musée acquérait durant l'hiver 22 
toilesidu peintre A.Y. Jackson. 

Cet artiste canadien étaitun 
membre renommé du Groupe des 
sept. Ce regroupement d'artiste de 
la région de Toronto avait révo- 
lutionné l’art canadien en dévoi- 
lanttoutparticulièrementla beau 
té sauvage du nord de l'Ontario. 
De la peinture pastorale, le groupe 
réveillait le Canada à un. genre 
d'impressionnismebienparticulier, 
Le Groupe des sept, fondé en 
1920, comprenait des peintres 
tels\ FH. Varley, Lawren Harris 
et Arthur Lismer. L’acquis de ta- 
bleaux d’un artiste aussi réputé 
estun atout certain pour le Centre 
du patrimoine 

A.Y. Jackson en plus d’a- 
voir peint à travers le pays était 
souvent en visite dans l'ouest etle 
nord-ouest canadien. La plupart 
des tableaux qui sont maintenant 
exposés à Yellowknife étaient pro- 
duits lors des séjours de l'artiste 
dans le Grand nord canadien. En 
effet, M. Jackson visitait régu- 
lièrement les Territoires du Nord- 
Ouestetdu Yukon. C’est d'ailleurs 
lors de son passage à Yellowknife 
en 1949 qu'il peignait le site de la 
mine de Giant. Cette toile est la 
dernière…acquisition du.musée, 
amenant la collection à 23 ta- 
bleaux de Jackson. 

La compagnie Giant mines 
limited faisait le don de cette oeu- 
vre au début de mars. Le ministre 
de la Culture et des Communi- 
cations, M. Titus Allooloo, déclarait 
“ Ceci donnera l’occasion à un 
nombre grandissant de Ténois 
d'admirer la vision toute parti- 
culière de la beauté du Nord qu'a 
peint A. Y. Jackson”. 

Pourles amateurs d'art une 
visite au Centre du-Patrimoine 
s'impose donc maintenant pour 
plus d’une raison, mais bien pour 
vingt-trois. 


L'equipe de 
L'Aquilon 
eÿt en rage 












&\ 
Hogrräh pour 
leÿ rasansei 
de Paques 
et le 





MARS 1989 

















ec (APFhQ). Inséré dans 1 suivants : Le Quotidien du Saguenay 






Ce supplément tiré à 600,000 exemplal s 
(Chicoutimi), La Presse (Montréal), La Sole (Québec) Le Droit(Of wa), La Trbuna (Sherbrooke ( Rivières), La Voix Acadienne (Sum , LP. E.) Le Courrier (Yarmouth, 
N. E.), L'Express du Sud-est (Moncton), Le Moniteur [Shédiac ), Pro Kent (Richibucto), Le Voilier (Car: ), Le Madaweska (Edmunston), Le Carillon (Han }, L'Édition Prescott-Russell 
(Rockland), Le Remgart (Windsor), Le Voyageur (Sudbury), Le Nord (Hearsl) mars - Le Journal de Comwall, L'Eau Vive (Régina), la 9 mars - La Liberté (Saint Boniface), Le Franco-Albertain 
(Edmonton), Le Soleil (Vancouver), le 10 mars - La Bo à Nouvelles (Iroquois Falls), le 15 mars - La Goût de Vivre (Penetanguishene), le 16 mars - Le Nouvel Ontarien (Sudbury), L'Aurore Boréala 
(Whitehorse),l'Aquilon (Yellowknife), Le Gaboteur (Terre-Neuve), la 17 mars. 





























e gouvernement du Québec est fier d'appuyer l'excellente 
initiative que représente ce cahier spécial sur les réalisa- 
tions elles perspectives d'avenir des femmes francophones 
du Canada. 


14e Québec a toujours fait figure de précurseur quant à 
l'amélioration dés conditions de vie des femmes. Dès 
1973, le gouvernement créait le Conseil du statut de la 
femme, Puis, en 1979, ilinstituait un poste de ministre 
déléguée à la Condition féminine et mettait sur pied le 
Secrétariat à la condition féminine pour la seconder dans 
ses tâches. Au fl des ans, s'est ajouté tout un réseau de 
responsables dans plusieurs ministères, 


En 1986, le gouvernement publiait un premier plan d'ac- 
tion annuel et, l'année suivante, des orientations triennales 
situantson action dans une perspective plus globale, 
Depuis, des gestes importants ont été posés: consultation 
publique sur les droits économiques des conjoints; dépôt 
d'un énoncé de politique sur les services de garde; instau- 
ration d'un système d'indexation automatique des pen- 
sions alimentaires; implantation de programmes d'accès à 
l'égalité et de l'obligation contractuelle; renforcement de 
deux politiques visant à enrayer la violence faite aux 
femmes; élaboration de cours de français pour favoriser 
l'intégration des femmes des communautés culturelles. 


À l'instar des gouvernements du Canada, des provinces et 
des territoires, le Québec a par ailleurs entériné en 1985 
une démarche visant à assurer l'égalité économique pour 
les femmes au Canada. La première étape de cette démar- 
che a consisté à mettre en oeuvre un ensemble de mesures 
relatives à l'éducation et à la formation professionnelle 
des femmes, 


Pour le Québec, il s'agit d'édifier, dans le respect des 
besoins et des attentes des Québécoises, des rapports véri- 
tablement égalitaires entre les hommes et les femmes 

de notre société. 


La ministre déléguée à la Condition féminine 





Monique Gagnon-Tremblay 


Le ministre de la Justice 
et ministre délégué aux Affaires intergouvernementales 
canadiennes 





Gil Rémillard 


Québec 2: 











2 — CAHIER DES FEMMES, MARS 1989 


8 mars 


e 8 mars, bien sûr... ou peut-être le 3 mai 1908 
bien sürou 1909 ou 1910... 


Origine américaine, européenne, russe, inter= 
national-socialiste: 


Une grève ?, un colloque ?, une conférence ? 


Saura:t-on jamais 21 a fallu qu'une suédoise 
pose la question à Renée Côté pour que cette 
dernière décide de trouver la réponse. Ce quires- 
sort de sa recherche publiée en 1984, c'est que la 
raison officielle, à savoinune grève historique op- 
posant les travailleuses du textile à la police un 
dimanche 8 mars 1908 dans le Lower East Side de 
New York, n'est qu'un mythe. Il n'y a pas eu de 
grève le 8 mars 1908: Laiseule recherche histori- 
que etexhaustive surle sujet prouve que la pre- 
mière Journée de la femme a eu lieu le dimanche 
3 mai1908 à Chicago rencontre organisée para 
section féminine du Parti socialiste de Chicago la 
journée aurait été consacrée) à la causeldes ou- 
vrières quiluttaiententre autres pounle droit. de 
vote” 


Un deuxième «Women's Day» estorganiséile 
28févrien1909/ cette fois à New-York ; c'estofficiel, 


Mnationaletorganisé parle comité national dela 


femme dupartiisocialiste américain Les femmes 
se sontrencontrées pour exiger le droit de voteiet 
l'abolition de leur esclavage sexuel. Puis le 27 


févnem1910/e Women's Dayaméricain est devenu 
Un'événementidentifié nettement au/mouvement 


socialistemIlestsimultanément fêté alNew-York, 
Chicago, Porilandiet San Francisco. Le thème : le 
droitdeVote, l'indépendance économique et l'éga= 


lité complète. 


C'estä ce moment dell'histoire de la Journée 
internationale wdes Femmes qu'une grève de 
femmes entre dans le portrait. Il s'agitde la grève 
de 20,000/chemisières de New-York quila com- 
mencé le 22 novembre 1909 pourseterminerle15 
février, 12 jours avant les célébrations du «Wo- 
men's Day». Trois mille d'entre elles se sont donc 
rassemblées au Carnegie Hall de New-York le jour. 
duWomen's Day. Cette/grève/ a été synomyme 
d'arrestions massives, delbrutalité policière et de 
répression Ce futunelutte des féministes dell'é- 





poque. 


Plustard en cettememe annéel910/enjuillet 
à Chicago, le Parti socialiste américain.recom- 
mandekque les délégués auCongrèsintemational 
aient le mandat de proposer le dernier dimanche 
demtévrier comme Journéelintemationale dela 
Femme». 


Pendantcetempsen Europe: 


Unimois plus tard, en août 1910, à la confé- 
rence internationale des femmes de Copenhague, 
Clara Zetkin, féministe allemande très engagée, 
propose une résolution afin quesoit organisée une 
journée spécialeides femmes dans le but premier. 
de promouvoirle droit de vote des femmes. C'est 
le 19 mars 1911, qu'elle fut célébrée. 


En Russie, on:célébra l'événement le 3 mars 
1913,jouméequis'estsoldée pardesinterventions. 
dela policetsarienne, des arrestions, des brutalités 
etl'emprisonnement de plusieurs. Unlan plustard, 
les organisatrices dela Journée internationale des 
Femmes sontimises:en prison; ln yalpasteuide 
célébration. 


EnFrance,la première futle\9 mars 1914: 
Enfin, le 8mars démystifié 


Lapremière journée intemationale des femmes 
aurait été célébrée! Un 8/mars/enM914/entAlles\ 
magne.C'étaitunidimanche. Pas de raison/pañt 
culière pouncette date, sinon que le mois demars, 


avait été pacifique en révoltes prolétariennestet 
qu'on avaitl'habitude de féterleldimanche: 


C'est àla deuxième conférence internationale 
des femmes-communistes à Moscou en. 1921; 
que le 8 mars estproposécommedate officielle de 
laVouméeintemationale des femmes Laproposi 
tionétaitfateparAlexandraKollontaï,unemilitante 
politiquedecarnièreet seule femme dulgouveme- 
ment Lénineen 1917. 


C'est donc en ce 8 mars 1989, la 68e fois que 
lesfemmes dumonde s'unissent pourreleverleurs 
causes communes. 


Thérèse Boutin 


LÉditionspéciale «Femmes 89» estuneiniiative del Association de la presse francophone hors Québec 
réalisée avec la collaboration amicale de la Fédération nationale des femmes canadiennes-françaises et 


léRéSeaunational ActionÉducation Femmes. 


Coordination dela publication 
Luce St-Pierre 


Publicité 
Agence OPSCOM 
(613) 234-6735 


Rédactrice enchef 
Thérèse Boutin 


Journalistes 

Marie Élizabeth Brunet 
Danielle Coulombe 

Lily Fortin 

Claire Lanteigne Frigault 
Josée Gauthier 

Andrée Germain 

Rosine Kealy 

Guylaine Lévesque 


Gilberte Proteau 
Christinae Rabier 
France Tremblay. 


Composition et Montage 
Les lllustrateurs de l'Outaouais 


Imprimerie 
Qualimaxnc» 


Photographie et concept visuel 
Guy-Marc Dumais 


Éditeur 

APFhQ 

MWilfred Roussel, directeur général 
325, rue Dalhousie, pièce 900 
Ottawa, Ontario 

KiN7G2 


Nous tenons à remercier le Programme de Promotion de la Femme et le Programme aux Langues 


Offcielles duSecrétariat d'État du Canada pour leur généreuse contribution dans la réalisation de cette 
édition spéciale. 


‘Les opinions émises dans ce cahier ne réflètent pas nécessairement la position du Programme 


de Promotion de la Femme. 






















#?’ 
Editorial 
E: cette jouméelnternationalerdela femme nousisommes endroit dennous 

demander si à l'aube du XXIe siècle nos aspirations personnelles et nos 
revendications delgroupesontexaucées ousurle point de l'être. Notre vigilance 
porte:telle fruit ?Nosrecherchesetnotre travail nous permettentsils de Vivre dans 
unsenvironnement plusssain Est-ce que les médias écrits et électroniques 


Véhiculentsunesinformationtréelle"ettéquitable surles dossiers qui intéressent 
davantageles femmes 2 





Militer un jour. 
militer 
toujours. 


Cecahierspécial de lafemme se veut la fois une mise à jour etune réflexion 
surles principales préoccupations des Canadiennes qu'elles soient dans.les 
Werritoires duNord Ouest auLabrador, en Ontario où aulQuébec.Fondamenta- 
lement, les questionsetles besoinssont les memes mais puisque tout'est relatif 
ilfautvoirque dans certains milieux les femmes sontaux prises avec un premier 
projet de regroupement alors qu'ailleurs on seprépare pour des États Généraux. 
Certaines personnes auraient sûrement envie de dire que Jes femmes d'une 
provincessont«entretardou«20lanstentarrière"dans (eurcheminementpar 
rapport aux autres: Unetelle conclusion estfaussée dès le départcars'ilest une 
chose quelle fédéralisme canadien nous a apprise c'est que chaque province ou 
territoire doit. survivre indépendemment des*autres etque les*comparaisons 
aboutissent à des déchirements ; de plus, laréalité géographique, démographique 


? 


Uinze ans après l'annéeinternationale 
de la femme, cinquante ans'après le 


ments” Aulsein d'un groupe,elle retrouve 
un'appui important pour sa démarche. 


sommes |esimieux placées pouridentifier 
nos besoins etyrépondre. Parce quenous 







































etun chapeau dur ! 


l'éducation, laviolenceaufoyer:lami 


volonté des premières concernées: 


etlinguistiqueifait en sorte que chaque partie du pays atunelcomposante sociale 
quilurestpropreetqui parle faitmemene peut étrelcomparée à une autre, Par 
exemple, nulle part au pays ne retrouve:t-on|l'homogénéité linguistique du Qué- 
bec,toutcomme levaletvient destrésidentsietrésidentesde laerre Neuve où 
deslerritoires est spécifique à ces deux extrémités du pays: 


Eaut:l.Voiraussique/nos médias locaux oulnationauxne sont pas toujours 
Une réflexion exacte de quinous sommes surtout celles d'entre nous quivivons à 
l'extérieur.du Québec. Pas delquotidien de langue française àll'ouest d'Ottawa, 
pas de programmation régionale de Radio Canada à Terre Neuve, et une seule 
revue féministe publiée à l'intention des femmes francophones vivant l'extérieur 
du Québec ; et siles «Dames de Coeur» soulèvent es problèmes cruciaux des 
femmes, jelles verrais mal tentende véhiculerleurs messages en partant pour la 
péche auleverdu jourouen montant àbord d'une gigantesque moissoneuse =en 
troquantleurstalons hauts etleurs serviettes encuirpourdes bottes decaoutchouc 


Tout ça pour dire que ce n'est pas seulement à Ottawa, Vancouver, Toronto 
etMontréalqueles femmes travailentälfaire avancerles dossiers prioritaires des 
femmes : équité/d'emploilet de’salaire, garderies, avortement, libre-échange ; 





C'estainsi que dans les Territoires onttravaille äjetenles bases d'un premier 
regroupementdes franco-tennoises, qu'en Ontario les femmes viennent de mettre 
Sürpied unréseaurde garderies francophones, qu'au Nouveau) Brunswick une 
femme est nommée Vice première ministre, qu'au Québecles femmes se retrou- 
Verontet se féteront dans le cadre des États Généraux, pendant qu'à llerre Neuve 
les problèmes de chômage et d'accès àll'éducationifreinentl'évolutiontd'autres 
dossiers féministes. Entre-temps, on constate que l'accès àl'éducation supérieure 
estencore une grande aventure pourles femmes, quelelibre-échange continue 
de susciter des arguments contradictoires dans sa perspective féminine et qu'à 
l'extérieur du Québecles femmes doivent davantage concilienleumengagement 
parrapport à la francophonie et à la condition féminine: 


L'autonomie des femmes c'est pour demain Toutest enplacesurout la 










actionconmunedes femmes, 













Thérèse Boutin 


droitide Vote aux femmes du Québec, 70 
ans après la Victoire des suffragettes cana: 
diennes, on est en droit de:se demander 
pourquoi encore militer, pourquoi encore 
seregrouper dans desorganismes fémi- 
nistes, pourquoi toujours lutter... 


La réponse est simple. Les femmes 
elles-mémessententlebesoinindividuelet 
collectif de travailler ensemble d'une part, 
et d'autre part, lalparité avec les hommes 
n'estpas encore chose faite, qu'on parle de 
salaire, d'autonomie, de respect, d'accès 
oudereprésentativité politique: 


Surlewplan“individuel plusieurs 
femmes ontencore besoin de briser l'isole= 
ment soit parce que géographiquement 
elles:sontiloinides/centres(d'actiontet de 
décisions, soit tout simplement.qu'elles 
sontaufoyenou.dansunimilieudetravail 







lebesoindesortiretfaireautrech 
d'autres, c'est l'occasion de partager, d'é- 
changer, de s'ouvrir. Le regroupement 
donne àtouteindividue l'occasion de pour: 
suivre saréflexion et par conséquent de se 
conscientiser davantage parrapport àelle= 
même et parrapport aux autres toutien 
expérimentant des nouvelles façons de 
penser, de créeretd'agir.De plus, chacune 
peut mettre .auproftses.qualités.etises 
habiletés de femme pour développer des 
nouveaux modèles, discours:etcomportez 












| sions sur leur vie de femme et sur celle de 


Cet appuirest/ce quil fait la force du 
collectif Cansiunefemme en tant qu'indi- 
vidue peutapporterbeaucoup au groupe et 
enretirende nombreux avantages, c'est la 
forcelde lacollectivité qui fait avancerles 
dossiers. Careregroupement augmente 
laivisibilité etainsi contribue à mieux faire 
connaitre les .besoinsetlles.intérèts des 
femmes ; il permet d'avoir plus de pouvoir 
pour revendiquer l'essentiel comme par 
exemple l'autonomie, l'égalité ;'illconstitue 
une force pour exiger des programmes:et 
des services pourrépondre aux besoins de 
toutes lesfemmes ,enfin/ilpermetd'exer- 
cer une influence sur la prise de décision 
gouvernementale: 


Lercollecifapprendaux femmes àtra> 
vailler de façon concertée et leur, assure 


4 


leurs enfants. C'est à la fois pourvoir à Son 
présent et garantir son avenir. 


La grande force de la collectivité est la 
complicitéetlacomplémentaritéquise dé> 
veloppe entre les femmes, ce qui permet à 
chacunedes'afficheretdes'aifimerplutôt 
que derestenla majorité silencieuse 


Sileregroupementapponesatisfaction 
tantsurle planindividuelque collectif, pours 
quointoujoursAlutten Parce .quennous 


une.présence.etune.voix.dans.fous.|es 


ne sommes pas au)pouvoir ce qui fait que 
nous devons constamment formulenetre» 
formulennos demandes’et étre très vigie 
lantes pourvoir à ce que suite soit donnée 
auxrevendications La [uttelnous permet 
d'être davantage présentes sur la scène 
politique là où se prennentles décisions. 


Femmes,nous sommes en grande par: 
tie les véhicules des valeurs humaines; 
c'estnous en majorité qui passons le meil- 
leur delnos journées avec nos enfants ou 
encore quioeuvrontdans des domaines où 
lestenfants font leur apprentissage de |a 
Vie, etentantque tellnousidevons redou= 
bler de prudence. Nous devons faire en 
sorte que ceux et celles/ qui sont à nos 
législatures tédérale.et provinciales ces- 
sentd'avoir des intérêts politiques compar- 
























éà 
nombre de frontières elles combattent 
pour un meilleur environnement, pour la 
démocratie, pour la paix ensachantitrès 
bien que ce qu'elles font pourle bien de 
l'hümanitéelles le font pourleurplus grand 
épanouissement: 






Thérèse Boutin etNicol GaVinette, 


_ La pleine égalité 


L£ Conseil "consultatif canadien sur la 
Situation de la femme (CCCSF)rendait 
publicsen.décembre dernier sonsrapport 
annuel 1987—1988. Le Conseil profitait de 
l'occasion pour demander au gouverne> 
ment fédéral de prendrellesimoyens pour 
queles femmes puissentatteindrelapleine 
égalité dans les domaines économiques, 
sociaux etjuridiques d'ici à 1990; 


Le CCCSF a émis des recommanda; 
tions” spécifiques par rapport à certains 
dossiers chauds de l'actualité tels que.la 
Violence conjugale, les services de garde, 
lelogementetlhygiène de lareproduction: 
Ses membres ont étudié un total de treize 
thèmes d'importance pour les femmes et 
leurs familles. 





LaWiolenceconjugale 


Les statistiques démontrent qu'à cha- 
que année unmilion de Canadiennes sont 
agressées physiquement et sexuellement 
dans leur foyer. Les victimes subissent 
également des mauvaisitraitements d'or 
dre émotif et psychologique. Leursituation 
financière laisse à désirer dans bien! des 
cas. 


ILexiste présentementune pénurie de 
maisons detransitionpourfemmesbattues 
etleurs enfants. Le Conseil consultatit pros 
pose de créer des programmes spéciaux 
d'aide aux familles dont les enfants sont 
perturbés et quilrequièrent les soins de 
spécialistes. Il exige également que des 
mesures soient prises pour rendre les mai: 
sons d'accueil plus accessibles aux 


femmes isolées à cause de facteurs:tels 
quela distance, la langue ou un handicap: 


Logement 


Le manquede logements à coûts mo- 
diques pour les femmes chefde famille est 
un problème toujours aussi aiguë. Ce type 
dellocataires, tout commelles femmes du 
troisième âge, consacrent près de 80 % de 
leurstrevenus pour se loger. Les femmes 
handicapées, les veuves, les Victimes de 
violence conjugale, les sans abri et les 
femmes divorcéesViventtoutes(esmêèmes 
contraintes dans ce secteur. 


Service de garde 


Près de deux millions d'enfants d'âge 
pré-scolaire au Canada ont besoin de ser: 
Vices de garde. Actuellement, le gouvernez 





pour 1 


mentne dispose que de 244,000 places en 
garderie, ce quine suffit pas à la demande 
sans cesse grandissante. Le CCCSF re- 
commande également larcréation de pro: 
grammes de garde, pour répondresaux 
besoins particuliers des résidentes de mi- 
lieuxruraux, des immigrantes.et des fa: 
milesautochtones 


(Voirl'article"Les garderies franco-on- 
tariennes.…. un enfantement difficile.) 


Hygiène de la reproduction 


LeConseildéfinitlaliberté dereproduc- 
tion comme étant, avant tout, une question 
d'égalité. Ilestime que les femmes conçoi: 
Vent, portent et élèvent leurs enfants dans 
des conditionsinégales dans notre société. 
L'organisme presse le fédéral de mettre à 
la disposition des femmes, partout au Ca- 


CAHI 


990 


nada, des services d'hygiène de latrepro: 
duction qui comprennent des renseigne: 
ments sumla planitication familiale/1es 
méthodes contraceptives, l'éducation 
sexuelleet l'avortement. Le CCCSP pro 
pose que ces services soient couverts par 
lesrégimes provinciaux d'assurance-malas 
die. 

Au cours-de l'année quivient,Mle 
CCCSF entend poursuivre son mandat qui 
est de conseiller la gouvernement fédéral 
en matière de condition féminine et de 
renseigner le public sur les dossiers qui 
touchent de près les femmes. Le Conseil 
consultatif canadien sur la situation de la 
femme existe depuis quinze ans: 


Andrée Germainet 
Guylaine Levesque 





ER DES FEMMES, MARS 1989 — 3 











Le Jeu de l’é 


lilyra une preuvelque les statistiques 

peuvent étre interprétées deumilleet 
une façons, cellivre-document de Nicole 
Morgan/en estune Analyse quantitative 
et-historique du mouvement de la-main 
d'oeuvre-féminine dans la.fonction publi- 
que fédérale, cellivre revoit dans une nou* 
velle perspective les,statistiques des 
rapports annuels de la Commission du ser- 
vice*civil (devenue la Commission delà 
fonction publique) depuis 1908: jusqu'à 
1987. Elle ade plus interviewé 52 fonction- 
naires’ 


Après avoir constaté dans Unipremier 
temps quesi, en 1987, les femmes repré- 
sentaient 42/49 deseetfectifs permanents 
de la fonction publique fédérale, et que 
dans un deuxième temps, elles ne repré- 
sentelent que 8/79 (223)de la gestion 
supérieure alors qu'elles conslituaient82,8 

9e (B5825)delacatégorie soutien adminis- 
tratifl'auteure propose lun point de Vue 
complémentaire qui permettra-de mieux 
comprendre aiquel point le cheminement 
des femmes auseindela bureaucratie est 
complexe, quil'évolue entdents de scie et 
qu'il se paie parfois chèrement® (page 1). 
C'estainsiqu'elle constate que 83,9% des 
femmes contre 54,7% des hommes ontun 
Salaire inférieurà 35 000 dollars. 


C'est à partir de trois hypothèses de 
base soutenues toutaulong du document 
par des témoignages et des statistiques 
que Nicole Morganenarriveàlaconclusion 
quele progrès des femmesdansiafonction: 
publique fédérale n'est pas sans équivo- 
que, 


Hypothèse#1/: 


Abandonnentrois éléments delbase à 
Savoir) l'explication du phénomène de ce 
quimanque aux femmes pour être égales 
doitêtre remplacée par une compréhen: 
sion du mouvementde résistance chez les 
hommes; 2) laisser de côtétoutschémaet 
loutessstatistiques quitentent de prouver 
quelles femmes.ont gravi petit à:petitles 
échelons; 8) discarter"l'idée simpliste"que 
la gent féminine à l'intérieur de la fonction 
publique forme un groupe uni. 


Hypothèse #2: 


Labureaucratie fédérale est une sous- 
culture qui affecte directement ceux et 
celles quila subissent de l'intérieur, 


Hypothèse #3/: 


Asalaire égal tous les emplois ne sont 
pas égaux; des éléments autres que l'ar- 
gent servent à déterminer les rapporis de 
prixentre hommes etiemmes à Un même 
niveau, 


Dansla première parie, l'auteure relate 
ce qu'elle appelle l'histoire ancienne, de la 
formation delaCommission du service civil 
jusqu'au début de la Deuxième Guerre. La 
fonction publique avait été pensée par et 
pourdes hommes mais les salaires offerts 
étaient tellement.bas, quelles femmes se 





mirent à accepter des emplois que les 
hommes-ne voulaient.pas, Les ‘gestion: 
naïres de l'époque s'étant en quelque sorte 
fait prendre à leurpropre piège décidèrent 
donc de mettre les choses au clair : 


illest un grand nombre de fonctions 
dans les grades élevés qui ne sauraient 
étre remplies par des femmes. Ilyren a 
d'autres oùlles femmes ne pourraient être 
admisescommecelles quileurdonneraient 
la direction et le controle d'une quantité 
considérable d'hommes : c'est peut-étreun 
préjugé mais ilfaut entenir compte {Rap- 
port Annuel\de 1908, cité page5) 
et 
Lilestimpossible d'admettre que le tra 
vail relevant des ministères puisse être ac- 
compli par un personnel uniquement 
féminin (Commission royale sunle service 
civil 1908, cité page 6) 
enfin, 
tleswfemmes mariées ne pouvaient étre 
employées que si'elles étaienttenues de 
subvenirälleurs besoins ouencoretelles 
pouvaientétre nommées àtitre temporaire 
lorsqu'illne se présentait pas un nombre 
suffisant decandidats compétents réunis- 
santles autres qualités. (cité page 6). 


Puis, lorsque les hommes: partirent 
pourlaïguerre,les femmes furent embau- 
chées à nouveaulet pendantles années 
1930 à 1945, constituaient environ 30% 
desnominations àla Commission. Or,les 
anciens combattants revinrent au pays et 
lejgouvernement les embaucha en masse 
à ce point où l'auteure parle d'une "sous- 
culture paramilitaireVaursein de la fonction 
publique, 


Ilyleumémeun Arrêté enlConseil'en 
1931-qui disait que les femmes mariées 
devaientétrerenvoyées etremplacées par 
des anciens combattants. 


La deuxième partie du livre de Nicole 
Morgan couvre la période des années 
soixante époque oùle Parlementmandata 
la Sénatrice Florence Bird de "faire en- 
quête et rapport surle statut des femmes 
auCanadaetde présenterdes recomman- 
dations quant aux mesures! pouvant être 
adoptées parle gouvernement fédéral afin 
d'assureraux femmes des chances égales 
à celles des hommes dans toutes les 
Sphères de la société canadienne." 


Ilyeutaussiaucours decette décennie 
une nouvelle loi surla Fonction Publique et 
laLoïsurlesLanguesofficiellesquiallaient 
chacune àleurmanièrechambarderla bu- 
reaucratie fédérale. Par ailleurs il y eut 
expansion frénétique de larfonction publi: 
que,et, la bilinguisation aïdant, unigrand 
nombre de femmes entrèrent dans les 
postes de cadre en tant que préposées à 
l'enseignement des langues. Si les statis- 
tiques deda Fonction publique indiquent 
qu'en1967, 17,7% desfemmes détenaient 
des postes de cadres, une analyse de l'au- 





teure révèle que 5,2% d'entre elles travail- 
laient dans les hôpitaux, 11: % faisaient 


4 — CAHIER DES FEMMES, MARS 1989 








LOUISE 
Mère de famille et administratrice d'une ferme avicole. 
Partenaire dans cette entreprise depuis 15 ans, elle a fondé un programme 
de formation en entrepreneurship pour les femmes de sa 


parie del'administration bureaucratique et 
1,5%%étaientdes professionnelles (diététi- 
ciennes, économistes, ménagères, profes- 
seures,bibliothécaires.et.travailleuses 
sociales (p. 15). 


Si à cette époque il/n'était pas rare 
d'entendre des commentaires tels lonine 
peutpas étreune vraie femme etétre haute 
fonctionnaire*.une étude de 973trévèle 
que de faitparmiles rares femmes à avoir 
accéder aux postes de cadre supérieur, 61 
f étaientcélibataires, 86 #6 nlavaient au: 
cune personne à charge et 92,4% avaient 
plus de 40 ans (page 16), Somme toute, 
elles n'étaient pas considérées comme 
Mvraieshpar les mandarinsquiles avaient 
embauchées» ñ 


Ledépotdurapportdela Sénatrice Bird 
en 1970 allait changer bien des choses, 
mais sunout, de l'avis de l'auteure, Mes 
femmes danslafonction publique n'étaient 
plusmain-d'oeuvre;elles étaientdevenues 
un enjeu politique.*(p.21) 


Puis l'auteure aborde ce qu'elle appelle 
l'époque de la tolérance, le début des an- 
nées/70 en citant un cadresupérieur mas- 
culin de 59)ans : lMaïs il ny a pas de 
problème de femmes. |In'yenajamais eu: 
Toutcelaestdellinvention: Moi, madame, 
sije vois unefemmelcompétente, je l'em- 
baucheY(p.23). 


Selonl'auteure, les femmesin'ont ja” 
mais eu le poids politique des Anciens 
combattants ou encore des francophones. 
quileumaurait assuré une représentation 
plus équitable, et ce, pour trois raisons 
seloneelle :d'abordparce quelles femmes 
n'ontjamais étéréunies autourd'une cause 
commune (par exemple de faire la guerre 
ensemble); deuxièmement parce qu'au fil 
desannéeslesfemmesontengénéralvoté 
pour le gouvernement en place plutôt que 
selon leursexe ouleurappartenancelàun 
groupe etenfin, les politiciens en forte ma- 
jorité des hommes n'ont pas l'habitude de 
prêcher par l'exemple: 


Lapremière directive du gouvernement 
visant la promotion et l'avancement des 
femmes à des postes intermédiaires fut 
émise par le Cabinet en 1972 : mais selon 
l'auteure,.elle était tellement vague que 
l'appareilbureaucratique engénéralusade 
toutes les techniques à sa disposition pour 
la contourner. Cependant, grâce d'une 
partäl'expansion économique etdémogra- 
phique du pays et d'autre part à des 
groupes -réformateurs à l'intérieur dela 
Fonction publique, il yeut dans les années 
TOuneffortréel de recruterdes femmesen 
administration - tellement que le taux de 
croissance des femmes doubla celui des 
hommes (page 25). 


Toujours selon Nicole Morgan, larésis- 
tance auchangement était omniprésente 
ettous|es moyens étaientbons pourfreiner 
l'évolution. L'auteure.les regroupe en six 
catégories. La première c'est la lenteur du 


localité. 












processus, un-moyenkclassique dont le 
meilleurexemple soumis par l'auteure est 
ladirective du Conseil du Trésor présentée: 
en 1972 et qui demandait à quiconque de 
lréfléchirsurles/ garderies et le/travail à 
temps partiel} 1%ans plus tardilarréflexion 
n'atoujours pas abouti. La deuxième tech- 
niguemest l'indifférence oulannégation, 
cesté-dire quelles/gestionnaires avaient 
d'autres préoccupations plusMsérieuses" 
parexemplela dotation de personnel fran: 
cophone ou encore ils nommaïent une 
femmevet étaient convaincus’ d'avoir fait 
leur devoir pourl'éternité. « A'des niveaux 
hiérarchiques plus bas larrésistanceinsis- 
tait ne rien faire. Lalquatrième technique 
et probablement une des plus scanda- 
leuses fut la manipulation des processus 
deldotationdlabordies nominations tem: 
poraires etindéterminées - en 1976, 33% 


des postestemporaires et 49% des postes 
indéterminés étaient comblés par des 
femmes: La deuxième barrière : les 


femmes n'obtenaient pas.les postes ide 
gestion. Parexemple, en 1976, 38 % des 
diplômées universitaires au Canada 
étaient des femmes, 29.%des candida- 
tres, des recrues universitaires étaient fé” 
minines,surlest19femmesembauchées, 
22/avaientun PhD, 86une maitriselet 27 
un B.A. eten dépit de tout ça, seulement 
89 femmes comparé à 4140 hommes dé- 
tenaient des postes des catégories SM et 
EX°4:5 (haute gestion); cettemêéme année 
181hommes demoins de 30)ans'ont été 
embauchés directement au plus haut ni- 
veau (EX-4 et EX-5). De plus, certaines 
pratiques aiscriminatoires faisaient en: 
sorte que des femmes étaient promues à 
unposteditintérimaireetne pouvaientplus 
bouger, les postes étaient reclassifiés ou 
annulés. La cinquième technique auita- 
bleaurde larrésistance était la neutralisa- 
tion, c'est-à-dire de cantonner les femmes 
dans des divisionssans pouvoirou encore 
deretirentous les pouvoirs à un poste s'il 
était occupé par une femme. Selon l'au- 
teure/ilyauraitmemeeudusabotage, soit 
la promotion de la moins capable des can- 
didates pour cultiverun sentiment d'anti- 
action positive. Enfin, la dernière 
technique en estune/d'intimidation dans 
laquelle l'auteure regroupel'ostracisme et 
l'isolement des femmes, la punition, l'inti- 
midation physique, la formation de clan, la 
rumeur, l'intimidationintellectuelleetiehar- 
cèlement sexuel: 


Puis vint l'ère de la défensive vers la fin 
des années 70 lorsque Jean Chrétien alors 
président du Conseil du Trésor demanda 
"que la représentation des hommes et des 
femmes corresponde à la proportion des 
personnes intéressées et qualifiées des 
deux sexes” et ce à tous les niveaux et 
dans tous les ministères (page 41). Selon 
l'auteure, c'est à partir de ce moment que 
commença la vraie bataille du pouvoir et 
que la résistance se tranforma en défen- 
sive : d'abord un barrage d'idées, des ex- 
cuses, puis plus important encore 








alité 


Hl'interprétationtstatistique des progrès fé” 
minins® (page 43): Un!procédéltrompeur. 
desoulignerl'auteureparce que d'abordon 
mêle les pommes et les oranges - par 
exemple on entre dans lacatégorielscien- 
tifique-et-professionnelle IesES (écono- 
mistes; sociologues, statisticien:ne-s) dont 
les possibilitésid'avancement sontréelles 
et quiest composé à.85,8% d'hommes, 
ainsique les bibliothécaires donties possi- 
bilités detcarrièresont plusilimitées etqui 
sont à 66,2 % des femmes. Trompeur 
aussi parce que la généralisation par caté- 
gorieldelcadres ne tient pas compte des 
niveaux; parexemple dansiles catégories 
de gestion intérimaire (PMet AS) lapopu- 
lation féminine s'est accrue alun-rythme 
quatre fois supérieur à celui desihommes; 
or l'étude de l'auteure révèle qu'en 
moyenne 80f6des femmes se Sontretrou» 
vées aux premiers échelons alo: 
hommes étaienten bas de l'échelle dan 
une proportion d'environ 45 %!(page 45). 
Aujourd'hui, le partage semble étre sur 
laWVoïelde l'équité. Les femmes sontprès: 
d'obtenirla parité numériquereprésentant 
en1987, 42,49 des effectifs de la fonction 
publique En1985;ilyavaittrois fois plus 
de femmes cadres qu'en 1976 - cet effort 
est'tellement récent que 38,9% d'entre 
elles'ont moins del40/ans alorsique chez 
leurs collègues masculins cette proportion: 
est de 15,1%. 


Mais, selonl'auteureilreste desdistor. 
tions importantes : dans la Région de la 
Capitale Nationale, en 1987, seul 1,1 % 
des femmesétaient à uniniveau de direc- 
tion, 2,4% à desniveauxsupérieurs et13,7 
äldesniveaux intermédiaires (bien que ce 
soitdeux/fois plus qu'en 1976) Mais sion 
regarde du côté des hommes, ces derniers 
ontaussi grimpé les échelonsidemanière 
toutaussiremarquable. 


Nicole Morgantermine son analyse en 
posant deux questions, la première : va-t- 
on.Vers.une fonction! publique féminisée. 
oùlles niveaux non cadres appartiendront 
aux femmes alors quelles niveauxcadres 
serontpartagés entre hommes et femmes; 
Suivant une loi compliquée oùleshommes 
auronttoujours une coudée d'avance, a 
deuxième s'agit-illd'un progrès? Que si- 
gnifielle progrès de certaines femmes sile: 
bas de l'échelle reste toujours le lot des 
femmes?" (page 57). Elle en conclutque 
cesontiestibunauxauxtermesdel'Article 
15 de la Charte canadienneides droits et 
libertés qui auront"'ätrancherles déséqui- 
libres en matière. d'embauche, de perfec- 
tionnement professionnel, de promotion et 
de pouvoir.» Entre temps, de dire l'auteure, 
“l'égalité des chances et dell'avancement 
demeurera un Voeu pieuxtant que les em 
ployeurs n'assumeront pas la responsabi- 
lité quileurrevientd'instaurer des mesures 
dynamiques de redressement." (page 67) 


Thérèse Boutin 











; ! JOHANNA 
Henantes opératrice en traitement de textes, fait partie du 42,4% des 
effectifs féminins de la fonction publique fédérale. Elle se réjouit de la 
Progression du nombre de femmes cadres au sein du gouvernement. 


+ « Femmes en Tête, Femmes en Fête » 


Iles s'appelaient Thérèse, Idolaou Ma- 
rieetmilitaientavecacharnementpour 
le droit de vote des Québécoises. Elles se 
nomment Hélène, Aouraou Marie et exi- 
gentinlassablement plus de maisons d'hé- 
bergement, l'égalité enemploivet |a 















Legroupe "organisateur des États généraux du Québec prévu pour 1990 ; des 
représentantes provenantdes quatre coins du Québec: 







Les États généraux 
des femmes du Québec 


générations, un point de ralliement et une 
réflexion sociale sunle féminisme.» 


ITracerle“bilan de l'évolution de la si- 
tuation des. femmes au Québechet celui 





participation dés femmes auxdécisions po- 
litiques'et économiques. Sous les feux de 
larampeoudansl'ombredes coulisses, les 
véritables actrices du féminisme québécois 
n'ontjamaisfaitrelache depuis |emémora> 
ble 25 avril 1940: 


Rendre àCésarine cequilappartient à 
Césarine... 


A‘unan dulcinquantenaire de l'obten- 
tion duidroit de vote des Québécoises, un 
projet d'envergure poursuitsa pelitebonne 
femme:de chemin. Sous le.grandithème 
“Femmes en Tête! les Etats généraux des 
femmes du Québec veulent d'abordiéva- 
luerletravailaccomplidepuis l'époque des 


… suffragettes. De là, les Québécoises pour- 
= rontmieuxidentifienles perspectives d'ave- 


niret\orienter les actions nécessaires. 
Responsable demlanrégionalisationsetide 
l'animation de l'événement, Marie-Claude 
Desjardinsen parle avec enthousiasme 
Femmes en Tête, c'estun pontentrelles 





“des actions des groupes depuis leur créa- 
tion! annonce la documentation de 
Femmes en Tête. Voilà bien ce qui le 
distingue fièrement de feu*Décisions 85), 
projet gouvernemental à l'issueide la dé- 
cennie de la Femme. Le bilan alors effec- 
tué n'a principalement couvert que les 
changements législatifs survenus depuis 
l'Année internationale de laFemme, en 
1975. Résultat : les groupes de femmes 
sontsontis meurtris de la!consultationhbu- 
reaucratique. Mues par l'importance de 
reprendrelinitiativede leursrelationsavec 
l'Etat, bon nombreid'associations ont vite 
opté pourplus de concertation, de solidari- 
téetdevisiblité. 

C'est ainsi qu'à l'Assemblée annuelle 
de Relais-Femmes, en mai 86, certaines 
d'entreelles décidaientdWexplorenles pos: 
sibilités de tenir des Etats généraux du 
féminisme. Avec l'allure d'unbilan des 
changements deumentalités, .cettemfois, 
Femmes enTête prenait forme peu à peur 


Les femmes ont toujours OccHf 
etéconomique de notre pays. La 
compter dans ses rangs la Fédé 


1404-1. AUE NICHOLAS. OTTAWA 
2 PLACE QUÉBEC, SUITE 418, QUÉBE 





*Puis, le lienavec le 50elanniversaire du 
droitidewVote-estivite"devenutun:contexte 
intéressant à exploiter, un prétexte sensa- 
tionnel pour laisser libre cours à la percep- 
tionmême) des groupes defemmes du 
Québec”, précise Marie-Claude Desjar- 
dins.…Et elle enchaine : Femmes en Téte 
doit ressembler à ces Québécoises) qui 
prennent le temps de serretrouver, de se 
parleretquiabordenties problèmes:sous 
l'angle du.quotidien, plus terre à.terre, 
moins grande pensée philosophique. Ce 
que les femmesViventàlatbase,voiläce 
qui motive leurs actions. 


D'hiena aujourdhui ; 
sebattrepounle droit defêter 


A l'instar des suffragettes de 1940, les 
féministes de1989 ont affronterdes obs= 
e n mentide 
ent. 
EvValués globalement à 8,5 millions de dol- 
lars, les'Etats généraux des femmes du 
Québec lorgnentdurcôté des-deux paliers 
de gouvernement ainsique du secteur pri- 
vé pour ce quivest denlaide financière: 
Comble d'ironie, l'histoire sembleiciseiré 
péter Tout comme Ottawa a accordéile 
droitide Vote’aux femmes Vingt-deux-ans 
plus:tôt que Québec, il a aussi plus vite 
délié les cordons desa bourse que son 
homologue provincial MiSiMles Québé: 
coises ontdü jadis sebatire pourobteninle, 
droitde vote, devront-elles aussi, 50lans 
plus tard, se battre pour le droit de le fé: 
ter”, demande la coordonnatrice de 
Femmes enMêète Johanne Chouinard: 
Pourles organisatrices.des Etats. géné- 
raux la dernière et non la moindre des. 
difficultés concernelle respect dellastruc- 
ture démocratique et régionalisée.liée au 
projet. !Nous les femmes, on!se promène 
dans-la Vie avec Un idéal\de processus 
démocratique et collectif où.chacune asa 
place", raconte Marie-Claude Desjardins: 
“Onne peut évidemment/aire deltournée 
de consultation à chaque semaine; il faut 
donc prendre certaines.décisions en 
groupe plus restreint. Sans étreune 
contrainte pourautant, la fidélité au proces: 
sus démocratique est un véritable défià 

relever." 





La Sééération des Francophones Hors Québec nc. 


ONTARIO] KIN 786. TÉL: (613) 563-0911 TÉLÉCOPIEUR (614) 563-0283 
C (OUÉBEC) GR 285, TÉL. (418) 522-8471 TÉLÉCOPIEUR (618) 5226449 

























Detoutpourtoutes 


Toutes les Québécoises, militantes de 
toujours ou relève de demain, sauronttrou: 
verleur compte à Femmes en Tête. !Ce 
ne:sont pas quelles femmes:qui sont de- 
boutisunlesbarricadesiquimènentila ba: 
faille, mais aussitoutes les autres qui sont 
moins visibles: C'est ce qui fait la force du 
féminisme, rappelle latresponsable della 
régionalisation de l'événement. C'est ce 
qui l'aune fois de plus impresssionnée lors 
della tournée printanière de.88, étape qui 
aravivé l'enthousiasme et la solidarité des 
groupes de femmes. Alimentés d'un grand 
nombre de bénévoles, des comités régio- 
nauxetnationaux se sont parlasuite mis 
sürpiedetontdonnélieu, à l'automne, àla 
première Assemblée générale des Elats 
généraux Dans elbutdefaciliterle/bilan 
des cinquante dernières. années, \a.gn 


Une fois colligées, les données servirontde 
mosaïques du féminisme québécois lors 
des rencontres régionales et provinciale 
Vouées, au printemps prochain, à dégager 
les perspectives d'action. Femmes en 
Tétesesolderafinalement, le25avril1990, 
parles #50 heures/durféminismeboides: 
milliers de femmes serontinvitées à célé- 
brer, à Montréal, le 508 anniversaire histos 
rique. Auprogramme des activités, .l'on 
prévoit déjà une comédie musicaleofterte 
aurgrand public D'ici là unercampagne 
d'information rejoindra justement la popu 
lation afin dela sensibiliseraux gains obte- 
nus pales femmes depuis un demi-siècle 


Sansfrontières 


Momentpriviligié deréflexion, Femmes 
en Tête veutrépondre à la grande question 
= Qu'est-ce que 8 féminisme a changé, 
dans la vie et dans\l'identité sociale et 
culturelle des femmes depuis 50 ans? 
Comme le souligne Johanne Chouinard, 
tles Québécoises ont joué un rôla moteur 
dans l'avancement des causes féministes 
au pays. Iln'est sûrement pas exagéré de 
constater que dans le cas de la lutte pour 
lelibre choix àl'avortement, patexemple, 
bien des yeux se sont tournés Vers nous. 
Comme peuplecolonisé, nous avons une 
tradition de revendications et grâce à notre 


é une place significative dans le développement social 
Fédération des francophones hors Québec est fière de 
ration nationale des Femmes canadiennes-françaises. 





double\ influence, l'américaine et l'euro- 
péenne, nous avons su créer des lieux de 
luttes non négligeables 


Le féminisme n'a pas de‘frontières, 
c'estbien connu Voilà sûrement delquoi 
s'inspire Mare-Claude Desjardins lors- 
qu'en fin d'entrevue, elle rêve à voix haute 
Siles retombées de Femmes en Tête 
pouvaient nous amener à une meilleure 
compréhension de ce qui se fait d'un océan 
al'autreetnous aiderà percevoir lamosar- 
que du féminisme canadien aveclla place 
qu'ytiennent les-femmes francophones 
hors Québec, ce serait un bon premierpas 
vers. La sagesse l'empêche de poursui- 





vre laissant aux participantes des Etats 
généraux le soin de compléter.le pro- 
gramme de!llan 2000 M(Qui.a-parlé d'un: 
Sommetdelafrancophonie féministe? 


















(B.: Pour se joindre à la Fête, l'on peut 
communiquer avec 
Femmes en Tête 
1265, rue Berri, bureau 840 
Montréal Qué, H2L 4X4 
(514) 843-6301. 


Josée Gauthier 

































MAD AT NE 
EAU: 
JE PASSE 
PAR 


ERLETE CU 
de l'abonnement 


(ÉTÉ DO CULEU EU CL Cn 
plus de 6,000 titres: 
EMULE) 
mn 
C.P. 444, Outremont 
et: C 





Le président, Guy Matte 
Le directeur général, Aurèle Thériault 


CAHIER DES FEMMES, MARS 1989 — 5 






(514) 274-5468 























osineKaleyconsacreunebonne partie 

deses heures deloisirätravailleravec 
lesimmigrantesetsurtoutlesrélugiées afin 
de leur aïder à se tailler une place respec- 
table dans la société canadienne. C'estun 
travailexigeantetéprouvantquiluipermet 
derecueillir des témoignages comme celui 
de Mai et de tant d'autres qui en terre 
d'adoption n'arnverontjamais oublier leur. 
misère. Heureusement pour elles, il y a 
des Rosine Kaley qui tendent l'oreille.» 


es valeurs\de toute’société évoluent. 
Les-rôles"sexuelsse modifient à un 
rythme plus ou moins rapide. Celui de 
Mfille-épouse-mère*éclate. L'image tradi- 
tonnelle.de la femmeicolle de moins en 
moins avec la réalité. Pour certaines ce- 
pendant laruptureentre le rôle traditionnel: 
pourlequel elles ont été préparées et celui 
qu'elles doiventjouerselfaittrop abrupte- 
ment Le témoignage de Maïàce sujet est 
éloquent. Née.et élevée au Cambodge 
(Kampuchea)danslareligion musulmane, 
Mai a appris que sa responsabilité pre- 
mièreétaitdevelleràsafamile. Etc'est 
ce qu'elle faitidepuis 30 ans. Aurrisque de 
Savie, de sa santé physique et mentale, 
elle poursuit la lutte. 


Maréeà l'âge ded'ans, Mai vitavec 
toutersa famille dans:unVillage cambod- 
gen A22ans, elle a5 enfants en bonne 
santé 4 garçons etune fille. Son mariest 
forgeron; elle découpe etvend de laviande 
sunlemarchéMEleauraitaimé poursuivre 
ainsi sa vie. 


En 1973, son destin change. Les 
Canon 


AA ven Cour 
suite San demon 4 


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corail enter 
AL Se EL rs 


POUR EN SAVOIR PLUS 


Le,Conseil consultatif canadien 
sur la,situation de la femme 
(CCCSF) est un organisme 
indépendant financé par le 
gouvernementfédérallet chargé de 
saisinle gouvernementet le public 
des questions qui touchent les 
femmes. Le GCCSF mène des 
recherches fondamentales surdes 
questionssociales,économiqueset 
juridiques telles que la violence 
conjugale la pornographie les 
femmes et les régimes de pension 


Le CCCSP publie sous forme de 
livres, livrets, documents de 
rélérence mémoires et feuillets 
documentaires. On/peut'obtenir la 
liste des publications gratuites du 
Conseil'en s'adressant au bureau 
central 


Bureau central 
M0 rie O'Connor 
99 étage 

Oiiawa (Ontario) 
KiP 5MA 

(619) 992-4976 


Bureaux réglonaux 
2021, avenue Union 
Pièce 875 

Montréal (Québec) 
H3A 259 
151412633123 


220. 4€ avenue SE 
Pièce 270 

Calgary (Alberta) 
T2P2L6 

1403) 242-6668 


Bureau local 

269) rue Main 

Pièce 600 

Minnipeg Man TobA) 
RC 182 

1204) 283-3140 


CLÉMENCE 
Clémence, retraitée et bénévole, se dévoue à la cause des immigrantes; elle 

s'assure de leur trouver gîte et vêtements, pour faciliter leur intégration, 
dès leur arrivée. 








A la recherche 
des siens 


Khmers Rouges envahissent son.village. 
Maivet samfamille.s'enfuientamtravers 
champsetpariennentäs'embarquerdans 
Un autobus Après avoinroulé jouretnuit, 
ils débarquent dans un endroit plus süret 
tentent de s'adapter à leunnouvelle situa= 
tion: 

Deux ans plus tard/toutle Cambodge 
tombe sous la domination des Khmers 
Rouges Mai etsa famille doivent de nou- 





veau s'enfuir. "Les Khmers Rouges tuent 
tout le/monde,.les femmes, .les enfants, 
juste pourle plaisir” déclare Mai Entre 
1975 et 1987, près de deux millions de 





Cambodgiens sonteneffetmassacrés. Le 
marietundes frères de Mai sontparmiles 
victimes. Mai s'occupealors de ses pa: 
rents, de son plus jeune frère âgé de Zans, 
desasoeuncadette etde 4 de ses enfants 
(elleaperduson2efils, âgéde6ans, dans 
la fuite). |Is sont tous sous-alimentés et 
malades. Ses parents, sa soeur et ses 
deux plus jeunes fils meurent durant cette 
période. 








Éventuellement Maisest faite prison. 
nière par les Khmers Rouges. Elle est 
batiue et enfermée pendant deux mois 
dans une cage si petite qu'elle ne peut pas 
se lever. Sa fille est chassée seule surla 
route parles soldats. Elle est âgée de 3 
ans etne survivra pas longtemps: Sonfils 
aïné et son jeune frère se sont cachés à 
l'arrivée des soldats. 


Lorsqu'elle sort dela cage, Mai'est si 
faible qu'elle ne peut se tenir debout. Les 
Soldats se moquent d'elle et, par jeu, la 
jettent dell'un à l'autre comme une poupée 
de son. "Ils trouvaient cela très drôle" dit 
Mail moi pas". |ls la lancent finalement à 


6 =. CAHIER DES FEMMES, MARS 1989 





terre. Ellene peut se permettre de mourir, 
elleades enfants etun/frère àretrouver. 


Elle neretrouvera que sonifils aîné qui 
esttrès malade. Ilne voit etn'entend pres- 
que plus” Ellerdécide/d'allenermettre'en 
sécurité etile faire soigner dans un camp 
près delarfrontière thaïlandaise. L'armée 
vietnamienne occupé le Cambodge entre 
temps Lamèreetl'enfant marchent, pieds 
nus, pendant 11mois et demi. Is senour- 
rissent de racines et de riz sauvage: Lors- 
qu'ils atteignent la-frontière, l'enfant est 
devenu aveugle etsourd{(ille demeura)et 
fut transporté dans!une léproserieidu côté 
thaïlandais. Mai doitrestersans nouvelles 
dans le camp de réfugiés du côté cambod- 
gen. 


Impuissante, elledécide de retourner. 
chercherson autrelfilstet son jeunetfrère: 
Sous les feux” (la guerre\fait ragetentre 
Vietnamiens*et Khmers Rouges), elle re- 
brousselchemin, toujours à pied! Elleire- 
trouve son deuxième fils et au) bout de 
quelques mois abandonne la recherche de 
son frère. Personnenesaitexactement qui 
est mort, qui est encore Vivant. Ils retour- 
nentau camp: Son frère alors agé de 9 ans 
arrive tout seul! quelques mois plus tard, 
Une nuit, il décide (sans le dire à sa soeur) 
derpasserillégalement les'barrages thaï: 
landais pourallerprendre des nouvelles de 
son oncle. Il se perdra et se retrouvera 
éventuellement en Malaisie, ayant chemi- 
né seul tout au long du parcours. 


Mai reste plusieurs années dans le 
campwfrontalien avec.son deuxième fils: 
Elle a deux autres enfants pendant cette 
période. Rationnée à peu de riz et de sel 
parjourelle esttellement maigre que pen: 
dant ses grossesses, elle ne peut obtenir 
la-ration supplémentaire à laquelle les 
femmes enceintes ont droit car personne 
ne croit qu'elle attend un enfant. Elle ac- 
couche de deux enfants chétifs, un garçon 
puisune petite fille dontune jambe ne s'est 
pas formée. 


Craignantpourlasumiedesesenfants, 
Mi décide de tenter le tout pour le tout et 
passe à.son tour les barrages thaïlandais 
durantlanuit. Ellesait que #90. de ceux 
qui essaient sont abattus ou se font pren- 
dre". Avec ses 3lenfants, dont un bébé, 
elle rampe sous plusieurs barrières de bar- 
belés, s'arrêtant pour laisser passer les 
patrouilles quiiluminentrégulièrementies 
barrages de leurs lampes électriques. Un 
soldat passe tellement proche qu'ilmarche 
surses cheveux mais il ne la voit pas. 


Arrivés en terre thaïlandaise, Mai ap- 
prend que son fils aîné a été parrainé par 
un groupe d'entraide canadien etse trouve 
en Ontario. Avec insistance, Mai entre- 
prend alors démarches sur démarches 








pourimmigrer au Canada. Elledoit subir 
les raileries constantes des autoritésilo- 
cales (‘une veuve quitcontinue à faire des 
enfants" est-ce qu'elle compte-en.avoir 
d'autres ))etletharcelement des'hommes 
dans le camp. Mai n'abandonne pas. Fi- 
nalement/en1983, près d'unan plus tard, 
lamère etles 3'enfants seront parraînés 
parun groupe de Chelmsford, Ontario. 


Au Canada, Mai doit apprendre une 
autrestratégie de survie amveraéleverg: 
enfants avec les allocations du) bien-être 
social: Bien qu'elle parle l'anglais couram- 
mentumaintenant MaissuitMtoujours des: 
cours d'anglais car elle veut apprendre à 
lirexet àécrire, ellelqui n'a jamais eu l'op- 
portunité d'aller à l'école Elle veut aussi 
apprendrelle français parce qu'au Cam- 
bodgeltous!les\gens importants parlaient 
français". 

Maivastoutefois d'autres préoccupa- 
tions’ Ellea entrepris desfairesvenir au 
Canada sonlfrère aîné (qui habitait dans 
une autre partie du Cambodge quandles 
Khmers Rouges sont arrivés)Let.qui.se 
trouve dans Un camp de réfugiés depuis 
1979: (n'a jamais eu la possibilité de 
rencontremun.officiendimmigration Le 
camp doit fermer prochainement. Les ré- 
fugiés seront rapatriés au Kampuchea 








après leretrait des troupes vietnamiennes 
etl'instauration d'unrrégimeKhmerauto= 
nome. Mai craint pourlawvie de sontfrère. 


Elle a aussirretrouvélaltrace.de.son 
jeune frère en Malaisie et aréussiàle faire 
Veniraulpays,illyaquelques mois, muni 
d'unvisa de tourisme. Comme bien d'au- 
tres, illalfaitune demande pour obtenir un 
statutderéfugié et attend d'étre convoqué 
poursonenquête. Avec l'entrée enVigueur 
delaloiC-55restreignantl'accès au Cana- 
da des réfugiés, Mai a peurque sontfrère 
soit déporté en Malaisie parles autorités 
canadiennes. Après l'avoirperdupendant 
tantd'années, jene pourrais pas supporter 
delle Voir partir déclare-t-elle en pleurant. 


Main'a donc pas terminé Sa mission 


Avec courage el détermination, elle conti 
nue de protéger et de pourvoir aux besoins 
des.siens.… Bien queltoute.menue, Mai 
dissimulemune.force.intérieuresincon: 
testablelqui.luispermet-desurmonter.les 
obstacles. HVénère tes parents, respecte 
et satisfaitton époux, prend soin derta 
familleMluisaton.enseigné dans son/en- 
fance pour toute ligne de conduite. La vie 
aura rendu satâche particulièrement diffi- 
cile. 


Rosine Kaley. 





Mai, en compagnie de son jeune frère Yussef, quiattend toujours son statutide 
réfugié. 










Françoise 


on. FRANÇOISE 
RENE arpenteure-géomètre, passionnée d'écologie et de re 
ésir de poursuivre ses études dans le domaine des sciences lui a fait 
choisir cette orientation peu traditionnelle. 


son 





Le libre-échange des femmes 


laccord'de/libre-échange, entrétenivi- 

Queurledenjanvient989 a soulevéles 
passionsiet fait couler beaucoup d'encre: 
Toutoupresquesembleavoirété ditetécrit 
à ce sujet” Aux inquiétudes des uns répon- 
daitMl'optimismeudes autres Plusieurs 
groupes de femmes furent au/nombretde 
ceux quisesentirentconcernés!par.l'im- 
pactiqu'aurait l'accord deulibre-échange: 
Bienisür, il'esttroptot encore pourévaluer 
les conséquences réelles'quercet accord 
entraînera pourles femmes. Aussi, il nous 
semble peut-être opportun de tenter de 
faireunbilande certaines desidées émises 
à cetégard. 


Lelrecensement derquelques études 
publiées surla question des femmes etdu 
libre-échange permet de dégager deux 
grands courants de pensée. 


Larpremière tendance estessentielle- 
ment positive Elleumet l'accent suriles 
améliorations que les femmes pourrontiti- 
rende l'application decetaccord de libre- 
échange. 

SelonKatie Macmillan de l!Institut C:D, 


échange otfre aux femmes consomme. 
trices Une possibiltétderéalisendes gains: 
monétaires appréciables L'abolitiontdes 
barrières tarifaires engendrera une. plus 
grande circulation des biens entre le Cana- 
daetles Etats-Unis et permettra donc d'é- 
coulenles produits alun.coütrrelativement 
plusbas que celuiten vigueur jusqu'ici. 
Cette-diminution des. prix bénéficiera en 
premierlieulaux femmes, femmes qui sont 
souventchefs deménageetensituationde 
pauvreté, 


Eneffet, selon Statistiques Canada, 2.8 
millions defemmes-etd'enfants Viventien 
dessousduseuilde pauvreté; soit7i% des: 
pauvres)\Dèslors, nous dit KatieMacmil 
lan,ilestpossibledevoirles avantages que 
ces-femmes pourront-retirendunlibre- 
échange. La part de leur budget qu'elles 
consacrent à la satisfaction des besoins 
primaires pourra ainsiétrediminuéeretat- 
fectée à d'autres priorités: 


Mais les femmes-consommatrices ne 
seront pas les:seules àtireravantageidu 
libre-échange. Les femmes:travailleuses 
pourront, elles aussi, prétendre à l'amélio- 
ration de leunsituation. C'estentout cas 
cequ'affirmentcentaines recherches réali- 
sées pardes économistes, 


C'est dans le secteurmanufacturieret 
“dans lesecteurdessenvicesquel'ontrouve 
la plus fortelconcentration dermain:d'oeus 

“vre féminine. Selon Statistiques Canada, 
les femmes constituent en effet, 25%61de 
laforcedetravall danse secteunmanufacs 
turieret 849 dans le secteurdesservices. 
l'est indéniable que l'accord de libre 
échange affecteracesdeuxsecteursvitaux 
de l'économie canadienne. 


En août 1986, deux économistes, Da: 
VidCoxet RichardHarris publiaient dans la 
Revue canadienne d'économie les conclu- 
sions de leurrecherche portantsur l'impact 
\qu'aurait le libre-échange sur l'économie 

“canadienne (2). Selon ces deux cher 
… chers, les industries du textile, du tricot, 









duvêtementainsi que l'industrie d'équipe- 
mentduMransport connaitraient unidéve- 
loppement sans précédent à la faveurdu 
nouvel accord canado-américain: Ce se- 
rait,.enLeffet, dans ces industries que/la 
créationd'emploisseraitlaplusimportante. 
Cox-etHarris prévoyaient'ainsiluneaug- 
mentation.de 156% dans le secteur du 
textile, 26086 dans l'industrie duvétement 
et 48% dans l'industrie du tricot. 


Pourle Conseil économique du Cana- 
da, l'expansion de l'économie canadienne 
favorisée par l'entente canado-américaine 
conduira älacréationtdennombreux em 





des services. Déslors, la main-d'oeuvre 
féminine, dufaitdesafortereprésentation 
dans ce secteur, ne pourra que tirer des 
avantages d'unetellestuation Katie Mac- 
millan(8) souscrit également à cette idée. 
Elleajoute, en outre, que les emplois ac- 
tuellement occupés parles femmes ne se- 
ront pas menacés par le.libre-échange. 
Selonselle,-lamajorité des femmes «em- 
ployées dansiles industries de serviceise 
retrouvent surtoutdans des domaines tels 
que l'éducation, la santé, les services so- 
ciaux, le transport et l'administration publi- 
que Parce que ces domaines sont exclus 
de l'accord canado-américainet-que les 
institutions gouvernementales .cana» 
diennesontdonclapossibilité decontinuer 
d'yrexercer unkcontrôle,.la/majorité des 
travailleuses se trouve dans Une position 
plus favorable que leurcontrepartie mas- 
culine: 


Encequiconcerne le secteur manufac- 
turier, lemlibre-échange n'entrainera pas 
des bouleversements profonds. Toujours 
selonl'étude de Katie Macmillan certaines 
industries manufacturières comme l'indus- 
trie textile se sont modernisées ces der- 
nières années en prévision. du 
libre-échange afin d'être plus compétitives 
Vis-ä-vis de leur concurrents américains: 
En outre, les barrières tarifaires qui conti: 
nuentde protéger l'industrie textile cana- 
dienne de la concurrence de pays-tiers ne 
peuvent qu'augmenterlalcompétitivité.de 
nos industries textiles sunle marché nord 
américain Certes, Katie Macmillanrecon: 
nait quencertains ajustements seront 
nécessaires. Selon elle, le jeuren vaut la 
chandelle carles emplois les moins rému: 
nérateurs occupés le plus souvent pardes 
femmes disparaîtront et seront remplacés 
par de nouveaux emplois plus proftables 
pourlamain d'oeuvre féminine: 








Cette conclusion rejoint d'ailleurs celle 
d'une autre étude menée par Ronald J: 
Wonnacott et Roderick Hill pour l'Institut 








C:D.Howe (4). Cette étude tend à démon- 
trerquel'accorddelibre-échange adoucira 
eniquelque sortelles ajustements inévita- 
bles auxquels aura à faire face l'économie 
canadienne enpermettant la-création 
d'emploisplus-rémunérateurs"dans.les 
secteurs économiques en développement. 
Ladisparition des emplois à faible produc- 
tivitéetmalrémunérés permettra àlamain- 
d'oeuvre etnotamment aux femmes de se 
recycleret d'occuper les emplois de l'ave- 
nir. 


Ce point de vue optimiste n'est pourtant 
pas partagé partoutle monde: Des études 


0 ES SU ne SO Eee | 
Pour certains, le libre-échange 
contribuera à améliorer la situation des 
femmes alors que pour d'autres, cette 
situation ira en se détériorant. ï 













échange. 


Dansuneétudepréparéeend982pour 
lecompte du Conseil consultatif canadien 
sunlastuation dela femme, AnnPortenet 
Barbara Cameron ont examiné les consé- 
quences éventuelles du libre-échange sur 
les femmesdans lesecteunmanufacturier 
(5) Elles tconstataient que lesstemmes 
sont surtout concentrées dans des indus- 
tries manufacturières quisont soumises à 
la concurrence de certains pays du Tiers- 
Monde. Cette Vulnérabilité de la main: 
d'oeuvre féminine dansiun/secteur aussi 
sensible de notre économie serait accrue 
parlelibre-échange.Le protectionnismea 
permis jusqu'ici la survie de ce secteur. La 






hommes etles femmes. Lesiindustries du 
textile etduvétementoles femmesrepré- 
sentent respectivement 40/et 80% de la 
main-d'oeuvre devront fairesface. à leurs 
homologues américaines quiutilisent une 
technologie plus avancée que celle en vi- 
gueur au Canada et dont les coûts de 
production:sont moins élevés. Dans ces: 
conditions certaines "compagnies cana- 
diennes serontappelées à déménageraux 
Etats-Unis pour survivre, d'autres devront 
fermer leurs portes, d'autres encore.de- 
vront procéder la rationalisation de leurs 
opérations, 


Unsavenimidentique attend. la main: 
d'oeuvretdans 'industriede/l'alimentation 
qui emploie 31% de femmes ainsique 
dans l'industrie dela chaussure où l'on 
retrouve 65% de travailleuses \Dans'ce 
sombre tableau, seules, certaines indus> 
triestde l'électricitéset.de l'électronique 
pourronttirenleurépingledujeu entraison 
deleurcapacité concurrentielle. Malheu- 
reusement pourles femmes quiconstituent 
38% delamain-d'oeuvre dans ce secteur, 
les emplois les mieux rémunérés sont oc- 
derniers qui bénéficieront 
éventuelle de ces industries 

Les femmes dans le secteur manufac- 
turier seront donc les grandes perdantes 
dans un contexte de libre-échange: Leur 
situationsera d'autant plus:critique, qu'un 
grand nombre d'entre elles sont âgées, 
sous-éduquées, .souventimmigrantes 
sans grande connaissance duifrançaisou 
dell'anglais … Leurchance dese recycler 
sera donc moins grande. Pour Marjorie 
Griffin Cohen, les femmes qui perdrontleur 
emploi auront plus de difficutés.à trouver 
Unautremtravail Par ailleurs, tout laisse 
croireque lesemplois quileurserontofferts: 
seront moins rémunérateurssquenceux 
qu'elles aurontquittés: 





ES 
Paradoxalement, le plus grand danger qui 
menace la main-d'oeuvre canadienne 


réside au Mexique. 


libéralisation des échanges ne peut qu'ac- 
croitre le chômage chez les femmes et pire 
encore, accentuer les disparités économi: 
ques entreles hommes etlesfemmes, 


Dans un ouvrage publié également en 
1987et intitulé Free Trade andthe Future 
ofWomen's Work: Manufacturing and Ser- 
vices Industries (6), Marjorie Griffin Cohen 
tentait de cernerla question des femmes et 
du libre-échange d'une façon plus globale 
en'examinant/ non seulement les consé- 
quences que l'accord canado-américain 
pourrait avoir pour les femmes dans le 
secteur manufacturier mais aussi en envi: 
sageant les effets que cela entrainerait 
dans le secteurdes services. Marjorie Grit- 
fin Cohen soutient, elle aussi, que dans le 
secteur manufacturier, leslibre-échange 
contribueraäaccroitrelechomagechezles 
femmes, maintiendraces dernières dans 
un ghetto socio-économique et approfondi: 
ra les différences salariales entre les 


Cette conclusion pessimiste se base 
sur Une étude réalisée en Ontario sur les 
conséquences de la récession de 1980- 
1982, Cette étude démontre que les 
femmes quigagnaient72edusalaire des 
hommes avant d'être licenciées, ne.ga- 
gnaientplus que 63 #6 de ce même salaire 
lorsqu'elles retrouvaient un emploi. 


Dans le secteur des services, Marjorie 
Griffin Cohen constate que certains em: 
plois ne seront pas affectés par le libre- 
échange comme pamexemple dans 
l'éducation, la santé où le bien-être. Par 
contre, dans d'autres domaines où les 
améliorations technologiques continuelles 
permetient la transmission des informa- 
tions dans divers points de la planète, Ja 
situation est plus aléatoire. Ainsi, dans le 
secteur du traitement des données; alors 
qu'en 1977, environ 1294 des compagnies 
canadiennesfaisaienttraiterleurs données 











d'hui à plus de.25 %. Lestentreprises de 
traitementidendonnées-quinutilisenttun 
grand nombre de femmes sont souvent 
propriété) américaine. Dès lors, le libre- 
échangerisque-tilnonseulementd'accen- 
tuerla tendance äfaire traiterles données 
auxEtats-Unis, mais encore peut-ilinciter 
les'compagnies spécialisées dans ce do- 
maine älquiterleCanada Dans uncas 
comme dansl'autre, les femmes seraient 
encore les grandes perdantes. 


Gommeilestä constater, les opinions 
divergent profondement. Pourcertains, le 
libre-échange, contribuera à améliorer la 
situation desfemmes:alors que pourd'au- 
tres cette situation: iraenise détériorant. 
Endépitde cette divergence d'opinions, les 
points suivants méritent d'étre retenus: 


Lune des idées véhiculée avant l'en- 
trée"en) vigueur de l'accord de libre- 
échange mettait dell'avantienfaitique les 
entreprises canadiennes Voient s'ouvrirdes 
vant'elles'un marchélconsidérable d'envi- 
ton 250/milions d'habitants et que: grâce 
aux économies d'échelle, elles ne pour- 










être de plus en plus compétitives. Dès lors, 
des restructurations, des rationalisations: 
s'imposent. Elles s'imposent parce qu'il 
faut soit augmenter la/productivité, soit 
baisserles coûts de production. Ainsi, par- 
miles mesures quipeuventeétre prises, 
figurentles coupures d'emplois. Or, sunle 
marché duitravail les femmes demeurent 
les plus vulnérables pountoutesisortes de 
raisons déjà évoquées. Elles seront donc 
les plus susceptibles de perdre leuremploi. 


Un'autre typede mesure à considérer 
estla relocalisation des entreprises \Ce 
processus semble d'ailleurs s'étrelenclens 
chébien avant l'entrée enWigueurdulibre 
échange. Par exemple, en Ontario, la 
Fleck Manufacturing qui emploie un grandi 
nombre de femmes etqui fut ilyadixans, 
la/scène d'une grève très dure alors que la 
main-d'oeuvre fémininertentaitdesse syns 
dicaliser, a annoncé en novembre 1988; le 
transfert de ses opérations à Nogalesiau 
Mexique, tout près de la frontière, améri: 
caine. Depuis lors, plusieurs autres entres 
prises ontariennes ont suivi son exemple, 
Cette situationsne doit pas étre prise à la 
légère: 


Paradoxalement, le plus grand danger 
quimenacella main-d'oeuvre canadienne 
réside au Mexique. En effet, depuis quel- 
quetemps déjà, le phénomène des 'maqui- 
ladoras" prend delplus en plus d'ampleur 
dans ce pays. Une "maquiladora® est une 
petitezone dalibre-échangesituée enter 
ritoire mexicain, le long de la frontière amé- 
ricano-mexicaine. |lenexiste actuellement 
environ 1,200 dans lesquelles les entre- 
prises américaines peuvent installer cer- 
taines de leurs opérations. De 
nombreuses compagnies américaines 
comme Ford parexemple, n'ont pas hésité 
d'ailleurs à fermer quelques usines’ aux 








auxEtats-Unis, ce chiffre est passé aujour- 


Suite à la page suivante 


CAHIER DES FEMMES, MARS 1989—7 





Le libre-échange 


Etats-Unis pourmieux les réouvrirdans les 
Ymaquiladoras*. Les avantages offerts par 
ces mini-zones de libre-échange nersont 
pas négligeables Larmain-d'oeuvrelmexi- 
caine, en majeure partie féminine, ysest 
abondante, productive, non-syndiquéeret 
bon marché, prête à accepter des salaires 
de moins de 4 dollars par jour. 


De nombreuses compagnies cana- 
diennes ou des filiales decompagnies 
américaines pourraientétretentées parles 
maquiladoras*Enoutre, iln'estpas cer- 

ltain que l'accord dullibre-échange protège 
lesindustries canadiennesdecetteconcur- 
rence. En effet, les”maquiladorastne pro- 
duisentique/très rarement un produit fini, 
elles se contentent d'assembler certaines 
pièces d'un!produit quilui sont envoyées 
des Etats-Unis. Ces pièces, une fois as- 
semblées, sont retournées dans les'entre- 
prises américaines obtelles sont intégrées 
àd'autreséléments pourconstituerun pro- 
duitfini. Rien n'empêche plus, dès lors, de 
qualifier ce produit d'américain.et dell'ex- 
pédier, à la faveur du libre-échange, au 
Canada pour y être écoulé. Un tel sys- 
tème, il va sans dire, aurait des répercus- 


sions énormes pourles travailleuses cana- 
diennes quioeuvrent dans'des industries 
de pièces automobiles, depièces électro- 
niques .des.textiles, Voire même dans le 
sebteurduvétement. Ilne faut pas oublier, 
à cet égard, l'existence de la clause 870 
desdouanes américaines qui permet aux 
entreprises américaines d'envoyer leurs 
tissus coupés dans les pays latino-améri- 
cains pour y être assemblés. Les vête- 
ments sont ensuite retournés aux 
Etats-Unis etpeuventétre écoulés, soit sur. 
le marché domestique, soit au Canada 
sans droit de douane. Face à unelpareille 
concurrence, il se pourrait bieniqu'une en- 
treprise canadienne considère le transfert 
de ses opérations comme la seule alterna- 
tive pour sa survie. L'ironie d'une telle 
situation réside dans le faitque le malheur 
destravailleuses canadiennes feraitlebon- 
heurdes/ouvrières mexicaines ou latino= 
américaines. 


Dans cette optique, il'estdonc de plus. 
enplus impératif pounle gouvernement, de 
mettre sunpied des programmes derecy- 
clage et d'adaptation de la main-d'oeuvre. 


SOPHIE 
Sophie est étudiante en Sciences de la Santé à l'Université ; elle se 


préoccupe vivement du problème des pluies acides et elle est responsable 
de l'implantation d'une garderie sur le campus universitaire. 


1. Katie Macmillan, Free Trade and Cana- 
dian Women, Ottawa Canadian Advisory. 
Councillonthe Status of Women,.1987. 


2, David Cox et Richard Harris, ‘A Quanti- 
tative Assessmentofthe Economicimpact 
on Canada on Sectoral Free Trade withthe 
U.S, Revue canadienne d'Economie, 
Août 1986, 377-394. 


8: Katie Macmillan, op.cit: 


4, RJ?Wonnacott et Roderick Hill, Cana- 
dian and: U.S! Adjustment Policies in a 
BilateralTrade Agreement, Toronto: C.D. 
Howeïlnstitute, 1987. 


5. Ann Porter et Barbara Cameron, Les 
conséquences du libre-échange pour les 
femmes dans le secteur manufacturier, Ot- 
tawa : Conseil consultatif canadien sur la 
situation de lafemme, 1987: 


6. Marjorie Griffin Cohen, Free Trade and 
the Future of Women's Work: Manufactu- 
ring and ServicelIndustries, Toronto : Ga- 
ramondPressandthe Canadian Centre for 
PolicyAlternatives, 1987. 


Christiane Rabier 


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8 — CAHIER DES FEMMES, MARS 1989 










° Pornographie 


Un projet de 
loi fédéral. 
à l’étude 


LÉ Conseillconsultatif canadien surlarsituationtdella femme (CCCSF)ne peut 
Souscrire, sans modificationpréalable, au projet de loi fédéral C-54sur.la 
pornographie. Le Conseil croit que la définition proposée parle gouvernement ne 
Va pas assez loin pour empêcherque des préjudices soient causés aux femmes, 
aux enfants et àla société en général. 


Il:soutient que la définition devrait englober les menaces delpréjudices peu 
importe siles participants semblent avoir consenti ou éprouvétuniplaisir. «On 
recommande que la pornographie causant un préjudice physique/soitincorporée 
dans'une:définitiontducomportement violent. Le CCCSF nes'opposelpas au 
documentérotiquemais qualitiede pornographietoutelreprésentationtd'unicom 


Les personnes qui profitent de 
la production, de la 
distribution ou de la vente au 
détail de matériel 
pornographique devraient être 


condamnées par le droit pénal. 


portementsexue|quivéhiculeetapprouve un message deviolence, d'avilissement 
etde subordination: 


Ondéplore quelle projet delloi ne soit pas assez spécifiquelpar rapport aux 
comportements dégradants. En apportant cet amendement, silserait possible 
d'ajoutenl'élémentdurapportderforcequicomprend toutesituationtdans laquelle: 
l'insistance porte surlainudité d'unisexe plutôt quercelle de l'autre, surles seins: 
etorganes génitaux d'un.sexe plutôtquesunles organes génitaux de l'autre, ou. 
danslaquelle la force oularcoercition sont représentées, décrites ouimplicites. 


Le Conseillestime quelles personnes qui profitent de la! production, dela 
distribution ou de laWenteraurdétail\de matériel pomographique devraient être 
condamnées parle droit pénal" On croitque ces individus devraient être passibles 
de dix ans d'emprisonnement dans les cas de matériel pomographique qui cause 
ou peut causer le décès d'autrui ouldes voies de/fait graves ou une’agression 
sexuelle grave. La vente oullatlocation de ce type de pornographie serait 
égalementinscrite aurcodeicriminel De plus, le Conseilrecommandelde:créer, 
unesinfraction: poural'exposition publique deitoute formelde pomographiel" On 
voudrait ainsi empêcher les gens de se Voir obligés de passer près d'objets 
pomographiques pouravoiraccès àunendroit où du matérielnon pomographique 
estvendu ou loué. 


Le Conseil préconise que l'importation de matériel pornographique sans 
l'autorisation préalable d'un bureau d'examen central constitue Une infraction. 97 
%e du matériel pornographique disponible au Canada est importé, 85 % Vientdes 
Etats-Uniset 12 de l'Europe. Le Conseiln'estnullement intéressé à la création 
de nouveaux emplois dans l'industrie de la pornographie, avec l'avènement du 
libre-échange met clairement le fédérallen garde contre cette possibilité etui 
demande destenir à ses principes peu importe.le lieu d'origine du matériel 
pornographique, 


Le gouvernement fédéral s'apprête à mettre surpied Un comité législatif pour 
étudier le projet de loi. 


Andrée Germain et Guylaine Levesque 





oo 


Tout savoir sur les Femmes Cadres 


esfemmes cadres sont-elles bien dans: 

leur peau? Ont-elles développé des 
stratégies paniculières de succès La pré- 
sence.des femmes à des postes cadres 
a-telle amené des changements dans les 
organisations Enfin, lesfemmesont-elles 
accès aux mêmes postes cadres quelles 
hommes ? 


Oui, les femmes cadres sontbien dans 
leurpeaulEnfin:relativementbien-Après 
avoinréglélesproblème de gardienne,.la 
visitechez le dentiste, le costume d'Hallo- 
weendu plus Vieux, après avoir analysé le 
dossier planification stratégique. pourala 
réuniondulendemain, révisé une dernière 
fois le‘contenuid'un rapport important, les 
femmes cadres se disent étre bien dans 
leurpeau 


Elles aiment releverde nouveaux défis 
etrelles'ontle sentiment d'utiliser pleine 
menteurs ressources et dlexprimer 
concrètement leurstalents deleader.Elles 
sontfières, finalement, de leur progression 
surle marchä du travailet de leurs réalisa- 
tions personnelles 


Cependant, le prix à payer pourtout ce 
bonheur est élevé} D'abord'en salaire en 
effet} àstravailMégal et à compétences 
égales, les femmes sont encore, aujour- 
d'hui, moins payées que les hommes. Elles 
vivent aussiladualité des attentes!: d'une 
part les subordonnés exigentdes femmes 
cadres qu'elles soient plus -compréhen- 
sives et plus humaines, c'est-à-dire 
qu'elles jouentle rolelde môman. D'autre 


par, les collègues masculins s'attendent à 
celqu'elles gèrent au féminin, c'està-dire 
qu'elles fassent preuve d'autorité comme 
leshommes tout en conservant leur fémi- 
nité etleur sensibilité. Le prixle plus élevé, 
cependant, pour accéder à un poste cadre, 
cesontles choix de vie quis'imposent:les 
femmescadresdoiventrenoncerä certains 
désirs, sacrifier, dans une grande mesure, 
la qualité de vie personnelleet accepter de 
vivre avec les conséquences de leurs 
choix. 


Des stratégies de succès 


Sikon apurconstater, ces dernières 
années, Une présence croissante des 
femmes. à des fonctions de cadres dans 
l'entreprise, on a aussi remarqué que ces 


femmes,se retrouvent surtout à des ni- 
Veaux de gestionsintermédiaire. Les 
femmes ont moins d'occasions que les 
hommes de développeroudeprouverleurs 
compétences etc'esttoujours detrès haute 
lutte qu'elles gagnent de la crédibilité et de 
lareconnaissance: 


Ellesiont toutefois leur part de respon- 
Sabilitéidans lallimite de leur progression. 
Pouravoiraccès à.une promotion, elles 
misentiropsouventsurleurs compétences: 
exceptionnelles, leur performance supé- 
rieure.et leur capacité de travailler avec: 
achamement En cela, elles négligent des 
facteursessentiels àl'avancementtels que 
les réseaux de communication informels et 
les jeux politiques de l'entreprise. 


Les femmes recherchent les/compé- 
tences auntravail'comme-ellesVisaient à 
avoir des bonnes notes à l'école : voilà qui 
est bien en soimais qui ne suffit pas surle 
marché dutravail. L'avancementse calcule 
aussienitermes de Votes oulde ce/qu'on 
appellelecapitalpolitique: 


Des stratégies de succès pour les 
femmes:de carrière ? Mettre de côté ses 
complexes de pureté, développer sonica- 
pitalpolitique accroitre sa-visibilité"et.ne 
pas chercher à s'en tirerseule, sont parmi 
les facteurs clés pour celles quisveulent 
atteindreules. sommets du monde dela 
gestion 


Vacinthe Gauvin: 





° Rolande Soucie 





Chef de file, avant tout 


elCanada français a plusieurs femmes alla tête d'or- 

ganismes divers oeuvrant dans les domaines dell'é- 
ducation «deMlamculture des activités sociales et 
communautaires Elles sont appelées quotidiennement 
à Véhiculer l'équité à travers leur attitude. Nous avons 
rencontrélune desses. femmes, Rolande Soucie, quitest 
RÉ denS) de l'ACFO (l'Association CRIQNE (En 





qui bouge sans cesse. C'est son histoire et encore 
aujourd'huivelle faitcette sollicitationpourallenbrassen 
des’idées’etchercher dursang/nouveau, pourbâtinun 
réseau. £ 


Rolande Soucie reconnaîtqu'elle estchef de file mais 
elleseconsidère avant toutcommeunelntervenante: Fa 


= se 
de sn elle; d' aileurs elle 
remarque qu'à l'intérieur de 


gisse.du personnel|perma- 
nent, du Conseil 
d'administration ou du 
Conseil provincialilyabelle 
lurettequ'onafaitplaceaux 
femmes quiontVoulu pren- 
dre en\main les destinées 
de l'Ontario français. 


Cependant, certaines 
attentessont omnipré- 
sentes. Par exemple, on 
s'attend ätce qu'elle aitune 
oreille plus attentive aux 
questions humanitaires et 
sociales telles les garderies 
ouencorel'alphabétisation, 
qu'elle soit davantage à l'é 
coute des organismes de 
femmes: «Mais elle,a-mis 
carte sur table: les orga- 
nismes francophones ont 
davantage besoin de ser- 


Madame Soucie interviewée par Chantale Payant, journaliste à Radio-Canada . Vices etles femmes franco- 


(Koronto): 


grandelcommunauté francophone àll'extérieur dulQué- 
bec. 


Commertant de femmes quitonteu.une première 
carrière avant de se réorienter complètement etse vouen 
à des Causes, Rolande Soucie était enseignante; sont 
Venus les enfants et par laforce des choses:illy.a 20-30 
ans, lacongé de maternité prolongé pourvoirau bien-être 
de la progéniture. Puis il y a eu Françoise Lavigne, sa 
Voisine et grande amie, son modèle nous dit-elle qui est 
Venuelachercherpourqu'elle s'implique dans lacommu: 
nautéI|n'en fallait pas plus Rolande Soucie demeure 
convaincue quella sollicitation personnelle des femmes 
aufoyerestune excellentefaçond'allerchercherdusang 
nouveau; ce sont des personnes qui ont perdu confiance 
enelles-mêmes etquise sentent enpériphérie dumonde 





phonesfont partie 

intégrante de la.grande 

communauté de langue 
française etellene fera doncpas de favoritisme à l'égard 
des femmes. 


Rolande Soucie dit avoir toujours priviligié les\dos- 
siers francophones aux dossiers féministes, ce quiine 
l'empêche pas d'être participante aux débats à défaut 
d'en être la leader. Elle est un modèle pounles femmes 
et à ce titre elle se croit capable de faire avancer les 
dossiers. 


Ce dontles femmes ontle plus besoin en cette fin de 
siècle, ajoute-t-elle, c'est la solidarité entre femmes, le 
marainage, le développementde réseaux; de là découle- 
ra, à son avis, une plus grande participation à la vie 
politique et parle fait même un vrai modèle d'entraide: 


Thérèse Boutin 








son organisme, qu'ilsla-t 





Diane Marleau 











« C’est l'électorat qui 
compte» 


jane Marleau, seule députée franco- 
phone hors-Québec à Ottawa se définit 
commeunelpersonne auicentreetrespec: 
tueuse de la volonté de ses électeurs et 


électrices. Elle: a été élue députée libérale 
de Sudbury par des femmes-etdes 


jones, des rancophones, Es des, gogo; 


sonnes opposées au 
libre-échange et par 
des/contribuables op- 
posés äl'avortement: 


AU cours des qua- 
tre prochaines années 
lorsqu'elle aura àvse 
prononcer surmUne 
questionelleleferaen 
fonction de sonélecto- 
rattetdelleurs préoc- 
cupations, nous 
dit-elle. 


Ainsi, sur la ques- 
tions de l'avortement, 
elle estdéchirée entre 
la volonté de ses élec- 
teurs et électrices, en 
grande majorité Pro- 
Vie et son désir per- 
sonnel de voimune 
plus grande justice 
faite aux femmes. Elle atdonc décidé de 
voter contral'avortement le temps venu... 


Cependant Diane Marleau croit que le 
débat surl'avortementsera en grande partie 
réglé lorsque la société devra accepter qu'il 
faut éduquer davantage surtout les adoles- 
cents et adolescentes sur leur sexualité et 
leurs droits, sur la prévention des gros- 
sessesiindésirées etsurles MTS. Parait 
leurs, elle croit que s'il doit y avoir 
avortement, l'intervention devraitse faire en 
clinique spécialisée et non dans les hôpitaux 
déjà débordés et où les coûts sont exhorbi- 
tants 


Selon la députée, l'avortement c'est 
beaucoup plus qu'une question de 
conscience pourles personnes qui dirigent 
le pays et adoptent les lois. Les hommes, 
encore majoritaires dans les milieux déci- 
sionnels voient un certain contrôle leur glis- 
serentre les doigts et ils ont peur non 














seulement de se prononcer mais aussi!d'y 
penser. 





Enfin, Diane Marleau ajoute que lacréa- 
tion de places supplémentaires en garderie 
ne devrait pas être Vue comme une partie de 
la Eat au SRLÈRE de l'avortement: 









“elle a remarqué 

au cours de la 
— 

campagne élec- 
torale que lama- 
jorité des 
personnes .op> 
posées à l'avor- 
tementMlétaient 
aussi aux garde 
ries. À son avis 
la création de 
garderies doit 
être une respon- 
sabilité partagée 
entre les gouver- 
nementset.le 
secteur privé : 
” ” Les entreprises 























EE e 
devraient être 

D fortement en: 
e— couragées à ou- 
A D vrir des 





garderies en\mi- 
lieu de travail quitte à avoir droit à des sub» 
ventions spéciales de l'un ounl'autre des 
paliers gouvernementaux: 


Le Canada français et les femmes fran- 
cophones n'ont pas beaucoupide modèles 
surla Colline parlementaire» Diane Marleau 
est.parfaitement consciente des”attentes 
des femmes francophones hors-Québec 
pourqui elle estla seule représentante et 
elle sait qu'elle sera probablement appelée 
plus souvent qu'à son tour à travaillensur et 
répondre des dossiers des femmes et des 
francophones. Mais ce ne sera pas par 
choix. 


Mariée depuis 25 ans et mère detrois 
enfants, Diane Marleau a été femme au 
foyer, puis femme collaboratrice et femme 
d'affaires elle aimeraitbeaucouptravaillerà 
Ottawa dans le domaine de lafinance. C'est 
d'ailleurs son plus grand souhait. 


Thérèse Boutin 










































CAHIER DES FEMMES, MARS 1989 — 9 














RE 


Les garderies franco-ontariennes.… 
un enfantement difficile 


«Pour les francophones de l'Ontario, le 
faitdevoirnos enfants fredonnerdes chan- 
sons françaises, préférer notre cuisine, 
choisir un disque français ou une émission 
télévisée en français surleurs propres mé- 
rites, c'est une joie que seuls ceux d'une 
minorité historique commelanôtre peuvent 
apprécier pleinement. «Cela représente 
pournous une Victoire contre l'asphyxie, la 
preuve qu'ilyaura pournousunlendemain 
etunsurlendemain, Les services de garde 
français nous soutiennent à cet égard/Ils 
nous sont nécessaires. Qu'onl'accepteet 

qu'on cesse de nous demander de justifier. 
notre existence,» 


Ces mots résument à la fois les espoirs 
etles frustrations d'une Franco-Ontarienne 
qui, en 1982, venait de vivre l'expérience 
de la création d'une garderie de langue 
française à Toronto. Septans plus tard, la 
situation n'a pas beaucoup changé. Les 
garderies francophones sont rares, et, 
dans'bien des régions de la province, les 
Franco-Ontariens doiventencore justifienà 
chaque tournantleunbesointdegarderies, 
distinctes quirenforcent le développement 
de la langue et de/l'identité culturelle de 
leursenfants, 









Uneopinionlargement répandue veut 
que les parents francophones, pour des 
raisons culturelles, préfèrent des services 
informels ousefientàlafamille étendue et 
utilisent en moins grandnombre les garde- 
ries. C'est ainsi que, pendant longtemps, 
on a expliqué la pénurie de services de 
garde en français. Mais, c'est une explica- 
lion querejettent aujoud'hui les leaders de 


la communauté qui soutiennent au 
contraire que l'offre entraîne la demande. 
Selon eux, la participation massive, des 
jeunes francophones aux écoles de langue 
française prouve, hors de toutidoute, la 
préférence.des parents franco-ontariens 
pourunmiieuinstitutionnelfrançais Une 
étude réalisée à Otawartend d'ailleurs à 
démontrenquelàaobles services existent, 
lesMfrancophones.les utilisent dans là 
méme proportion que l'ensemble de la po- 
pulation: 


Or, les garderies del langue française 
sontrares. On en dénombre une trentaine 
seulement, soit à peu près une pour mille 
enfants francophones alors que du côté 
anglais, on compte une garderie pourtrois 
cents enfants. Bien des parents franco- 
phones n'ontd'autre choix que d'opterpour 
une garderie anglaise. Résultat :"au mo- 
ment même) où s'effectue le développe- 
mentlinguistiqueretoùilidentité culturelle 
s'établit, bon nombre de jeunes franco- 
phones s'amusent, socialisent et font leur 
premierapprentissage dela vie en anglais, 
Avantmême que l'enfant n'ait quatre ans, 
le processus d'assimilation est bien amor: 





cé, avectoutes les conséquences que cela 
entraine par la suite pour 
les écoles de langue fran- 
— çaise, 

Pourquoi. n'existe-t-il 
pas davantage de garde- 
ries francophones? Un 
sondage de l'Association 
canadienne-française de 
l'Ontario (ACFO) a identifié 
un certain nombre de fac- 

L teurs qui entravent. leur 
mise surpiedetleursurvie. 
Ils sont : 


1) Les coûts additionnels 
entainés par: 


une période initiale de 
non-rentabilitéplus longue 
düeauxdifficutésderecru- 
tement, lequelldoit selfaire 
à l'échelle d'une ville ou 
d'une région, plutôt que 
d'un quartier; 


“le transport, notamment |à 
oùune seule garderie de langue française 
desserttoute Une région: 


“l'achat de matériel pédagogique français 
plus coûteux; 


“a publicité additionnelle pour rejoindre les: 
parents francophones quineseretrouvent 
pas dans des réseaux facilement identifia 
bles. 


ei organismes quivisentla création deplaces supplémentaires en garderie 
Sentendent pourdire quelles gouvernements tant fédéral que provinciaux 
doiventélaborer une politique d'accès universel aux services de garde d'enfants. 


L'annonce faite parle gouvernement fédéral juste avantle déclenchementdes 
dernières élections neisuttira pas àla/demande qui est évaluée à 21millions de 


place en 1988-89. 


Le programme fédéral qui doits'échelonnersur7. ans n'aura répondu qu'à 25 


pour cent de la demande en 1995. 


Par ailleurs les organismes rejettent la formule/de déduction d'impôt par 
opposition à un financement direct cartraditionnellement, au Canada, ce genre 
de programme constitue un allègement fiscal pour les personnes à revenu élevé. 


L'article qui suit illustre le cas de l'Ontarioloù comme ailleurs au Canada le 
problème est double :ouvrirdes garderies et desservirla population francophone. 





10 — CAHIER DES FEMMES, MARS 1989 








2)Lesdifficutésderecrutementdeperson- 
nelcompétent causées par: 
“lenombreinsuffisant de gradués des pro- 
grammes d'éducation des petits offerts en 
françaisen Ontario}, 


“les problèmes d'équivalence avec le Qué- 
bec; 


- les salaïrestrop bas. 


3).Le processus d'administration des 
places subventionnées qui 


“relève de fonctionnaires municipaux peu: 
sensibles aux besoins des parents franco- 
phones; 


=n8 comporte aucune compensation pour. 
les coûts detransport: 


fixe unnombrelimité deplaces parmuni- 
cipalitéletnelaisse aucunetlexibilité d'al- 
location pounune nouvelle garderie, même 
sicelle-ciest laseule de langue française. 


4) Latailerestreintedecertaines garderies 
de languefrançaise oùillest conséquem- 
mentdifficile d'atteindre unseuillderrenta- 
bilité. (Les. subventions directes au 
fonctionnement que verse le gouverne- 
mentontarien depuis un an devraient aider 
à pallier à ce problème.) 


Ces facteurs, ajoutés aufaitqu'il'existe 
peu de ressources et d'appui pour les 
groupes qui souhaiteraient ouvrirune gar- 
derie; font que plusieurs projets ne voient 
jamais le jour. D'autres garderies de lan- 
que française seWbilinguisent” pour survi- 
vre, 


Ce dernier phénomène ressemble 
d'ailleurs beaucoup à ce qui se produit 
dans les écoles dela minorité francophone 
en Ontarioet ailleurs. Pours'assurer une 
clientèle suffisante, et pour couvrir leurs 
frais, les garderies de langue française 
créent des places "d'immersion" et accep- 
tent des enfants anglophones, Les pres- 
sions ne sont pas uniquement de nature 
économique. Le bilinguisme est à la mode 
etnombreuxsontles parents anglophones 





qui ne ménagent aucun effort pourinscrire 
leurs enfants dans ce qu'ils perçoivent 








comme les meilleures institutions d'ensei- 
gnementdu/français .Mème là oùles gar- 
deries d'immersionsexistent, ils préfèrent 
souventlasgarderie de langue française. 
Ce quilcompliquetencore davantagella si- 
{uation, c'estquedenombreuses garderies 
de langue française sont situées dans des 
écoles où l'on accepte depuis plusieurs 


-hnnnSurle plan politique; le Réseau se pro- 


posed'intensifienles pressions pourque le 
gouvernementontarienmette en place des 


programmes qui, au-delà des énoncés de 
principe actuels, reconnaissentlesbesoins 
particuliers de lascommunauté"franco- 
phone. En/misant à la fois surl'entrée en 
vigueur, ennovembre prochain, de la loi 


Les garderies francophones sont 
rares, et, dans bien des régions de la 
province, les Franco-Ontariens 
doivent encore justifier à chaque 
tournant leur besoin de garderies 
distinctes qui renforcent le 
développement de la langue et de 
l'identité culturelle de leurs enfants. 


années des enfants quine maîtrisent pas: 
lefrançais. ILest difficile pourles garderies 
d'imposer des critères d'admission, plus 
exigeants que ceux des écoles. 


Quelque/soit la raison qui pousse une 
garderie à devenirbilingue, le résultat est 
le même: Une étude effectuée à Ottawa 
démontre que dans un/tel*contexte, la 
grande majorité des petits francophones 
apprendtrès Vite à fonctionneren anglais. 


Ilyaïdoncdu pain surla planche pour 
leRéseaulontarientdes services de garde 
francophones quiss'estofficiellement 
constitué ensnovembre 1988. Selon sa 
présidente Louise Chartier lenouveloraa. 
nisme se propose de travailler sur deux 
fronts. On veut d'abord rompre l'isolement 
des garderies existantes et mettre en com- 
mun idées et ressources. Dans la même 
veine, le Réseau compte mettre au point 
des outils pour aider les groupes quillan- 
cent de nouveaux projets de garderies. 





ontarienne surles services en français, et 
sur le projet de loi fédéral qui stipule que 
les provinces doivent offrir des services à 
leur minorité, le Réseau a bon espoir que 
le dossier progresse. On/nese fait toute- 
fois pas d'illusions slalutte sera difficile. La 
lenteurdu gouvernementfédéral à assurer 
leco-financementavecles provinces etles 
longues listes d'attente duvcôté anglais 
vont placerl'Ontario devant des choix diffi- 
ciles. Un tel contexte ne sera pas très 
propice aulrattrapage nécessaire dansile 
secteurdes services de gardelen français. 


Pourles Franco-Ontariens, reste aussi 
à défininles modèles de service les plus 
appropriés à leur communauté. C'est un 
débat qui ne fait que commencer, mais qui. 
sera crucial. 


Journaliste à Radio-Canada Toronto, Ma- 
rie-Elizabeth Brunet s'est toujours préoc- 
cupée du sort et de l'avenir de la 
communauté francophone de l'Ontario. 
(Photos: Guylaire Lévesque) 


— Pêches:et de l'Agriculture: Elle.ne-chôme. | 
pas depuis son élection, ayantégalement 





__ SRE 


Agente dlimmeuble. 


néintégnré lemanché du travail: 
défis quotidiennement et combl 


° Les femmes en politique 


IdéaLandryestnomméevice-première 

ministretetministretdes Affairestinter 
gouvernementales duMNouveau:Bruns- 
WickaInutile dedire que cette annonce faite 
pale premienministre Frank McKenna}'en 
octobre 1987semaittouteunejoiechezles 
femmes de la province. Que de fierté sur- 
toutpourla populationtalors qu'une pre- 
mièreacadienne accédait enfin au 
Cabinet. 


Que de progrès dans l'histoire politique 
des Néo-Brunswickoises, ces femmes qui 
après 50 ans delutte, obtenaïentle droit de 
votele15avril1919. Mémesions'attendait 
à celque Aldéa Landry, nouvelle députée 
de Shippagan-Les Iles qui avait défait un 
ministreitrès populaire, accède à la direc- 
tiond'uniministère, personne n'osait faire 
deprédiction Maisellesfuthautement 
considérée. Personneine doutait de ses 
capacités, même siunefemmen'avaitpas 
encore\ occupé) Unitel poste auksein) du 
gouvernement provincial Depuislau- 
tomne dernier, madame Landry.occupe de 
plus parintérim,lelposte de ministre des: 


à assurer une présence active dans sa 
circonscription 


Aldéa Landry n'était pas une inconnue 
surla scène procinciale. Depuis long- 
temps, elle était engagée dans les causes 
d'intérétpounles femmes, ayant siégé sur 
le premier Conseil!consutatif sur la condi- 
tiondes femmes au Nouveau-Brunswick: 


Avocate de profession, elle a toujours 
encouragé les femmes à prendre une part 
active enpolitique, àtous|les niveaux.Et, 
elle préchaitparl'exemple puisqu'en1985, 
elletétaitélue présidente du partilibéral dur 
Nouveau-Brunswick: 


Outre Madame Landry, lecabinet pro> 
Vincial compte deux autres femmes sur un 
totalldersept députées élues, soititrois de 
plus quellors des élections de 1982. 





Maisiillfautbien l'avouer, les femmes 


La revue 
nationale 


Un contenu qui se 
veut une belle 
occasion de s'ouvrir 
sur d'autres réalités 
et qui souligne les 


MMS 


; À DANIELLE 
Après avoir consacré six années à sa famille, Danielle a 
en Se mesurant à la vente, elle relève des 
e son désir de travailler auprès du public. 










Au Nouveau-Brunswick... 
des chiffres révélateurs ! 


sontencoresous-représentées etles ques- 
tionsfémininesinessont pas toujours trai- 
tées avec sérieux parnos représentants: 
élus. 


Cependant les femmes sonttrès satis- 
faiteside constater quelle premienministre 
McKennainsiste pour que/l'égaltédes 
femmes'soitincluse dans l'Accord!dulLac 
Meech:C'estl'un des quatre changements 
que le gouvernement préconise avant la 
signature de l'entente. 


Depuis l'élection de ce.gouvermement 
un autre grand pas a été franchi alors que 
la législation duisalaire égal pour travail 
équivalent atété mise de l'avant dans le 
secteur privé. 


Scène fédérale 


La scène fédérale n'estcertes pas celle 
oùles femmes du Nouveau-Brunswick ont 
leplustdemvisibilitéL'a"dernièresélection 
fédérale n'atrien changé et ce sont dix 
hommes quidétiennent les sièges de cette 
province la Chambre des Communes. 


Les femmestontété les grandesiga® 
gnantes lors dell'élection municipale du 12 
mai 1986 alors que 97 conseillères munici- 
pales étaientélues et neuf étaient choisies 
au poste de maire, une augmentation sub- 
stantielle sur l'élection précédente En 
1983, 5i-femmes étaient élues conseil 
lères ettrois seulement maires, ce quifait 
que l'élection de 1986 représente une aug- 
mentation de 90% des sièges de conseil: 
lères et 166% d'augmentation des sièges 
à latmairie détenus par des femmes. En 
1980, 'on/comptait 43/conseillères munici- 
palesettrois maires. 


Il'estimportant de notenqueisile nom: 
breld'élues augmente c'estiévidemment 
proportionneläl'augmentationtdunombre 
defemmesposantieuncanditature, 


En1980, six femmes briguaientles suf- 
frages àlla mairie, on entcomptait 12 en 


LA MAJORITÉ INVISIBLE. «La majorité de la population du globe 
vit (ou survit) de l'agriculture, au niveau mondial, 809% des femmes 
sont des agricultrices. Ici comme ailleurs ce qui caractérise leur cravail, 
c'est son invisibilité. Officiellement, elles ne travaillent pass» 


LA RECHERCHE DE L'AUTONOMIE FINANCIÈRE. «Beaucoup 








1983:et18°en 1986. Par contre, ce sont 
Surtouttdans es municipalités anglo 
phones de la province que sont élues les 
femmes àla mairie. La plus grande ville du 
Nouveau-Brunswick, Saint-Jean, estidiri- 
gée parune femme. 


Au poste de conseillère municipale, on 
comptait 92 candidates en 1980, 112/en 
1983,149en1986. C'estle 8 maiprochain 
que se tiendra la prochaine élection muni- 
cipale eton prévoit qu'unnombrerecord de 
femmes poseront (eurcandidature afinide 
sièger au sein dugouvemement le plus 
près de la population. Les femmes démon- 
trent de plus en:plus d'intérêt face à la 
politique etelles ontcertainement les qua- 
lités nécessaires pour représenter leurs 
communautés, 


Conseils scolaires: 


Les.femmes.accupent.une place de 
plus enplussimportanteaussein.des 
conseils scolaires. Lors de/l'élection de 
1986, suriles 364conseillers et conseil- 
lères on-comptait 125.femmes soit. 


Intérêt 


Un sondage effectué en, juillet 1987 
pourle compte du Conseil consultatifsurla 
condition de la femme révèle que sur 614 
femmes interrogées, 62 femmes, environ 
10%, ont affirmé qu'elles envisageraient 
se porter candidate à un poste politique. De 
ce nombre, 35 % se sont dites attrées par 
la scène municipale et 22% par la scène 
provinciale tandis que 34% n'ont pas don- 
né de précisions. 


Seulement 9%.des Néo-Bruns- 
Wickoises se disentatrès intéressées» par 
lapolitique.et 43%, «un peu intéressées». 


Quarante-cinq/p. cent des femmesiin: 
terrogées ont dit croire que le.système 
politique serait meilleurmsisuneplus grand 





nombre defemmes étaient élues à des 
postes et 38 % soutiennent qu'il demeure- 
raitlemême: 


présente son numéro spécial sur | 
les femmes et le développement | 


«Une solidarité en évolution» 





L'avenir 


AUrons-nous Un.jour unetemme 
comme Première.ministreduMNouveau- 
Brunswick ?/Aurons-nous au moins 29 des 
58 sièges dans cette province ?.\aura:t:il 
des femmes pournous représenter sur la: 
scène fédérale? Nos filles seront-elles 
plus avides de participer au pouvoir ?Et 
combien d'autres questions sommes-nous 
en/mesure.de nous poser face à l'avenir 
des femmes en politique. 


Ilfautréaliser que le contexte politique 
a bien changé et que si certaines étapes 
ontété franches, il nous reste bien des 
kilomètres à parcourinpour participer plei- 
nementau pouvoir et prendre la place qui 
nous revient. 


AMlaifin du 20e sièclecodlles femmes 
prennent de plus en plus conscience de 
leur. force, et'oùcèdent petit à-petitiles 
barrières. quiiempéchent le plein dévelop- 
pementdelleurpotentiel illy.a-desfortes 
chances que le pouvoinchange de visage: 


ragent elles aident à briguer les suffrages 
afin delpartager leur pouvoir politique et 
économique, Un-nouvelorganisme 
«FRAPPE» a vue jour dans la province et 
cette association non partisane a réussi 
tout un exploit en septembre 1987 alors 
qu'elle organisaïtundébat des trois chefs 
sur les questions de la condition féminine. 
C'était un premier débat sunle sujet dans 
l'histoire politique du Nouveau-Brunswick, 
undébatpourles femmes, organisé parles 
femmes. Par ce débat, FRAPPE. voulait 
permettre aux femmes d'évaluerle désirde 
chacundes chefs d'apporter des solutions 
concrètesetréalisables auxprobièmes des 
femmesdu.N*B\commeenttérdistincte. 
Cet événement a permis d'accentuerl'im- 
portance duvote des femmes quireprésen- 
tent 52 % de la population au 
Nouveau-Brunswick: 





Un'autre groupe des plus dynamiques: 


NOM 








d'appuis car les regroupements les encou- 





dans la province’est sans contredit Les 
Dames'd'Acadie quitdepuis plusieurs an- 
nées fontbeaucoup.afin d'inciter les 
femmes àl'action politique, Présents dans 
près d'unetrentaine de municipalités ‘ces 
cercles sonttrès actifslors des'élections. 
Cependant, là comme ailleurs, on sent en- 
core beaucoup de résistance à l'action po- 
litique chez plusieurs membres. Beaucoup 
ne réalisent pas encore que leur engage- 
ment dans un.foyer-écale, une maternelle 
ouune garderie, constitue Une action poli: 
tique. 


Ilfauttravaillerä démystifienles mots 
«politique» et «pouvoir». Une mère de fa- 
mille pleinement heureuse de vivre sa vie, 
Un jeune qui s'interroge etqui cherche, une 
femme divorcée quiveut comprendre, une 
retraitée quiten!profite, unerreligieuse dy: 
namique dans sonlapostolat sont certaine- 
ment détentrices de pouvoir. Personne 
n'auraljamais de pouvoinsurlalsociété s'il 
n'a pas atteintun certain niveau de pouvoir 

surlui-mèmes 


nombre de femmes font de l'action politi- 
que sans vraiment le réaliser. Il suffit de 
penser aux comités de parents, aux mais 
sons de transition, aux banques da nourri 
ture etaux garderies pour comprendre que 
notre société perdrait beaucoup si ces der- 
nièresseretiraientdeleurs modes d'action. 


C'esten réalisant leur apport à la com- 
munauté qu'elles Verront que faire de la 
politique active ce n'estpas plus complexe. 


Les progrès réalisés sont notables'et 
l'avenir apparaît prometteur pouries 
femmes-duNouveau-BrunswickD'ail 
leurs, nous sommes de plus en plusentou- 
rées de députées, de maires, da 
conseillères municipales ét scolaires, qui 
sauront donner, nous l'espérons bien, une 
nouvelle image dela politique: 


Claire Lantelgne Frigault 


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unissent les femmes 
de ce monde. 


de femmes laissent souvent à leur conjoint le soin de payer les 
comptes, de régler les questions d'argent Elles n'ont pas de cote de 
crédit. L'accès au crédic est un outil de développement pour les femmes 
du Canada comme celles du Tiers-Monde. » 


2Numéros antérieurs 


Postez à: FEMMES D'ACTION, 
325, rue Dalhousie, 
pièce 525, OTTAWA (Ontario) 
KIN 7G2 
Tél: (613) 232-5791 


(Ce numéro spécialaété publié grice à lapput 
financierduSerrérareaud ÉtautPLO er PPE), 

= de Partenariat Afrique Canada er du Gou- 
Wernement di Québec |SAIC) 


La revue FEMMES D'ACTION est publiée cinq fois l'an par lu Fédération nationale des 
femmes canadiennes-françaises. 


| je m'abonne. 





CAHIER DES FEMMES, MARS 1989—11 


LEE A ETEN TEE 


° À Terre-Neuve 


ELISABETH 


Directrice des communications d'une importante entreprise privée, Elisabeth 
connaît le rouage du monde des affaires. Elle a récemment fait valoir ses 
droits en obtenant l'équité salariale. 







Isolement et tradition 


Terre-Neuve, surla péninsule de Port 

aulPort, à l'ouest de la capitale, les 
femmes francophones n'ont pas encore eu 
l'occasiontde se préoccuper desidossiers 
del'heuredes féministes du continent/non 
pas qu'ellessoientinactives ou sans pré- 
occupations. 


C'est qu'elles vivent dans une région 
non seulement isolée géographiquement 


Ecole des 
Hautes Etudes 
Commerciales 


Allliee a 
L'Université dé Montreal 


mais aussi linguistiquement, etles priorités 
sontbienwifférentes. 


Jusqu'a très récemment les femmes 
francophones della péninsule de Port au 
Portn'étaient pas organisées en associa- 
tion. Pas de mouvement-apparent mais 
beaucoup de travail non reconnu. Bai- 
gnées dans un milieu social plutôttradition- 
nel,-elles doivent évidemment»s'occupen 


des enfants et de leur éducation. La pau- 
vreté étant lanorme, le défisd'éleverdes 
enfants n'enest que plus grand; sans 
compterlalutieincessantepoursauvegar 
derleurlanguematemelleetlatransmettre 
à leurs enfants - ce seraleurseul héritage: 
Derrière lascène, ces femmes dynamiques 
n'ont jamais cessé de s'impliquer. Que ce 
soit au sein des comités de parents, dans 
l'organisation des activités sociales pounla 


Pour élargir ses horizons: 
les programmes 


communauté ou dansilaslutte.poursune 
éducationenfrançais,les femmes sonttrès 
activesetdominentsouventlasituation: 


Cen'est pourtant pas d'elles qu'est ve- 
nue l'idée dese regrouper et de structurer 
leurs efforts. En 1987, dans le cadre d'une 
deleurs rencontres annuelles, la Fédéra- 
tion des francophones de Terre-Neuveiet 
du Labardor a décidé denommeruneres- 
ponsable qui s'occuperait d'un nouveau 
dossier: celui des femmes francophones 
Toutétaita faire lifallaittcontactern les 
associations francophones locales, .recru- 
teroulplutétconvaincre quelques femmes 
d'assister àlune première réunion!provin- 
ciale.MIl#fallaitd'abordise rencontrer afin 
d'évaluer la stuation et les besoins La 
tâche n'a pas été facile. Les femmes 
étaientintéressées parle mouvementmais 
l'isolement linguistique les ayant rendues 
insécures, elles avaientpeurde ne pas être 
comprises et dene pas comprendre. 


Petit détaillmeldirez-Vous, mais pas à 
Terre-Neuve. Pas surla péninsule de Port 





çaises. Quant au groupe de St-Jean, ilest 
né en même temps que ceux dellalpénin- 
suleetestcomposé de femmes Venant de 
différentes provinces canadiennesiet della 
France. Leurs préoccupations sont très 
différentes de celles des groupes de la côte 
ouest, mais c'estparsolidarité et pardésin 


Le | 
Chaque groupe a 
exprimé le désir 
de trouver son 
identité propre 
avant de 
déterminer son 
rôle social et 
politique. 

departagerleunexpérience que ces mem- 


bresontvouluise joindre aux femmes della 
péninsule. 


d'études supérieures 


auPortoùlles francophones ont, pendant 


des années, étéridiculisé-e-s, rejeté-e-s et Dans chaque région, les femmes se 


sontrencontrées régulièrementeten:sont….….. 


Datelimiteld'aumission: 
pounletrimestre 
d'automne1989 


15 mats 19891" 


2° cycle 
Maïtrise ès sciences dela gestion (M:Sc.) 
48 crédits 


Unprogrammeide formation poussée ainsi quiunennitiation 
la recherche appliquée dans un domaine de l'administration: 


Maïtriseenadministration des affaires (M:B/A:) 
63 crédits 


Unprogrammecompletengestion axésurlaprise de décision, 
alaquelle s'ajoute unespécialisation dans un domaine dela gestion 


1e avril 1989 


Diplümeensciences administratives (D.S-A.) 

30 crédits 2 

Uneformationgénérale de base entgestion, de courte durée, pour 
combinenlagestionaune formation premiére dans une autre discipline, 


12 avril 1989 


Programmesspécialisés de 2Mcycle 
80 crédits 


Uneformationengestiontiéeaunsecteurdiactivité ou 
dune problématique spécifiques 


*Gestiontdeprojets d'ingénierieet dlaménagement 
#*Gestiond'entreprises pétrolières 
*Gestionld'organismes culturels: 


M avril 1989 


3° cycle 
Doctoraten administration (Ph.D. 
90 crédits 


Lasormation ultime du chercheur, du protesseunouduspécialiste 
en gestion (Programme conjoint H.E.C/Concordia/MeGill/UQAM) 


15 mars 1989 


L'École des 
Hautes Etudes Commerciales 


on nom pue internationalement,.synonyme dlexcellence dans les. 
domaines deltenseignementet della rechercheen gestion, Première. 2 

école desgestion de niveau universitaireà ouvrirses portes au Canada RE ALT 
en 1910, l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal H3T 1V6 


constitue depuis un lieu de convergence des idées et delaction. k 
à l'écoute de l'entreprise HR 


Pounobteninplus 
d'information: 


École des Hautes 
Etudes Commerciales 


L'esprit d'entreprise 





12 —CAHIER DES FEMMES, MARS 1989 





batiu-e-s parce qu'ils/ellesparlentfrançais: 
C'estlahonted'étre francophone etlapeur 


durrejet total qui s'installent autcoeurdes 
individu-e-s.. La seule solution : s'intégrer, 
apprendre l'anglaiset,pounquelques tétu- 
e-s, se cacher pour parler français. Ce 
n'estquetrès récemment quela fierté d'é- 
tre francophone a refait surface. C'est un 
mouvement très jeune et encore très cica- 
trisé» Les femmes ne font donc pas excep- 
tion. Parler français entre elles c'est une 
chose, mais de le faire avec des létran- 
gères’ c'en est une autre; il a fallu beau- 
coup de persuasion et de patience. 


En mars 1987, les représentantes des 
communautés francophones de Cap St- 
Georges, della GrandWerre; de!l'Anse à 
Canards’et.de Stephenville/rencontraient 
pourla première fois les représentants de 
la ville de St-Jean et du Labrador. Le ré- 
sultat de cette rencontre fut très encoura- 
geant. Dès qu'elles ont réalisé que la 
communication était facile, la conversation 
s'est animée et les préoccupations et les 
idées ontjailli comme sorties d'un volcan 
éteinttroplongtemps: Alain de larencon- 
tre, chaque femme est repartie avec la 
mission derecruterd'autres intéressées et 
la promesse d'une prochaine rencontre 
provinciale. Ilne fallait plus perdre le 
contacts Etcommela grande majorité des 
femmes francophones della péninsule ne 
lisentou n'écrivent pas le français etque la 
distance entre la/péninsule, St-Jean et le 
Labrador est très considérable, c'est par 
téléphone et cassettes quelacommunica- 
tion s'est faite, 


Suite.à cette première rencontre, les 
groupes se sont formés assez rapidement. 
Le groupe du Labradorexistait déjà depuis 
plusieurs années; les femmes dercette ré- 
gion, vivant près du Québec ont eu l'oppor- 
tunité d'être en contact avec des 
organismes defemmes qui les ont aidées 
à s'organiser. Les femmes du Labrador 
sontaussimembres della Fédération na: 
tionale des femmes canadiennes fran- 





Ventes à la même conclusion : pour llins- 
tant les rencontres ne seraient que so- 
ciales. Chaque groupe a expriméile désir 
de trouver son: identité propre avant\de 
déterminersonrôle socialletpolitique” Se 
développenavant de militer. 


Enoctobred987,ily.eutune deuxième 
rencontre cette fois en présence delrepré- 
senfantes de la Fédération nationale des 
femmes canadiennes françaises et de Ac- 
tion éducation femmes. 


Toutefois” les participantes décidèrent 
qu'il étaittropitot pour s'affilierälune asso= 
ciation nationale, préfèrant prendrenle 
temps de réaliser quelques projets 
concrets pouvantintéressenl'ensemble de 
latcommunauté des femmeswranco-terres 
neuviennes. 


Cette réunion fut/la dernière réunion 
provinciale. Les femmes du Labrador ont 
dit préférer oeuvrer au sein du cercle des 
fermièresPuisll'associationtfrancophone 
deStephenvileaété dissoute etlemouve- 
mentsfrancophoness'éteint.doucementet 
entraîne, avec lui le groupe desfemmes 
francophones. Le grouperde Sean, qui 
compte des membres quiviennentälTerre- 
Neuve pour quelques années puis repar- 
tent, est aussi'en voie de disparition. Les 
autres font déjà partie du groupe de 
femmes anglophones et préfèrent l'action 
de ces groupes organisés. Les femmes 
des communautés plus isolées se rencon- 
trentencore socialementmais ne semblent 
pasintéressées à s'organiser plus officiel 
lementetà joindre un organismenational: 


Sillemouvement s'est effondré c'est 
probablement dû à deux facteurs : le pre- 
mier, c'est que l'idée de regroupementest 
venue de l'extérieuret le deuxième facteur 
a été une coordination chancelante à partir 
de St-Jean; ce qui a occasionné une cou- 
pure dans la communication entre less 
groupes. 


Suite pages 


— 





° Francophones du Manitoba 


Re œ MARIE CLAUDE 
. In irmière dans un hôpital pour enfants, Marie-Claude soutient que son 
attitude générale contribue parfois davantage que ses connaissances et sa 
formation à la guérison de ses patients. 










‘engager doublement ! 


afemme francophone enmilieu minori- 

taire a-telleunchoixà faire: s'engager. 
dans desorganismes militant pouria fran 
cophonie,oudans des organismes fémi- 
nins? 


AUManitoba, jusqu'auvdébutides.an- 
nées 80, je crois qu'on nese posait même 
pasla question. La survivance prenait 
toute laplace dans nos vies. Déjà en 1902, 
onavaitfondé la Sociétéshistorique, de 
Saint-Boniface, etnotrepremierorganisme 
politique francophoneaprisracineen 1916 
après 26 ans de guerre sourde contre la 
langue française chez nous. Nos ancêtres 
d'alors, femmes toutrautant qu'hommes, 


n'avaient qu'une préoccupation! : survivre 
entant que Canadiens-français. Les’au- 
tres inquiétudes naissantesides femmes, 
comme le suffrage universel devaient 
sembler bien secondaires à ce peuple déjà 
habitué à se protéger des influences d'une 
culture anglophone quisefaisaitde plus en 
plusenvahissante: 


De1916, lors de la fondation de l'Asso- 
ciation d'éducation.des.Canadiens-fran- 
çais du Manitoba (lAECEM), jusqu'àlafin 
des années 60ilfallaitd'abordetavanttout 
s'assurer que les enfants parlent la langue 
de leurs père et mère el sachentleur his 
toire sitristemfut-ellen C'étaitla condition 





Une révision 
s'impose 


L£ Conseil consuftatif canadien surlasituationdelafemmes'estpenchésunla 
Stratégie fédérale destinée à assurer la formationsde main.d'oeuvre cana> 
dienne, lancée il ya un an. Le Conseil partage les critiques de certains groupes 
etparticuliers selonlesquels les programmes desplanification de/l'emploisne 
correspondent pas toujours aux besoins des femmes: Des besoins qui changent 
avec l'introduction rapide et massive de l'informatique de même que les effets du 
libre-échange. 


On note que les femmes sont nettement sous-représentées dans des pro: 
grammes qui assurent une formation dans les domaines où la main d'oeuvre est 
rare. On semble se limiter à certains secteurs, notamment ceux qui sont traditio= 
nellementrésevés aux femmes etquisont malrémunérés. Plusieurs spécialistes 
dUmarché dutravailsoutiennentqu'ondevraitencouragenles femmes suivre 
Une formation dans les domaines où on prévoit que les conditons datravailetles 
Salaires seront au-dessus de la moyenne au cours des années avenir On 
souhaiteraïtégalementlacréationd'unestratégienationale globale pours'attaquer 
au problème de la ségrégation professionnelle: 


Denombreux groupes du milieu dela formation estimentquelesimmigrantes, 
elles rélugiées auraient besoin d'une aide spéciale pour faire latransition entre 
1 chômage où le sous-emploi chronique etile succès professionnel On pense 
entre atres à des conseillers neutres uneraide à la garde de jeunes enfantsiet 
autransport, à un soutien en cas de difficultés personnelles et à l'affirmation de 
soi. 


Les stages de formation sont en général trop brefs, particulièrement.ceux 
Visant à améllorerdes connaissances de base telles quelalecture, l'écritureetles 
mathématiques. 

On propose que les critères d'admissibilité aux programmes Intégration/réin- 
tégration professionnelle.et Développement de l'emploi soient remplacés par 
d'autres moins arbitraires, plus souples etfondés davantage sur. les besoins réels. 
Les allocations de formation ne collent plus au coût de la vie. Plusieurs groupes 
recommandent qu'elles soient au moins équivalentes au salaire minimum provin- 

« cial: Une condition sine quanon poursortirles femmes quiont des responsabilités, 
familiales des ghettos d'emploi. 


Andrée Germain et Guylaine Levesque 








essentielle àlasurvivance. 


Je me souviens très bien, moi quisuis 
déjà dans la cinquantaine, de cette époque 
où nous nous savions Un groupe persécu- 
té, devantse méfier de l'ennemi. In y avait 
quedeuxfamilles anglophones dans notre 
voisinage et les relations entre ces trois 
enfants et.notre cinquantaine d'enfants 
francophones n'étaientpas des meilleures! 


Nos mères avaient tropd'ouvrage à la 
maison pour s'occuper de causes ; c'é- 
taient nos pères qui avaient en main 
l'AECFM. Les femmes s'occupaientde no- 
tre éducationtet dans plusieurs familles on 
se préoccupaitdetalreinstruire les enfants 
bien au.delà du niveau»d'éducation des 
parents en espérant.les hisser ainsi au- 
dessus dela pauvreté. 


r nero (MISE 


d , alente arer" den 5 
que vers la fin de mon secondaire et je me 


souviens à quellpoint je choquais certains 
membres.de ma.famille sans parlendes 
gars du collège, quand je me mettais àtenir 
un discours féminint. Nous étions alors 
dans les années 50. etles quelques-unes 
d'entre nous quiavions décidé de poursui- 
vre une éducation universitairenous trou: 
vions haussées au niveau d'une élite. 
Mais malgré tout, nous étions encore beau- 
coup plus ssensibilisées auMait français 
qu'auMfait féminint 

Le passage des années, toutefois, n'a 
pas été sans marquernotre culture franco= 
manitobaine.Les ravages del'assimilation 
se sont fait sentivicicomme ailleurs au 
Canada:et ont eu pour effet de nous faire 
comprendre la nécessité denous organi- 
ser, politiquement etcollectivement: 


Les résultats de cette décennie des 
années 70 ont été une prolifération d'orga- 
nismes de.toutes sortes, entcommencant 
parlaSociétéfranco-manitobaineen1969; 
puis ce furent la culture, l'éducation, les 
jeunes, les”ainées, le patrimoine elles 
loisirs qui donnèrent naissance à des insti- 





tutions etdes groupes variés. Envingtans, 
nous avons structuré notre milieurfranco= 
manitobain de telle sorte.que nous 
sommes devenus une “menace” pourles 
anglophones du Manitobal A preuve, cette 
bataille linguistique des années 83-84 pen- 
dant laquelle la population anglophone 
s'est levée contre nous comme si nous 
étions un monstre detaille, nous qui 
sommes maintenant moins.que5% de la) 
population du Manitoba! 


Les femmes francophones d'ici se 
sontellessentiestirailléesentreles causes 
férainistes etles causes francophones? Je 
croisque la réponse est tout simplement 
non. |lyavaittant de tâches à accomplir. 
Ilfallait créer une ambiance de jeutenfran- 
çais pour les petits ….elles ont fondé.les 
Mini-franco-funetdes garderies françaises 
, fenir des éco! ses : 
elles se sont engagées dans les comités de 
parents et méme les conseils scolaires ; il 
fallaitvoirà ce quelesjeunes puissent vivre 
en français : elles se sont données aux 
Jeannettes, aux Guides, aux Castors, aux 
Scouts aux Danseurs de la rivière rouge, 
aux activités culturelles de tous genres il 
fallait faire avancerles dossiers politiques: 
franco-manitobains …elles se sont aventu- 
rées dans les organismes comme la Socié- 
téfranco-manitobaine: 


Francophones du Manitoba, nous nous 
sommes d'abordoccupées denosenfants, 
de notrerace. Mais au début des'années 
80, alors quelles structuresétaienten place 
etque lerestedumondes'apercevaitenfin 
que notre francophonie était bien.vivante, 
nous avons pu finalement nous pencher 
surnotressort defemmes. Nous étions 
tellement habituées, je suppose, à mettre 
en place nous-mêmes ce qu'ilnous fallait 
pour notre épanouissement que nous 
avons simplement crééudessorganismes 
féminins pour combler nos besoins! de 
Franco-manitobaines| 


Nous avons doncmis surpied un orga- 





nisme politique, Réseau, et unlorganisme 
derressourcement, Plurielles. Un groupe 
plustraditionnel, la Ligue des femmes ca- 
tholiques, existait déjà depuis bon nombre 
d'années. Nous sommes affiliéestaux re- 
groupements féminins nationauxtant an: 
glophones que francophones, mais nous 
fonctionnons chez nous en français. 


Sisnous-ressentons duMtiraillement, 
c'estäl'intérieurmème de notre francopho= 
nie. On ne peut pas s'engager partout à la 
fois, et chacune fait ses choix selon ses 
priorités et les étapes de sa vie. Mais au 
moins on sait qu'on peut travallenpourla 
femme et pourla francophonie en même 
temps. Le merveilleux, c'est sans doute 
que nous ayons réussi cela, si minoritaire 
que nous soyons: 


Dans la conjoncture historique actuelle 
etau sein d'une société où la famille éclate 
et l'Église perd saplace traditionnelle, il est 
clairquebien des Franco-manitobaines ont 
choisi, malgré tout, d'entretenir cette 
flamme d'une langue vivante et d'une cul 
ture florissante. Parce qu'elles ont foiren 
l'avenir, elles croient en la nécessité de 
poursuivrelle dialogues mais c'estun dia 
logue différent de celui de nos mères, for- 
mé des mots du siècle prochain, englobant 
enmémetempsla justicelsociale pounlal 
femmeetlasurvivance d'une langue. 


Nous/parlons maintenantun langage 
defemmesenplusd'unlangage de peuple, 
etc'estlamême langue quanous utilisons 
etquenous continuerons d'Utiliserpourles 
‘deux. Voilà notre victoire etnotre défi: 


Franco-manitobaine, Gliberte Proteau est 
enseignante de formation. Elle occupe au: 
jourd'huiun poste de recherchiste à CKSB 
- Radio-Canada à Winnipeg. Elle a tou- 
Jours vu aubien-être de la francophonie en, 
général et des femmes francophones, Elle 
estmère de quatre enfants: 


De Jeanne Lajoie, à Hélène Brodeur, Diane Marleau, Jeannine 
Séguin et une foule d'autres, la preuve est faite: 


l'histoire et l'avenir se conjuguent aussi au féminin. 


La présidente générale, 


OPEL 


Rolande Soucie 


225, chemin Montréal, Vanier (Ontario) KiL 6C4 749-1910/1-800-267-1802/FAX (613) 749-7661 





CAHIER DES FEMMES, MARS 1989 — 13 


RTE: 


e Les Territoires du Nord-Ouest 


Une démarche collective 
avant tout 


a Fédération Franco:ténoise n'avait ja 

ES réfléchi àla dimension“ FEMME» 
de son regroupement. Pourtant, les Fran- 
co-Ténoises fournissentlagrande partie du 
temps de bénévolat de la Fédérationetdes 
associations locales. Pourlapremière fois, 
la Fédération franco-ténoise intègre à sa 
programmation (1988-1989)/un projet de 
formation.et de consultation des femmes 
francophones. Un colloquetentmars pro- 
chain servira de point de départ auregrou- 
pement éventuel des femmes 
francophones des Territoires du Nord- 
Ouest. 


Le défilest de taille puisqu'il fauten un 
premientemps acquérir une connaissance 
plus approfondie de laréalité vécue parles: 
Franco-Ténoises etenundeuxièmetemps 
utilisences données pounfaire de celcollo- 
que-rencontre un événement quileurap- 
parient. 

Lundeséléments \es/plus importants 

de Ce projet est de recueillir les informa- 
tions essentielles à ce regroupement. 
Dans les Territoires du Nord-Ouest, le pro- 
blème de l'isolement est majeur. La faible 
population est disperséelsurunimmense 
territoire quireprésente latiers du Canada. 
LasFédération franco-ténoise, comme 
toute association doitapprendre äloeuvrer 
avecles paricularités régionales. De plus 





les femmes vivent dans Uncontexte social, 
économique” et culturel très particulier. 
Toute intervention doittenincompte de ces 
spécificités ainsilque de particularités ré- 
gionales non négligeables. 


Audépart, ilfallaitétablinun profilsta- 
tistique des Franco-Ténoises. Nous avons 
demandé à Denis Perreauit, directeur de la 
«Grandelournée/ les Retrouvailles»,dlin- 
corporer dans son étude des questions 
s'adressantspécifiquement aux femmeset 
denous fourirainsiles données dontnous 
avions besoin. A'la lumière des informa- 
tions recueillies, ilnous a été possible d'es- 
quissen une première ébauche dela 
situation, très malkconnue, des femmes 

dans les Territoires du Nord-Ouest. 


Lesrecensement de 1986 "de Statisti- 
ques Canadanous indique que le nombre 
de femmes francophones dans les Terri- 
toiresest'inférieur de 17% à celui des: 
hommes. Sur 4,290 Franco-Ténois des 

dEUX SEXES, on compte s35 femmes contre 
755 hommes. Autre donnée intéressante, 
ce sont les femmes âgées de 25 à 30 ans 
qui constituent le groupe d'âge le plus po- 
puleux après celuides hommes de plus de 
50/ans. Ces jeunes femmes représentent 
les membrespotentiellementles plus ac- 
ts Comment expliquer cette très forte 
représentation? Est-elle liée/au chômage 


Famille et 
travail 


D une ventilationdétaillée des données d'un sondage Gallupreffectué en 
mai988 etqui portait surla famille canadienne, Ghislain Fortin du secrétariat 
au.Développement économique (gouvernement du Québec), souligne que les 
Statistiques démontrentelarementque letravail de la femme à l'extérieurdu foyer 
constitue généralèmentunimportant supplément au revenu familial, 


Dans le cas des familles monoparentales, la moitié des mères chef de famille 
travaillent. Pour ces dernières, la participation au marché du travail fait la diffé- 
rence entre la pauvreté et un minimum d'aisance, une {ois sur deux, |llest 
cependanttroublant de constater que pour 25 % environ de ces mères de famille, 
l'activité surlemarché dutravailn'améliore enrienleursituation parrapport à celle 
des inactives, dont la plupart dépendent de l'aide sociale, 


En.ce qui concerne les couples plus traditonnels, on note que la participation 
des femmes aulmarché dutravail ne touche queltrois familles suncing.. Comme. 
ilfallaits attendre, elle/constitue un facteur d'enrichissement ‘économique fort 
significatif dans la plupart des cas, éliminant pratiquementlapauvreté cheziles 
couples concernés. On observe toutetois que, dans près de 60% des cas, les 
familles avec enfants dont la mère ne panicipe pas au marché du travail'ont un 
revenu supérieur à130.000!$ par année, ce qui laisse Supposer que l'homme y. 
bénéficie généralement d'un revenu Supérieur, compensant ainsi partiellement le 


manque à gagner de sa conjointe. 


Extrait d'un article de Ghislain Fortin 
la revue RELATIONS no 547, janvier-fà 


"Famille idéale? Parlons Argentl“tiré de 


vrier 1989, page 16. 





14 — CAHIER DES FEMMES, MARS 1989 








qu'elles’subissent plus fortement dans'le 
sud du pays? Viennent-elles chercher 
dans le Nord leurpremière expérience pro- 
fessionnelle? Toujoursselon Statistiques 
Canada, la proportion d'hommes et, de 
femmesest presque égale dans les deux: 


régions francophones des Territoires, soit 
celles demYellowknite, d'Iqaluit de Fort 
Smith, de Hay/River et d'Inuvik. Les infor- 
mations qualitatives ainsi recueillies servi- 
ront de base de réflexion, et de piste 
d'interventions aukcolloque-dukprintemps 


cessaire pour obtenir, pareffet d'entraîne- 
mentunelréflexionscontinuelleret, espé- 
rons:le, un regroupement durable. 


La-consultation participative chemine 
versle colloque quireprésente letemps fort 


FranceNremblay/animatricelcommunautairealalFédérationtranco-ténoise encompagnie de Denis Perrault directeur dela 


«Grande Tournée, les Retrouvailles» 





———————————— —"— —..—.".— —_—_—_-—"—"—_—_—-——""-—" -—]"-—-——————————————————————….…”" 


communautés linguistiques. .Onpeut.se 
demandersicettesituation modifie le statut. 
desfemmes aulsein dela communauté? 


Les compilations statistiques nous per: 
mettenbdifficilementid'appréciemqualitatis 
vementlassituationtdes.Franco-Ténoises, 
L'analyse des données recueillies par la 
Grande Tournée nous amène à nous inter- 
rogerde façon plus précise surla condition 
des femmes francophones dans les NO: 
Est-ce que les femmes subissent une 
forme d'isolement plus marquante quelles 
hommes? Connaissent-elles une plus 
grande difiicutéd'intégration au marché du: 
travaillou'dans leur milieu detravail? 


ILfautretenir que malgré untaux d'oc- 
cupation d'emploi plus élevé chezles fran- 
cophones que chezles autres ethnies, 71,4 
foudes Franco-Ténois quitravaillent à 
temps partiel'sont des femmes. De plus, 
3,5% des femmes sont des chômeuses 
tandis que 15,9% sont ménagères àtemps 
plein Leurs secteurs d'emploi sont aussi 
très caractéristiques. On-retrouve les: 
femmes entrès grande majorité dans l'ad- 
ministration publique et dans l'enseigne- 
ment. Fait très éloquent, les femmes: 
parlent majortairementile français auttra 
vail (51,3 % comparativement à 44,1 % 
chezles hommes). Pourcette raison, elles 
entrevoient positivement le nouveau pro- 
cessus de bilinguisation des services gou- 
vernementaux des TNO, 


Ces considérations fort révélatrices se- 
ront raffinées et approfondies lors d'entre- 
vues réalisées dans’ cinq principales 





prochain. 


La méthode demfonctionnement.de 
cettelétude estiintégrée à un processus 
d'apprentissage collectif: (enquête surle 
terrainpar des femmes entrégion, comité 
rédactionnel consultation reformulationet 
colloque participatitentrégion). Les instru 
ments de travail s'articulent autour d'un 
système ouvert, ausensoùles femmes du 
milieu participent à l'élaboration des résul- 
taïs, reformulent les problèmes les plus 
caractéristiques des Franco-Ténoises et 
expriment les moyens d'action possibles: 
Nous faisons le pariquelaméthodeutilisée 
fournira suffisammentide stimulants pour 
formemunsgroupe defemmes actives, 
prêtes à s'engager dansune consultation 
plus globale et à fournir des bases pour 
l'action. 


Lebutultmeducomité rédactionnel est 
d'engager activement des femmes recon- 
nues dans leurmilieu, dans la dynamique 
deschangements souhaïtés, tout en res- 
pectantlasituationparticulièredes femmes 
francophones du Grand Nord. 


Présentement, nous comptons sur l'ap- 
puide six femmes des communautés iden- 
tifiées.… Elles sont déjà engagées à la 
cueillette d'information et participent au co- 
mité rédactionnel. Elles contribuent ainsi à 
l'élaboration de documents de travail et au 
contenu du colloque, phase cruciale du 
processus. Elles seront, durant toutes les 
étapes, les artisanes de cette réflexion sur 
leur vécu de Franco-Ténoises. Ce senti 
mentd'appropriationconstitue l'objectif né. 





de!ce projet de regroupement. Les res- 
sources financières étantrestreintes, nous 
avons düllimiterlarparticipation aux ate- 
liers, à deuxreprésentantes parrégion. La 
publicationdes'actesdulcolloque devient 
donc essentielle pour garantinlerayonne- 
ment.souhaité. Elle assurera unellarge 
diffusion des résultats et des réflexions 


Lercolloque marqueralle début d'une 
vaste réflexion surlacondition des Franco- 
Ténoises et'entameraune démarche pour 
obtenimdes-recommandations.d'actions 
concrètes à débattre àll'assemblée géné- 
rale annuelle de la Fédérationsfranco-té- 
noise porte-parolevofficiel "de tous. les 
francophones des Territoires "du Nord- 
Ouest, lesfemmesy compris 


La «Grande Tournée, les Retrou- 
vailles», est un projet de recherche initié 
parla Fédération franco-ténoise etsubven- 
tionné parle ministère dela Culture etdes 
Communications du gouvernement des 
Territoires du Nord-Ouest parle biais d'un 
programmedu Secrétariat d'État Cette 
recherche a pourbut de sonderlesbesoins 
des francophones dans le processus de 
bilinguisation dugouvernementterritorial, 
etd'émetire des recommandations. 


Cet article a été rédigé avec la collabo- 
ration de Denis Perreauit directeur de la 
«Grande Tournée, les Retrouvailles». 


France Tremblay. est animatrice commu- 
nautaire à la Fédération franco-ténoise de- 
‘puis un an. 





+ Éducation post secondaire 


P PR RACHELLE 
ropriétaire de son commerce, Rachelle fait de la couture depuis l'âge de 7 
ans. Attirée par le domaine de la mode, elle a décidé de combiner son 
Savoir-faire en ouvrant sa propre boutique de Vêtements originaux. 





Faire preuve d'initiative 


Test facile d'établir un parallèle entre la 

Situation des femmes en général, dans le 
domaine scientifique etla participation des 
Franco-ontariens el des Franco-onta- 
riennes aux études posisecondaires. Les 
femmes sont peu présentes dans les 
sciences'etles mathématiques, alors que 
lesfrancophones dal Ontario seretrouvent 
enpetit nombre danses institutions post- 
Ssecondairespils sont presque absent-e-s 
desprogrammes scientifiques. Encesens, 
le statutrde minoritaire des Franco:onta- 
riens serrapproche dercette majorité que 
sontles femmes.Quant aux Franco-onta- 
riennes, elles sontparle faitméme double- 

mentminontaires. 


Au cours des dernières années, plu- 
sieurs rapports ontdémontréle faible taux 
de participationdes francophones de l'On” 

“tario aux études .postsecondaires (Chur- 









co-Ontariennes ont généralement. 50% 
des chances de leurs concitoyen-ne-s an- 
glophones de poursuivre des études post: 
secondaires. Cela signifie également que 
leniveaude scolarisation de ce groupe est 
nettementinférieur àlla moyenne: provin- 
“cialeCesétudes ont égalementiillustré le 
faitqueles jeunes francophones, quientre- 
prennent destétudes universitaires, s'ins> 
crivent généralement dans des domaines 
où.ilsvetvelles peuvent poursuivre. des 
études dans leurlangue maternelle. C'est 
pourquoionlestretrouve d'abord dans les 
humanités et lessciences sociales ainsi 
qu'enéducation Très peus'inscriventdans 
les sciences etles mathématiques et pour 
cause, laimajorité de ces programmes ne 
sontäpeuprès pas disponibles en français 
en Ontario. 
























En\regardant certaines données du 
rapport Churchill, nous constatons égale- 
ment quelles jeunes Franco-Ontariennes 
poursuiventdes études postsecondaires 
en plus grand nombre que les jeunes Fran- 
co-Ontariens. (1) Plusieurs facteurs entrent 
enlligne de compte lorsque l'ontente d'ex- 


pliquerce phénomène. Notonstoutd'abord 
qu'ilestiplus difficile pour une femmeque 
pourun homme d'obteninun emploi raison- 
nablementrémunéré Enteffetdes études 
de toutes sortes indiquent clairement qu'à 
qualifications égales, les femmes au Cana- 
dasreçoiventidessalaires nettementinté- 
rieurs et rien ne.laisse supposer que la 
situation soit meilleure pourles Franco-On- 
tariennes: 


D'autre part dans le nord de l'Ontario, 
oùll'onretrouve prés dutiers de la popula= 
tionfrancophonede!la/province, la struc= 
ture économique basée sur. le 
développement des ressources naturelles 
faittrèspeu deplace auxfemmes: Pourtant 
l'industrie forestière et le secteur minier 
offrentdes salaires fortintéressants, sans 
qu'illsoit nécessaire de posséder de di- 
plôme postsecondaire.Dans une commu- 
presqu'i lante, on comprend 
emplois attirent plusieurs jeunes hommes, 
auisortimdu secondaire. Les jeunessfilles 
n'ayant pas accès à ce genre d'emplois, 
s'inscriventen plus grand nombre dans les 
institutions postsecondaires. Pounelles a 
façon!la plus certaine d'assurenleunavenin 
économique, c'est parl'obtention d'un di- 
plôme. 


Parailleurs, lorsque.l'on examine le 
genre de formation que les femmes reçoi- 
Vent'enigénérahau Canada on.constate 
qu'elles sont beaucoup moins présentes 
dans les scienceset les mathématiques 
quedans.leshumanités et.les sciences 
sociales. Les sciences et la technologie 
demeurent encore aujourd'huides forte- 
resses masculines, quellermouvement fé 
ministe n'a que faiblement ébranlé. Les 
femmes qui se/dirigent vers les'sciences 
ont surioutitendance à choisi des "do 
maines dits féminins c'est-à-dire le secteur 
paramédical, la diététiqueietla physiothé= 
rapie. N'est-ce pas là des secteursobelles 
peuvent mettre àprofitleurs qualités dites 
féminines ! 





Terre-Neuve 


=. — Queréserve l'avenir? Les groupes 
quivont survécu sont ceux des régions 
isolées et les femmes de ces commu 
nautéssontsatistaitesdeleurs rencon: 
tres sociales; mais la participation est 
de plus en plus faible et les rencontres 
de plus'en plus espacées. Ce ne sont 
pourtant pas les préoccupations qui 
manquent-la lutte pourune éducation 
enfrançais n'est pas terminée, la vio- 
lence familiale etll'inceste affectent le 
milieu de vie, la pauvreté est courante 
de même que le chômage et les pers- 
pectives d'emploipourlesfemmessont 
très minces. 





in 


l'isolement a créé. un décalage 
dans l'éveil social. Il faudra encore 
beaucoup detemps. Mais quand on vit 
dans une toute. petite communauté, 
qu'on a passé toute sa vie avec les 
mêmes personnes, que tout le monde 
se connaîttrès bien, ce n'est pas facile. 
On se regroupe derrière des causes 
approuvées comme l'éducation oula 
sauvegarde de l'héritage culturel mais 
onne Va pas plus loin, on ne veut pas 
causer de remous: 


Lyly Fortin habite Saint-Jean, Terre- 
Neuve depuis huit ans. 





queces || 


























J [gl 

vers les sciences etles mathématiques 
c'est que notre société traine encore de 
vieux stéréotypes, quklaissent croireique 
ces domaines sont d'abordimasculins et 
que les garçons ont des!qualités innées 
pour/ce genre d'étude, Pourtant personne 
n'a jamais puidémontrer que le cerveau a 
un sexe et Dieulsait que plusieursiscienti= 
fiques ontessayéetessaienttoujours:l 


De nombreuses recherches ont dé- 
montréqu'auniveauprimaireilnyapas de 
différence entre les résultats scolaires des 
garçons etceux des filles. Aulsecondaire 
parcontre|es garçons ontide meilleures 
notes en mathématiques et en sciences, 
alors quelles filles les devancent dans les 
langues etlessciences sociales Pourtant 
cen'estpasle potentielintellectuel desuns 
et des autres qui explique cette situation, 
mais lesvattitudes et les comportements: 
Ainsi-les filles "ont très peu de) modèles 
féminins àquielles peuvent seréférer. ILy 
a beaucoup moins de femmes.que 
d'hommes qui enseignentiles sciences et 
les mathématiques. De plus les exemples 
ütilisés'dans les cours référent générale 
ment à des réalités qui s'inspirentdulVécu 
masculin, et donc quisont beaucoupiplus 
pertinentes poun|es hommes que pounles 
femmes Et malheureusement les ensei: 
gnanis (jene crois pas devoirféminiser ici) 
ne sont généralement pas conscients ou 
refusent de Voir cet état de choses. Quand 
on leur démontre, ils le nient très souvent 
enaffrmant que les filles ne.savent.pas 
s'adapter et que cela en soi indique bien 
qu'ellesne sont pas à leur place. "Pourtant 
Une étude de Mme Sharon Hogerty a déjà 
souligné queles jeunes filles sont fréquem- 
ment l'objet de taquineries de la part des 
professeurs de sciences, Leurs observa- 
tions et leurs questions s'adressent sou- 
Vent aux garçons lors d'ateliers pratiques, 
les filles”se retrouvent alors marginales 
dansune classe de science." (2) Quantaux 
quelques femmes qui persistent et qui 











réussissent malgré le système, elles doi: 













vent constamment | 
place et pour se faire entendre dans ce 
monde d'hommes. 


Entenantcompte dulfait que le savoir 
scientifique s'avère un pouvoir trèsimpor- 
tantdansnotre société, on constate queles 
femmes n'ont que peu ou pas accès à ce 
pouvoir. Deplus,uneformationscientifique 
ouvre la Voie à denombreux emplois ému 
nérateurs etenrichissants, mais encore là 
les femmes en sont presqu'exclues: 


Commentremédier àla situation? D'a- 
bord enoffrant des programmes de 
sciences etde mathématiques en français 
au niveau postsecondaire, Mais il ne s'agit 
que d'une partie de la solution. En effet il 
faut quelles programmes qui seront offerts 
auxFranco-Ontariens etaux Franco:Onta- 
rennes soientadaptés àleursbesoins. Les 
programmes quiexistentactuellementne 
répondent pas Vraiment à.leurs besoins 
puisqu'ils ne s'y inscrivent pas. Ils ne ré- 
pondent pas non plus à ceux des femmes 
puisqu'elles sonttoujourstrès minoritaires 
dans le domaine. Dans le premier cas la 
langueliéeaustatutdeminortaireexplique 
cette situation. Par contre en ce qui 
concerne les femmes et les Franco-Onta- 
rennes en particulier .la-discrimination 
sexuelle doit aussi être prise en considéra- 
tion. 


Créer des programmes de sciences el 
de mathématiques répondant aux besoins 
de la population francophone de l'Ontario, 
voilà le défi que nous devons relever. Et 
cela ne signifie nullement que ces pro: 
grammes seront de moindre qualité. AU 
CONTRAIRE | Pourcefaire, ilfaut d'abord 
tenircompte delasituationactuelleet avoir 
comme point de départle vécu des franco- 
phones de l'Ontario. ll faut donc faire 
preuve d'initiative, d'originalité etsurtoutne 
pas avoir peur de délaisser les sentiers 
battus pour inventer des programmes de 
qualité, à la mesure de nos besoins. Et 
puisqu'à peu près tout est à faire dans ce 
domaine, |l faudrait aussi saisir l'occasion 


er pour garder lebr | 







pourbâtirdes programmes/quinnelaisse- 
ront pas de côté les Franco-Ontariennes. 


Maisiil ne suffttpas de créer des pro- 
grammes» au niveau postsecondaire. En 
effetles niveaux primaire et secondaire 
doivent aussiremettre/en question ce qui 
se fait ävleur pallier, revoir leurswpro- 
grammes et s'assurer qu'ils sont assez dy- 
namiques etpertinents pourcollerauvécu 
des jeunes francophones. Les professeur: 
es doivent aussi tout faire pouréliminenle 
sexisme dans leur présentation des 
sciences et des mathématiques, comme 
danstoutes les autresdisciplines d'ailleurs. 
Sitous les manuels etnotamment ceux de 
mathématiques et de sciences ne sont pas 
modifiés pour se rapprocher de certaines 
réalités féminines etsurtoutsiles attitudes 
des professeur-e-snechangentpas,onne 
pourraespérertransformerlasituation. Car 

lusunesociélécréades diffé br 
les sexés, plus elle Valorise un monde où 
les hommes etles femmes évoluent dans 
des sphères d'activités différentes. Etes 
vraies perdantes dans toutcela, cenesont 
pas seulement les femmes qui se voient 
refuserl'accès à certains secteurs d'activi- 
tés mais toute la société puisqu'elle se 
prive d'une bonne partie dutalentsurlequel 
elle devrait pouvoir compter. 


Quant à la société franco-ontarienne 
elle n'a plus le choix car elle ne peut abso- 
lüment pas ignorer 501 derses effectifs: 
Avec l'assimilation qui fait des ravages de 
plus en plus grands et unesous-scolarisa- 
tion chronique, les Franco-Ontariens etles 
Franco-Ontariennes ne peuventMespérer 
survivre dans une société de hautètechno- 
logie/sans apportendes changements mas 
jeurs àlleur système d'éducation primaire 
et secondaire et sans se doter d'un sys- 
tème d'éducation postsecondaire quisré 
pondra a leursvéritablesbesoinset 
aspirations. Etnous faisons fausse route si 
nous netenons pas compte dufaitque nos 
systèmes sont très sexistes el que ca 
sexisme ne disparaîtra pas de lui-même. 
Une société commela société franco-onta= 
rienne ne pourra survivre sielle ne peut 
compter surtous ses effectifs .Orle 
sexisme a généralementtendance à néglis 
ger 50.% du potentiel d'une société, Seule 
Une prise de conscience et une remise en 
question quotidiennes et collectivesnous 
permettront de l'éliminer de nos systèmes 
scolaires. 


Danielle Coulombe 
(Photo «Guylaine Lévesque) 


1. Chürchil, S,, Frenette, N. et Quazi S. Éduca- 
tion et besoins des Franco-Ontariens : Le dia- 
gnostique d'un système d'éducation: Vol 2, 
L'enseignement postsecondaire, Rapport statis- 
tique, Toronto, 1985: 

2. Charleboïs, Margot. Le monde des sciences 


et de la technologie a-tillun sexe ? dans les 
cahiers de la femmes. Vol. 5, no 4, été 1984, 





pa7. 


CAHIER DES FEMMES, MARS 1989 —15 


LA 


«Je suis employée de l'unique journal franco- 
phone à lille du Prince Edward. Depuis août 
1987, j'aiaccédé au poste de directrice. J'adore 
montravailetjecompte yresterpourplusieurs 
années encore.» 


Marcia Enman, La Voix Acadienne (I.P.E.) 


“Certes, être femme et diriger ce n'est pas 
chose facile. Il y a souvent du travail supplé- 
mentaire mais je crois qu'avec de la détermina- 
tion et du dynamisme, nous réussirons à percer 
ce château fort de la presse écrite.» 


Bernice Butler, Journal Le Moniteur 
(Shédiac, NB) 


«Le4 pouvoir, onleretrouvepartout. Dansles 
Territoires du Nord-ouest, l'Aguilon joue un 
rôle de premier plan aupres de la population 
franco-ténoiseet notre ascension se poursuit. » 

Denise Canuel, Journal L'Aquilon (T-.N:O:.) 


En Hommage à toutes les femmes 


qui oeuvrent dans le domaine de l'information 


au Canada 


x N Association de la 325, Dalhousie 
Her francophone EE 


Ottawa - Ontario 
KIN 7G2 





Boréal Institute Library in 
University of Alberta 
Edmonton, Alberta k 


1160589 


T6G/2E9 





254 à Yellowknife 


Le souffle francophone des Territoires du Nord-Ouest 


50g danses Territoires 


C.P. 1325 Yellowknife, T.N.-O., X1A 2N9 


Volume4 numéro6 Vendredi le7 avril 1989 








à Iqaluit 


Par Kim Quellette 

Dès septembre 1989, 
Yellowknife bénificiera d’un 
nouveau programme d'éducation 
en français langue maternelle. À 
Iqaluit, ce projet est prévu pour 


110 


Grave pénurie de traducteurs et 


d’interprètes 


La promotion des deux 
langues officielles au 
Canada est menacée 


Ottawa (APE): La promotion des 
langues officielles au pays risque 
d’être freinée à cause d’une pénu- 
rie de traducteurs et d'interprètes. 

Un rapport préparé pour le 
Secrétariat d'État sur l'élargisse- 
ment du/bassin de pigistes daté du 
15 septembre 1988, fait état d’une 
dangereuse pénurie de traducteurs 
etd'interprètes, au moment même 
ou la demande en provenance des 
municipalités, des provinces, des 
territoires et des entreprises pri- 
vées ne cesse d'augmenter. 


L'éducation en français 


C’est pour 1990 


Pour plus de détails voir en page 2 







1990. C'est en effet ce qu'a préci- 
sé Claude Bergeron, directeur de 
l'éducation de l'Association des 
francophones d’Igaluit lors d’une 
rencontre avec L’Aquilon le 18 
mars dernier. 









































Selon cette étude de M. Jean 
Charpentier du Conseil du Trésor, 
il faudrait 1 700 traducteurs de 
plus dans cinq ans pourrépondre à 
la demande, en tenant compte 
d’un taux de croissance de 5%. Si 
l’on tient compte de l'abandon de 
la profession par certains'et du dé- 
part pour la retraite d’autres, ce 
n’est plus 1 700, mais bien 3 470 
traducteurs qu'il faudra trouver au 
pays d’ici cinq ans. Or après avoir 
fait enquête auprès des dix 
principales écoles de traduction du 


Fort Good Hope en attente 








Après 10 ans au poste de 
Commissaire, Parker se retire 


Par Line Gagnon 

Lorsque l'Assemblée légis- 
lative a repris ses travaux le 8 fé- 
vrier dernier, le Commissaire 
John Parker, lors de son discours 
d'ouverture, rendait sa démission 
officielle. M. Parker occupait ce 
poste depuis 10 ans. 

C’est en 1954, quelques an- 
nées après l'obtention de son di- 
plôme d'ingénieur des mines que 
ce dernier venait s'installer à Yel- 
lowknife. Son intérêt pour la po- 
litique municipale lamenait en 
1959 à se présenter comme éche- 
vin. “J'ai siégé durant 4 ans au 
Conseil de ville.” Il devint par la 
suite maire de la ville etoccupa ce 
poste durant 5 ans. Tout au long 
de ces deux mandats, M. Parker 
travaillait toujours comme 
ingénieur. 

Malgré son travail, il trou- 
va assez de Æmps pour entrepren- 
dre, au milieu des années 60, une  nière. “Lecorpslégislatifterritorial 
étude sur la situation constitution s'est EURE durant mes an- 
nelodesTénioires, ‘Cette recher- au À issaire a 











Peu après lasfin.de- l'étude: 
M. Parker futnomméCommissai- 
re adjoint et quittait l'indüstrié mi 


mais avec très peu de pouvoirs 
exécutifs. Graduellement ceux-ci 
élaient transférés aux membres. 
Avant ces changements, le Com- 
missaire représentait la plushau- 





rement Pennpess de membres élus suite à la page 5 


Yellowknife célèbre le 
retour du printemps 


net rate 












pays, M. Charpentier a découvert 
que celles-ci ne pourront produire 
en cinq ans que 750 finissants 
employables. On parle donc d'une 
pénurie à venir de 2 700 traduc- 
teurs, ce que l’auteur qualifie de 
“véritable crise de la traduction”. 
“La production actuelle de 150 
diplômés employables par année 
ne compense même plus l'attrition 
qui s'élève à 300",affirme encore 
M. Charpentier. 








‘Association franco-culturelle de Yellowknife a fait des heu- 
reux grâce à leur tire d'érable, voir page 8 





suite à la page 3 
















Le SIDA, des annonces en français... 

La fièvre du printemps, voir l'éditorial.…..page 4 
Le Conseil exécutif remanié page 4 
Le Yukon, a une loi sur le bilinguisme…..….page 5 





Des nouvelles de Fort Smith .page 7 













Bill Erasmus 
président de la Nation 
Déné est déçu….page 2 


Puis, il y a les chroniques cul- 
turelles, des photos printa- 
nières et un tasd'autrestrucs. 











einstance décisionnelleexplique 





suite Fe la page 1 
À Iqaluit, le 
choix revient 
aux parents 


Présentement, onoffre 45 
minutes de français par jour au 
niveau primaireet secondaire: Cet» 
te session de cours est obligatoire 
pour tous les francophones. 

Lesopinions des parents sur 
l'enseignement en français vont 
vraiment d'un extrême à l’autre: 
Certainsveulentune éducation en- 
tièrement en français, tandis que 
d'autresne désirent pas decours de 
françaislangue matemelle dutout, 
croyant ainsi donner.la chance à 
leurs*enfantsde devenirbilingue: 
Et cela, selon ceux qui favorisent 
l’éducation en français, aulrisque 
de voir les enfants peut-être per- 
dreleurculture etleursivaleurs: 


Un problème majeur: 
le manque d'information 


Selon Claude Bergeron, le 
problème majeur.se situe au ni- 
veau des parents qui.ne sont pas 
suffisamment informés sur les 
différentes possibilités et les ré= 
sultats de chacune d'entre elles. Il 
faudrait donc, au premier abord, 
quelles parents sachentexactement 
à quoi s’en tenir face à chaque op- 
tion possible. Et Claude Bergeron 
a décidé d'étudier toutes les pos- 
sibilités offertes avant d’en venir 
à une décision finale. 

Donc, le projet sera amorcé 
enprésentant aux parents diffé 
rentes options qui sont.les suivan- 
Les: 

Pas de français du tout 
Immersion 

-Cours de français langue seconde 
seulement 

-Cours de français langue 
maternelle, 45/minutes par jour 
-Cours de français langue 
maternelle, 90 minutes par jour 
Français à temps complet 

Une première réunion sera 
organisée vers la fin des classes en 
juin prochain afin d'expliquenles 
avantages et les désavantages de 
chacune des options ci-dessus 
mentionnées. Des spécialistes en 

la matière viendront discuter de 
faits vécus car chacune de ces 
options a été expérimentée par 
le passé. 


Un vote en septembre 


Suite à cela, les parents au- 
ront tout l'été pour considérer 
chacune des options et ainsi 
identifier celle qui répond le 
mieux aux besoins et attentes de 
leurs enfants. Puis en septembre, 
lors d'une deuxième réunion, ils 
seront appelés à voter pour l'une 
des options. Le choix est donc mis 
entre leurs mains. 

Suiteàcevote, une demande 
sera expédiée au Gouvemement 
des Territoires du Nord-Ouest ain- 
si qu'à la Commission Scolaire 
qui définira exactement lesétapes 
à franchir pour mettre en oeuvre le 
nouveau programme. 

En résumé, ce sera la res- 
ponsabilité des parents de trancher 
la question afin de faire avancer 
le dossier de l'éducation en fran- 
çais. C’est donc un dossier à sui- 
vre de près car Iqaluit a la forte 
intention d’avoir son programme 
de français bien à lui dès septem- 
bre 1990, ,,,, 





Par Line Gagnon 

Il y a 6'ans, le programme 
d'éducation sur la vie familiale 
voyait le jour. À cette époque, il 
touchait. principalement la .ma- 
ternité et la/santé del'enfant 

Avec le temps, le besoin 
d’un programme plus élargi se 
faisait sentir. En effet, la violence 
familiale, l'abus sexuel chez les 
enfants, l'agression sexuelle, .les 
maladies transmises sexuellement 
(MTS), s’ajoutaient aux questions 
abordées parle programme: 

Lors de son élargissement, 
un accroissement d'effectifs s’a- 
vérait essentiel au bon fonction- 
nement de ce programme. Après 
trois ans d'existence et un seul 
employé, le programmea obtenu 
duministère dela Santé l’ouvertu- 
re de trois postes de consultants. 

“Les Territoires furent par la 
suite divisés en trois régions pour 
chacun des consultants. Ces der- 
niers rencontraient des représen- 
tants d'organisations féministes, 





























Le programme d’éducation sur la vie familiale 
Un rôle important dans les communautés 











de jeunes, des Services sociaux, 
de la Gendarmerie Royale du Ca- 
nada, des infirmières.” explique 
Mme BerréPatenaude,coordonna- 
frice du programme d'éducation 
de lavie familiale: 

Le rôle de ces conseillers 
visait à donner un meilleur service 
aux Communautés ayant besoin 
d'information et de consultation 
sur une ou plusieurs questions 
touchées par le programme d'édu- 
cation de la vie familiale. 


"Les'communautés sont 
responsables! 


La-tenue d'ateliers est une 
des principales formes d'inter- 
vention utilisée parles conseillers: 
“Les communautés sont respon- 
sables de leur bien-être. Nous 
donnons ces’ateliers afin d'aider 
le processus de prise en charge.” 
Les: sessions d'information, d'a- 
près Mme Patenaude, amènentiles 
participants à prendre une part 
active dans l'atelier: 


Tina Sangris 
sait que 





Le 
Mme BerréPatenaude 

La philosophie de ces ate- 
liers repose sur les expériences 
personnelles, une compréhension 





lire et écrire 


T1 } 


“Pour se trouver un bon emploi, il faut savoir lire et écrire” 


Ê 


font une différence 


Dans les Territoires du Nord-Ouest, une personne sur trois a de la 
difficulté à lire et à écrire.Elles peuvent se sentir confuses, isolées, et 
peuvent même manquer des opportunités pour de meilleurs emplois. 


Avant que Tina s’enrôle dans des cours pouradultes, elle avait dela dif- 
ficulté à écrire l’anglais. Le cours l’a poussée à améliorer ses connais- 
sances et elle sait que ce cours lui a permis de trouver l'emploi qu’elle 
occupe présentement. 


Tina travaille maintenant comme commis-libraire pour la Nation Déné 
à Yellowknife . 


Si vous connaissez des personnes qui ont de la difficulté à lire et 
à écrire, demandez leur de communiquer avec le Coordonnateur de 
l’aphalbétisation des T.N.-O. au (403) 873-7141. 


Apprendre à lire 


Lire pour apprendre 


plus approfondie/dukproblèmeen: 
question, les ressources à l’inté- 
rieur des communautés et la 
diffusion dhinformation sur! su 
jet. “À partir de cela, nous regar- 
dons ce qui peutêtre accompli. Le 
type d'atelier que nous présentons 
facilite les changements Or, ilsne 
peuvent survenir que siles gens 
réalisent et assument leurs pro- 
blèmesentantque communauté à 

Les demandes pour latenue 
de tels ateliers sont nombreuses. 
rois conseillers poursunsi grand 
territoire et un programme si varié 
ne.peuvent malheureusement.pas 
suffir à la demande: 

En janvier dernier, le 
programme d'éducation sur la vie 
familiale participait activement à: 
la conférence sur l'abus sexuel des 
enfants tenue à Yellowknife. D'a- 
près Mme Patenaude, cette ren- 
contre a démontré le rôle impor- 
tant des conseillerset de leur in- 
tervention ausein des com- 
munautés. 









Avec 0 





. 


U 


Se 


sans 





| 





Radio-Canada, 





sur le Sida en français... 


Par Line Gagnon 
Il semblerait que les mes- 
Sages d'information enfrançais 
surle Sida sont maintenant diffu- 
sés sur les ondes de CBC North. 
Le rôle de la grève 
“La grève du Syndicat canadien 
dela fonction publique de la So- 
ciété Radio-Canada ne nous per- 
met toutefois paside confirmersi 
ces-annonces sont transmises Ou: 
non-sur nos ondes” explique M: 


John Nichols. directeur des com- 
munications du réseau anglais.de 


Radio-Canada à Ottawa. 

En novembre dernier la 
confusion régnait entre.la direc- 
tion de CBC North et celle du ré- 
seau Nord à Ottawa. Personne ne 
semblaiten.mesure.de confirmer 
oud’infirmerladiffusion des mes- 
sages d'information enfrançais 
sur le Sida. 

Ceux-cisont commandités 
parle programme territorial sur le 
Sida. Ils furent produits en inukti- 
tut, enlangues.dénés, en anglais 
eten français. 


D'AprèsMmeMare Wilson, 
directrice du secteur télévision à 
CBC North, ilyaeuun consen- 
sus pour la parution des messa- 
ges: français concernant le Sida. 
“La parution des annonces en 
français ne doit toutefois pas pa- 
raître au détriment de celles des 
langues autochtones” a déclaré 
MmeWilson: 

Un système de rotation fut 
donc établi entre les 8 languesau- 
tochtones et le français. Cepen- 
dant les-messages d'information 


ou EE 


en anglais sont diffusés plus sou- 
vent. Il fautdire que les politiques 
du réseau anglais de Radio-Cana- 
da ne favorise pas la diffusion en 
français étant donné que ce man- 
dat appartient au réseau franco- 
phone. 

De l'information 
montréalaise et non pas 
territoriale 
pouriles franco-ténois 

Or, ce service est inexistant 
dans la plupart des régions des 


A 





uilon 7 avril 1989 page 3 


SET _ 


T-N.-O. ce qui ne permet pas à la 
population francophone de rece- 
voir l'information. requise. con- 
cernant cette maladie mortelle. 
En effet, même certaines émis- 
sions voire même les annonces de 
Radio-Canada français existants 
dans certaines communautés ne 
proviennent pas d’un réseau terri- 
torial. Comment pourraient donc 
passer les messages d'information 
ténois sur le Sida quand Radio- 
Canadafrançais est directement 
transmis de Montréal? 




























doublé: 


ces cases. 


Maintien de l’identifica 


Société canadienne des postes 


Bulletin 
rural N° 





Au début de l'année 1988, la Société canadienne des Postes prenait un certain nombre 
d'engagements auprès de sa clientele des zones rurales: rendre son service plus accessible, 
augmenter le nombre des comptoirs postaux, offrir plus d'occasions d'affaires aux marchands 
locaux et améliorer son efficacité. 


La Société canadienne des Postes tient 
toutes ses promesses et en fait même plus. 


Dépuis le début de ce programme d'amélioration de nos services, voici ce que nous avons 
34 
Plus de commodité. Dans les régions où le service postal est offert à des comptoirs 
installés dans des commerces locaux, les heures d'ouverture ont, en moyenne, plus que 
» 





Plus de comptoirs de service. Plus de 180 nouveaux comptoirs de service au 
détail ont ouvert leurs portes dans les régions déjà desservies par un bureau de poste, et 
quelque 10 nouveaux comptoirs dans les régions qui ne létaient pas. 


Plus de volume d'affaires pour les commerçants locaux. 1e tait 
de transférer, dans 240 communautés, les services au comptoir d'une société diEtat à des 
commerces privés a contribué à accroître l'achalandage chez les marchands: 


Plus d'efficac 


116. En laissant aux commerçants locaux le soin de s'occuper dela vente au 
détail des services et des produits postaux, la Société canadienne des postes peut se concentrer 
sur l'amélioration de l'efficacité du ramassage, du traitement et de la livraison du courrier. 


CE N’EST PAS TOUT... 


Cases postales gratuites. Les clients qui doivent principalement compter sur 
les cases postales pour la réception! de leur courrier n'auront plus à payer le service pour 


tion de la communauté et de la livrai- 
SON. IA livraison locale et l'identification de la communauté ont été maintenus partout où 
le système a été modifié. 


Satisfaction des 


ture de comptoirs postaux pl 
la Société canadienne des postes de ré 


Postes Canada est dans les zones rurales du 


besoins des clients. L'installation de cases postales, louver- 
lus accessibles et l'extension des routes de livraison permettent à 
pondre mieux que jamais aux besoins de ses clients. 


Canada pour y rester. C’est promis. 


Société canadienne des postes / Canada Post Corporation 


Notre engagement: vous donner un meilleur service. 





suite dela page 1 


Pénurie de 
traducteurs 


À lui seul le Secrétariat 
d'État, qui joue un rôle de premier 
plan dans la promotion des deux 
langues officielles au pays, devra 
trouver d'ici cinq ans au moins 
1 000 traducteurs. 

Selon l'auteur, la com- 
pression des effectifs et un recours 
accru au secteur privé, combinés à 
cequ'ldécritcomme un véritable 
boom? dans l’industrie de la tra- 
duction, ont créé une pénurie de 
traducteurs qualifiés et une escala- 
de des tarifs. 

Malgré ce boom dans l'in- 
dustrie, lesuniversitésne prévoient 
aucun accroissement de la 
demande, à cause du désintéres- 
sement des jeunes pourlesilettres: 
Seul. un programme de bourses. 
pourraity remédier, selon l'auteur. 
de l'étude. ? 

M. Charpentier recomman- 
de que le Secrétariat d'État enta- 
me des consultations avec les asso- 
ciations professionnelles, les en- 
trepreneurs, les employeurs com= 
melesprovinces, etles universités, 
pour les sensibiliser à l'urgence 
d’assurernunerelèveentraduction, 
et à la nécessité d’un partage des 
coûts. Et c'est urgent. 

Le problème est similaire 
chez les interprètes. Le recours à 
la pige en interprétation atteint 
maintenant 50%, et le taux dere- 
fus de services aux ministères= 
clients dépasse 15%. Conclusion 
de l'auteur: “ce n’estpas lebassin 
de pigistes qu'ilfaut élargir, mais 
le bassin tout court! 

La demande est à la hausse, 
Surtout que le Secrétariat d'État 
subventionne l'usage de l'in- 
terprétation simultanée à titre de 
promotion des langues officielles: 
“En élargissant l'admissibilité à 
ces subventions, lit-on dans le rap- 
port, la Loi C-72 (langues offi- 
cielles)stimulera encore davantas 
ge une demande qui excède déjà la 
capacité d’un bassin de pigistes 
restreint”. 

Depuis l'avènement au 
pouvoir des Conservateurs, la de- 
mande en interprétation s'est ac- 
crue de 14% par année pour les 
Chambres, les comités et proba- 
blement aussi les ministères, 
affirme M. Charpentier. 





réunion au sous-sol de la 
clinique médicaleGreatSlave 
de Yellowknife. Tous les 
dimanches soirs à 19h00; 


veulent cesser de boire, 


Page 4 L'Aquilon 7 avril 198 
tu £ 


LT a 








Éditorial 


Rédactrice en chef: 
Journaliste: 
Collaboratrices: 


Denise Canuel 
Line Gagnon 
Agnes Billa 
Kim Ouellette 
Cécile Girard 
Linda Pettersen 
Yves Lusignan 


La fièvre du printemps 


Avec des températures qui oscillent autour de moins Vingt degrés Celsius on se demande s’il existe vrai- 
mentune fièvre du printemps. Et pourtant oui! Les Territoires du Nord-Ouest, comme partoutailleurs, sontvicti- 
mes de ce mal bien particulier. 

Tout d’abord clarifions ce qu'est la ‘fièvre du printemps”. Ce n'est pas l’époque où les adolescents et les 
adolescentes de tout âgetombenten amour. Cen'estpasnonplusun mauvais rhume, même sitoutle monde sem- 
ble en être victime. Et ce n’est sûrement pas le temps de l’année ou les payeurs de taxes font , enfin, leur rapport 
d'impôt. Non, rien de cela ne décrit la vraie fièvre du printemps. C'est-à-dire celle qui faittranspirerles fronts/rou- 
gir les joues et palpiterles tempes. Cette fièvre du printemps qu'on soitàYellowknife, Mancouverou Ottawa (surs uilon est rendue possible grâce à une subvention du Secrétariat d'État. 
tout Ottawa) nous en sommes tous victimes directement ou non. Cette fièvre elle se nomme la fin de l’année fisca- Saufpourl'Éditonal, lestextes n'engagent que la responsabil- 
it Fes sr a etne ne pe ST ER 

Ah oui la sacro-sainte année fiscale, une année de douze mois s'étalant sur deux ans, Y comprenez-Vous ne BR SE RE ET Re fit D ae 
quelque chose? Les sous, (les vrais sous, ceux que les gouvernements et les entreprises possèdent) çane se dépen- Turleréicnoniernenele donde con ser ou d'abiésertontiexte. 
se pas de janvier à décembre. Pourquoi en effet faire comme tout le monde et simplifier les choses? Après tout, Dans certains cas où les circonstances le justifient, L'Aquilon accèdera 
l'impôt couvre une période de douze mois étalée entre janvieret décembre, votre calendrier lui aussi, pas l’année à lune requête d'anonymat Toute reproduction partielle est fortement 
fiscale, Cette demière vous prend à l'assaut aulpremiensigne de fonte des neiges” Avec la disparition (réelle ou recommandée à condition de citer la source. 
imaginaire) des traces hivernales vient la découverte incroyable des fonds de tiroir à dépenser en vitesse. 

Vous savez ce qu'est une coupure fédérale. C'est lorsque que Je ministre des Finances, M. Wilson, décla= 
re qu'il fautréduire à toutprixles dépenses. Pourtant est-ce que quelqu'un dans ce charmant ministère lui a parlé 
de notre fièvre du printemps nationale, des commentaires quiemplissent.les,corridors desplus d'un ministère: 
“Ces fonds doivent être dépensés avant la fin de l'année fiscale ouilsretournent danse grand chaudroncommun…, 
“Rien de pire que de ne pas se servir de tout son budget”. Etoui M: Wilson taxez les pauvres citoyens canadiens à 
chaque sou quientre et quisortpéniblement deleurpoche trouée et malraccommodée, mais ne trouvez pas de cu- 


Correspondant national: 


LAquilontestmembre associé de ]lVAssociation dela presse 
francophone hors Québec (A:P.F.h:Q.) etsonlirage est présentement 
de 1 '000/exemplaires…au premier Vendredi duumois et.de 3,000 
exemplaires au Lroisièmevendredi dumois Pspublicationde YA 





Si vous avez des choses à nous raconter 
Écrivez-nous 
L'Aquilon 
C.P. 1325 
Yellowknife, T.N.-O. 


re Ala fièvre du printemps. On ne sait jamais ce remède pourrait bienichangennotre vision nationale du budget 
équilibré. 


Avant la découverte de la solution miracle, un nombre incroyable de firmes-conseil tant dans le domaine 
de l'architecture, de la publicité, que de celuide la planification des parcs continueront à être débordés de projets. 
Sion parlait de projets superbes, bien préparés, etétudiésque pourrait-onreprocherà ces dépenses de dernière heu- 
reSans doute très peu de choses; la réalité est toutefois l'inverse. Avec la fièvre printanière, des projets de petite 


X1A 2N9 





BO 


NEMENT 


Abonnez-vous au journal, et tenez- 
vous au courant des nouvelles concernant 


semaine sont jetés'en pâture aux fournisseurs affamés avec comme excuse “la fin de l’année fiscale 
Encore une fois cette année nous devrons nous croiserles doigtsetattendre quemars setermineet cessecet- 


te folie. Toutefois pourtourner le fer dans la plaie, ce beau mois de l’équinoxe printannierestsuiviparavril: Avril, 


vous connaissez? C'est l’époque du discours du trône et oh de grâce épargnez-nous: du'budget fédéral... 


ou de table! 


Fautpas tants'en faire, ilreste letemps des sucres. Alors joyeuses parties de sucre: d'érables, de bouleaux, 


Denise Canuel 


Le programme d’aide aux 
étudiants autochtones est gelé 


Par Line Gagnon 

Les’autochtones, partout au 
Canada, s’inquiétent des possi- 
bilités pour eux d’une éducation 
post-secondaire. En effet, le 20 
mars dernier, M. Pierre Cadieux, 
ministre fédéral des Affaires in- 
dienneset du Nord'annonçait des 
modifications au programme d'ai- 
de aux étudiants autochtones de 
niveau post-secondaire. 

Depuis quelques années le 
nombre de ces élèves s'est accru 
considérablement. En 1988-89 
environ 15 000 étudiants autoch- 
tonesentreprenaientune éducation 
post-secondaire comparativement 
à 3 500 étudiants en 1977-1978. 
Cette augmentation a naturelle- 
ment fait augmenter le budget du 
ministère. 

Près de 130 millions de dol- 
larssontmaintenantalloués au pro= 
gramme d'aide aux étudiants au- 
tochtones poursuivant leurs études. 
Leministredéclaremaintenantque 
celte somme ne peut pas être 
dépassée. 

“L'époque de croissance ra- 
pide et d'accès illimité au pro- 
gramme estrévolue. Le program- 
me doit tenir compte des crédits 
annuels votés.” Cet accès limité 
signifie qu'un certain nombre 
d'étudiants autochtones devront 
avoir recours au même type d’ai- 
de disponible à tous les autres Ca- 
nadiens. Le ministre stipule tou- 
tefois que cette situation est tem- 
poraire. 

Les autochtones, partout au 
Canada, sauf ceux des Territoires 


du Nord-Ouest, de la Baie Jameset 
du Nord du Québec profitent de 
ce programme. D’après M. John 
Rayner, sous-ministre adjoint au 
service des Indiens pour le minis- 
tère des Affaires indiennes et du 
Nord, les étudiants ténois ne sont 
pas touchés par ce changement: 
“Le gouvernement fédéral donne 
des fonds au gouvernement 
territorial et ce dernier implante 
son propre programme d'aide aux 
études postsecondaires” explique 
M. Rayner. Environ un cas par 
année seulement, ayant essuyé un 
refus du programme territorial, 
appliquera au bueau régional du 
ministère des Affaires indiennes 
pour de l'aide fédérale. 


2,6$ millions en bourses 


M:DanDaniels, directeurde 
l'aide financière pourles étudiants 
au ministère territorial de l'Édu- 
cation, n’envisage pas de coupures 
au programme d'aide actuel. Ce- 
pendant, le budget est étudié cha- 
queannéeetlenombre d'étudiants 
augmente également dans les 
T-N.-O.. En effet, 340 autochto- 
nesentreprenaient des études post- 
secondaires pour l’année 1988- 
1989. De plus, l'an dernier 2,6 
millions de dollars furent distri- 
bués sous forme de bourses. “No- 
tre programme ne sert pas seu- 
lement à la population autochto- 
ne. Toute personne née dans les 
T.N.-O. a accès à l’aide financiè- 
re.” Il faut noter qu'il y a aussi 
un programme d'aide s'adressant 
aux-résidents.quine,sontpas nés 


dans les T.N.-O. mais qui ont 
fréquenté les écoles territoriales 
élémentaires ou secondaires. 


Pour les Dénés, plus 
qu'un privilège, un droit 

D'après M. Bill Erasmus, 
président de la Nation Déné, le 
problème réside non pas dans les 
sommes actuelles mais bien dans 
celles garanties dans le futur “Le 
gouvernement territorial subven- 
tionne-nos étudiants. Toutefois, il 
n’y a aucune législation en place 
nous assurant que ces fonds de- 
meureront disponibles. L'accès a 
l'éducation post-secondaire est un 
véhicule important pour la parti- 
cipation de notre peuple à la socié- 
té occidentale” a déclaré le pré- 
sident. À l'époque où le nombre de 
diplômés autochtones devient en- 
fin significatif, “les gouverne- 
ments territorial et fédéral, nous 
affirment qu'une éducation post- 
secondaire n'est pas un droit ac- 
quis pour nous mais un privilège” 
déclare M: Érasmus. Ce dernier a- 
joute que des pressions tant au 
niveau national que territorial 
sont en marche. Etque pour leur 
part la Nation Déné travaillera, par 
le biais des traités déjà existants 
et par la clarification des droits 
aborigènes de l'entente de principe, 
à solutionner ce problème. 
Lahausse du nombre d'étu- 
diants et l'incertitude manifestée 
quant à la durée-duMprogramme 
territorial d'aide aux étudiants re- 
présentent peut-être des indices de 
futuers coupures? 





la francophonie ténoise. 


Le Conseil 


Bi-mensuelle, par année: individu 


15,00$ 


institution/agence 
gouvernementale: 25,00$ 





RTE 


exécutif, 


remanié à nouveau 


Le 20 mars dernier, le chef 
du gouvernement des T-N:-O,., 
MDennis Patterson, annonçait 
des changements au sein du Con- 
seil exécutif. Ce remaniement é- 
tait causé par la création de nou- 
veaux ministères, annoncée un peu! 
plus tôt, durant cette session de 
l’Assemblée législative. Cepen- 
dant, aucun/nouveau ministre ne 
fut nommé pour s'occuper de ces 
portefeuilles fraîchementcréés. Ces 
ministères ont été distribuéstentre 
les huit membres de l'exécutif. 

Aïnsi, M. Stephen Kakfwi, 
chef adjoint du. gouvernement, 
assume désormais la responsabi- 
lité des Services publics et de la 
sécurité. De plus, dès le premier 
juin il se porte garant de la Com- 
mission des accidents du travail. 
M. Kakfwi conserve le ministère 
de l'Éducation et celui du déve- 
loppement constitutionnel et des 
droits autochtones. Il ajoute à ces 
responsabilitéscelles de président 
du Comité du Conseil exécutif sur 
le développement politique et 
constitutionnel: 

M. Pattersonluia aussi con- 
fé les négociations avec la po- 
pulation déné et métis sur le con- 
cept de la primauté du pouvoir po- 
pulaire dans leur communauté, Il 
assisteraégalementaux discussions 
avec le gouvernement fédéral 
concernant les services offerts aux 
autochtones dans les T.N.-O.. 

Par ailleurs, le’ nouveau 
ministère des Transports est con- 
fié à M. Gordon Wray, ministre 
du Développement économique 


et du tourisme ainsi que des Af- 
faires municipales et communau- 
taires Mme Nellie Cournoyea hé- 
rite, pour sa part, du ministère de 
l'Énergie, mines 'et ressources pé- 
trolières. Elle garde toutefois ses 
responsabilités de ministre de la 
Santé, des Travaux publics et dela 
voirie et de la Société d'Énergie. 

En ce qui concerne la Ré- 
gie des services publics, elle a été 
transférée à M. Michael Ballanty- 
ne, ministre de la Justice et des Fi- 
nances. La Régieétait, auparavant, 
la responsabilité de Mme Cou- 
moyea. 

Jeannie Marie-Jewell 
demeure en poste 


Malgré les controverses qui 
entourent -MmeJeannie Marie 
Jewell, celle-ci conserve les mi- 
nistères des Services sociaux et du: 
Personnel. Elle se charge aussi 
de l'énoncé et de la mise en place 
de nouvelles politiques et de nou- 
veaux programmes pour des ques- 
tions d'importance sociale telles 
le suicide, l’abus sexuel des en- 
fants, les services de garde à l'en- 
fance, la réforme du système de 
bien-être social. 

M. Tom Butters garde les 
ministères des Services gouverne- 
mentaux et de la Société d’habi- 
tation des T.N.-O..M. Titus 
Allooloo, pour sa part, s'occupe 
toujours des ministères de Culture 
et Commu-nications et des 
Ressources renouvelables.Ces 
changements entraïent en vigueur 
le3 avril dernier. 


Ed 


Re 
suite de la page 1 





Le Commissaire 
Parker quitte le Nord 


M: Parker. Après 12 ans comme 
Commissaire adjoint, 11 fut nom- 
mé Commissaire en 1979. 

Il\va/sans dire que des chan- 
gements sont/aussi survenus lors 
dece mandat. Avec les pouvoirs 
grandissants dugouvernement 
territorial, son successeur, d’après 
lui, jouera plutôt le rôle d’un 
lieutenant-gouverneur: 

M Parker soulignait égale- 
mentlarreconnaissance croissante 
des T.N.-O: comme juridiction 
distincte dans les relations pro- 
vinciales et nationales. Le Com- 
missaire remarquait cependant 
l'absence de participation du 
gouvernement territorial à. la 
Conférence -constitutionnelle des 
premiers ministres provinciaux. 
Les-membres élus au gouverne- 
mentterritorial, selon lui, seronten 
mesure de modifiencette situation. 

Enijuillet prochain, M: Par- 
kerne laisse pas seulement la vie 
politique mais quitte aussi les 
IN-0O.. "Après tant d'années de 
services, mes projets et objectifs 


ont plus ou moins été réalisés: 
C'est le temps dun change- 
ment” a:t-il déclaré. Cet été, lui 
et son épouse s'installeront dans 
leur toute nouvelle résidence 
près de Victoria en Colombie- 
Britannique. 

“J'ai donné un pré-avis de 
six mois pour faciliter mon rem- 
placement. La sélection finale de 
son successeur appartient au mi- 
nistre des Affaires indienneset du 
Nord, M. Pierre Cadieux. Aux 
dires de M. Parker, le ministre 
consultera le Conseil exécutif du 
gouvernement territorial sur cette 
importante décision. “La personne 
choisie devra posséder une com- 
préhension approfondie du 
fonctionnement du gouvermement 
territorial et sera sûrement un 
résident des T-N.-O..” 

Il se dit satisfait de ces dix 
ans au poste de Commissaire. 
“J'ai eu beaucoup de plaisir dans 
le Nord. J'y ai même rencontré 
mafémme”termine-t-il, le sourire 
aux lèvres. 








L'Aquilon Zavril 1989 page 5 


La loi de l'offre et de la demande 


Par Cécile Girard 

(APE) Yukon- Une brise nouvelle 
souffle sur le Yukon depuis l’a- 
doption en mai dernier de la Loi7. 
Cette loi, qui n'instaure pas le 
bilinguisme officiel, assurera ce- 
pendant toute une gamme.de ser- 
vices propres à satisfaire la popu- 
lation franco-yukonnaise. 

La Loi7estune entente lin- 
guistique conclue entre les gou- 
vernements fédéral et territorial: 
Elle reconnait la présence du fran- 
çais au Yukon et, en fait, réitère 
son statutdelangue officielle. Elle 
reconnait aussi l'importance des 
languesautochtones,-et.veut.que 
des mesures soient prises pour 
préserver ces dernières .Lamiseen 
oeuvre et l’application de la loi 
devraient être progressivesetse ré- 
parür sur cinqans. Le ler janvier 
1991, la législature yukonnaise 
devrait déjà adopterses lois et rè- 
glementsen/françaiset en anglais. 
En 1994/toutes les loistexistantes 
devraient avoir été traduites afin 
d’être bilingues. 

L'Association des Franco- 
yukonnais, impliquée. depuis le 
début dans! lestconsultations avec 
le gouvernement néo-démocrate 


de MTony Penikeit, organisait 
récemment (le 4 février demier) un 
forum pour informerla population 
sur Ja teneur de l'entente linguis- 
tique. L'invité-clef était le con- 
sultant engagé par le gouverne- 
ment territorial dans ce dossier, 
M. Gérard Lécuyer. 

M: Lécuyer considère que 
l’article 6 est celui qui touche de 
plus près les Franco-yukonnais-es. 
Cetvarticle.traite des -communi- 
cations du public avec les insti- 
tutions du gouvernement du Yu- 
kon. En termes pratiques, ces 
institutions sont les ministères du 
gouvernement, les sociétés dela 
couronne et les différentes com- 
missions remplissant des fonc- 
tions gouvemementales. Tous leurs 
bureaux-chefs devraient pouvoir 
offrir des services bilingues. Les 
Franco-yukonnais devraient donc, 
dansun avenirrapproché, pouvoir 
y exprimer leurs demandes en 
français. Cependant l’article 6 par- 
1e aussi de “demande suffisante”, 
ce qui n'est pas sans susciter 
quelques inquiétudes danses mi- 
lieux.francophones,-puisqueper= 
sonne au gouvernement ne sem- 
ble savoir vraiment ce que signi- 


fie “demande suffisante”. 

À l'Association des Franco- 
yukonnais, on soulève le point 
suivant: la demande prendra un 
certain temps à s'établir puisque 
les gens n'ont pas l'habitude 
d'utiliser leur langue dans les 
communications quotidiennes a- 
vec le gouvernement. Il faudra 
donc les informer et leur proposer 
dès le début des services de qua- 
lité en établissant une offre active. 
Une petite pancarte bilingue surle 
comptoir est. malheureusement 
trop souvent ce qui fait office d'of- 
fre active. 

Les Franco-yukonnais pré- 
sents au forum ont signifié qu'ils 
utiliseraïent les services en autant 
qu'ils n'aient pas à attendre une 
demi-heure de plus que leurs com- 
patriotes anglophones pour l’ob- 
tention du même service. Par 
ailleurs, ils se sont aussi dits prêts 
à se contenter de moins de services 
au départ en autant que ceux-ci 
soient de bonne qualité, 

Les consultations conti- 
nuent de part et d’autre, et pour 
l'instant on enest encore au par- 
lage de l'assiette fédérale qui est 
évidemment la plus copieuse. 





as 


Description detâches: 


OFFRE D'EMPLOI 


Agent ou agente de projet 


LaFédération Franco-TéNOise, organisme sans but lucratif quioeuvre 
‘à la défense et à la promotion du français dans les Territoires du Nord 

wOuest depuis près d'une décennie, est à la recherched'un-e agent ou 
‘agente de projet chargé-e de l'implantation d'un système scolaire fran- 
cophone dans les Territoires du Nord-Ouest. 


Répondant audirecteur général de la Fédération, l'agentoul'agente de projetchargé-e de l'implantation 
d'un système scolaire francophone dans les Territoires du Nord-Ouest aura comme responsabi-lité 
majeure la mise surpied'diune structure permanente autonome qui prendrait en chargele développement 
de l'éducation en français dans les Territoires du Nord-Ouest. 

De concert avec le directeur général, l'agent ou l’agente de projet devra: 

1: Encadrer les bénévoles des Associations membres de la Fédération Franco-TéNOise dans leurs 
démarches sur les'besoins en matière d'éducation en français; 
2. Formeretconstituerun conseil scolaire pour l'ensemble des Territoires du Nord-Ouest, 
3. Organiser un colloque territorial! sur la question de l’éducationen français dans les Territoires du Nord- 
Ouest, 
4 Développerdes outils de travail pourle fonctionnement des comités de bénévoles; 
5. Faire de la représentation auprès desintervenants du milieu de l'éducation dans les Territoires du Nord- 
Ouest et des instances gouvernementales; = 
6. Accomplintouteautretâchetelle qu'assignée parle directeur général. 


FRS 
Conduisez selon les règles 


La nouvelle réglementation relative aux véhicules tout 
terrain (VINT) est maintenant en vigueur. En Vertulde la Loi 
sur les véhicules tout terrain, si Vous conduisez un véhicule 
tout terrain à trois ou quatre roues à l'intérieur de Votre muni- 
cipalité, vous devez vous conformer aux règles suivantes: 


e Ilest obligatoire de posséder une police d'assurance et 
un certificat d'immatriculation pour votre VTT. Vous de- 
vez les avoir avec vous chaque fois que vous prenez.le 


volant: Profildésiré: 


La personne qui occupera ce poste devra avoirune connaissance des Territoires du Nord-Ouesten général. 
Elle devra avoir une expérience detravail danse domaine des systèmes de l'éducation en français dans 
un milieu minoritaire ainsique dans le secteur du développement communautaire Unelexpérience dans: 
l’enseignement serait un atout. Elle devra posséder des habiletés de planification, d'organisation et de 
gestiondeprojetetenaura/fait preuve antérieurement. La personne doittre autonome, structurée et prête 
à travailler au sein d'une équipe dynamique 





La plaque d'immatriculation portant .une vignette de 
validation doit être apposée à/l'arrière de votre MIT. 


Mous devez être âgé d'au moins 14 ans pour conduire un 
VIT à l'intérieur de votre municipalité. 


Deux personnes au plus peuvent prendre place sur votre 
VIT. : Conditions de l'emploi: 

Ladurée du contrat de travail est d'un an; 

La date d’entrée en fonction est le premier mai 1989; 

Le salaire est de 30,000,00$ pour la durée du contrat, 

L’allocation logement est de 400,00$ par mois; 

Plusieurs déplacements sontà prévoir dans les Territoires du Nord-Ouestet dans les provinces du Canada; 
Le lieu de travailest Yellowknife; 

Ce poste est contractuel par opposition à un poste permanent. 


Soumission de candidature: 

Prière de faire parvenir Votre curriculum vitæ et autres renseignements pertinents avant le 15 avril 1989 
à: 

Richard Barrette 

directeur général 

Fédération Franco-TéNOise 

C.P. 1325 

Yellowknife, T.N.-O. 

X1A 2N9 

Tous et toutes recevront un accusé de réception. Pour de plus amples renseignements, vous pouvez 
comuniquer avec le directeur général au numéro suivant: (403) 920-2919; Fax (403) 873-2158. 


Un enfant en bas âge porté dans un «amauti», ou tout 
autre porte-bébé semblable, peut légalement accom- 
pagner deux personnes prenant place surun VIT, et est 
exempt du port du casque: 


Les conducteurs et les passagers doivent porter des 
casques réglementaires: 





Pour de plus amples renseignements, ou pour obtenir un 
certificat d'immatriculation pour votre MIT, prière de 
communiquer avec le Bureau des véhicules automobiles le 
plus près de chez vous, ou écrire à l'adresse suivante : 


Division des véhicules automobiles 
Services gouvernementaux 
Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest 


C. P. 1320 
Yellowknife (T. N:-O:) 
X1A 2L9 

(403) 873-7406 


[es] 


Norrwesl 
Jerriiories Government Services 
MolorVehicles Division 





Page 6 L'Aquilon 7 avril 1989 








Restez à l'écoute 
À mi- LE entre poésie et musique 











Amère America 


Luc de Larochel'ière 







Amère America est le premier disque de Luc de Larochellière. Cet 

effort de la partdu jeune. uteur-compositeur québécois mérite qQuionsby, 
Ÿ arrête. Lestextestraitent desujets d’actualité (Lesélections)et d’autres 
& plus abstraits (Le sablier fendu) et la voix de Larochellière pleine de 
chaleur emporte les paroles. Pour soutenir l'ensemble desitextes une 
À musique variée: parfois sobre et douce, parfois vivante, folleetexotique. 
1 Et oui Luc de Larochellière a eu l'habileté denne pas négligerle 
|'verbe pourlamusique etvice-versa Amère America, un disqueintéressant 
À pour ceux quiaiment le mariage de la musique et dela parole: 
















Enfin de la musique classique 









0 


Orchestre symphonique de Montréal, Charles Dutoit 









QuediredeBizetquin/apasdéjà été dit? Comment décrirele talent 
de chef d’orchestre de Charles Dutoit en des mots nouveaux? 

Il ne reste ici que peu à raconter, si ce n’est que dans cette 
interprétation de Bizet, l'Orchestre symphonique de Montréal sous la 
direction de Charles Dutoita réussi un tour de force. L'enregistrement 
est superbe et l’orchestration est magnifique. Georges Bizet serait 
sûrementplusqu'heureuxdecette production. Etsimalheureusementles 
acteurs etla scène sont absents, la fougueet la tendresse eux n'ont pas été 
mis de côté. 

Cette chroniqueestrendue possible grâce àll'aide du gouvernement duQuébec 














Pour le plaisir de lire 


Gabrielle Roy 
Les Éditions du Boréal 


Gabrielle Roy estprobablementune des écrivaines les mieux con- 
nues du Canada français. Etavec la publication de Ma chère petite soeur, 
nous avons à notre disposition une nouvelle facette de la personnalité de 
Gabrielle Roy. 
Eneffetcelivreestle recueil de lettres écrites par Gabrielle Roy à 
Bernadette (une deses soeurs) de 1943 àlamortde cette dernièreen 1970. 
Cette correspondance parfois émouvante nous permet de découvrin 
l'attachement toutparticulier de Gabrielle pour sa famille. Dece recueil 
permettra à toutamateurde l'oeuvre de Mme Roy d'yretourner avec, en | 
tête, une visionchangée. 
La seule faiblesse de Ma chère petite soeur réside dans la 
correspondance publiée. C'est-à-dire que celle-cine provient que de Gabrielle Roy. Aucune deslettres de 
sarsoeur ne sontreproduites. 
Quoiqu'ilen soit, voilà un livre superbe destiné à ceux qui aiment l'auteur de Bonheur d'occasion 





hini 
Yves Thériault 
Bibliothèque Québécoise 


| 
NVES arr 
ASHINL 


Mves Thériault mieux connu par le grand public pour son livre 
Agaguk a aussi publié en 1960 un autre classique de la littérature 
québécoise: Ashini. Des adaptationsradiophonique et cinématographi- 
que, basées sur le roman, ont aussi été produites. 

Ashiniestunehistoire de lutte poursauvegarder sa/culture et sa 
langue. Par un langage poétique et sobre, Yves Thériault transmet la 
vision d'un homme seullvoulant donner une voix à son peuple Monta- 
gnais.  Ashini, signifiant le roc, est-un-homme ayant l'espoir de 
rencontrer le “Grand chef blanc” afin de discuter de son pays. Une 
histoire parfoisd'unelenteurépuisante quitraduitquandmèmela vision 
de tout un peuple. 


“1 


Os sé 





Cettechroniqueestrendue possible grâce l'aide du,gouvernement du Québec 


Un nouveau représentant du 
Commissaire à Edmonton 


Ottawa (APF): Le bureau régionalldu Commissariat aux langues officielles à Edmonton est maintenant sous 
la direction d'un nouveau représentant du Commissaire pour la région de l'Alberta, de la Colombie-Britanni- 
que, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon. 

Deni Lorieau; qui agissait depuis 18 mois à titre d'agent aulbureau d'Edmonton, en assume la direction 
depuisle débutdu mois de mars. À ce litre, ilagira comme ombudsman linguistique fédéral, et promoteur de la 
réforme du régime linguistique. Ilsera appuyé par deux agents permanents etun agent de liaison à temps partiel. 

Selon le Commissaire aux langues officielles, D'Iberville Fortier, le nouveau directeur conhaît bien les 
besoins de laminorité de langue française dans toute sa diversitérégionale, et les aspirations des gens de l'Ouest 
de langue française. 


RE E 


ns 





SR | 


Apprenons notre français 
Les groupes du verbe 


Dans!la!chronique précédente de “Apprenons notre français”, le 
verbe a été défini comme le moteur dela phrase, Nous jetons aujour- 
d'huiunregardsurla forme du.verbe: 

Le verbe peut prendre différentes formes. Ensemble, ces dernières 
senomment la conjugaison. Afin de se faire une idée du processus de la 
conjugaison, ilest important de comprendre les groupes du verbe. 

La langue française a classé les différents verbes dans trois grou- 
pes bien particuliers. Les groupes contiennent des verbes qui ont en 
communleurinfinitifet leurterminaison: 








1=groupe “2° groupe 3° groupe 
er ir combinaisons 
exemple:infinitifsaimer ‘finir variables 
3-personne.Présent:e:Il'aime it: Il finit de 
Futur:era: Ilaimera ra: il finira Linfinitif 
Subjonctif présente: Qu'il'aime it: Qu'il finit et 
Participe passé: en é: Il a aimé eni: Ila fini des 
Variation radicale: nil iss:Ils finissent terminaisons 
x MOUTIr 
Ils meurent 
Pour plus de détailsiconsulter Le nouveau Bescherelle J,L'art de 


conjuguer des Éditions Hurtubise. Ce livre contient au dessus de dixmil- 
les verbes et aide le lecteur à conjuguer correctement lesiverbesiquillui 
causent des difficultés. 

Ilest à noter que lorsque l’on tente de créer des nouveaux verbes la 
plupart d’entre eux font partie du 1% groupe. Par exemple: médier, flirter 
etc. À l'occasion des nouveaux Verbes Verront naissance en usant du29 
groupe comme amerrir (qui date du début du 20e siècle). toutefois jamais 
au grand jamais de nouveaux verbes ne se joindront au 3e groupe. Enef- 
fet, ce dernier est considéré par les grammairiens comme. étant Vune 
conjugaison morte”. L 

Donc si dans votre usage quotidien vous croyez bon d'inventerun 
verbe quiconvient älvos/besoins et quisn'existe pas déjà dans/la langue 
de Molière n'oubliez pas que le premier groupe est/le-plus simple, à 


comprendre et à utiliser. = 
Cette chronique estrendue possible 


grâce à l’aide du gouvernement du Québec 
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Fort Smith 





SE 


Le français était à l’honneur 
d’une soirée enlevante 


Par Linda Pettersen 

Les”francophones de Fort 
Smithse donnaient rendez-vousle 
12 mars dernier pour un souper 
communautaire de style canadien: 
Tourtière six pâtes et ragout 
composaient le menu. 35 person- 
nesparticipaient à ce souper. Deux 
invités spéciaux, Gilbert et Denis, 
“Les Bûcherons”se joignaient au 
groupe pour cette soirée. Après un 
spectacle sans pareil, donné la 
veille,.l’Association francophone 
de Fort Smith se réjouissait de re- 
cevoirices deux artistes de grand 
calibre. 

Dès!le souper terminé, Gil- 
les Paquin, président de l’Asso- 
ciation prenait la parole. Enquel- 
ques mots, il résumait les deux 
jours de consultation sur le rapport 
Perreault qui ont eu lieu, à Yel- 
1owknife en février. dernier. Les 
gens semblaient ravis des recom- 
mandations faites/sur les!dossiers 
de l'éducation (même si la com- 
munauté de Fort Smith ne se sent 
pas touchée directement).et de la 
santé. 

De plus, M: Paquin rappor- 


tait des faits nouveaux. dans le 
domaine de l'éducation. Une de- 
mande a été faite par la Société 
locale d'éducation (LES) auprès 
du Secrétariat d'État pour un au- 
tre poste de professeur de français. 
M: Grimard, coordonnateur des 
programmes de français au mi- 
nistère de l'Éducation, expliquait 
récemment que.MmeBird, 
enseignante de français, donnait 
plus*que-les.90/minutes/semaine 
approuvées parsoniministère pour 
les classes de la 1ère à la 7ième 
année, 

Il y a trois ans, le principal 
de l’école J.B:Tyrell'avait deman- 
déun rapport complet dela part 
du spécialiste des programmes de 
français du ministère de lÉduca. 
tion sur la situation de-l'ensei- 
gnement dufrançais dans son é- 
cole. Selon ce rapport, des pério- 
des de 150" minutes/semaine de 
français étaient suggérées, d'où 
l'horaire surchargé. L'Association 
trouve-inadmissible cet état. de 
fait Sitelle n'obtient pas-lenou- 
veau professeur demandé, le re- 
groupement francophone exigera 


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(403) 873-5458 









une réduction des heures de clas- 
ses'de français en concordance a- 
vec celle du ministère. Après tout 
les cours de français debase n’ont 
pas pournibut de rendre les enfants 
bilingues. L'Association a 
l'intention de suivre de près ce 
dossier. 

Mme Louise Fréchette, 
biblitohécaire au.service.des.lan- 
gues, participait aussi à cette soi- 
rée. Elle.yfit ainsi la rencontre 
d’une bonne partie de la popula- 
tion:francophone. Mme/Fréchette 
expliquait ses fonctions au, sein 
du système des bibliothèques pu- 
bliques territoriales et relater les 
services qu'elle est en droit d'of- 
frir aux francophones et franco- 
philes de Fort Smith: Leslivres, les 
revues et les vidéos sont attendus 
avec impatience. La lecture en 
français, c'est pour bientôt! 

Enplus de la musique, 
c'était vraiment la soirée 
idéale pour la visite. 

C'étaitvraiment la saison 
des visites. En’effet, en plus des 
“Bücherons”, de M. Grimard'et de 
Mme Fréchette s'ajoutait à lalliste 
des participants M. Robert Ga- 
lipeau, chef des services français 
du“bureau des langues. Celui-ci 
profitait de cetté,rencontre pour 
s'adresser aux francophones pré- 
sents. Selonlui, sonministère se 





dit prêt à recevoir des ébauches 
de_demandes de subvention 
touchant le domaine culturel. Ces 
demandes. permettraient de dé- 
bloquer des fonds permettant des 
projets dans ce champ d'activités. 
Toutefois M: Galipeau mention- 
nait que les intéressés n'avaient 
qu'unemsemaine pour présenter 
leurs demandes. C’est pris un peu! 
de court que les intervenants ont 
mentionné que dans ces conditions 
ils préféraient attendre àl'an 
prochain pour faire parvenir des 
demandes. 

Après toutes ces discussions 
il était temps de passer à des cho- 
ses plus divertissantes. Clest ainsi 
que Gilles Paquin, Yvonne et Al 
Pitre ainsique “Les Bûcheronsse 
sont regroupés et, avec leurs 
instruments en main, onfait chan- 
ter les gens pendant près d'une 
heure. Plus tard, la voix épuisée 
partoutes ces chansons, les parti- 
cipants ont décidé de reposer leur 
cordes vocales et de se dégourdir 
les jambesavec quelques danses. 
Le rythmeendiablé de la musique 
enaraviplusieurs. Autant d'exer- 
cice en a aussi épuisé quelques 
uns. On a donc repris nos chan- 
sons letemps'de se calmer un peu 
avant le départ. L'Association 
offrait donc encore une fois une 
belle soirée avec à l'honneur le 
français. 


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- nueou non reconnue) que vous avez choisie. 


Subventions pourles soins de garde 
d'enfants 


Le gouvernement des Territoires. du Nord-Ouest a mis sur 
pied\un plan d'action concernant les soins de garde d'enfants 
pour permettre aux parents de choisir ce qui convient le 
mieux aux leurs. Une partie de ce plan touche des subven- 
tions pour la garde d'enfants afin d'aider.les parents à faible 
revenu qui travaillent ou quissuiventiune formation àktemps 
plein: 


Pour faire une demande de subvention, vous devez procéder 
dela façon suivante : 





1) Vous procurer un «formulaire de demande de subven- 
tion pour soins de garde d'enfants» à n'importe quelle 
garderie ou bureau des Services sociaux de votre localité. 


2) Remplir le formulairelen suivant les directives qui y sont 
jointes. 


3) Retourner la demande dûment remplie à la garderie ou 
au bureau où vous l'avez obtenue, ou la faire parvenir 
par courrier dans l'enveloppe jointe àrcet effet. 


Vous recevrez un avis vous informant de votre admissibilité 
ainsi que du montant de la subvention accordée selon votre 
lieu de résidence, vos revenus et le genre de garderie (recon- 


Si votre enfant bénéficie déjà de soins d'une garderie recon- 
nue ou d'un foyer privé non reconnu, Vous devez quand 


même suivre la même démarche. 


Pour de plus amples renseignements sur les subventions de 
soins de garde d'enfants, prière de communiquer avec.le 
bureau des Services sociaux de votre localité, ou avec la 
garderie la plus près de chez vous. 























vironment Environnement 
HET) CO LATIET 
(OPHETIEUR ES Service canadien 
Service des parcs 
APPELS D’OFFRES 


N° du contrat: K3501-C9-013 

Construction du Nouveau Bureau d'Administration 
Fort Chipewyan, (Alberta) 

Parc national du Wood Buffalo 


Des/soumissions cachetées devront porter.le titre du projet et être 
adressées à: 

Chef, Service des contrats 

Service canadiens des parcs 

2 étage, 457 rue Main 

Winnipeg, (Manitoba) 

R3B 3E8 

Les soumissions seront acceptées jusqu'à: 

15:00h, heure de Winnipeg 

le jeudi, 4 mai 1989 


téléphone: (204) 983-3037 

dex: (204) 983-2014 

On peut se procurer les documents contractuels à l'adresse cl-haut 
mentionné en envoyant un dépôt de 100.00$ par chèque visé fait à 
l'ordre du Receveur Général du Canada. 

Les documents relatifs à l'appel d'offres peuventétre consultés aux 
bureaux indiqués ci-dessus, à l’Assoclation des constructeurs de Ed- 
monton et Yellowknife, ou au bureau du parc. 

Le ministère ne s'engage à accepternila plus basse, niaucune des 


Canadä 





PE ES TEEN A 


L'Aquilon 7 avril 1989 page 7 
 — ae 


L'évêque 
en visite 


Par Linda Pettersen 

Attendu avec impatience 
par les-paroissiens, Monseigneur 
Croteau, évêque de la région, fai- 
saitdurant la semaine sainte une 
courte visite de trois jours à Fort 
Smith. Les gens étaient ravis car 
enfin onvallait pouvoir connaître 
sa position concernant l'avenir de 
la cathédrale. 

C'est dans ce but qu'une 
réunion paroissiale se tenait le 22 
mars dernier au sous-sol de Ja ca- 
thédrale. À la grande surprise des 
gens présents dans Ja salle, Mgr 
Croteau”faisait un exposé sur le 
Guatemala. Les gens se regardaïent 
d'unairétonnéne comprenant pas 
ce qui se passait. On avait bien 
indiqué dans letbulletin paroissial 
(seulepublicité locale) qu'une 
assemblée.générale aurait lieu le 
soir même, mais personne ne 
s'attendait à un exposé de lasorte. 

Lrénervement et la frustra- 
tionksemsentaient dans cette.salle 
apitée. Le Guatemalarn'intéressait 
personne. C'était bien évident que 
d'autres problèmes préoccupaient 
l'assistance. Parfois, des questions. 
concernant lalcathédrale venaient 
interrompre l'exposé sur le Gua- 
temala Mpr.Croteau.a-mis près: 
d'une heureet demi, à compren- 
dre le message..Ila donc terminé 
l’histoire guatemalienne, au 
grand soulagement.de.l'audience 
et a enfin ouvert la discussion 
sur.le futurdelacathédrale IL. ne 
fait*pas de doute que selonvlui la 
cathédrale aurait dû être fermée 
il y a dix ans. Il refuse donc le 
prêt nécessaire à la réparation du 
système de chauffage. Toutefois, 
il consentirait à un prêt d'environ 
50 000,00$ pour la construction 
d'une nouvelle église, plus petite 
etmoins coûteuse: 


Ce-n'est que l'étonnement 
causé par ces propos qui empé- 
chaitiles gens.de bondir de leur 
chaise. La construction d'une égli- 
se demanderait une implication 
bénévole des paroissiens qui est, 
selon eux, hors de question pour 
le moment. Aux yeux de ces 
derniers, ce serait une poignée 
d'hommes et de femmes qui sere- 
trouveraient seuls auMtravail (on 
nous rappelle ici Ja construction 
du presbytère). Et puis, faire appel 
à une firme privée rendrait les 
coûts prohibitifs. 

Mgr Croteau continuait de 
plus bel! ne veut plus de bingo 
les vendredis soirs au sous-sol de 
la cathédrale. Ça ne fait pas ca- 
tholiquel Les profitsencourus pan 
la location de la salle lors de ces 
soirées, paient néanmoins pouru- 
nepartiedes dépenses dechauffage 
mensuelles. 

Rares sont ceux qui parlent 
de cette réunion sans que l’émo- 
tion monte à la surface. Les gens 
sont surla défensive. La cathédra- 
le est un lieu historique d'im- 
portance dans l'histoire de Fort 
Smith et des T.N.-O.. L'attache- 
ment à ce lieu est tel que les pa- 
roissiens ne veulent pas prendre 
de décision à la légère. Une autre 
réunion spéciale se tiendra donc le 
9 avril prochain. Après tout les 
paroissiens ont le dernier mot. 

Mgr Croteau a d’ailleurs souligné 
qu'ilne pouvait que les inspirer à 





prendre la bonne.décision. . 


" 


Page 8 L'Aquilon 7 avril 1989 









Jeunesse Canada Monde 
Le retour est remis à plus tard... 


Par Line Gagnon 

Le programme Jeunesse Ca- 
nada Monde ne s'implantera pas 
dans les T.N.-O. en août prochain. 
Suite à une évalutation des coûts 
réels, la coordonnatrice du pro- 
gramme, Mme Linda Rubuliak, 
annonçait ….que l'échange. prévu 
pour 1989 n’aura pas lieu. 

Jeunesse Canada Monde est 
un organisme privé sans but lucra® 
tif, Ce programme organise des é- 
changesentredesjeunescanadiens 
de 17 à 20 ans et des jeunes pro- 
venant de l’Afrique, de l’Améri- 
que Latine, l'Asie ou des Antilles: 
L'échange dans les T.N:-O. devait 
réunir des participants du\Canada 





; Une bénévole de ù 


aleur du poêle: 





jation 


culturelle, Linda Hé S 


surveille le sirop et 
dela ch 


profite ausS! 


et de l'Inde. Depuis les six derniè- 
res années, la collaboration avec 
l'Inde se faisait en Alberta. Les 
participants canadiens el indiens 
seront de nouveau établis dans de 
petites communautés albertaines; 
à défaut de venirici: 

“Le Nord n’a pas été oublié” 
explique Mme Rubuliak D'après 
elle, remettre le projet à l'an 
prochain permettra” aux organi- 
sateurs de l'échange de recueillir 
plus d'informations: sur les terri- 
toires. Ils pourront donc définir 
davantage ce que les participants 
vivront comme expérience. 

“Votrea situation économi- 
que et politique est à découvrir 






autant pournos participants Cana= 
diens que ceux du pays d'échan- 
ge. Le Nord recèle d’incroyables 
enseignements! 

Le projet a été annulé cette 
année principalement en raison 
d'un manque d'argent. Aux dires 
de Mme Rubuliak, lebudgetétabli 
por les T.N.-O. tenait compte du 
coût de la vie plus élevé. Con- 
séquemment, le montant d'argent 
alloué pour ici dépassait de 50% 
les coûts des projets ailleurs au 
Canada. “Habituellement, nous ne 
dépensons pas enentier.la somme 
d'argent allouée pour un, projet: 
Pour cette raison nous avions Cru 
que 50% de plusidubudget serait 


Lors de leur festival de printemps, le Caribou Carnaval, 
les Yellowknifois sont sortis de leurs antres pour célébrer 
l'arrivée du temps plus doux. 


suffisant. Or, nous nous sommes 
vite aperçus qu'il nous fallait le 
doubler.” 

Un problème se posait Si 
Jeunesse Canada Monde venait 
dans les T.N.-O. cette année, les 
participants seraient placés dans 
lescommunautés plus au Sudket 
moins coûteuses. Le projet pouvait 
se tenir en août comme prévu et 
ne pas s'éloigner de Yellowknife, 
ou soit attendre une autre année 
afin d’avoir l'argent nécessaire 
pour se rendre dans des commu- 
nautés plus variées-telles Inuvik. 
La deuxième option fut choisie. 
“Nous présenterons notre budget 
adapté au Nord pour 1990,” 








esiteétait bondé de monde; tous plus surprises uns que les autres 












Pr #1 e 
Lan vm 


LI + 


Un départ un peulentmais après trois jours de courses ardues, mé- 
meles plus courageux perdent de la vitesse. 


par la douce chaleur du 






eilprintanier. 


“Un jour moi 


peraiaux course 


aussi je partici- 
“ 
Sdetraineaux! 


Matane nt te nt nt tes 
RS # 





Un petit coup 


La venue de Jeunesse Canada 
Monde pour l’an 1990 demeure 
incertaine. La décision finale re- 
pose surle montant d'argent reçu 
pour ce programme, le pays d'é- 
change-et naturellement les”res- 


ponsables du projet Jeunesse 


Canada Monde: 


Mme Rubuliak, lors de son 
séjour à. Yellowknife, affirmait 
que ce programme était déjà ve 
nu dans les T:N:-O. mais que la 
mémoire collective n'allait pas 
jusqu'à 15*ans passés. Quilsait si 
la mémoire collective des ténois 
retiendra la quasi visite de Jeu- 
nesse Canada Monde. 






% 


£ de bâton 
 °t la tire disparait ee 


p = = tin Pal EC 
RSR RSC SR PORT SRG SES EE SS. 


CAHIER SPECIAL: 


LOI 
LANGUE. 
OFFICIELLE ; 


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2= CAHIER SPÉCIAL PUBLIÉ PAR L'APFHQ 





La Loi sur les langues officielles 


Les Canadiens et Canadiennes vien- 
nentdesedoterdtunenouvelleloidont 
ils peuvent être fiers. Cette loi traduit 
uneparticulantéfondamentaledenotre 
pays, àsavoirque lesmembres dedeux. 
des principaux groupes linguistiques 
au monde, soit les francophones etles 
anglophones, partagent la moitié d'un 
continent, 


PUBLI-RREPORTAGE 


LaLoisurles langues officielleside 
1988, quiamélioreetmetàjourlaloi 
originaleadoptéeilyavinetans,aune 
vaste portée. Eneffet, elle garantit l'é- 
galitéfondamentaledes proupesmino= 
ritaires de langue officielle dans.les 
domaines qui relèvent directementide 
läcompétence du gouvernementfédé- 
ral. Envoutre, elle énonce un enpape- 
ment d'encourager ces collectivités à 
slépanouiràleurmanière, dansun pays 
quiestvéritablementieleur, commeil 








de 1988 


l'estpourles autres groupeslinguisti- 
ques qu'ellesyicôtoient: 


Le préambule de la Loi de 1988 
résumeniplusnimoinslaphilosophie 
del'égalité linguistique au Canada On 
y énonce de façon brève et claire les 
droits linguistiques des Canadiens en. 
tant quuindividus, membres.de com 
munautés minoritaires Ou fonction 
naires. 


Lesdispositions détaillées delaLoi 
viennentétoffer.ces.droits. Nombre 
d’entre elles confient de nouvelles res= 
ponsabilités au gouvemement et au 
Parlement du Canada. La Lor. établit 
‘également un recours judiciaire dont 
peuvent se prévaloir lecommissaire 
aux langues offrcielles ethtout Cana- 
dien,.lorsquuls jugent quune plainte 
nla pas été réglée de façon satisfai- 
sante. Lesrèglements établis en vertu 
dela Loiserontformulés parle Cabinet 
fédérallet examinés parle Parlement: 





Chaque institution fédérale a ses 
propres obligations Deux ministères 
ont des responsabilités particulière- 
mentétendues envertu dela nouvelle 
Loi. Le secrétaire d'État est chargé de 
protégerles deux langues officielles et 
d'en promouvoir Mutilisation dans 
l'ensemble du Canada alors que le 
Conseil du Trésor se voit confier le 
même mandat au sein de la Fonction 
publique. 


Eneffet, il s'agit d'unelégislation 
fondamentale aupays.Moutcommeles 
droitslinguistiquesontuneimportance 
toute particulière pour les Canadiens, 
la nouvelle.loi occupe.uneplace.de 
choix ausein de l’ensemble législatif 
fédéral: En cas de conflit avec d'autres 
lois fédérales, les dispositions fonda- 
mentales de la Loisur les langues offr- 
cielles ont explicitement Ja primauté 
surtoutes leslautres lois, à l'exception 
de la Loïcanadienne sur les droits de 
la personne: 


Vos droits sont protégés 


Que vous parliez français ou anglais, 

la nouvelle Loi surles languesofficielles 
confirmeWVotre droit de Vous faire servir 

en français ou en anglais etce, dans 

tous les bureaux desinstitutions fédérales 
au Canada et à l'étranger, là où illexiste 

« une demande importante ». Ce symbole 
vous aide à reconnaître ces bureaux. 


Enitant que Commissaire aux langues 
officielles, je suis le protecteurde vos droits 
linguistiques etje travaille pour vous et 
avec vous afin d'en assurer le respect: 


Vos droits sont protégés. Votre choix, 


c'est votre droit ! 


l 
Get pour 4° 


LaLoisurles langues 


officielles du Canada, 1988 


COMMISSAIRE AUX LANGUES 
OFFICIELLES 


COMMISSIONER 
OF OFFICIAL LANGUAGES 


Le bureäu du Commissariat aux 
languesofficielles peut étrerejoint 


sans frais au : 


Région de l'Atlantique 
Région du Québec 
Région de l'Ontario 
RégionduManitoba 

et de la Saskatchewan 
Région de l'Alberta, de 
la C.-B; des T. N.-O. et 
du Yukon 


1-800-561-7109 
1-800-363-0628 
1:800-387-0635 


1-800-665-8731 


suivante“ 


Commissariat aux 
languesofficielles, 


Nom 


1 Pourde plus amples renseignements, 
veuillez remplirce coupon et le retourner à l'adresse 


(613) 995-0826 
(613) 993-5082 


Téléphone 
Télécopie : 


Ottawa, Canada K1A OT8 





Adresse _ 





1-800-661-3642 





Code postal 


Un signe 
des temps 


Un nouveau symbole fait présente- 
mentüne apparition remarquée dans 
des centaines de bureaux fédéraux 
d’un bout à l’autre du\pays.Ils'agit 
del’une des premières initiatives 
prises parle gouvermementfédérallen 
vue de mettre en évidence l'existence 
de services dans nos deux langues 
officielles 


PUBLI-REPORTAGE 


Llécriteau-est très simple "une 
forme humaine styliséeet, juste en 
dessous, deuxmots.Inentémoigne 
pas moins delengagement qu'a pris 
le pouvernementdu Canada, envertu 
dela Loisurles langues officielles, 
d'encouragerle plus possible L'utili- 
sation des deux langues officielles du 
Canadadansl’ensemble du pays Les 
deux mots inscrits sous.cette.forme 
stylisée sont : «français/anglais» ou 
«English/French». L'ordre peut va- 
rier en fonction des besoins maïs le 
messagereste lemêmeici, on offre 
unservice bilingue. 


Cette démarche traduit l’impor- 
tance que la Loisur les langues offr- 
cielles accorde à la question du 
serviceaux Canadiens danslalangue 
officielledeleurchoix.Envertudela 
Loi les Canadiensontledroitabsolu 
à unstel service dans la région dela 
Capitalenationale, ausiègesocialdes 
ministères et organismes, fédéraux, 
où quüls setrouventet, au Canada 
commeàl'étranger, làodilexisteune 
demandeimportanteousilavocation 
dubureauleyustifie. 


Offreactive 


L'objet de ce nouveau symbole 
esttriple:uniformiserl'affichage an- 
nonçant les services dans les deux. 
langues officielles faciliter l'identi> 
fication des bureaux dugouverne- 
ment fédéral quisont en mesure 
d'offrir unservice bilingue ;"et sur- 
tout encouragerles membres. de.la 
communauté minoritaire. deslangue 
officielle à demander à-être servis 
dansleurlangue, 


Voïlà ce que l’on aconyvenu d'ap- 
peler «offre active». L'idée est d’ail- 
leurs simple et efficace. Il s’agit 
d'indiquer que les services dans.la 
langueoffricielle de la minorité sont 
fournis immédiatement ebavecem- 
pressement, plutôtquelentement et à 
contrecoeur, comme c'était trop sou- 
vent le cas auparavant. Il ne suffit 
plus que le gouvernement possède 
une capacité passive d'offrir de tels 
services. Il doit faire davantage, non 
seulementpourassurerunservice bi- 
lingue mais aussi pour montrer, sans 
l'ombre d'un doute, qu'il est disposé 
à le faire. Cesymbole approuvé, bien 
en évidence sur les murs et dans les 
bureaux des institutions gouverne- 
mentales, témoigne d'un souci de 
justice, toutcommela publication, à 


La population de la Colombie-Britannique 
compte 45,845* francophones 


"Langue apprise et comprise 


chaque année, parle Conseil duMré- 
sor(maintenantchargé,envertudela 
nouvelleloi, del'administrationetde 
la coordination générales des politi- 
queslinguistiques fédérales) dlun ré 
pertoire quiindiqueexactementodse 
trouventces bureaux® 


Ilimporte de souligner quercette 
offredeservicesestobligatoireetque. 
ces écriteaux, oùquuls se.trouvent, 
sont plus qu'un signe. de bonne Vo- 
lonté. La Loiexige quuls soient as- 
sortis de services bilingues efficaces. 
Toutmanquementàcetégardconsti- 
tue une infraction: 


Cet écriteau est nouveau, tout 
comme la loiquienexige Lutilisa- 
tion.Enréalité,ilavaitun précurseur: 
l'écriteau bourgogne, blancetbleu, 
mis äla disposition dunigrandnom® 
bre.düinstitutions fédérales ces "der 
nières années parle commissaire aux 
langues officielles. Cesécriteaux ont 
peut-être disparu maintenant mais 
leurespritdemeure.C'étaitläunedes: 
nombreuses initiatives prises parles 
différents commissaires, .quinconti- 
nue porter. fruit aujourdéhui, 


L’offreetlademande 


Le symbole et l'inscription qui 


l'accompagne ne serventpasunique- 
mentältransmettre aux Canadiensiet 
Canadiennes un message explicite, à 
savoir que des services bilinguessont 
offerts dans des centaines de bureaux 
fédéraux désignés d'un boutàlautre 
du pays:Ils invitentégalementlepu- 
blic,.plus précisément les membres 
des minorités de langue officielle, à 
profiter de ces services. En effet, si à 
la longue, L'offre active ne s'accom- 
pagne pasidiune demande.toutaussi 
active, le processus entier risque de 
dépérir. 


Pour les Canadiens et Cana- 
diennes, la meilleure façon de proté- 
ger.les droits.linpuistiques que leur 
reconnaît la loi, c'estencore d'indi- 
quer clairement quuls Veulent.être 
servis dansleurlangueoffcielle/Les 
collectivités minoritaires, soitles an- 
glophones au Québectet les franco- 
phones ailleurs, ont effectivement la 
responsabilité de Veiller à intégrité 
linguistique du-gouvermement en.le 
mettant en demeure, chaque fois 
qu’elles en ont l'occasion, d'assurer 
danslapratiqueles services qu'lleur 
prometen théorie. 


C’est la loi de l'offre et de la de- 
mande mise en pratique, non pas SU 
le marché, mais dans les rapports 
qu'entretiennent le gouvermementel 
les contribuables qu’ila pourrôle de 
servir. Une foisquele gouvernement, 
parl'intermédiairedesesinstitutions; 
aura amorcé le processus, ce sera au 
tourdes CanadiensetCanadiennesde 
s'assurer que ce processus fonc- 
tionne, en revendiquantleurs droits. 





ÉDITORIAL 


CAHIER SPÉCIAL PUBLIÉ PAR L'APFHQ—3 





AU DELÀ DES LOIS... 


Une langue à propager 


Mingtannées déjàse sont écoulées depuis l’adoptiontde 
la première Loi fédérale sur les langues officielles, et ce 
sujetesttoujours brûlant d'actualité Partout au pays, tant 
surla scène fédérale que provinciale, la minorité franco- 
phone revendique ses droits et exige de plus en plus de 
services. 


WILFRED'ROUSSEL 


Non-pas qu'elle soit capricieuse cette minorité, mais 
simplement parce que le chemin à parcourirest encore plus 
long.que ce qui fut franchi. Partout au pays, dans les 
provinces anglophones (exception faite avec réserve du 
Nouveau-BrunsWick),lasituation démographique des fran- 
cophones périclite. 





L’assimilation, catastrophique dans l'Ouest canadien, 
continue de faire des ravages en Ontario, et bon an, mallan, 
la population acadienne de l'Atlantique diminue continuel- 
lement. 


Hors:du Québec, point de Salut? Bien malin est celui 
qui pourra prédire où nousen serons dans.un autre Vingt 
ans. 


Pourtant, jamais autant de loisetde services n/aurontété 
mis à notre disposition. Depuis vingt ans, les services 
fédéraux en français se sont multipliés; les institutions 
d'enseignement commencent à faire de même et le secteur 
privé semble finalement s’éveiller tranquillement à cette 


dualité linguistique dans certaines régions du pays. 


Il faut dire que si tant de choses ont vu le jour, c’est 
surtout parce que très peu de services étaient disponibles en 
français auparavant à l'échelle du pays. Ce que nous avons 
acquis n'était\que choses dues depuis un siècle. Dans 
certaines régions, tout cela arrive avec un retard quasi 
insurmontable: 


Quoïiquiil'en.soit, pendant ce temps.les peuples conti- 
nuentleurévolutionÆEtles lois äleurremorque, devien- 
nent plus oumoinscaduques au fildes temps. Qu'après à 
peine vingt ans, l'on réécrive une nouvelle Loi sur les 
langues-officielles mérite-quion en fasse un évènement 
médiatique. Ceci démontre, entre autres, que la situation 
linguistique évolue rapidement et qu'elle affecte non seu- 
lementlawie politique, mais aussiles fondements mêmes 
de la société sur lesquels notre pays fut bâti. 


Lanouvelle Loisurles langues officielles, la! Loi C-72/, 
ne réglera pastout, loin delà. Adoptée parla Chambre des 
Communes.en juillet 88, .et\promulguée depuisquelques 
mois, cetteLoivienten quelque sortereconfirmerlavolon- 
té politique denosélus dereconnaître encore plusles droits 
dela minorité de langueofficielle: 


Cette Loi vient également en remplacer une autre, où 
l’on parlait de l'existence de districts fédéraux bilingues 
comme endroits oùles institutions fédérales devaient offrir 
des services dansles deux langues. Or, ces fameux districts 


ne virent jamais le jour. 


Et maintenant, pour que la Loi C-72 soit appliquée à la 
lettre, il faut attendre l'adoption des règlements. Sans ces 
règlements, c'estsurtout lespritde laloi qui prévaut. L'on 
parle-d'un-processus de 18 mois en terme de consultation 
ebderédaction, avant adoption finale des rèplements.par 
le Parlement Pourune raison oupourune autre, ce proces- 
sus nla pas encore été déclenché. 


Que’se passe-t-il? aurait-il encore beaucoup de che- 
min à parcourir avant de passer de la coupe aux lèvres? La 
volonté politique serait-elle entrain de s'effriter2 Ou, 
est-ontrop absorbé en ce moment parle Lac Meech, le futur 
budget oula montée inflationniste 2 Nous. fera-t-on à nou- 
veau le coup de l’oubliette pour plusieurs mois encore? 


Entre-temps, nous tenons quand même à vous présenter 
la nouvelle Loïsurles langues officielles. Même slilest 
encore trop tôt pour en commenter l'impact, beaucoup de 
choses sont à dire. Etce cahier ne prétend faire qu'untour 
d'horizon de lasituation et vise essentiellement à informer 
le plus de francophones possible, en milieu minoritaire. 


Pour près d'un million de francophones hors Québec, 
c'est un sujet qu'ilne faut pas considérer classé pour un 
autre vingt ans. La vigilance est de mise. cette langue, 
nous devons la propager. Ilne faudrait pas se réveiller en 
2010 avec notre population à moitié assimilée. Car à ce 
moment-là, unetroisièmeloiserait bien inutile. 





Un peu d'histoire 





eblembiculturalisme pourfairedenquéterer, 
rapportsurlétatprésent dubilinguismeau 
Canada etrecommanderles mesures A pren- 
dre pour quela Confédération canadienne 
sedéveloppedaprèsle principe de légalité 


*entreles deux peuples.qui l'on fondée, 


compte tenu del'apportdes autres groupes, 
ethniquesàlenrichissementeulturel du Ca 
nada 

1964 

La Commission duServiceciVilcréele 
Bureaudes languesetoffrepourla première 
fois une formatondinguistique(en anglais 
etenfrançais)auxfonctionnaires fédéraux: 
1965: 

Dans sonrapportpréliminaire, la Com 
missionroyaledienquétesurlebilinguisme 
etlébiculturalismeconclutquelle Canada, 
traVerse, sans toujours en étre conscient, la 
crise majeure de sonhistoirel. 

1966 

Le gouvernement fédéral accorde une 
prime de 7%/aux secrétaires, sténographes 
etdactylosàquilanglaisetle français sont 
nécessaires au moins 10%dutemps: 

1967 

Le ParlementadoptelaLoïsurl'emploi 
dansla Fonction publiquequi,entre autres; 
faibentrer.les connaissances linguistiques 
danslanotiondelméntebdes candidats aux 
postes dela foncüion publique fédérales 
1968 

Le gouvemement fédéral accepte les 
premières recommandations delaCommis= 
sionroyale d'enquête surlebilinguismee 
le biculturalisme» 

1969 

Le Nouveau-Brunswick adopte sa Loi 

surles langues officielles, qui confère lun 





Siatutéquivalentdedroitetde privilège à 

Rec ee 
levant de lacompétence de la lépislatur 
du Nouveau-Brunswicki D'autres dispo. 
sitonstraitentdeNemploides deuxlangues, 
devant lestribunauxeet danses écoles. Pa 
loi doit faire l'objet d'une application pro 
gressive. 

Le Parlement,avecllappuide.tousiles 
partis, adopte la Loi.sur les langues.off= 
cielles, quiconfère à l'anglais etau français 
unstatut des droitsetdes privilèges égaux 
commelangues duParlementetdu gouver» 
nementdu Canada 
1970 

Le.gouvernementmeb sur piedule 
Conseil consultatif des distncts bilingues 
préviparlalLoisunles languestoffcielles, 
Celui-ciest chargé d'examinenla question 
delacréationdetels districis, 

L'article 113 duRèglementdel'Assem- 
bléelégislativede l'Ontario prévoitquetout 
député peutsladressenauprésidentenan. 
‘glais ou en français. 

1971 

Le Conseil consultatif des)districtsubi- 
lingues dépose son rapportrecommandant 
la création de 37, de ces entités dans les 
diverses région du Canada et proposantque 
deux provinces entières, le Québec et le 
Nouveau-Brunswick, soient déclarées dis= 
tricts bilingues pouriles fins fédérales. Le 
gouvernement ne donne. pas suite au rap 
ports ildéclare vouloirattendre les résultats 
dlun nouvearrecensement: 

1972 

Le gouvernement fédérallcrée.un 
deuxième Conseil consultatif des districts 
bilingues, chargé de revoin et de mettre à! 
jour l'étude de son prédécesseur partir des 
résultats durecensement de 1971" 

1973 
Le Parlementadopte une Résolutionsur 


La population de l'Alberta compte 


56,245* francophones 





leslanguesoffciellesquiréaffimeles prin- 


Énoncé dn Bit! 


Mües. fonctionnaires de remplir leurs. fonc- 
tons danslalangueofncielledeleurchoix, 
1974 

Le jugementrenduparla Coursuprème, 
du Canada dans l'affaire Jones C°Le Procu= 
reur général du Nouveau-BrunsWick 
confirmelavaliditédelaLoisurleslangues 
officielles du Canadaetdes dispositions des 
lois du Nouveau-Brunswicksurles langues 
officiellesettémoignages consacrant l'éga> 
litédu français etide anglais devantiles 
tribunaux dela province 
1975 

Lerapport du second Conseil!consult= 
atifdesidistricts bilingues modifieilespro= 
positions du premier. Conseilet 
recommandelacréationdesOdistricts, 
1976 

Un-manitobain, M Georges Forest, 
conteste devantiles tribunaux la constitu= 
tionnalité dela Loi de 1890 quiaaboliles 
droits du français dans sa province, 

1977 

Le Conseil duMrésorélargitienombre 
des régions bilingues, où l'anglaisetlefran- 
çais peuventtous deux étre utilisés/panles, 
fonctionnaires... Tout Je Nouveau-Bruns- 
wickdevientrégion bilingue Les adminis- 
traticns centrales des ministères et 
organismes fédéraux doiventégalement 
respecterle principe dubilinguisme,même 
sielles sontsituées en dehors delarégion 
delacapitalenationales 

Le gouvémementfédéral annonce qu'il 
ne donnera pas corps aulconceptdes dis= 
tricts bilingues prévus, par la Loi. sur.les 
langues officielles; il ne les considère ni 
pratiques ninécessaires 
1978 

Un député provincial ontarien dépose 





“Langue apprise et comprise 





unepropositionde loi dlintérétprivévisant 
a éuablicluneloicadrepourlaprestation de, 
RS langue RÉET e Ontario! 
La proposition franchit Nlétape la 
deuxièmelectureen juin 1978, maislegou 
vemementdécidedenepasallenplus loin, 
1979 

La Cour d'appel'du Manitobarrendisa 
décision dans l'affaire Forest: la Loi de 
1890/quiæaboliules droits dufrançais dans, 
la province esL contraire à la Constitution: 
Le Manitoba en appelle du jugementàla 
Coursupréme du Canada 
1983 

L'Ontario modifie denouveauLarticle 
127 dela Loi surl'organisation judiciaire 
pour autorisenlelieutenant-pouverneuren 
Conseilà désigner des tibunaux.bilingues 
dansiles régions non\désignées. 
1984 

LlOntarioremplacelaLorsurllorgants 
sation judiciaire parlaLoisunles tribunaux 
judiciares, Varticle 195 decette dernière loi 
faitdu-français une.langue officielle des 
tribunaux, Larticle186endéfnitlesmoda® 
lités dlutilisation: 
1985 

Llavis dela Cour suprême du Canada 
sur le renvoi fédéral.touchant les articles 
183 dela Loïconstitutionnelle de 1867et 
23 dela Loide 1870 surleManitobastatue 
que toutes les lois de l'Assemblée législa= 
tive de la province (ainsi que toutes,les 
règlesettousles règlementsquientdécous 
Ient)étaientinvalides, ayantétéimprimées. 
etpubliées uniquementen anglais: 

EnAlberta, un tribunal statue dans lat 
faire Paquette, que mêmessi le législateur 
n'avait pas eu l'intention dlinscrire dans la 
Consütutionles droits linguistiques lorside 
la création de la province en 1905, l'article 


SUITE À LA PAGE 11 














Message du Premier ministre du Canada 


L'existence de communautés francophones et 
anglophones fortes et dynamiques, vivantensemble 
à la grandeur du pays, estune caractéristique fonda- 
mentale de la fédération canadienne. Cette dualité 
a largement contribué à façonner notre identité 
nationale, à l'instar de l'héritage que nous ont laissé 
les peuples autochtones et de l’apport plus récent de 
Canadiens d’autres cultures. 

Faire de nos institutions le reflet de cette réalité, 
dans un esprit de justice et de respect de l’autre, est 
un des défis perpétuels que nous pose notre histoire. 
La façon dont les Canadiens et les Canadiennes ont 
relevé et continuent à relever ce défi ne peut que 
nous inspirer fierté et confiance en l'avenir. 

Le gouvemement est fier d'avoirrenforcé l'héri- 
tage de ses prédécesseurs en faisant adopter Ja 
nouvelle Loi sur les langues officielles et en renou- 
velant ses programmes et politiques en ce domaine. 
En s'engageant à favoriser l'épanouissement des 
minorités francophones et anglophones et à appuyer 
leur développement, le gouvernement s'emploie à 
étendre à l’ensemble de notre société les idéaux de 

justice et d'égalité des chances pour tous. En jetant 
les bases d’une action concertée avec les provinces, 
notamment dans le domaine des services, nous 





Le très hon. Brian Mulroney 


oeuvrons à créer un Canada plus soucieux des be- 
soins des communautés minoritaires et respectueux 
de leurs droits. 

Une fois l'Accord du lac Meech adopté partoutes 
les provinces, la reconnaissance de notre dualité 
linguistique figurera au coeur de nos documents 








constitutionnels. La Constitution consacrera égale- 
ment le rôle de tous les gouvernements dans Ja 
protection de cette dualité. 

En permettant au Québec de reprendre saplace à 
la table constitutionnelle, l'Accord rendra possible 
la poursuite de nos’efforts pour améliorerla situa= 
tion de nos minorités linguistiques. Mon gouverne- 
ment s’est en effet engagé à aborder, entre autres 
choses, la question du renforcement des,garanties 
constitutionnelles en matière de langue dans leur 
sens le plus large dès la première conférence qui 
suivra la proclamation de l'Accord: 

Je souhaite vivement que la nouvelle Loisur les 
langues officielles et les nouveaux engagements 
constitutionnels puissent yéritablementprofitenaux 
communautés francophones de tout le pays’ ainsi 
qu'à la communauté anglophone du Québec, etcon- 
tribuer à leur épanouissement. C’est à cette condi- 
tion que le Canada pourra affirmer son identité, 
demeurer fidèle à son histoire et à la hauteur de son 
avenir. 


Brian Mulroney 








Le gouvernement fédéral et les langues officielles 


Unengagement sans cesse renouvelé 


par Lowell Murray 


Leader du gouvernement au Sénat et ministre d'État aux relations fédérales-provinciales 


Le gouvernement a été fier de. 
s’associer aux grandes mesures de 
promotion deltépalité des langues 
officielles et d'appui aux commu- 
nautés minoritaires de-ses prédé- 
cesseurs, La Loi de 1969 sur les 
langues officielles etles garanties 
linguistiques de la Charte des droits 
et libertés ont en effet joué un rôle 
déterminant dans la définition de 
notre identité nationale.MIIhy/avait 
toutefois encore beaucoup à faire, 
etle gouvernementétait déterminé 
à donner un nouveau souffle à sa 
politiquelinguistiques 


L'Accorddulac Meech 

La première manifestation de 
celte détermination allait se jouer 
dans le domaine constitutionnel, 
lors de la signature de l'Accord 
constitutionnel du lac Meech en 
juin 1987. L'Accord, qui recon- 
naissait le caractère distinct de la 
société québécoise, était destiné à 
permettre au) Québec de reprendre 
saplaceàlatableconstitutionnelle, 
Ilavait, toutefois, également pour 
but de-reconnaître explicitement 
dans la Constitution la dualité lin- 
guistique canadienne, c’est-à-dire 
l'existence de Canadiens franco- 
phones et de Canadiens anglo- 
phones vivant ensemble à la gran- 
deur du pays. 

Outre son importance symbo- 
lique, cette affirmation est égale- 
mentunoutiljuridiquepourlesmi- 
norités de langue officielle. Après 
laratification de l'Accord, la dua- 
lité constituera une caractéristique 
fondamentale du Canada dont les 
tribunaux devront tenir compte 
dans l'interprétation dela Constitu- 
tion, y compris la Charte et ses 
importants droits linguistiques en 
matière d'éducation et de services: 
gouvernementaux. 

De plus, la Constitution consa- 
crera le rôle du Parlement et de 


toutes Îles assemblées-législatives- 


de protéger la dualité linguistique. 
Si beaucoup, auraient préféré, 
comme le Premier ministre, que 
l’Accordraille plus loin à*ce/cha- 
pitre, ilne fauttoutefois pas refuser 
de reconnaître l'importance de 
cettepremière déclarationconstitu- 
tionnelle: 

Mais le gouvernement n'allait 
pasenresterlà. Ilétait déterminé à 
faire de la Loi sur les langues offi- 
cielles un outil dynamique par le- 
quel il pourrait favoriser l'épa- 
nouissementdes communautés mi- 
noritaires eLoeuvrer à leur dévelop- 
pement. En concertation avec les 
provinces elles grands organismes 
privés, le gouvernement allait pro- 
mouvoir Ja-pleine reconnaissance 
etllusagedufrançaisetdel'anglais 
dans l’ensemble de lasociété cana- 
dienne. 


Une fructueuse collaboration 

À ütre de ministre chargé des 
relations fédérales-provinciales, je 
suiSparticulièrementheureux dece 
quiaété accomplien collaboration: 
avecles provinces dans les domai- 
nes de l’'éducationset des services. 

La reconduction et l’enrichis- 
sement du Programme de langues: 
officielles dans l'enseignement 
permettra l'expansion de l'ensei- 
gnementdanslalangue dela mino- 
rité à tous les niveaux du système 
d'éducation. Les ententes bilaté- 
rales favoriseront en outre la réali- 
sation de projets comme la création: 
du Collège de l'Acadie en Nou- 
velle-Ecosse et celle d’un collège 
delangue française en Ontario. 

Parailleurs, sous l'égide du Pro- 
gramme de promotiondes langues 
officielles, des ententes établissent. 
des mécanismes généraux decolla- 
boration avec les provinces qui per- 
meltent d'assurer la prestation de 
divers services provinciaux dans la 
languedelaminorité. DepuislAc- 


rcord du-lac-Meech-et-le-dépôt-du-—hommage———— 


projet de loi, en juin 1987, le Nou- 
Veau-Brunswick, la Saskatchewan, 
l’Île-du-Prince-Édouard, l'Ontario 
etleYukonontdéjàsigmédetelles 
ententes. Elles permettent, en 
Saskatchewan par exemple, 
l'adoption en français des lois et 
règlements et l'octroi d'un plus 
grandcontrôledelaminoritésurses 
établissements scolaires. Des 
discussions sont également en 
cours avec le Québec, la Nouvelle- 
Écosse et l'Alberta. 


Poursuivrele travailamorcé 

Même si des tensions demeu- 
rent et que nous avons connus des 
reculs dans certaines provinces, 
nous pouvons, à juste titre, nous ré- 
jouir des importants progrès ac- 
complis. Nous devons toutefois 
poursuivrenotreactionetdemeurer 
vigilant pour que les progrès d'au- 
jourd’'hui ne cèdent place demain à 
l’insouciance et à d’autres reculs. 
C'est pourquoi le Premier ministre 
entend poursuivre le travail amor- 
cé. 

Ils’esteneffetfermementenga- 
gé à aborder la question de la pro- 
tection constitutionnelle des droits 
linguistiques dans son sens Je plus 
vaste dès la première conférence 
constitutionnelle qui suivra la rati- 
fication de l’Accord'du lac Mcech. 
Ces discussions pourraient per- 
mettre, entre autres, de clarilier 
l’article 23 de la Charte relatif aux 
droits à l'instruction dans lalangue 
de la minorité. 

Notre politique linguistique est 
le reflet de la présence, aux quatre 
coins du pays, de communautés 
minoritaires qui ont à coeur de bâ- 
üir, de vivre et de s'épanouir dans 
leur langue, contribuant à faire de 
nous ce que nous sommes. C'esten 
poursuivant nos efforts de promo- 
tion de la dualité linguistique que 
nous pourrons le mieux leur rendre 











Et 





À 


Une autre façon 


de mieux 
Vous servir 


English 
Français 


Les bureaux fédéraux 
qui affichent ce symbole 


offrent leurs services 
dans les deux langues 


officielles 


Conseil du Trésor Treasury Board 
du Canada ot Canada 


Canadä 

















CAHIER SPÉCIAL PUBLIÉ PAR L'APFHO —5 





Au service de l'égalité: le protecteur des droits linguistiques 


Lorsquelle poste de commissaire aux 
languesofficielles alété créé parla Lor 
survles langues officielles de 1969, 
nombre delCanadiens ignoraient les 
tâchesique ce poste comporterait. 


PUBLI-REPORTAGE 


OnVenaiten fait d'instituerun om. 
budsman des langues officielles, un. 
protecteurdes droits indiViduelsdans 
le domaine linguistique. Ce rôle 
consistait, et consiste OUjours, ÀLS/as- 
surernqueles organismes du gouverne 
mentfédéralreconnaissent l'épalitédu 
statutdesdeuxlanpues officielles dans 
leurs propres sphères de compétence et 
respectentl'espritde laLoisurleslan- 
gues officielles. 





Nouveaux pouvoirs 


Dixneufans plusitard, un nouveau 
gouvernement, unnouveau Parlement 
etune nouvelle-génération de Cana- 
diensontconcluquelestrois Commis. 
saires aux langues officielles qui se 
sont succédés depuis 1969,nedispo- 
Saient pas de pouvoirs suffisants pour 
promouVoirpleinement a justice lin- 
guistique sur]a scène fédérale au Ca- 
nada Clest pourquoi la-nouvelle Loi 
surles langues officielles, adoptée par 
le Parlement cetété parnune forte ma- 
jorité, élargit le mandat du commis- 
saire, 

Surle.plan juridique, .un.change- 
mentimportantréside dans le pouvoir 
accordé au commissaire, de traduire 
uneinstitution fédérale devantles tri- 
bunauxsi, après une période détermi- 
née, elle na pas donné suite de façon 
satisfaisante à une plainte déposée au- 


Depuissapromulgationilyavingtans, 
la Loisurles langues officiellesrecon- 
naîtl'épalité dufrançais etde l'anglais 
danslesinstitutions duParlementetau 
gouyemement du Canada. La Charte 
canadienne des droits etlibertés les 
proclamaient en 1982 langues” offi- 
cielles/du Canada. Le premier de ces 
textes législatifs, s'iltcirconscrivaitre- 
lativement bien la notion de bilin- 
guisme, ne permettait pas de tenir 
compte d'une façon concrète et satis- 
faisante deltoutesles réalités linguisti- 
ques du pays. Il n’accordait pas 
toujours à nos minorités laprotection 
voulue» 


PUBLI-REPORTAGE 


La Loïsur les langues officielles de 
1988 s'applique également aux 
groupes des deux langues officielles 
toutenreconnaissant Ia spécificité de 
chaque communauté etapporte plu> 
sieurs corrections qui s'imposaient. La 
Lorde 1988 confirmeexplicitementet 
avecplus de vigueur l'égalité de statut 
du français et de l'anglais au sein de 
toutes les institutions fédérales. Elle 
proclame beaucoup plus précisément, 
en fait, la reconnaissance dustatut du 
français dans lesunstitutions dugou- 
vernement fédéral de même qu'au sein 








La nouvelle loi et 





près duiCommissariat parmunssimple 
citoyen ou par un fonctionnaire qui 
estime queses droits linguistiques ont 
été ipnorés oulésés. 


Ce-recours judiciaire est une me- 
sure ultime.que le commissaire peut 
prendresà.la suite de plaintes indivi- 
duelles Siuneunstitution fédérale re- 
fusemde collaborer, «une plainte peut 
égalementêtre portée äattention du 
Conseïlldulfrésor (quiestresponsable 
dela-mise en oeuvre de la politique 
linguistique aulgouvernement), du Ca- 
binet et enfin, duParlement même, 
institution dontle commissaire esten 
dernierlieu mandataire. Prévues dans 
le cadre delanouvelleLoisurles lan- 
guesofficielles, de telles dispositions 
témoignentdune volonté deprendre 
ausérieux, plusquejamais auparavant, 
les'droitsken matière.de.langues.offi- 
cielles etlesresponsabilités quientdé- 
coulent pour les gestionnaires des 
institutions fédérales. 


Persuasion, conciliation, 
négociation 


Paradoxalement, .etheureusement 
d’ailleurs, l'existence deces nouveaux 
pouvoirs signifie quais seront sans 
doute-rarement utilisés Le Commis- 
saïre actuel, M. D'Iberville Fortier, .a: 
d'ailleurs déclaré "qu'ilse prévaudra 
bienventendu\des nouveaux pouvoirs 
quele Parlement lui a-conférés-mais 
qu'il continueralde privilégier la per- 
suasion, la conciliation et la négocia- 
tion pour atteindre ses objectifs. 
Commeaucoursdecesvingtdernières 
années, le climatest devenu plus pro- 
pice l'acceptation des objectifs de la 


desorganismes quisonttributairesdes. 
institutions officielles. 


Enivertu des articles 4l.et 42 de la 
nouvelle loi, le-gouvernement fédéral 
«s'engage à favoriser l'épanouisse- 
mentdesminonités francophones etan 
glophones»Il.s'engage également à 
«appuyerle développement» des deux 
langues demèmequ'àen«promouvoir 
la pleine reconnaissance et l'usage», Il 
confieau secrétaire d'Etatle mandatde 
coordonnerles efforts déployés dans ce 
sens-làetdeveilleràcequel’ensemble 
dessinstitutions, ministères el orga- 
nismes fédéraux agissent dans une 
mêmedirection: 


Aider, appuyer, encourageret 
promouvoir 


I revient donc'au secrétaire d'État 
de «prendre les mesures indiquées» 
pour favoriser l'épanouissement des 
minorités, appuyer l'apprentissage du 
français, encouragerle public à mieux 
accepter le français, exhorter et aïder 
les gouvemements provinciaux à favo= 
riserledéveloppementdes minoritéset 
à contribuer à apprentissage dufran- 
çais, inciter les entreprises, les organi- 
sations patronales et syndicales, les 
organismes bénévoles et autres à four- 
nirleurs services en français et en an- 


Loi en matière de langues officielles, 
tantdela part du publie que dugouver 
nement/etil ya toutlieu de croire que 
ces méthodes plus modérées serontef- 
ficaces. 


Droitsetobligations 


Cette nouvelle disposition qui per. 
metd'assurerquelepouVernementres- 
pectela loi en matière .delangues 
ofñcielles représente le changementle 
plusremarquablemaisnonpasle seul: 
Eneffetilenexiste dlautres quiauront 
une-grande importance dans avenir. 
Parexemple,lecommissairecontinue- 
ra de surveiller de façon générale, pour 
lecompte dusParlement,les pratiques 
du gouvemementfédéralenmatière de 
languestofficielles, commeille faisait 
enVertudelaLoïde 1969 Toutefois, 
ilassume… maintenant une fonction. 
supplémentaire, celledesurveiller 
toute loi susceptible d'avoir uneinci- 
dencesurles droits en matière de lan- 
gues officielles de-même.que les 
règlements établis parles instances 
gouvernementales'enkvertu della nou- 
velleloretles dispositions d'autreslois 
portantsurleslangues officielles, 


Lecommissaire sera désormais ap= 
pelé à surveiller et à évaluerles activi- 
tés des ministères fédéraux chargés 
d’assurerla concrétisation d'un nouvel 
objectif important énoncé dans la Loi, 
À savoir favoriser la progressionsvers 
l'égalitédestatutetdiusagedufrançais 
etude anglais dans l'ensemble du 
pays, dans les domaines où le gouver- 
nementfédéralesthabilitéàlefaire. Le 
Secrétariat d'État figure parmi ces mi- 
nistères, puisquela Loiluiconfiemain- 











tenantlamissiondefavorisercette pro- 
gression Par conséquent, Je commis- 
saire s’'intéressera aux efforts 
gouvernementaux destinés à encoura- 
genunplus haubniveau de bilinguisme 
insütutionnelausein dusecteunprivé, 
des groupes bénévoles et des associa- 
tions professionnelles et -commer- 
ciales. 


Qu'est-ce que tout cela signifie 
pourles membres des minorités de lan- 
gueofficielle du pays? Quelssontles 
avantages queleurprocureral'élargis- 
sement de laportée des’ activités du 
Commissariatauxlangues officielles 2 
Sans.donte pas forcément la justice 
entière pourtous, mais beaucoup plus 
malgrétout. 


Compétence 


Lemandatducommissaireestlimi- 
té pamun principe fondamental de.la 
Constitution-Lecommissaire aux lan- 
guesofficielles nepeutexercer aucune 
compétence surles activités des gou- 
vernements provinciaux (et-mainte- 
nant des administrations territoriales) 
bienquälaitpu, parle passé, faire des 
observations et donner des encourage 
ments Enkeffet, les pouvoirs duinter- 
vention directe duicommissaireMisent 
uniquement les structures etlesactivi- 
tés des institutions fédérales. 


Étant donné l'ampleur de ces struc- 
tures et de ces activités dans l'ensem- 
ble du Canada etleurvaste influence, 
cemandatest loin d'étre restreint. De- 
puis sa création, il y a 20 ans, le Com- 
missariat aux langues officielles a 
instruit des milliers de plaintes dépo- 











sées pardes Canadiens, portant surle 
non-respect des langues officielles au 
semkdela Fonctionpublique et llab- 
sencedeservices dans les deuxlangues 
officielles aux simples/citoyens Pour 
l'année 1987seulement, le Commissa- 
riat a été saisi de près de 2 200 cas de 
ce genreet depuis sa création, de plus 
de23 000 plaintes’ Rien ne laisse pré- 
Voinque.le nombre de-plaintes dimi- 
nueralsensiblement, du moins dans un 
avenirrapproché Cependant, compte 
tenu des pouvoirs etdu prestige accrus 
ducommissaire ilyalieudes/attendre 
qu'elles soïentréglées plusrapidement 
etàlaplusgrandesatisfaction de tous 
lesintéressés: 


Unequestion de respect 


On-peut espérer, comme consé- 
quence plus indirecte mais non moins 
importantedel'adoptiondelanouvelle 
loi, que les recommandations .formu- 
léesparle commissaire à l'intention 
des gouvernements äktous.les paliers 
receVrontuneattentionetunrespectde. 
plusen plus/grands: 


Laplupart des Canadiens n/auront 
jamais à traiter directement avec.le 
Commissariat aux langues officielles. 
Pourceuxetcelles quidevrontrecourir 
à"ses services, son importance ne fait 
aucun.doute Pour ceux el celles qui 
n'auront pas äly.faire appel, son exist- 
ence même constitue.une garantie du 
respect de leurs droits.Leschange- 
mentsetles améliorations apportés au 
rôleducommissaire danslecadredela 
Loisurles langues officielles de 1988 
viennentrenforcer un peu plus cette 
garantie, 





L: TNA Dteil: | 


les francophones hors Québec 


glaisetàfavoriserlareconnaissanceet 
l'usage de ces deux.langues, et pour 
collaboreraveceux àcesfins. 


Ilyalà beaucoup plusquelesimple 
phénomène dela reconnaissance off 
cielle, la reconnaissance n'étant sou” 
ventquiunsimple.constat.de-fait..Le 
nouveaurtexte utilise àrépétitiontet dé= 
libérémentles termes aider, appuyer, 
encourager et promouvoir, comme si 
lonavaïtvoulu donnerau documentle 
caractère incitatif et dynamique qu'il 
n'avait pas dans la première version. 
Nonseulementle gouyemement s'en- 
gage-t-illui-même, maisilvaplusloin 
ensollicitant la pleine et entière adhé- 
sion des entreprises publiques et pri- 
véeset leur collaboration énergique à 
la cause du bilinguisme: Le bilin- 
guisme apparaît comme un Véritable 
projet de société. 


Quantal'égalité desstatutdufrans 
çaisetdelanglais,elleestmieuxassu- 
rée dans les faits et le gouvernement 
fédéral n'hésite pas d'ailleurs à donner 
l'exemple. Nous savons que doréna- 
vantles actes officiels du Parlementet 
du gouvernement, ainsique les débats 
et autres travaux parlementaires dois 
vent paraître dans les deux langues, 
certes, mais aussi simultanément, ce 








quiconfère aux textes français lecarac- 
tèrevofficiel qu'ils n'avaient pas tou 
jours précédemment. Cette égalité va 
également devoir se concrétiser dans 
lestribunauxjudiciaresetadministra® 
tifs fédéraux oùles francophones pour- 
ronttémoigneretcomparaîtredans leur 
langue. LaLoirenfermeégalementun 
engagement de la part du gouverne- 
ment fédéral de voir à l'application 
concrète de cette égalité parle biais de 
règlements qui seront soumis à l'exa- 
mendu Parlement: 


Il incombe aux tribunaux fédéraux 
autres que la Coursuprème du Canada 
de veiller à ce que celui qui entend 
Vaffaire: a) comprenne l'anglais sans 
l’aide d'un interprète lorsque les par- 
ties ontopté pour que l'affaire ait lieu 
en anglais; b) comprenne le français 
sans aide d'unsinterprète lorsque les 
parties ont oplé pour que l'affaire ait 
lieu dans les deuxlangues: 


Lacoopération active 


Le droit à l'enseignement dans la 
languedelaminontéestofficiellement 
reconnu par la Charte canadienne des 
droits et libertés de 1982. Le Secréta- 
riat d'État a le devoir de veiller à en- 
courager les provinces à faire en sorte 
que ce droit devienne une réalité véri- 


La population de la Saskatchewan compte 


23,720* francophones 


*Langue apprise'et comprise 





fiable partoutau Canada. Àcechapitre, 
la‘bonne Volonté des provinces estre 
quisenonseulementpourlareconnais- 
sance duprincipeetpoursaréalisation 
dansles/faits, mais aussipounéduquer 
les populationsetlesinciterà uneplus 
grande ouverture d'esprit. 


Legouvermement fédéral entend 
également que les employés franco= 
phonesrésidant danses régions bilin> 
gues puissent s'exprimenen français 
dansleurmilieudetravailetqu'ausein 
des institutions fédérales il soient re= 
présentés selon des proportions équita= 
bles. Cette mesure favorise la synergie 
des deux langues et, de ce fait, encou- 
rage apprentissage réciproque des 
deux langues. Toutes les instancesin- 
téressées à lapromotion des deux lan- 
gues officielles, le Commissariat aux 
langues offncriellesparexemple/ontin® 
sisté à maintes reprises suncetté ques” 
tion depuis de nombreuses années: 
Dans ce domaine, le pays affiche en- 
core des retards que la Loi de 1988 
devrait permettre de rattraper, dans 
toutesles régions déclarées bilingues à 
cette fin et particulièrement dans la 
région dela Capitale nationaleloù les 
ressources humaines nécessaires sont 
disponibles enplus grand nombre: 





Li 1 





6— CAHIER SPÉCIAL PUBLIÉ PAR L'APFHQ 





ENTREVUE: MICHEL BASTARACHE 


La Loi C-72 est bonne, mais elle est loin d’être 
parfaite pour les francophones hors Québec 


OTTAWA: La Loi C-72 concernant le 
statutetl’usage des langues officielles 
au Canada ne répond\ pas totalement 
aux attentes exprimées parles franco- 
phones hors Québec lors des consul- 
tations qui ont précédé la rédactiontet 
l'adoption finale.decette importante 
pièce lépislative. 


YVES LUSIGNAN: 


Leréputé"constitutionnaliste Me 
Michel Bastarache, quiagissait à titre 
de conseiller juridique pour la Fédéra- 
tiondes francophones hors Québec du- 
rant cette période, croit que la plus 
grande faiblesse de la loi demeure sa 
difficulté. de mise en oeuvre au plan 
judiciaire. En ce sens, Me. Bastarache 
n'est pas satisfait du rôle dévolu au 
Commissaire aux langues officielles 
comme enquéteuret protecteur dusci- 
toyen: 


Cequeleconseiller juridique de la 
FFH.Q. n'aime pas dans cette loi, 
c'estquetoutdoit procéder d'abordau 
niveau de Ja-plainte..MeBastarache 
considère.cetteformule.comme.étant 
dépassée, d'autant plus que les en- 
quêtesmenées parle Commissaire aux. 
languesoffñciellessuiteau dépôtdiune 
plainteksont secrètes. «Ça ne crée pas 
uncontextequifayoriseune contrainte 
sur l'organisme quifait l'objet de l'en- 
quête», trouveMe,.Bastarache, quifait 
unparallèleavecllimpactpopulairede 
l'enquête publiquesurle dopage spor- 
üif-«Sivous amenez quelqu'un devant 
les caméras de télévisiontet que vous 
linterrogez, ce.n’est pas la même 
choseque sivous]linterrogez en privé 
dansWotrebureau», constate MeBas- 
tarache, 


Cequ'on-aurait souhaité chez les 
francophoneshors Québec, clestqu/on 
ajouteau processus.d'enquête décrit. 
danslaloi,unmécanismecomme celui. 
dela Commission des droits dela per- 
sonne: Cetteapprochesouhaitéeparles 
francophones aurait permis aulCom- 
missairededéposeruneplainteau nom 
dela personne lésée dans ses’ droits 
devant un tribunal administratif, qui 
auraitpuensuitecontraindrele fautifà 
respecterlaloïenimposantdespeines. 
Selon. MeBastarache, à. l'heure.ac- 
tuellele Commissaire aux langues of. 
ficiellesnepeutpasimposerunepeine, 
obligerunministèreàréembaucherun 
employé congédié pourune question: 
linguistique, ou condamner à verser. 
unesindemnisation. Il\peut dans cer- 
taines/circonstances intervenir devant 
la Cour fédérale, mais cela reste à sa 
discrétion. 

Pour-mieux se faire comprendre, 
MeBastarache donne l'exemple clas- 
siquedurefusäunvoyageurdese faire 
servir en français sur un train de Via 
Raïl« Comment allez-Vous Vraiment 





décider d'intenter.une-action.qui va 
vous coûter 20/000$ devant la Cour 
fédérale pour obtenirune décision fa- 
vorable» questionne Me, Bastarache, 
pour qui cette approche estirréaliste. 
Un-mécanisme semblable à la Com- 
mission des droits dela personne, fi- 
nancéparle gouvernement, serait plus 
efficace selon lui. «Ilme semblequ'on 
a clairementaffñirmé que les droits lin- 
guistiques sont aussiimportantsique 
les autres droits fondamentaux. Com- 
mentsefait-ilquulsnejouissent pas 
dlun appui aussi important quant au 
mécanisme de mise en oeuvre», 
conclut Me:Bastarache surcette ques- 
ton. 


Mais toutn'estpasnégatifpourles 
francophones hors Québec. Plus de la 
moitié dela cinquantaine d'amende- 
ments proposés parla F.FH:Q-1ors du 
processus de consultation précédant 
l'adoption de la Loi C-72,ontété rete- 
nus parle gouvernement. Les articles 
quitraitent de la justice par exemple, 
sontinspirés des préoccupations eXpri- 
mées parles francophones-hors Qué- 
bec. Ils ont obtenu que le 
gouvernement fédéral assume l'obli- 
gation de servir le justiciable dans/sa 
langue,etquelechowxdelalanguedes 
procédures soitceluidujusticiable.Le 
Jusüciable a aussi obtenu.ledroit.de 
s'adresser à un juge quiparlela même 
languequelui:«Jecroisquec'estnotre 
insistance et nos propositions qui ont 
permis d'élargir les droits», dit Me. 
Bastarache. Aujourd'hui, le juge d'une 
cour fédérale a toujours le choix de la 
languepourrendresonjugement, mais 
letexteofncieldujugement doit étre 
danslalanpuedugusticiable. 


On a aussi obtenu des -modifica= 
tions importantesence qui a trait aux 





mêémeenétant formée d'un.tout petit 
nombre, obtenir des/services en fran- 
Ççais «Onnepeutpasteninuniquement 
compte des nombres, nidela concen- 
ration, explique Me-Bastarache. On 
doit maintenant tenir compte de.cet 
autre facteurquiestlacohésion sociale 
etlorganisationinstitutionnelle». 


Iyaraussi une nouveauté dans la 
loïencequiatraitaubilinpuisme dans 
les entreprises privées. Pour la pre- 


MeBastarache estime quelanou- 
velleLoisurleslanguesoffcielles pré- 
cise davantage le caractère spécifique 
des droits aux usagers, contrairement À 
la Loide1969. Les obligations gouver- 
nementales sont plus précises \Onna 
aussiprévudefaçonplus spécifique le 
recours aux tribunaux, même si ce re 
cours existait déjà parlelpassé. Enré- 
sumé,ilyamaintenantmoinsdezones 
grises dans, le texte de loi, reconnaît 
Me.Bastarache, et davantage deméca- 








Me:Michel Bastarache 
Constitutionnaliste 





mièrefois,on donne spécifiquementau 
Secrétariat d'État aux minorités,.le 
mandat de faire la/promotion des.lan- 
gues officielles,etd'encouragerlesen- 





«Ilme semble que lorsqu'on a adopté la Loi, il 
était très clair quelle Conseil du Trésor recevait 
un mandat spécifique de préparer une 


réglementation .» 





services au public.Insatisfait du travail 
du Conseil du Trésor en ce domaine, 
«nous croyons'que le Conseil du Tré- 
sorajouélongtemps sunles rèplesqui. 
luispermettaient d'établir dans.quels 
bureaux on allait offrir des services 
dansles deux.langues» critique Me. 
Bastarache,lesfrancophones vou. 
laïent des/critères-spécifiques dans la 
nouvelle loi: 


Ainsi, ce n'est plus seulement le 
nombre absolu.de-francophones dans 
unmilieuquidétermineralaqualité des 
services en français. Cela dépendra 
aussidelastructuredelacommunauté, 
de sacohésion sociale. Une commu- 
nauté francophone isolée pourra, 





treprises priVées-äoffrir.des services 
dans les deux langues officielles. Le 
mandat existait déjà via des pro- 
grammes financés par le Conseil du 
Trésor, mais c'est la première fois 
qu'on donne une assise lépislative à 
cette.fonction, explique Me.Basta- 
rache. Pourles francophones hors Qué- 
bec, cetaspect de la loi pourrait être 
avantageux si.le-fédéral commence à 
subventionnerles secteurs\de indus- 
triequidonnentdes services à la popu- 
lation Onauraittoutefois souhaitéque 
le Secrétariat d'État aitle devoir, etnon 
pas-seulement le pouvoir, d'encoura- 
gerlebilinguisme dans les entreprises 
privées. 


La population du Manitoba compte 





91,775" francophones 


nismes pour la faire respecter. On a 
aussi spécifié de façon plus complète 
les règles applicables àlarédaction des 
règlements quivontdéfinirles obliga- 
tions gouvernementales, ajoute-il 


Le constitutionnaliste a été étonné 
d'apprendre que le Conseil duTrésor 
attendaitun feuvert du gouvernement 
fédéral avant de commencer ses con- 
sultations devant mener àlarédaction 
des règlements d'application de la Loi 
C=72.dans les-institutions fédérales: 
(Voiràäce sujet larticle/surle Conseil 
duTrésor) «En ce quime concerne, le 
Conseil duMfrésonn'apasà attendre le 
bonvouloïndequiquecesoitavantde 
préparer une réglementation. .Il.me 
semble que lorsqu'on a adoptélaLoi, 
il'était très clairquele Conseïlldu Tré- 
sor recevait un mandat spécifique de 
préparer une réglementation et.de.la 
soumettre pour adoption, et que cette 
réglementation était nécessaire à. la 
mise en oeuvre de la Loi», commente 
Me’Bastarachequiajoute-«Jene peux 
pasvoirquellejusificationil yaurait 
pourretarderle processus». 


Les/francophoneshors Québec ne 
sontd'ailleurs pas emballés parle rôle 





Langue apprise et comprise 








quedoit jouer le Conseil duNTrésor. 
dans la rédaction des règlements. «Ça 
ne nousplaît pas dustout..On pensait 
qu'ilynaurait dûy avoir une autre 
agence plus neutre, plus détachée», dit 
Me.Bastarache, qui pense-que le 
Conseil'du Trésor alune sorte de parti 
prisspourménagenles finances publie 
ques. «S'il'estappelé à faire des choix 
difficiles, 1valesfaireenfonction des, 
intérêts du système, en tenant compte 
dessdifficultés dans les.conventions 
collectives», croit.le.constitutionna- 
liste, 


Celui-ci rappelle que les conven- 
tions collectives onttoujours justifié la, 
piètre qualité des services en français 
chez Via Rail, etquec'estjustementle 
Conseil du Trésor qui négocie les 
conventions collectives. Me Basta- 
rache/craintque le Conseïl'du Trésor 
ne soit pas assez sensibilisé à l'objectif 
d'élarpirledomainedelapplicationde 
la Loitsurles langues officielles, mal= 
gréles/difhicultés internesique posent 
les conventions collectives,.etlesli- 
mitesbudgétaires.«Onnepeutpaspré- 
sumerquulsVontagirdemauvaisefoi. 
Onpeut juste espérer que.le-résultat 
sera celui qu'on cherche». 


Le public aussi a unrôle important 
à jouer pour assurer des services de 
qualité danses deux langues au pays: 
«Il fautlavolonté politique, illfautles 
ressources, maisilfaut que la demande 
nesoit pas purementartificielle», sou- 
tient Me”Bastarache-Il faut donc que 
les citoyens insistent pourutiliserles 
servicesexistants, et exigent que les 
services/soientide qualité Lalpression 
dupublic doit étre continue, surtout 
lorsque la volonté politique s’effrite 
devantlesdifficultés administratives et 
budgétaires. 


L'attitude négative des Québécois 
envers la Loi C-72 inquiète-prande- 
ment Me, Bastarache. Selon lui, cette 
attitude peut avoirune influence très 
négative surla volonté politique des 
fonctionnaires de donner.priorité àla 
Loi sur.les lanpgues-officielles,.et\de 
considérer qu'elle estun élément im 
portant de la-politique-canadienne. 
Dans cette optique, .les.francophones 
hors Québec ont besoin des Québecois 
sülsveulentque leurs droits inguisti 
quessoient respectés partoutau pays: 
«Absolument, dit Me. Bastarache, 
mais ilMfaut aussique.les Québecois 
comprennentquelaLoisurles langues 
officielles existent pour eux, pas pour 
nous. La participation équitable des: 
francophones dans la Fonction publi- 
que, ça dessert d'abordiles Québécois. 
Lessservices publics en français auni- 
veau fédéral, c’est d'abord pour les 
Québecois». 








CAHIER SPÉCIAL PUBLIÉ PAR L'APFHQ—7 





SASKATCHEWAN  , 


Les francophones dela Saskatchewan: 
aurontconnuen 1988lune des périodes 
lesplusmouvementéesdeleurhistoire. 
Enlespacedequelques moisils auront 
remporté des Victoires et subit des re- 
versimportants: 


JEAN-PIERRE PICARD 
ET MICHÈLE FORTIN 


Danse jugement Wimmer, en fé- 
vrier, la Cour du/Banc de la Reine de 
la Saskatchewanaccordaitàla minor 
téfrancophone le droit depérer.ses 
écoles … Dix jours.plus tard, dans la 
cause Mercure, la Coursuprémerecon- 
naissaibau français lestatut de langue 
officielle en Saskatchewan. À la lueur 
deces jugements, tous les espoirs 
étaient permis. Lleuphorie fut brève. 
Enavril le gouvernement provincial 
adoptaitla Loi 02 faisant dela Saskat- 
chewan une proVince Unilingue an 
glaise. …Un-mois plus tard, Ia plus 
célèbremstitutionfransaskoise, le Col- 
lège Mathieu, était détruit par les 
flammes: 








Trouver un remède au 


génocide linguistique! 


Maisl'élèment dominant de 88/fut 
la'signature dlune entente cadre entre 
le Secrétariat d'Étatetla communauté 
fransaskoise par laquelle le fédéral 
s'engageait à investir $17 millions 
pourle développement de la'commu- 
nauté fransaskoise Une autre entente, 
entrele fédérallet le gouvernement de 
la Saskatchewan cette fois, Voyaitprès 
de $60\millions.consacrés-à aider. la 
province àlprendre/ses responsabilités 
envVersisa minorité. 


Paradoxalement, l'adoption. de la 
LoiC-72surleslangues officielles, en! 
septembrel88,aura-presque passé ina 
perçue enSaskatchewan.L’attention 
des dirigeants fransaskois et de la po- 
pulation francophone a surtoutété re 
tenueparces fameusesententes cadres. 


L'argent n'étant plus un obstacle, 
verrait-onfinalementle gouvernement 
provincial donnerune suite concrète all 
jugement .Wimmer/. La communauté 
saurait-elle se servir decetteumanne 





poursefortifienet répondre à,ses.be= 
soins\ouau contraire l'appätduvgain! 


sonnerait-illeplas delunité entre les 
associations? Maissurtoutest-ce que 
cesententes-répondraient aulbesoinile 
plus urgent;-trouverunremède au gé- 
nocidelinguistiqueen Saskatchewan? 


Cependant, le fait que la Loi C-72 
ait reçu lappuides/trois grandes for- 
mations politiques fédérales malgré 
l'existence dhirréductibles Rednecks = 
témoigne de l'attitude etdelavolonté 
politique qui existe face “au bilin- 
guisme,.du moins au niveau fédéral. 
Ledébatentourantson adoption a per- 
mislaux Canadiens defaireun examen: 
de conscience/collectif face à cette 
question. 


Finalement une question se pose: 
destententes telles /celles/signées avec 
lefédéral, sont-elles plusutiles qu'une 
loifédéralepouncertaines communau- 
tés francophones en péril. Autrement 
dit, des privilègesValent-ilsmieux que 
des droits? Danse quotidien des Fran- 
saskoïs, il'est certain que les ententes 
pourraient apporter des changements 
plusimportants danseurs communau- 





tés quelaloifédérale: 


La Loi C-72 aura tout de même 
contribué à faire prendre une place ac- 
crue aufrançais dans la province. 
Suite à uneplainte d'un citoyen,.des: 
mesures ont été prises pour, s'assurer 
que des services seraient offerts dans 
les-deux languesofficielles lors des 
Jeux du Canada à Saskatoon. Suite À 
des pressions .duvbureau répional du 
Commissariat aux langues officielles, 
une Coordonatrice bilingue a été"em- 
bauchéeparl'administration des jeux 
et onest à la recherche de 300) béné- 
volesbilingues. 


De-plus, certains problèmes.que 
connaissent les Fransaskois avec/cer- 
tainesinstitutions fédérales pourraient 
se voirsolutionnés.… Par exemple, les 
francophones de Prince Albert reven- 
diquent depuis des années un service 
bilingue»au bureau de poste de cette 
ville. Avec la nouvelle législation, il 
sera possible, si la demande est jugée 
suffisante, de voir à ce que ceux-ci 





soientofferts: 


Larnouvelle loisprévoit.un apport 
financier. du Secrétariat d'État pour la 
bilinguisation.… Ceci pourra avoir des 
répercussions dans diverses institu- 
tions à travers la province. 


Par'exemple, le nouvel'hôpital de 
Gravelbourgsen-construction, pourra 
obtenir delaide pourlamiseenplace 
d'unaffichagebilingue,-tout comme 
cela a été faibtèl'hôpital de St-Boni- 
face. 


Lanouvelleloisurleslanguesoffi- 
cielles contribuera sûrement àäMfaire 
avaricerledossierdubilinguisme, mais 
le facteur clé demeure toujours la vo- 
lontédelamajoritédevouloirfaireune 
place plus grande à sa minorité. C'est 
pourquoi parallèlement à Ia-mise.en) 
oeuvre de la Loi C-72'il faudra voir à 
unecampagnedinformationetdesen- 
sibilisation danses média: Cette cam 
pagne a déjà été amorcée dans les 
journauxfrancophones.minoritaires, 
maisilfaudra stassurerqueles media 
anglophones soientégalementutilisés. 





EN ONTARIO 


one RS 


Le 


Suiteaux premiers signes de.recon- 
naissance «officielle» dela légitimité 
delacommunautéfranco-ontarienneet 
deson droit a s/épanouir, une lueur. 
d’espoirnaquitchez.ses chefs defile 
qui, jusque-là, agonisaient devant le 
taux galopantd'assimilation manifeste 
partout dans la province. 


JEAN MONGENAIS 


Ia cependant fallu encore beau- 
coup, beaucoup de patience. Et c'est 
avecraison que lon alongtemps/qua- 
lifié d'étapisme et de «progrès à 
compte-pouttes»le développement de 
cette reconnaissance. 


Mais,silestvraisque/les Jois.lin- 
glistiquesnechangentpaslesattitudes 
dujouraulendemain, il ne faut quand 
mème pas en diminuer l'impact. 


EnOntario,entoutcas, chaque pro- 
grès législatif dans ce domaine a pro- 
duitplus qu'un simplenouveau service 
ounouveau mécanisme d'épanouisse- 
mentculturel Ila/fait croître chez le 
Franco-ontarien, la Franco-ontarienne, 
lessentiment de légitimité et, partant, 
ceux de fierté et de conviction: Etil a 
provoqué le“débutidiune lente mais 
inévitablemodification de l'attitude de 
l'ensemble dela population, mis à part 





nouveau d 


lesquelquesilôtsdebigots quiexistent 
encore mais dont laparole et l’action 
sontalorsautrementmisesenlumière! 


Ce futleseeffets delalpremière Loi 
canadienne surlesLanguesoffcielles. 


Llapplication de cette loi a produit 
des premiers progrès tangibles Mais 
aussi, dans sa foulée, suivirent desuün- 
jections beaucoup plus importantes de 
fonds fédéraux pour étendre -les-ré- 
seaux français deradioetde télévision 
de Radio-Canada, pourinciterlegou. 
vernementprovinciallà développerles 
services éducatifs à saminontédelan- 
gueoffñcielleetéventuellementaiderà 
mettre surpied un service de télévision 
éducative qui diffuse maintenant.en. 
français quelque quinze heures par 
jour, septjours par semaine, 


Etsil'onnepeutpasimputerdirec- 
tement ä cette loidlautres progrèsiqui 
ontsuiVi, on ne peut pasnonplusnier 
saVpart d'influence à.les/susciter Et, 
plustrécemment,ilssontimportants» 


Un système complet d'écoles/pri- 
maires et secondaires françaises. est 
maintenantreconnu, et graduellement, 
les francophones-en.obtiennent.le 
contrôle absolu. L'automne dernien.le 
premier conseil scolaire de langue 





française dela province futéludans]a 
région d'Ottawa. 


Lefrançais a été-reconnu langue 
officielledanslesystèmejundiqueon- 
tarien.C'estd'ailleursle seul système 
au pays quiexige quele juge lui-même 
puissecomprendrelalanguedel'accu- 
sé! 


La Chaîne française de NVOntario 
peutétrecaptée parcâble presque par- 
toutdanslaprovinceetllonacommen- 
cé à installer un réseau de tours\de 
transmission pour qu'on puisse avoir 
accès sans devoir être abonné à un sys- 
tème de câblodiffusion: 


Dès-novembre prochain, les ser= 
vices detousles ministères du gouver- 
nementontanenseront disponibles'en 
français à chacun des bureaux chefs À 
Torontoaisiquedans tousles bureaux 
régionaux desservant uneVingtaine de 
régions où.les francophones se.trou- 
venten nombres importants. Et, phé> 
nomème assez intéressant, de plus en 
plus,.les fonctionnaires. responsables 
semblent se faire un honneur de pou- 
voir offrir des services en français, 
alors quil nya pas tellement Iong- 
temps, c'était fait à contre-coeur pour 
ne pas dire de façon carrément désa- 





La population de l'Ontario compte 


484,265" francophones 


éfi, vivre 


sa 


gréable! 


Cen'est pas dire.quiabsolument 
touttourmeenrond.(Etilfautsourire 
lorsque, surtout après les récents évé- 
nements dansla Belle Province, quel- 
qu'un suggèrequeles anglophones du 
Québecne sont pas aussi bienttraités 
quelles francophones de l'Ontario!) 


Certains gens continuent à poser 
des obstables au contrôle direct.des 
écoles de langue française parles Sec- 
tions de langue française des conseils 
scolaires qui en sontresponsables par- 
tout'dans la province sauf dans la ré- 
giondelacapitalenationale. 


L'accès à l'éducation postsecon- 
daireenfrançaisestassez limité, même 
si deux universités et certains collèges. 
bilingues offrent.un bon.nombre.de 
cours ou/de programmes en cette lan- 
gue, qu'illexiste un collège français de 
technologieagricoleetd'alimentation, 
et qu'on prévoit l'ouverture d'un col- 
lège entièrement de langue française 
dansl'estde la province dhiciquelques 
années: 


Le réseau de TVOntario n'est pas 
encore accessible sansle câble, saufle 
dimanche, dansla majoritédes régions 
de la province. 





Langue apprise et comprise 


en français 


Etily a encore beaucoup àsfaire 
dans ledomaine des services munici= 
paux quisontceux quitouchentla po= 
pulation de plus près 


Mais dans l'ensemble, comme on 
peutleconstater, denombreux services 
sontdisponiblesenfrançais/etmoyen- 
nantuneffortd\organisation,ilestpos- 
sible en grande partie de«vivre en 
français.» 


Les nouveaux défis sont de pro- 
mouvoir utilisation de.tous/ces/ser- 
vices (cardeshabitudes de longue date 
ne se changent.pas.dlun revers\de la 
main)etdefaireélireounommerplus 
de-francophones aux divers orga- 
nismesdécisionnelsafindiassurerque 
l'oncontinueà reconnaître etquelon 
répondedeplusenplusaux besoins des: 
francophones: 


LarévisiondelaLoisurles langues 
officielles du gouvernement fédéral 
aura aussi sans doute ses effets En 
Ontario,-elle n'aura peut-être pas un 
impactaussi marquant que lepassage 
de sa première Version, mais elle coïn- 
cide avecle début d'une nouvelle ère 
pourles francophones dans cette pro= 
vince. 





8- CAHIER SPÉCIAL PUBLIÉ PAR L'APFHQ 





DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE 
Des accords fédéraux-provinciaux pleins de promesses 


Tout ne peut être consigné dans un 
texte deloi Onn'yretientau contraire 
que l'essentiel, ce qui touche directe= 
ment aux droils des citoyens et aux 
devoirs des institutions, ce quLassure 
lajustice, léquilibreetlemaintien de 
lämoralité publique Lorsqu'une loi a 
reçu les sanctions qui la rendent offi- 
cielle, elle esten quelque sorte précé- 
dée et suivie d'une somme 
additionnelle de pratiques qui la cau- 
tionnentetenrichisssent.Surces cou= 
tümes, habitudes passées dans les 
moeurs la loi peutcompter comme 
ellepeutégalement compter suriles 
institutions qui véhiculent.ces cou- 
tumes après en avoir souvent été la 
sourcemème.llyalalettredelaloiet 
lespritdelaloi. 


PUBLI-REPORTAGE 


Ainsi, parexemple, lesliens quise 
sont créés, au cours des ans, entre le 
commissaire aux langues officielles’et 
1e Comité mixte.de Ja Chambre des 
Communes et du Sénat surles ques 
tions linguistiques ont-1ls incité le lé» 
pislateunauneplus grande ouverture, 
peut-être mème äune plus grande gé- 
nérosité en matière de promotion des 
droits des minorités. 


Constitué en.mai 1980, 1e.Comité 
mixte a présenté au Parlement plu- 
sieursrapports defondoùilpréconisait 
l'améliorationdecertains articles dela 
Loïisurles langues officielles de 1969; 
demémequel'ajoutaunouveautexte 
deplusieursélémentsluiparaissantde- 





Voir y.être insérés pour une meilleure 
vitalité dubilinguismeunstitutionnel 
au Canada. Aïdé par les réponses et 
commentaires quiluiVenaientducom= 
missaire aux langues et des associa- 
tionsreprésentantles communautés de 
langueofficielle, la doncjouéunrôle 
fondamental dans le renouvellement 
de la.loi,.est chargé spécialement de 
suivre son application, les règlements 
etinstructions en découlant, ainsi que 
la mise en oeuvre des rapports du com- 
missaire, du président du Conseil. du 
Trésor et du secrétaire d'État. 


De son côté, le commissaire aux 
languescontinueraderemplinierélede 
protecteurdes droits lnguistiques.des 
citoyens que luivassignait la Loï.de 
1969. 


Le.Commisaire aux langues off 
cielles pour sa part pourra demander 
aux administrateurs des institutions 
gouvernementales de lui faireconnai- 
tre dans les délais quil fixe,.les me- 
sures envisagées pour donner suite à 
ses recommandations. Lorsqu'il aura 
épuiséles recours ordinaires, il pourra 
opter, avec le consentement.du plai- 
gnant, pour le recours judiciaire ou! 
pour .lerapport al gOuVerneur en 
conseil, ce dernier constituant essen- 
tiellement une mesure administrative 
etpolitique reliéeaux obligations.des 
inshitutionsentantquetelles-Pourleur 
part, les ministres responsables.pour- 
ront.prendre les mesures qui simpo= 
sent pour mettre en oeuvre les 








recommandations du commissaire aux 
languesofficielles: 


La Loiénonce également de façon 
plus ferme et explicite l'engagement 
du gouvernement fédéral. quant à la 
pleine reconnaissance et à lusage/du 
françaisetdel'anglais dans ensemble 
dela société canadienne.Elle articule 
son action dans l'esprit de collabora- 
tion quisa consacré l'Accord du Lac 
Meech, établissant des responsabilités 
précises pour certains.ministres,.n0> 
tamment le secrétaire d'État, qui doit 
annuellementrendre compte auParle> 
ment de sa missionen matière de lan- 
guesofficielles: 


C’est dans cet esprit d'ouverture 
que le Secrétariat d'État pouvait an- 
noncer que le gouvernement fédéral 
avait décidé de consacrer, aucours des 
cinq\prochaines années, plus de]l,4 
milliard de dollars à d'importants pro- 
jets rouchant les langues officielles, 
soit 16%1de plus que pour.la période 
précédente.Cettemesuresuinscritdans 
L'esprit de lanouvelle Loñsur les lan- 
gues officielles. 


Cettesommeserviraaurevouvelle- 
mentdes programmes d'enseignement 
etdepromotiondeslangues officielles. 
Aasuite d'ententesbilatérales devant 
être népociées avec Chaque province, 
commedanslepassé, le gouvernement 
consacrera 1,2 milliard ide dollars à 
l'enseignement dela langue dela mi- 
norité et à l'enseignement du français 
etdel'anglais en tantquelangues,se= 


LA LOI) SUR LES LANGUES OFFICIELLES DE 1988 
Les droits des citoyens 


La première Loi sur les langues offt- 
cielles est entrée en vigueur le 7 sep- 
tembre 1969. Elle marquait le début 
d’une ère nouvelle dans les efforts dé- 
ployésparleCanadapourlareconnais- 
sanceetla promotion des deuxlangues 
officielles du pays. Dix-neuf ans plus 
tard leParlementadoptait une nou- 
velleloïconcemantlestatutetlusage 
des langues officielles du Canada. 
Presque deuxfois plus Volumineuse 
que celle de 1969, la loi de 1988 vise à 
mieux circonserire la réalité linguisti- 
quedupaysetàenmieuxsatisfaire les: 
exigences. 


PUBLI-REPORTAGE 


NouspourionsdiredelaLorsurles 
langues officielles de 1969 qu'elle fut 
un banc d'essai. À la lumière de l'ex- 
périence acquise au fil des ans, le texte, 
devenu désuet, devait être adapté aux 
nouvelles réalités. Les rares jugements 
rendus parles tribunaux en matière de 
régime linguistique avaient faitressor- 
tir les lacunes du texte. En l'absence 
d'un recours précis inscrit dans Ia loi, 
on avait jusqu'ici remédié aux failles 
parñdes pratiques administratives qu'il 
fallait maintenant incorporer au texte 
de la Loï. Il en allait de même pour la 
Résolution parlementaire de 1973 qui 
visait la langue de travail et la partici- 


pation des deux communautés linguis- 
tiques dans la Fonction publique fédé= 
rale. Le gouvernement s'était du reste 
engagé en 1984, àmoderniserla légis- 
lationenvue«d'étendreetderenforcer 
le consensus national autour dela po- 
litique linguitique». La Charte cana- 
diennedesdroïtsetlibertés, problamée 
en 1982, n'en exigeait pas moins. 


Unmandatélargi 


Decesdroitslinguistiques constitu- 
tionnels découlaient des obligations 
pour les institutions de l'État. La loi 
précise donc de quelle façon les insti- 
tutions fédérales doivent slacquitterde 
leur mandat dans le respect de ces 
droits et du statut d'égalité des deux 
langues officielles Lesktrois compo- 
santes de l'égalité linguistique dans les 
institutions fédérales, .c'est-à-dire.le 
serviceau public, la participation équi- 
table des membres des deux commu- 
nautésdanslesinstitutionsfédéraleser 
le libre choix de sa langue de travail, 





sontclairement articulées dans le texte 
de la Loi de 1988. 


Lepréambuleetlobjetdunouveau. 
texte reconnaissent le fondement 
constitutionnel de la Loi sur les lan- 
gues officielles et ils en éclairent les 
objectifs. Dans les quatorze parties sui- 
vantes se succèdent des articles qui 


renforcentle caractère bilingue du Ca- 
nada Ainsi, l'interprétation simulta- 
née des débats et autres travaux du 
Parlement doit être assurée. Comme 
auparavant les documents déposés au 
Parlement doivent étre publiés simul- 
tanémentcette fois dans les deux,lan- 
guesoffcielles du pays. 


L’égalitélinguistique 


Paloïgarantitle droit des citoyens 
decommuniquer avec les institutions 
fédérales dans l'une ou l’autre des lan- 
gues officielles du pays. Elle précise 
égalementqueles Canadiensetles Ca- 
nadiennes ont le droit d’être servi(e)s 
parces institutions dans la langue de 
leurchoix,qu'ulstagissedeministères, 
d'organismes gouvernementaux ou de 
sociétés d'État. Il peut notamment s'a- 
girdubureau de poste, du centre d'em- 
ploi, de la gare de Via Raïl, du 
traversier de Marine Atlantique ou 
même dusconsulat canadien à l’étran- 
ger.Letexte de la loi précise également 
qu'il «incombe» aux institutions fédé- 
rales de veiller à ce que ces services 
soient offerts. Il'existe de plus et pour 
la première fois une obligation claire 
pourles ministères, les organismes et 
les sociétés d'État d'offrir activement 
leurs services dans les deux langues 





officielles. Le législateur s'estplié aux 











condes. 


Celavise à améliorer l'accessibilité 
à l'enseignement dans Ia languede la 
minorité, etcelaàtouslesniveaux des 
systèmes d'éducation Onveilleraéga= 
lement à assurer l'expansion des.ser- 
vices en français au niveau 
postsecondaire, Il faudra enfinise pen- 
cher avec Une acuité nouvelle.sur.la 
formation des maîtres. Luintérétcrois- 
sant pour apprentissage de lalangue 
seconde justifie le renforcement de 
telles mesures ettémoigne d'une évo- 
Jution encourageante des mentalités 
devantle phénomène dubilinguisme: 


L’épanouissementdes 
communautés, 


Cet'engagement à l'endroit de.la 
progression Vers L'égalité de statutet 
d'usage dufrançais et de l'anglais re- 
jointdoncdirectementlesminontésde 
langueoffcielle Dans la loi,.le gou- 
Vemementstengage formellement à fa» 
voriser leur épanouissement et.à 
appuyerleur. développement La pro= 
motion de la dualité linguitique doit 
reposer surlavigueunsoutenue de ces 
collectivités. Lescommunautésdelan® 
pueofficielle en situation minoritaire 
sontainsiunélémentessentiell des me- 
sures mises en oeuvre parle gouverne 
ment fédéral, dans Ja foulée dela Loi 
de 1988. 


À\ritre d'exemple, en juin dernier, 
le secrétaire d'Étatetlepremierminis- 
tre de L'Île-du-Prince-Édouard  si- 


exigences dela Charteenconférantles 
obligations linguistiques des institu= 
tions non plus à des districts déclarés 
bilingues mais aursiège de cesinstitu= 
tions età leurs bureaux là où ilexiste 
une demande importante Les orga- 
nismesayantunrôleparticulier à jouer. 
auprès du public, parexemple ceux qui 
ontpourmandatderéplementeren ma 
tière de santé et de sécurité, se voient 
aussi imposer desobligations particu- 
lièresenraisondeleurvocation propre. 


Les'employéside toutes les institu= 
tions fédérales Voient également leurs 
droits mieux définis et mieux protégés 
par le texte de la nouvelle Loi. Ces 
employés ont le droit de travailler en 
français ou en anglais, selon leur choix 
dans des régions désignées bilingues à 
cette fin pourvu bien sûrquele public 
soit servi dans sa langue. Les orga- 
nismes fédéraux doivent de plus créer 
des environnements de travail favora- 
ble à la pratique équilibrée des deux 
langues’ Encequiatraitàlalangue de 
travail, les régions auparavant dési- 
gnées\ bilingues par l'administration, 
c'est-à-dire la région de la Capitale 
nationale, le Nouveau-Brunswick et 
certaines parties du Québec et de l'On- 
tario voient leur statut confirmé parle 
nouveautexte dela Loi, 











pnaient une entente-cadre.surlaspro 
motion des langues officielles. Cette 
ententeporte sur.les services en-fran- 
Çaisdanscetteprovincedel Atlantique 
etelleénumèreles principes, lesobjec- 
tifsetles mécanismes de collaboration: 
entreles deuxordres de gouvermement. 
De façon concrète, les francophones de 
cette province verront s'améliorersles 
services, gouvernementaux offerts en 
français. Des services judiciaires.leur, 
seront épalement dispensés.dans leur 
langue et les ressources profession” 
nelles à leur service en français seront 
augmentées. 


Il y aura notamment-promotion de 
Lhéritagelingustiqueetculturelldela: 
communauté acadienne et établissez 
ment d’un secrétariat deservices en 
français, quiviendrontcompléterledé” 
veloppementdes servicesbilingues de 
la Fonction publique provinciale: 


Une‘entente du même.genre aVait 
déjàäMété/conclue.avec.le Nouveau 
Brunswick: Dans cette province offi- 
ciellement bilingue, .l’ententevise à 
promouvoir épanouissement des 
communautés de langue officielle eLàr 
assurer la prestation des services aux 
particuliers dans la langue de leur. 
choix. 


Un modèle 


L'entente-cadre conclue avec le 
gouvernement dela Saskatchewan 


SUITE À LA PAGE 11 





De même, le principe en Vertu du- 
quelles deuxgroupeslinguistiquesont 
des chances égales d'emploïetd!'avan- 
cement dans les institutions.fédérales 
quidoiventtenterdereflétendansieurs 
effectifs la présence-au Canadaudes 
deux collectivités delangue officielle 
La Loi précise que cet objectif sera 
atteint dans lestrict respect du mérite, 
enmatière de sélection. 


Pouvoirs accrus 


La Partie IX de la Loi sur les lan- 
gues officielles est consacrée au com- 
missaire qui demeure le gardien.des 
deux langues officielles etquiveille à 
ce que les obligations des insütutions 
et les droits des personnes soient res- 
pectés. La Loi de 1988 lui donne des 
pouvoirs accrus. Le commissaire aura 
motamment l'obligation de passer.en 
revue les initiatives linguistiques du 
gouvernement. Il continuera d'ins- 
truire toutes les plaintes recevables qui 
lui parviennent. .Onarajoutéau nous 
veau texte une disposition grâce à/la- 
quelle le plaignantou le commissaire 
lui-même peutexercer un recours jud! 1= 
ciaire de concert avec l'accord duplai- 
gnant devant la Cour fédérale du 
Canada etobtenirune réparation juste 
etconvenable: 





CAHIER SPÉCIAL PUBLIÉ PAR L'APFHQ — 9 





Le bilinguisme en arrache au Nouveau-Brunswick 


Seule province canadienne officielle” 
mentbilinpue, le Nouveau-Brunswick 
vitaurythmedelaLoisurles Langues 
OfrciellestauNouveau-Brunswickde- 
puisle ler septembre 1969: Ce sera 
doncunVingtième anniversaire alla fin 
delété Dans le contexte actuel, illest 
difficiledeprédire sullyauratdes célé- 
brations ou'des prestations. Tant chez 
les acadien(ne)ssque.chez.lesanglo- 
phones une certaine insatisfaction 
voire mêmelune impatience se mani- 
feste très ouvertement. Précisonsitout 
de suite, pas nécessairement pour. les 
mêémesraisons oulobjectifs, 


Par:JEANIL*PEDNEAULT. 


Le débablinguistique misen.veil- 
leuse.par lesnouveau gouvernement 
provincial'élu sans'aucune opposition, 
à l'automne 1987, .n’a pas changé 
grand-chose au domaine des langues. 
Enmars 1982,.le rapport dugroupe 
d'étudesurleslanguesofficielles (Poi- 
rier-Bastarache)lest publié après pres- 
queltrois années de consultations et 
d'étude.Lepremierministre dutemps, 
M"Richard.BHatfeld'confie au Co 
mitéGuérette-Smithle soin de consul: 
teretdiétudierlesrecommandations de 
l'épaisse «brique» Vers l'égalité des 
langues officielles au Nouveau-Bruns- 
wick.L'une.des/principales recom- 
mandations de ce comitélestlarefonte 
dela Loi sur les langues\ officielles: 
L'Étatvientde se donnerunautre délai 





ne me 


Del'avis dela Fédération des franco- 
phones hors Québec (F.FH:Q:), le 
plusimportant ganidescommunau- 
tés francophones hors Québec dans la 
refonte delaLorsurleslanpues offi- 
cielles est sans aucun doute l'article 
Al\quisfaitréférence à lakpromotion 
dufrançaisetde l'anglais. 


ParAurèle Thériault 


Cet'article indique que «le-pgou- 
vermement fédéralls/engage à favori- 
ser l'épanouissement .des.minorités 
francophones et anglophones|du Ca- 
nada et à appuyer leur développe- 
ment, ainsiqu'àpromouvoirlapleine 
reconnaissance de l'usage dufrançais 
etdel'anglais dans la société cana- 


etles résultats tardent se manifester. 
Lesvrécentes"audiences publiques.du 
Comité spéciallde l'Assemblée Lézis- 
lative sur Accordidu Lac Meectire- 
lance deplusbelleledébatqui, auplan 
politique sème une peur.voilée.avec 
l'arrivée du Confédération ofRegions 
Party (COR):Mêmelepremier minis- 
tre Frank McKennaquia appris à par 
lerfrançais dit s'inquiéter que 16 000 
personnes.aient accordé dans,sa pro- 
vince leurs votes au COR" durant.la 
dernièrecampagneélectorale fédérale: 
Ce partimène une lutte achamée anti- 
bilinguisme et anti-francophonentrès 
ouverte. Le seul francophone de l'ex- 
térieurdu Québec ärfaire partie durca- 
binet fédéral, Bernard Valcourt, 
d'Edmundston, au Nouveau-Bruns- 
wick effectue une sortie contre ce 
groupe-marginal"quiselon luikdivise 
anglophones.et francophones. «Ce 
groupe n'a pas/d'avenir comme parti 
politiqueparcequulestaveugle devant 
lasréaliténéo-brunswickoise-etcana= 
dienne» déclare.le.ministre. Pour.sa 
part, la vice-première ministre.de.la 
province Mme AldéaLandryssoutient 
que lebilinguisme, au Nouveau- 
BrunsWickestun|processus irréversi- 
ble.Selonelle«le COR nereprésente 
pas l'opinionide la majorité des anglo= 
phones duNouveau-Brunswick». Lors 
d'une tribune téléphonique à larradio 
de-Radio-Canada,-en Atlantique, le 
premier ministre Frank McKenna 





abonde dans le-même-sens..Pour.sa 
part, Me Michel Doucet, président de 
la Société des Acadienset des Aca- 
diennes du Nouveau-Brunswick.est 
d'opinion.quele/gouvernement pro- 
yincialest tropitimide dans.ses réac- 
tions à L'endroit du COR: INdit: «Slil 
s'agissait de commentaires anti-sé= 
mites ouvanti-noirs,.le gouvernement 
les auraient Vivement dénoncés». Mi- 
chel Doucetadmetquulestinquiétant 
de-constater que le CORattire.des 
foules nombreuses àsses.assemblées 
publiques .Un'ancien ministre conser- 
vateurM°Ed'Allenetle député libéral 
Doug'Harrison ont manifesté une cer- 
taine,sympathie à endroit du COR: 
L'absence d'une opposition officielle 
au\NouVeau-Brunswickfournit à des 
groupes radicaux l’occasion de se dé- 
fouler. Un éducateur de carrière, M. 
Alcide Leblanc, directeur général. du 
district scolaire 39. (Richibouctou) 
stestfaitdirerécemmentà une réunion 
du COR de «déménager au Québec s'il 
veutvivre en français». 


Le problème n'est pas difficile à 
cerner. La Loi des Langues Officielles 
duNouveau-Brunswickestirès large 
mentinadéquate à cause de ses généra> 
lités delalatitude qu'elle fournit aux 
municipalités, des retards dans les ser- 
vices. Les mécanismes poursamiseen 
vigueursontätoute fins pratiques ino- 
pérants L'État mise sur la bonne Vo. 


La F.F.-H.Q. et la Loi sur les 


officielles 


dienne»- 


Pour la première fois, la recon- 
naissance ne concerne pas unique 
mentlalanguemaisenglobelanotion 
de communautés Le gouvernement 
fédéralsevoitmaintenantdans Nobli- 
gation de promouvoiret de dévelop- 
pernoscommunautés francophones, 
un-engagement quiimpliquera des 
mesuresd'applicationdelaLoïbeau- 
coupplus progressistes. 


La Fédération a cependant quel- 
ques préoccupations au Chapitre des 
services avec la portée que l’on en- 
tend donnerà des termes comme«de- 
mande importante» (article 32).et 
«selonlavocationdu bureau» (article 


24) L'interprétation de.ces termes 
auradesconséquences directes surles 
servicesMofferts aux francophones 
hors Québec. On veut éviter à tout 
prix que la-prestation de servicesse 
limite presqu'exclusivement à On- 
tarioetau Nouveau-Brunswick. 


C'est pourquoila Fédérationsera 
consultée pour la mise en oeuvre de 
laréglementation Elle entend'invo- 
querl'article4l'pourjustifierdesme- 
sures équitables. Car outre sa 
responsabilité de développement des 
communautés, la Fédération.estime 
que-le gouvemement fédéral aura 
également un rôle de-rattrapage à 
jouer auprès des francophones en 
voie d'assimilation, ce quiinfluence- 


lonté,.la tolérance et la bonne foi des 
gens.LaLoïesttellequel'agentchargé 
de sonexécution peut facilement se 
débarasser de toute contrainte légale. 
Exemple: illn}y a pas de poste de com- 
missaireauxlanguesofficielles Lom- 
budsmanreçoitbien des plaintes, mais 
son pouvoir enestun d'enquête’et de 
recommandation etl doit entendre 
biendd'autres causes non-reliées aubi- 
linguisme, 


LaLoi88 reconnaissant. l'épalité 
desdeux.communautés linguistiques. 
officielles duNouveau-Brunswick est 
malkcomprise par plusieurs conci- 
toyens de langue anglaise Ces.gens 
croientquecetteloienestune pourles 
francophones IlMoublient Iesens du: 
mot«épgalitéquitoucheparl'esprit de 
cette loi les deux communautés lin 
guistiques ebnonsune seule. Lorsdes 
audiences.de janvier et'de février du 
comitésur l'Accord du Lac Meechla 
très grande majorité des intervenants 
acadiens ontréclamé.l'enchâssement 
dela Loi 88 dans la Constitutioncana- 
dienne..Le/ministre Valcourt.estitrès 
clairetlanceà Frank McKenna«sicet 
accordn'estpas ratifié, les Acadiens et 
les Acadiennes.n'accepteront jamais 
d'étreutiliséscommeboucs émissaires 
pour justifier un non du Nouveau- 





BrunswickauQuébecetau Canada.» 


Les sons de cloche positifs au Nou- 
veau-BrunsWick.sur.la question lin” 


langues. 


ra la définition depopulationtde/la: 
minorité francophone» (article 32): 


Enfin, la Fédération aurait préféré 
quelerôledecoordination dela mise 
enoeuvre de la Loi incombe à une 
agence centrale distincte plutôtquau 
Secrétariat d'État du Canada (article 
42). 


La raison.en est fort simple: le 
S:E:C/nla aucun droit de regard'sur 
les'autres ministères quant à la mise 
enoeuvredelaLoi. I ne peutqu'en- 
courager ces derniers à respecter cet 
engagement, cequilimiteconsidéra- 
blement son action. …Bref,il s'agit 
d'une lacune dela loi sur laquelle 
nous-devrons'toustravailler: 





guistique gravitentautourde la protec- 
tion de la minorité. Malgré lintérêt 
d'associations, de groupes, d'indivi- 
dus/le monde ordinaire a d'autres pré 
occupations. L'économie prime. Les 
gens veulentdutravailetuneréduction 
des “disparités entre le nord\(franco- 
phone)etle sud dans tous les secteurs 
del'activité humaine. Levpouverne- 
mentprovincial; sans le dire trop fort, 
apeur d'un'affrontement linguistique 
entre anglophones.et francophones à 
moins de deux ans des élections géné 
rales. 


Depuis le temps dela conquête, en 
1910/1estatutdes Acadiensetdes Aca- 
diennesachangésouvent.Cetteimpor- 
tante.minorité de langue.française al 
réussiäimposensa présence, mais elle 
dérange/comme.en.font foi.les.inter- 
ventions de radicaux anti-franco- 
phones..L'étape décivise, vigoureuse 
dubilinguismeestpourainsidire «to= 
lérante». Seule une politique sérieuse 
etfonctionnelle dans la fonction publi 
queetuneloïsurleslanguesofficielles 
créant des devoirs pourles municipali- 
tés, les services publics, pourra déblo- 
quer sur duconcret. La Charte.des 
droits’et libertés est trop vague etles 
rapports entre lamajontéetlaminorité 
se-détériorent lentement au lieu de 
créenunclimatdesérénitéetderespect 
mutuel® 


Aurèle Thériault 
Directeur général 
Fédération des francophones 
hors Québec 


Ledestind'unpeuplen’estpas qu'une affaire de sémantique; ilestaussi 
question de foi dans son cheminement et de respect pour son passé. 


La édérafion des Francophones Âors Quobec nc. 


1404-1, RUE NICHOLAS, OTTAWA (ONTARIO) K1N 786, TÉL. (613) 563-0311, TÉLÉCOPIEUR (613) 563-0288) 


Le président, Guy Matte 


Le directeur général, Aurèle Thériault 


2 PLACE QUÉBEC, SUITE 416, QUÉBEC (QUÉBEC) GIA285, TÉL: (418) 523-8471 TÉLÉCOPIEUR (418) 522.5449 


La population des Territoires du Nord-Ouest 
compte 1,420* francophones 


Langue apprise et comprise 





A | 


10— CAHIER SPÉCIAL PUBLIÉ PAR L'APFHQ 





IL FAUDRA 18 MOIS AVANT D'ADOPTER LES RÈGLEMENTS 


Le Conseil du Trésor attend le feu vert du 
gouvernement pour procéder à ses 
consultations 


OTTAWA: Le Conseil du Trésor at- 
tend le feu vert du Cabinet dupremier 
ministre, avant de déclencher le.pro- 
cessus qui mènera à la rédaction.et à 
l'adoption des-règlements.d'applica= 
tion de la Loi C-72 dans toutes les 
institutions fédérales’ 


YVES LUSIGNAN 


EnVertu dela nouvelle Loisurles 
langues officielles, le Conseil du Tré- 
sor, quijoueunpeulerôledegérantdu 
gouvernement fédéral, est chargé de 
l'élaboration et de la coordinationspé= 
nérales des politiques pour tout ce qui 
touche la langue de-service, lalangue 
de travail et la participation juste et 
équitable des Canadiens d'expression 
françaiseetd'expressionanglaisedans 
la Fonction publique fédérale: 





Parmiles tâches que le Conseil du 
Trésor peut accomplir pour respecter 
samission,ilyalarédactiondesrègle= 
ments qui préciseront les modalités 
d'application de la/loi, ebquis'appli- 
querontätoutes Jes institutions fédé- 
rales. On serait porté à croire en.lisant 
letextedelaLoiconcernantiestatutet 
l'usage des langues officielles du Ca- 
nada, quele Conseil duffrésorestlibre 
de débuter ses consultations lorsqu'il 
Jjugeralemomentopportun-Ilnlenest 
rien. 

Selonlesous-sécretairedela Direc= 

tion des langues officielles du Secréta= 
riat du Conseil du, Trésor, Georges 
Tsaï, les fonctionnaires doivent atten- 
drequelegouvernementdonnelecoup 
d'envoi avant de débuter les consul- 
tations quimènerontà la rédaction età 
Ladoption des règlements. «il faut que 
ça vienne du Cabinet, ou d'un comité 
du Cabinet qui va dire au président (du 
Conseil du Trésor); d'accord, mainte- 
nanton est prêt, allez-yet consultez», 
confirme M:Tsaï: 


M°Tsaïreconnaît volontiers que le 
processus menant à la rédaction et à 
l'adoption définitive des règlements 
“estpas mallong». Qu'onen juge. 


Le président du Conseil du Trésor, 
enl'occurence M: Robert René de Co- 
tret, doit d'abord consulter les repré- 
sentantsidelaminonté anglophone au 
Québec, et ceux des minorités franco- 
phones hors Québec. Il doit ensuite 
déposer l'avant-projet de règlement 
devant la Chambre des Communes 
pendant trente jours de session. Pen- 
dant ce temps, l'avant-projet peutêtre 
examiné parun comité parlementaire. 
Ensuite, ily a l'étape de la prépublica- 
tion dans la Gazette du Canada, et un 
autre trente jours de session pendant 
lesquels le Sénat et la Chambre des 
Communes siègentensemble.(le Sénat 








ne siège que trois jours pansemaine). 
Ce n'est qu'après cette période de pré- 
publication quelles règlements pour 
rontétre adoptés. «Clestle législateur 
quilavouluainsilors dudébatsunle 
projet deloi C-72», explique MTsaï. 


Les fonctionnaires du Conseil du 
Trésor ont déjà évalué Je.temps qu'il 
faudra pour franchintoutesices étapes. 
Selon George Tsaï, ilfaudra dix-huit 
mois à partir dumomentoùle Conseil 
du Trésor aura reçu le feu vert du Ca- 
binet, avant de faire adopter les règle- 
ments par la Chambre des Communes. 


Laquestiondes consultations a déjà 
fait l'objet de discussions avec Al- 
liance-Québec et la Fédération des 
francophones hors Québec. MPsaïne 
peutencore.dire quelle forme.prens 
dront ces consultations. Il assure cez 
pendant que le processus sera 
développé d'un commun)accord avec 
lesassociations minoritaires..«On.a 
une bonneidée de lafaçontdontonva 
procéder. Il y a encore des détails à 
réglenmaisonslestentendusurlafor- 
mule». 


Mifsaïne peutle confirmer, mais il 
est«toutàfait possible» quele Conseil 
du Trésorconsulte égalementdes asso- 
ciations francophones provinciales, où! 
territoriales. Il assure toutefois quelle 
gouvernementetles associations Veu- 
lent que les consultations soient 
réelles, et «pas juste pour la façade». 


Lademandeimportante» 


On l'a déjà écrit, toutes les institu- 

tions fédérales vont être visées parles 
règlements. Ellesneleserontpeut-être 
pas toutes dela même façon. On peut 
croire à première Vue que les institu- 
tions quiontbeaucoup de contact avec 
le public, et beaucoup de bureaux qui 
sontencontacLavec le public, seront 
plus sujettes à une réglementation. La 
clé, c'est le principe de la demande 
importante. Il faudradoncdéfinirdans 
les règlements ce qu'on entend par 
«demandeimportante». 


La Loi C-72 sur les langues offi- 
ciclles dit déjà que tous les services 
offerts à partir du bureau central de 
l'institution, ettousles services offerts 
à partir de la région de la Capitale 
nationale, doiventétre fournis dans les 
deux langues. «ll varester à déterminer 
les bureaux pourlesquels il faudra ap- 
pliquerunou plusieurs critères de de- 
mande importante pour satisfaire à 
l'approche globale de la Constitution 
etdelaLoï»expliquelesous-secrétaire 
au Conseil du Trésor. 


M:Tsaï ne peut pas dire aujour- 
d'huiquels sont lesministères qui se- 
ront les plus touchés par la nouvelle 


réglementation. Cela dépendra des rè- 
glementsetdes critères. «Il se peutque 
ce soit un petit peu plus contraignant 
pour certains ministères, mais C'est 
prématuré», répond-t-ilprudemment: 


Il reconnait quilne sera pas facile 
de s'entendre surune définition «uni- 
forme» dela demande importante, qui 
sera appliquée dans toutes les institu- 
tions fédérales «C'est pas un'exercice 


Nonobstant les règlements ävenir, 
les'institutions fédérales doivent déjà 
remettre au Conseil du Trésor, cequion! 
appelle des «protocoles d'entente» sur 
les langues officielles. En gros, il s’agit 
pour chaque“institution de prendre 
quelques engagements réalistesiet pré= 
cis sur une période de:trois ans, pour 
améliorer lebilinguisme dans les\do= 
maines de la langue de service, de la 








M. Georges Tsaï 
sous-secrétaire au Conseil du Trésor 





nécessairement facile parce que nous 
avons une très grande Variété d'institu- 
tions fédérales avec des mandats diffé- 
rents», explique-t-il. Certains servent 
le grandpublie, d'autres un public spé- 
cialisé. Des bureaux reçoivent cinq ou 
six clients par semaine, d’autres, plu- 
sieurs milliers». Selon lui, les critères 
devront être suffisamment souples 
pour pouvoir être appliqués au plus 
grand nombrepossible d'institutions 
fédérales. 


L’autreprincipequientreraenligne 
de compte lors de la rédaction des rè- 
glements, c'estcelui de la vocation des 
bureaux. Selon M.Tsaï, il s’agit là d’un 
principe nouveau par rapport à la Loi 
sur les langues officielles de 1969. 
«Certains bureaux, mdépendamment 
du-volume de la demande, auront à 
offrir leurs services dans les deux lan- 
gues, enraison de leur mandat ou de 
leursactivités particulières». Exemple: 
les bureaux reliés à la santé et à la 





sécurité publique. 


langue de travail'et de la participation 
équitable des francophoneset desan- 
glophones ausein dela Fonction publi- 
que. 


Il s'agit d'une nouvelle approche 
qui remplace l'obligation de remettre 
desplansplus généraux: «Ons'oriente 
de plus en plus vers l'identification de 
mesures précises pour s'attaquer aux 
faiblesses que nous identifions de 
concert avec l'institution concernée», 
dit M. Tsai. On a commencé en 1988- 
89avecunequinzainedeministères, et 
tous auront signé un protocole d'en- 
tente avec le Conseil du Trésor d'ici 
trois ans. 


L'argent ne freinera pas le 
bilinguisme: 


Quiditbilinguisme, ditcoûtsaddi- 
tionnels pour chaque ministère et s0- 





ciété d'État. M, Tsaï ne croit pas que 
cette question pourrait être une bonne 
raisoninvoquéeparles ministères pour. 
freinerlebilinguisme. Pourquoi? {Tout 





La population de la Nouvelle-Écosse compte 35,810 francophones 
La population du Nouveau:Brunswick compte 237,570 ‘francophones 


La population de l'Île du Prince Édouard compte 6,505° francophones 


“Langue apprise et comprise 


simplement, explique-t-1l parceque la 
Loi de 1969 définissait déjà à l'époque 
lesobligations des-ministères en.ma 
tière debilinguisme, etqu'à cela stest 
ajouté avec le tempsdesipolitiques au 
seindu Conseil du Trésor. <Ilétait bien 
entendu, dit Msaï,queles ministères 
auraientà mettreen oeuvrelanouvelle 
loi et à respecter leurs obligations à 
l'intérieur de leurs ressources» Le 
gouvermementnad'ailleurs pas prévu 
d'injecterplus d'argent pourpermettre 
l'implantation de la nouvelle loidans 
lesvinstitutions fédérales Selon. M 
Tsaï, les ministères devraient pouvoir 
sans problème, etdanslecadre deleur 
budget respectif, respecter leurs obli- 
pations.«Ilkny.a aucune institution 
fédéralequi pourra dire au public, ouà 
la Cour fédérale: je m'excuse, mais je 
ne peux pas mettre en oeuvre mes obli- 
gations constitutionnelles ou lépisla= 
tives, parce que je n'ai pas assez 
d'argent. Ce serait totalementinaccep- 
table.» 


Ilenestde même pourles Sociétés 
d'Étatcomme Via Rail et Marine At- 
lantique qui se réfugient derrière les 
conventions collectives pour justifier 
leurinaction.Selon Georges saï,c'est 


àlaSociété de trouverun autre moyen. … 


pourfaire face à ses\obligations. «Une 
convention, çaserenégocie: Le conseil 
que je peux donner à une institution 
fédérale qui se trouverait dans cette 
situation, cest derenégocienentenant 
comptedesesobligations constitution- 
nellesetlégales», 


Onsensibiliseles fonctionnaires: 


Une loi qui est mal ou pas expli- 
quée, peut heurter les convictions pro- 
fondes des employés de la Fonction 
publique, surtoutlorsqu'llstapit de la 
Loi sur les langues officielles. Le 
Conseil du Trésora déjà pris des initia- 
tives pour sensibiliser ses 230.000 
fonctionnaires. 


En janvier dernier, un symposium 
réunissant250responsables des minis- 
tères etdes sociétés d'État a permis une 
première sensibilisation. Des rencon- 
tres ont aussi’été organisées dans les 
régions du pays aVec les directeurs ré- 
gionaux des ministères et des sociétés 
d'État. 


Tous les fonctionnaires. fédéraux 
ontreçuaudébutdumoisdemarsavec 
leurchèque de paye, une brochureiin: 
titulée «Les langues officielles et 
Vous», qui résume le texte dela loiet 
répond à leurs principales questions et 
Aeurs principales craintes On a aussi 
réalisé une Vidéo-casserte, quitraite de 
la question de L'offre active, et qui s'a- 
dresse également à tous les fonction- 
naires. 











CAHIER SPECIAL PUBLII 


PARL'APFHQ:- 11 





LES LANGUES OFFICIELLES ET LA FONCTION PUBLIQUE 
Où en sommes-nous? 


«Malpréles progrès considérables réa- 
lisés “depuis adoption de la Loi,.le 
Comitéa pu observer que beaucoup 
reste encore à faire.» 


PUBLI-REPORTAGE 


Melle aétélaconclusiondu Comité 
mixte parlementaire des langues offi- 
cielles,renduepubliqueil ya plusieurs, 
mois dans unrapport traitant des pro- 
prèsréalisés panle gouvemementfédé= 
ral dans Latteinte de légalité des 
langues officielles aussein dela Fonc= 
tion publique fédérale 





Le rapport, le quatrième depuis la 
Création du Comité en 1980} aété rédi- 
péavantquele Parlement adopte, l'été 
dernier, lanouvelleLorsunles langues 
ofñcielles, quiremplace celle de 1969 
mentionnée dans cerapport.Ilnefait 
toutefois aucun doute qu'en vertu dela 
nouvellelloi,1lya de grandes chances 
que de tels progrès se concrétisent. Ce- 
pendant, dans Lintervalle/sdes\docu> 
mentsMtels que le rapport annuel de 
1987/du commissaire aux langues off1- 
Cielles-et.le rapport. duComité nous 
permettent de dresser une forme de 
bilan provisoire. 


Sinous-nous limitons à/la perfor- 
mance dugouvernement fédéral notre 

























pourraittoutefois constituer en soLun 
Véritable modèle decollaborationbi- 
|[“ätérale en matière de promotion du 
bilinguisme et d'appuisaux commu 


sn |naurésiminoritairesidelangueloffiMtiontdes/projersietinitiatived'o) 


Vcielle. Il s'agira bien sûr avant de 
portenun jugement définitifide Voir. 
comment.elle sera appliquée.I/en- 
tente-cadre, quiprévoituninvestisse- 
ment fédéral de plus de 60 millions 
dedollars, a kdonné-lieu äMtrois-en- 
tentes auxiliaires: 


SUITE'DE LA PAGE 8 


Quoique-conclues avant l'adop= 
tion de la Loïvsur les langues offt- 
cielles, ces ententes traduisent 
admirablement L'esprit d'ouverture 
delanouvellelégislation ainsiquela 
franche collaboration fédérale-pro- 
vinciale prévue dans l'Accord du Lac 
Meech. 


Eapremièreentente auxiliaire pa= 
raphéeayecle gouvernement provin- 
viall vise à favoriser l'adoption. en 
françaiseten anglais desloisetrègle- 
mentsdelaSaskatchewan-Ontouche 
aussiàl'emploidu français devantles 
tnbunaux et à M'Assemblée législa= 
tive de cette province. La Saskatche- 
Wan s'engage également à 
entreprendre la traduction destoutes 
leSlois dumportance pourlepublic; 
etuneliste des 45 premières loiside- 
Vantêtre traduites estannexée à l'Ac- 
cord. 


























Lardeuxième traite de la création 
de lOffice de coordination. des af- 
faires francophones et de la traduc- 
tion: Cet office offrira un certain 













De la théorie à la pratique 


évaluation netient forcément pas 
compte dela situation quuexistedans 
le‘domaine de l'éducation et dans.les 
autres secteurs quirelèventessentielle= 
mentdela compétence des provinces: 
Or, même sileurportéentest pas uni- 
verselle,les politiques etles pratiques 
dugouvernementfédéralen matière 
linguistiqueontcontribuéàmodiñenle 
climatlinguistiqueauCanadaetvalent 
doncla peine d'être examinéestexclu= 
sivement. 


Oùen'sommes-nous, près de Vingt 
ansaprèsl adoption dela première Loi 
surles langues officielles etquelques 
mois après l'adoption dela plus ré 
cente” 


Examinons les critères qui y.sont 
énoncés, à savoir la prestation de ser- 
vicesbilingues aupublic canadien; lLu> 
tilisation du français et.de l'anglais 
comme langue de travailldans la Fonc- 
tionpubliqueetlaparticipationéquita= 
ble,/comptetenuduprincipedumérite, 
des deux groupes delangueofficielle à 
la Fonction publique: 


Languedeservice 


Lallangue de service au public'est 
l'aspectquitoucheleplus directement 
les Canadiens dans leursrapports avec 


nombrede services la communauté 
francophone de cette province des 
Prairies: traduction, liaison avec. la! 
communauté fransaskoise, coordina= 


linguistiqueetculturel: 


Quantälatroisièmeententeauxi- 
liaire, elle vise A assurerla direction 
etle contrôle, parles francophones, 
deleurs établissements scolaires, élé- 
mentessentiel à la survie et à l'épa- 
nouissement des groupes 
minoritaires. 

Legouvemementcanadienaéga> 
lement concluuneentente-cadre 
quinquennaleñdiunevaleurdequel- 





quel/"millions.de.dollars directe- 
ment avec l'organisme-représentant 
les Fransaskoïs, l'Association cultu- 
relle franco-canadienne (ACEC). 
L'accord} le premier dugenre au Ca> 
nada, établit un cadre de collabora- 
tion entrelle Secrétariat d'Étatetles 
organismes-représentant la commu> 
nauté fransaskoise. Entre autres,il 
définit des objectifs et identifie neuf 
domaines d'activité distincts pourles 
mesures quiseront mises en oeuvre. 


Les Canadiens ont évolué sensi- 
blément depuis la proclamation dela 
Loi sur les langues officielles de 
1969. Le changement fondamental} 
celui que la loïne peut prescrire, se 
sitüe au niveau des mentalités cest 
surcette base qu'il faut dorénavant 
envisagenles mesures queprendront 
gouvernements, institutions ebOrga= 
nismes pour promouvoir encore da- 
vantage le respect de la dualité 
linguistique auCanada: 


La population de Terre Neuve compte 
2,670* francophones 


les institutions fédérales Dans le rap- 
port annuel de 1987 du commissaire, 
ontémoigne d'un optimisme prudent à) 
cet égard : «en matière de services bi- 
lingues,lesinstitutions fédérales dela 
région de la Capitale nationaleret des 
régionsbilingues du Québec offrentun! 
rendement satisfaisantaussibien sous 
lerapportdelaquantitéque celui dela 
qualité Ailleurs au pays où sont pré- 
sentsles deux groupes linguistiques, la 
visibilité, sinon l'existence, des ser- 
vices. dans.les deux languessfait sou 
vent défautet la qualité de ces services 
laisse généralementàä désirer» 


Le Rapportdu Comitéabondedans 
le-mêmersens : «Le/ public canadien 
n'estpasitoujours servidansila langue 
officielle de sonchoix, même dansies 
régions bilingues du pays.» On 
constate, dans le rapport du commis- 
saire, que la situation est particulière 
ment'inacceptable dans les services 
policiers, les services correctionnelset 
de renseignement, ainsi que dans les 
secteursoù la sécurité dupublicesten 
jeu’ Le Comité pour salparta critiqué 
plusieursorganismes quiprojettentune 
image unilingue du pays dans leurs 
activités pan-Canadiennes. 

Dans sonrapportannuelde1987,1e 
commissaire a formulé une série de 
recommandations qui préVoyaient no 
tammentle resserrement des règles et 
le contrôle des résultats dans les bu= 
reauxbilingues,etexigeaientunemeil- 
leure connaissance linguistique chez 
les fonctionnaires appelés à servir le 
publiccanadien-Ilyalieudecroireque 
Ja nouvelle loi, .quismetLaccentsun 
l'offre active de services bilingues, 
permettra d'améliorerlasituation. 





Langue detrayail 


La langue de travail'est étroitement 
reliée Ala langue de service Selon!la 
politique gouvernementale, .lesfonc- 
tionnaires ont le droit, dans certaines. 
régions, de traVailler.dans la langue 
officielle de leurchoix. Outre le-fait 
que cette possibilité est restreinte à la 
répion dela Capitale nationale au 
Nouveau-Brunswick et àlcertaines ré- 


110 delaLoi surlesWTerritoires du Nords 
Ouest de 1891 avait alors été incorporé 
dansie droit panlasuiteAinsicetarticle 
estioujoursenVigueur. 


SUITE DE LA PAGE 3 





1986 

La Cour suprême de l'Ontario décide 
dansHaffaire Jacques Marchandietles Pas 
rents francophones de Penetanguishene 
que ces parents ontie droit defaire inss 
truire leurs enfants en français et dans des, 
établissements delangue française de 
conditions équivalentes à celles fournies 
danslesétablissements secondaires delans 
guéanglaise Dans laffaire Ringuette,et 
Albert la Cour suprême de Terre-Neuve 
maintient un jugement de première ins» 
tance etrejette la demande de deux accusés. 
d'un acte criminel pour.bénéficien d'un 
procès devantunjugequiparleleurlangue 


gions du Québecet de l'Ontarioroù le 
bilinguismeestunmodedevie,ellefait 
l'objet d'une autre restriction, à savoir 
celle du service au public dans la lan- 
guedesonchoix, quiprévautsuntoute 
autre considération Effectivement, le 
clientatoujoursraison: 


Dans l'ensemble, le Comité a 
constaté que même dans les ministères. 
etorganismes.qui comptent un impor 
tant pourcentage de.francophones,.la 
languedetravailrestesurtoutl'anglais, 
Ilattibue cet état de choses en partie 
au Conseil duMfrésorquiestresponsa- 
ble dela politiquelinguistiqueausein 
dela Foncuon publique et àärquiilire- 
proche son manque deleadership.Ille 
presse deformulendavantage de direc- 
tives pour promouvoir Lutilisation du 
français, «sinonleconcepimémedela 
langue detravaildemeureraunenotion 
nébuleuse sans aucun fondement dans 
laréalité». 


Une-conclusion semblable sedé= 
gage duvrapport annuel du commis 
saire Onsconstate enteffet que mème 
danslarégion dela Capitalenationale, 
les documents urgents ont tendance à 
étrepréparés enanglais autant parles, 
anglophones que parles francophones: 
Selon.le-rapport, «tout porte ä.croire 
que, dans-le feu du combat, le droit 
d'unemployédetravaillerdans salan- 
pue devienttoutä fait secondaire»: On 
Vréitèredessuggestonsfaites dans les, 
rapports précédents, selon lesquelles 
les surveillants bilingues des-régions 
bilingues doiventencouragerde façon 
activeleurs employés delangue mino= 
ritareatrayallendansieuclanguepres 
mière. On y décerne par ailleurs une 
mention honorable à certains orga- 

nismes, dontla performance linguisti- 
quelaissait depuis longtempsà désirer, 
pouravoirtâché de donnerune dimen- 
Sionplusconcrèteà Nexerciceduchoix 
linguistique dansle cadre deleurs acti- 
vités. 


Participation équitable 
La participation globale des franco= 





*Langue apprise et comprise 


phonestet des anglophones à la Fonc- 
tionpubliquefédéralesesitueàlèheure 


Un peu d'histoire 


selonla Partie XIV-1 du Code criminelldu 
Canada: 
1987 

L'Alberta! 

LaffairePiquettes 

Leavril LéoPiquelte, député fran- 
Cophone dlune circoscription albertaine, 
tente au cours d'une séance, de l'Assems- 
bléelégisiative de poser une question. en. 
français au ministre de l'Éducation. Le 
président de Assemblée lensempêche 
soutenant que MPiquette avait omis de 
demander au préalable l'autorisation ide 
s'exprimer ent français: 

LaSaskatchewan: 

Le français aucriminels 

Enjüindemier, pourla première (oisè, 
Régina, une personne inculpée de meurtre 
arété jugée en français. À la fin de 1986, 
ünautre procès criminel dontle chef d'ac- 





actuelle à 28 p. cent et à 72 p. cent 
respectivement, Ce qui correspond 
d'assez près à larépartition de la popu- 
lation du pays. Ces données d'ensem- 
ble masquent cependant de sérieux. 
déséquilibres sectoriels et régionaux : 
les francophones-demeurent sous-re- 
présentés danslescatégories Gestionet 
scientifiques et spécialistes, “ainsi 
qu'au Nouveau-Brunswicketdansiles 
régions bilingues de l'Ontario; les an- 
glophones; pourleurpart, ne sont pas 
suffisamment présents au sein dela 
catégoriesoulien administratif dans a 
région delalCapitale nationale et sont 
graVement sous-représentés dans la 
plupart des catégories au Québec. Le 
rapport annuel du commissaire voit 
toutefois d'untoeil'positifles mesures 
récentes prises parle Conseil duMrésor 
pouraméliorerlasituation des anglo= 
phones au Québecet celle des franco- 
phones dans des postes supérieurs: 


Engros, la Loisurles langues offi- 
cielles de 1988 énonce clairementque 
les Canadiens d'expression françaiseet 
d'expression anglaise doivent avoir 
«des chances égales d'emploivet.d'a- 
vancement dans. les institutions fédé> 
rales», conformémentbien entendu au 
principe du mérite: 

L'avenir 

Liheure n’est pas encore aux félici= 
tations'enbonneetdueforme-Iliserait 
exagéré de dire que le Comité était au 
désespoir, malgréquulsesoitinquiété 
«des effets de la perte de vitesse et de 


Lessouflement actuel" duMprogramme 
deslangues officielles: 


Bien que des proprès aient été réa= 
lisés, ils sontloin d'être suffisants. Ce- 
pendant, grâce aux rapports du Comité 
mixte permanent et du commissaire 
aux langues officielles quine cessent 
d'enfairevaloirlanécessité,ilyalieu 
de s'attendre à d'autres initiatives en- 
courageantes de la part du gouverne= 
ment fédéral: Autrement, on ne 
manquera pas de continuer à aiguils 
lonneren cesens. 
































cusationétait moins grave avaiteulieu 
en français à Gravelbourgs 
1988 

ProclamationdelanouvelleLoisurles 
Langues Officielles. (Septembre 1988) 

Le gouvemement dela Saskatchewan 
adopte une nouvelleloilinguistique. (Loi 
2) suite ala décision dela Cour Suprême, 
du Canadasurlecas Mercure (AvrilL988) 

Le gouvernement de l'Alberta réagit 
delamémefaçonquelegouvemementde, 
laSaskarchewanetadopteunenouvelleloi 
linguistique (Loi 60), 

LeTemitoire duYukon adopte une loi 
linguistique (Loi) Quillet 1988) 

Le Nouveau-Brunswickintroduitune 
nouvelle politique bien quincomplète, 
Sur la mise en oeuvre de ses lois linguisti- 
ques. (Août 1988) 



































7N 


Propos du ministre de la Justice 
et procureur général du Canada 


Justice pourtous 
dans les deux langues 
La nouvelle Loi sur les langues officielles est entrée en 


vigueur le 15 septembre 1988. L'un des objectifs clés de la 
Loi consiste à assurer l'égalité de traitement du françaisetde 





L'hon.DougLewis 


l'anglais danslesinstitutions fédérales, notammentencequi 
touche l'administration de Jajustice, 

L’universalité d'accès à la justice, tant pour les franco- 
phones que pour les anglophones, estun principe important 
de lanouvelle Loisur les langues officielles. Lal:oi stipule 
que des tribunaux fédéraux, tels que la Courcanadienne de 
l'impôt,-le Tribunal des droits dela personne et la Cour 
fédéraleelle-même, doiventfaireen sorte quelesaffaires qui 
se déroulent devant eux sont entendues par des juges qui 
comprennentles languestofficielles choisies parles parties 
pour les procédures. 

Le ministère de la Justice assume aussi des responsabi- 
lités spéciales en ce qui concerne l'administration de la 

justice dans les deux langues officielles Lorsqu'une insti- 
tution fédérale est partie à une affaire civile qui procède 
devantuntribunal fédéral, celle-ciesttenuediutiliser, dans 
ses plaidoiries ou dans'ses actes de procédure, la langue 
officielle choisie parles autres parties. Les formulaires qui 
sontsignifiés parles institutions fédérales aux autres parties 
à descausesinscrites devant des tribunaux fédéraux doivent 
être bilingues. Devant les tribunaux de juridiction crimi- 
nelle, les procureurs de la Couronne, comme le juge et les 
jurés'eux-mêmes, doivent savoir parler la langue officielle 
Qüiestla langue de l'accusé. Des services d'interprétation 
et les jugements doivent être disponibles dans: les deux 
langues. Les formulaires prescrits par le Code criminel 
doivent être également bilingues. Les dispositions au Code 
criminel portant sur la langue de procès devront être mises 
en vigueur à travers le Canada d'ici le 15 janvier 1990. 

A titre de ministre dela Justice, jeme suisengagé faire 
respecter pleinement les principes énoncés dans la Loi sur 
leslangues officielles, et plus particulièrement, à atteindre 
l'objectif de l’universalité de l'accès à la justice dans les 
deux langues officielles. 


Doug Lewis 








Propos du président du Conseil du Trésor 


Unrêôle majeur 
dansl'application 
delaloi 
C'est avec plaisir qu'à titre de président du Conseilldu 


Trésor du Canada, je m’associe à l'initiative de 
l'Association de la presse francophone hors Québec de 








L'hon.RobertR. de Cotret 


publier un cahier spécial concernant la nouvelle Loi sur les 
langues officielles. 

Je le fais d'autant plus volontiers que la loi confère au 
Conseil du Trésor la responsabilité de l'élaboration et de la 
coordination générales des politiques et des programmes 
fédéraux concernant le service au public, la langue de travail 
et Ja participation des Canadiens d’expression!française et 
d'expression anglaise dansles institutions fédérales: 

Comme la nouvelle loi le spécifie, le Conseil du Trésor 
a également la responsabilité de recommander au 
gouverneur en conseil des règlements.qui viendront.en 

. préciser la portée. “Avant leur adoption toutefois, ces 
règlements devront faire l'objet de consultations auprès des 
minorités francophonestet anglophones: 

Le Conseil durésora donc un rôle majeur à jouer dans 
l'application delanouvelleloietj'entends plemementassu- 
mer mes responsabilités à cet égard. 

Je ne doute pas que vous trouverez dans ce numéro 
spécial denombreux articles qui sauront capter votre intérêt. 

Je vous souhaite bonne lecture: 


Robert R: de Cotret 


# 





Le Secrétariat d'État 


Propos du secrétaire d'État 


Uneloiquiélargitles 
perspectives d'avenir 


À titre de secrétaire d'État, illme fait grand plaisir de 
m'adresser aux communautés francophones hors Québecet 
de soulignerl'importance dumandatquiaété confiéà mon 








L'hon. Gerry Weiner 


ministère dans le cadre de la nouvelle Loi sur les langues 
officielles. 

Cette loïexprime la volonté et l'engagement du gouver- 
nementcanadien de promouvoir les deuxlanguesofficielles 
comme dimensionessentielle duypays: 

Elle confie au secrétaire d'Etatle mandat de favoriserle 
développement des communautés de langue-officielle"en 
situation minoritaire et de promouvoirla pleine reconnais 
sance et l'usage du français et de l'anglais dans la’société 
canadienne. 

Elleassocielesinstitutions fédérales àcetengagementet 
invite à la collaborationles autres ordres de gouvernementet 
les diverses composantes dellarsociété canadienne: 

Quelles que soient les vicissitudes que nous ayons à 
surmonter, les tensions que nous ayons à-réduire, grâce à 
notre ouverture d'espritainsiqu'à notre sens de l’équitéetde 
latolérance, nous avons sujusqu'ici, entantque Canadiens 
et Canadiennes, trouver l'équilibre qui nous a permis de 
vivre dans la compréhension et harmonie. 

La nouvelle loiet l'enrichissement des programmesidu 
ministère nous ouvrent de nouvelles perspectives pour 


pousser encore plus loin le développement descommunau… … 


tés delangueofficielleetl’avancementdenos deuxlangues. 
En ce sens, je compte poursuivre les efforts entrepris par 
mon prédécesseur. 

L'initiative que prend l'Association dela presse franco- 
phone hors Québec avec la publication de ce cahier pour 
mieux faire comprendre la nature et la portée de lanouvelle 
loi va entce senset je tiens à la féliciter. 


Gerry Weiner 


Soutenir les communautés et l'usage des deux langues officielles 


La loi de 1988 sur les langues of- 
ficielles engage le gouvernement à 
favoriser le développement des com- 
munautés delangueoffcielleensitua 
tionminontaireetAlpromouvoirilare- 
connaissance deladualitélinguistique 
du pays,.et invite les provinces et les 
divers secteurs delasociété canadienne 
à y contribuer. 

Ence sens, la loi confie au Secréta- 
riat d'État un mandat précis quant aux 
mesures à prendreetunrole particulier 
decoordinationquantäla participation 
desministèresetorganismes fédéraux à 
la mise'en œuvre de cetengagement. 


Des programmes enrichis 

Dans la foulée de la Loi sur les 
langues officielles, le gouvemement a 
reconduitet enrichiles programmes du 
Secrétariat d'État. Pour la prochaine 
période de cinq ans, il a affecté une 
somme de 1,4 milliards de dollars, soit 
200 millions de plus que par lepassé. 
Voici d'ailleursun aperçu dela mission 
duministèreetdeses inilialives. 


Partenaires privilégiés 
Le Secrétariat d'État cherche 
d'abord à établir diverses formes 





d'appuiet de collaboration avec les 
organismes etlesinshtutions des com 
munautés de langue officielle, carils 
sontles principaux artisans du dévelop- 
pementdeleurs communautés etcons- 
lituentence sens des partenaires privi- 
légiés: C'esten effet auprès d'eux que 
les communautés puisentiamitalitéqui 
leur permet de s'affirmer, de faire va- 
loirleurs droits et de s'épanouir dans 
leurlanguedanslasociétécanadienne. 

Le Secrétariat d'État met en effet 
l'accentsur les initiatives essentielles 
auldéveloppement communautaire sur 
le plan de l'animation, du développe- 
mentdesressources humaines, des ser- 
vices communautaires, de larevendica- 
tion et de J'aide aux institutions 
Quelque 500 organisations franco- 
phonesouanglophones, parexemple la 
Fédération des francophones hors 
Québec ou Alliance Québec, reçoivent 
ainsi de l'aide du ministère. 


Coopération essentielle 

La poursuite des objectifs serait 
difficilement réalisable sans la partici- 
palion des provinces et des territoires 
qui forment le Canada. Aïnsi, des en- 
tentes fédérales-provinciales permet- 


tentauxautres gouvernements de favo- 
riserledéveloppementdes communau- 
tés francophones et anglophones du 
pays en leur permettant defaire ins- 
truireleurs enfants dansleurproprelan- 
gue, de..mêmequedlencourager 
l'apprentissage de la langue seconde. 
D'autres ententes encouragent lammise 
surpieddanslalanguedelaminoritéde 
services provinciaux, par exemple, en 
malière de santé, de services sociaux ou 
deloisirsetdans le domainejuridique. 

La coopération fédérale-provincia- 
leoutemtonalereste doncunedimen- 
sion importante et sa mise en œuvre 
repose non seulement sur des consul- 
lations étroites entre les ordres de gou- 
vernementmais aussi avec les commu- 
naulés concermées. 

Cette coopération donne lieu, par 
exemple, à l'aménagement de centres 
scolaires et communautaires dans les 
provinces de l'Atlantique, au dévelop- 
pement de TV Ontario et à l'établisse- 
mentdecollèges de langue françaiseen: 
Ontario et en Nouvelle-Écosse. 


Solidaires dans laconcertation 
Dans l'esprit de la loi, les ministères 
etorganismes fédéraux sonten quelque 


sorte solidaires les uns des autresence 
quiatraitaux engagements du gouver- 
nement: Eneffet,outrelaprestationdes 
services en français etenanglais, laloi 
leur demande de contnbueraudéve- 
loppement des minorités delangue 
officielle, en portant à celles-ci une 
attention particulière dans le cadre de 
leurs propres programmes, et de fa- 
voriser avancement des deux langues 
dansles secteurs d'activité quirelèvent 
deleurscompétences. 

Ici, le Secrétariat d'État veille à 
informer les autres ministères des be- 
soins des communautés delanpueoffi- 
cielle et à informer celles-ci de l'aide 
que peuvent leur apporter les divers 
programmes fédéraux, afin que 
s'établisse un climat de coopération 
entre les intervenants. 


Lesautres secteurs 

Les organismes bénévoles des di- 
vers secteurs de la société ont aussi un 
rôle important à jouer et ils ont d'ail- 
leurs indiqué leurdésir d'offrir des ser- 
vices bilingues et de se donner les 
moyens de fonctionner dans les deux 
langues officielles. Le Secrétariat 
d'Étatles yinciteenles défrayantd'une 


partie des frais\dhinterprétation ou de 
traduction lors d'événements impor- 
tants ouenles aidant à meltre au point 
des plans d'expansiontde services dans 
les deuxlangues officielles. 
Dlautresorganismesencouragentla 
population à mieux-comprendre.et à 
mieux accueillir la dualitélinguistique 
comme facteur dlenrichissement dela 
Viesociale,culturellcetéconomiquedu 
pays. Ainsienest-il desiinitiatives qui 
encouragent l'apprentissage. dufran- 
çais ou de l'anglais comme langue se- 
conde ou qui favorisent le rapproche- 
mententre les deux communautés.lin- 
guistiques du pays. Le Secrétariat 
d'État appuieles projets en ce sens. 


Entrésumé 

La promotion de la dualité linguis= 
lique du paysrepose principalementsur 
la vitalité des communautés de langue 
officielle et de leurs institutions ainsi 
que sur l'accueil et l'ouverture d'esprit 
de la population. En accord avec sa 
mission renouvelée par la loi, le Secré- 
tariatd'Étatentend souteninces dimen- 
sions primordiales: 





vu 


7» ripsiééeé dE ETERSSENINILI TNA CE 





25ç à Yellowknife 


Boreal Institute Library 
University of"Alberta 


Edmonton, Alberta 


T6G 2E9 11160589 


D... ff 


pags2211/ 


PT 


Le souffle francophone des Territoires du Nord-Ouest 


50€ dans les Territoires 


C.P. 1325 Yellowknife, T.N.-O., X1A 2N9 


Volume 4 numéro 


7 Vendredi le 21 avril 1989 









Déné/Métis 


|Des'aînés pa 








Les profits des droits 
tréfonciers vont à la 
collectivité 

























icipaient au rencontre Déné/Métis 
Pour plus de détails, voir en page 2 







Denise Canuel 

Après un long'hiver, la tran- 
quillité d’Inuvik est rompue. En 
effet, les audiences publiques de 
l'Office national d'énergie venait 
mettre fin à cette quiétude. 

Le 17 avril dernier, Inuvik 
devenait le site d'audience publi- 
que. Cette deuxièmerencontre d'u- 
ne série de trois (la première se te- 
nait à Ottawa le 10 avril dernier et 
la prochaine se tiendra à nouveau 
dans la capitale nationale le 24 a- 
vril) servait de plate-forme aux 
partisans et opposants d’une de- 
mande de licence d'exportation de 
gaz naturel. 

Les compagnies pétrolières 
Esso, Shell et Gulfôntdépôsé cet- 
te requête. La licence en question 
leur permettrait d'exporter du gaz 
naturel du delta du Mackenzie 
jusqu'aux États: ÊRE Les discus- 


rarement à l’idée d ‘exporter du 


Rapport annuel du Commissaire aux 


langues officielles 


D’Iberville Fortier fait le 
compte des grandes 
déceptions et des espoirs. 


Ottawa(APF): La nouvelle 
loi C-72 sur les langues officiel- 
les devrait répondre à nos besoins 
pour une bonne partie du 21 ième 
siècle, estime M. D'Iberville 
Fortier, Commissaire aux langues 
officielles, dans son rapport an- 
nuel pour l'année 1988, qu'il vient 
de déposer à la Chambre des com- 
munes le 11 avril. Celui-ci sou- 
haïite toutefois l'élaboration et la 
promulgation dans les meilleurs 


plus de 2000. En fait depuis la 
proclamation de la nouvelle Loi 
sur les langues officielles le 15 
septembre 1988, le nombre moyen 
de plaintes reçues chaque mois a 
augmenté de 19%.LeCommissaire 
estime qu'une plus grande sen- 
sibilisation du public aux droits 
linguistiques, et la publicité en- 
tourant l’adoption de la nouvelle 
loi explique ces augmentations. 


reflétant la lettre et l’esprit de la 
Loi, et va jusqu’à proposer au 
gouvernement son propre projet de 
plan directeur pour la mise en 
oeuvre de la Loi. 

Dans ce IBième rapport 
annuelle Commissaire aux lan- 
gues officielles note que l’année 
1988 a réservé de grandes décep- 
tions, eta été porteuses d'espoirs. 

Le nombre de plaintes a plus 


doublé entre 1985 et 1987, ù 
PE Suite à la page 2 


délais d’une réglementation passant d’un peu-plus de 1000 à 


Un dernier petit tour... 


La 











ee & < D'Iber ville Fortier 
PRE remet son rapport 
….pages 2 et 3 





gaz naturel. Mais Ja plupart des 
intervenants s'inquiètent quant 
aux conséquences possibles d’une 
approbation inconditionnelle de 
la licence. 

M: Bill Erasmus, président 
de la Nation Déné, déclare même 
“ilest évident qu'aux yeux de l’in- 
dustrie, l'obtention de la licence 
signifie un accord sous-entendu à 
la construction d'un pipeline”. 
D'ailleurslegroupeque représente 
M. Erasmus s'oppose carrément 
aux demandes. Selon lui, “la de- 
mande delicencemine le processus 
de négociations des revendications 
foncières (des Déné/Métis)”. 


Comme plusieurs des orga- 
nismes etindividus qui se sont ex- 
primés lors des audiences, la Na- 
tion Déné estime que leurs 
revendications doivent. être. con- 


Les audiences publiques de lONE 
L’enjeu : le futur de la 


vallée du Mackenzie 


pagniespétrolières)reviennentdans 
deux ou trois ans quand nos né- 
gociations seront terminées” dé- 
clarent Bill Erasmus. 

À Inuvik, l'Office a enten- 
du deux formes d’oppositions: le 
refuscompletdelalicence, comme 
l'aimerait la Nation Déné, ou 
l'émission sous conditions préci- 
ses. Que ce soit la Fédération du 
travail, les gouvernements du Yu- 
kon et des Territoires ou la député 
fédérale de l'Arctique de l'Ouest, 
MmeEthel Blondin, tous ont émis 
des craintes face à'‘une licence in- 
conditionnelle. Les restrictions 
souhaïtées comprennent, entre au- 
tres, la conclusion des revendi- 
cations Déné/Métis, la création de 
programmes de formation des tra- 
vailleurs et la signature de l'ac- 
cord du Nord. 








Laden ArcticCollege d'Inuvik célébraient la fin 


de l'année scolaire un 
ann re un peu 


tôt cette année, En effet, les 


degraduationavaientlieule 14 avril dernier | 


"Canadien" un meilleu 


Femmes battues 1 sur 7 dans les T.N.O... page 8 


Une visite à Aklavik … 


Puis, il y ales Here cul-f 
turelles, les Fanco-pages et un 


tas d'autres trucs. 


Un traité entre les Dénés et le Nunavut....page 3 
Le débat sur le pipeline, voir l'éditorial... 











page 4 
TISCIVICE true page 5 












page 7 











Pour leur part, = deman- | 
























Mitatitisiinnennnsrehors 


W 


Page 2 L'Aquilon 21 avril 1989 
se 
Suite de la page 1 





RE 





"Une absence chronique des 
services aux minorités de langue 


officielle" 


Pas moins de 89,5% des plaintes 
avaient trait à des difficulté en 
français, et seulement 10,5% à des 
problèmes en anglais. C’est au ni- 
veau de l’accueil téléphonique et 
en personne que le nombre de 
plaintesaétéleplusélevéen 1988: 
Même sile gouvemement a 
inclus dans sa loi de 1988 l'obli- 
gation de l'offre active dans les 
deux langues pour les services 
fédéraux, il faudra. vraisembla- 
blement'attendre en 19891et 1990 
pour en mesurer les effets con- 
crets, estime le Commissaire. En 
effet, les tests sur la qualité des 
services fédéraux assurés par télé- 
phone-aux minorités-de langues 
officielles en 1988 indiquent que 
dans les/régions bilingues hors du 
Québec, le service n’est pas tou- 
jours offert en français près d'une 
fois sur cinq. Alors que 97% des 
personnes qui ont demandé à être 
servies en anglais au Québec ont 
obtenusatisfaction. Inutile de dire 
que le Commissaire reconnait 
d'emblée que la langue anglaise 
n'est pas menacée au Québec. 
Cequ'ulfautretenirsurtout 
dans le dossier des plaintes c'est 
qu'elles témoignent selon le 
Commissaire !d'uneabsencechro- 
nique de services aux minorités de 
langueofficiellepeunombreuses”. 
… Deplus,D'Iberville Fortier consta- 
1e" que les services aux minorités 
peu nombreuses sont déplorables, 
et cela vaut même pour certains 
services liés à a sécurité du public”. 
S'il applaudit l'adoption de 
la nouvelle Loi C-72 sur ics lan- 
gues officielles, M. Fortier n’en 
critiquepasmoinsle gouvernement 
pour ses “‘tièdes efforts” en matiè- 
re d'information qui “n’ont guère 


contribué jusqu'ici à dissiper les 
craintes en matière d'emploietde 
respect des compétences provin- 
ciales, ni surtout favorisé l'har- 
moniedans les relations “entre 
Canadiens? 


M. D'Iberville Fortier 

Ence qui a trait à l’adop- 
tion des règlements qui doivent 
assurer la mise en oeuvre de la 
Loi C-72,M. Fortier dit espérer le 
dépôt des premiers règlements 
dès la fin de 1989. Celui-ci risque 
d'être déçu puisque le Conseil'du 
Trésora déjà indiqué qu'ilfaudrait 
18 mois pour adopter les règle- 
ments,-à partir du-moment où.il 
aura reçu le feu vert du cabinet. 





La Saskatchewan: 
un modèle 

Le Commissaire lève ce- 
pendant son chapeau devant la né- 
gociation par le Secrétariat d'État 
d'accords fédéraux-provinciaux 
en faveur des minorités. Il cite 
même J'entente-cadre entre le fé- 
déral et la Saskatchewan comme 
unfmodèle du genres, Mremar- 
quable parson ampleur” (ces com- 
mentaires ontd'ailleurs soulevéla 
colère d'organismes fransaskois). 





= 


E 


(S) 
Conoda 


M. Fortier propose que le Se- 
crétariat d'État poursuive la 
négociation de telles avec toutes 
les provinces et lés territoires. 

Le Commissaire. met les 
Canadiens en garde contre les ef- 
fets de l'entente surlelibre-échange 
surladualité linguistique au pays. 
L'énorme différence de taïlleentre 
le marché surtout anglophone de 
l'Amérique du Nord, “aura, ajoute 
M. Fortier, des effets inévitables, 
mais encore imprévisibles sur la 
vie linguistiques des Canadiens, 


Ilest toutefois clair selon lui, que | 


ce traité ne menacera pas les lois 
canadiennes touchant l'emballage 
bilingue. 
L'éducation 

En éducation, D’Iberville 
Fortier s’en prend'dans son rap- 
port à “l’inertie relative de plu- 
sieurs provinces quinerespectent 
pas encore l’article 23 dela Charte 
canadienne des droits et libertés 
quigarantitdepuis6 anse droitde 
faire instruire ses\enfants dans sa 
propre langue. Il qualifie “d’of- 
fensante” l'attitude de ces provin- 
ces à l'endroit de leur minorité, 
d'autant.plus, qu'elles ont. déjà 
accepté de protéger la dualité lin- 
guistique en ratifiant l'accord du 
lac Meech. Le Commissaire va 
même jusqu'à souhaiter que les 
juges respectent un peu moins le 
pouvoir des législatures provin- 
ciales en ce domaine, et décrètent 
des injonctions pour forcer les 
autorités scolaires à agir. 


| 





Suite de la page 1 





Les richesses sous- 
terraines seront 


partagées 


Line Gagnon 

Les Déné/Métis se partage- 
ront le développement des ressour- 
ces sous-terraines de 3 200 milles 
carrés. Ces terres font parties de 
leursrevendications foncières, dans 
l'entente de principe. De la super- 
ficie totale, chaque région choisira 
700 milles carrés. Le dévelop- 
pement et les profits de ces terres 
seront toutefois partagésentretoute 
la collectivité Déné/Métis. Lescom- 
munautés jugerontsielles désirent 
ou non exploiter ses terres. 


M°BillErasmus 

La communauté d'Aklavik 
n’est pas inclue dans cette démar- 
che puisqu'elle a déjà opté pour la 
sauvegarde deses droits'tréfonciers 





pour ses terres. Les 700 milles car- 
rés furent négociés durant l'entente 
finale des Inuvialuit en 1984. La 
région de Delta choisira, par con- 
séquent, seulement 400 milles car- 
rés. 

Le président de la Nation 
Déné,M°Bill Erasmus aquestion- 
né, durant laréunion de la direction 
conjointe tenue à Fort Smith, la 
décision d’Aklavik. Selon lui, le 
gouvernement fédéral compte nles: 
terres d'Aklavik dans le calcul de 
l'entente de principe. Il a doncsug- 
géré qu'Aklavik laisse tomber ses 
droits et se joigne à la collectivité 
Déné/Métis. 

Les délégués s'opposent à 
la venue d'Aklavik 


Les délégués à la rencontre 
de Fort Smith se sont toutefois op- 
posés à cette proposition. D’après 
M: Charlie Furlong,-représentant 
de Fort Smith, Aklavik a dû négo- 
cier ses 700 milles carrés de terres 
tréfoncières sans l’aide ou le sou- 
tien des Déné/Métis. Il faut men- 
tionner que la plupart des résidents 
d'Aklavik ne sontni Déné ni Mé- 
tis. 

Parailleurs,il futproposé que 
les négociateurs de l'entente éta- 
blissent un plan directeur pour le 
développement du sous-sol que les 


communautés seronten/mesureide.…… 


contrôler. Les communautés pour- 
rontmégalement intervenir .sinun: 
projet dans leur région les touche 
de façon négative. 





B ourses d ’é tu: d es pourles francophones en milieux minoritaires 





Vous voulez devenir 
Journaliste ? 


iVous Voulez poursuivre des études 





Proclamation 


ATTENDU QUE chaque jour des travailleurs et travail- 
leuses sont blessé(e)s au travail dans le Nord et à travers le 
pays; 


ET ATTENDU QUE le Congrès du travail du Canada a mis 
sur pied des programmes de santé et de sécurité préventives 
afin de sensibiliseriles travailleurs et travailleuses aux mesu- 
res de sécurité et assurer un milieu de travail plus sûr pour 
l'avenir; 

ET ATTENDU QUE les Canadiens et Canadiennes comp- 
tent sur la santé et la sécurité de nos travailleurs et travail- 
leuses : si les employé(e)s ne peuvent travailler de façon 
sécuritaire, se blessent ou s'exposent à des matières pouvant 
causer des problèmes de santé à court ou à long terme, les 
conséquences risquent d'être néfastes non seulement pour. 
les travailleurs et travailleuses mais aussi pourleurs familles, 
les entreprises qui les embauchent et, en fin de compte, pour 
le pays en entier; 


ET ATTENDU QUE le Congrès du travail du Canada a 
officiellement déclaré le 28 avril 1989 Jour de deuil à la 
mémoire des travailleurs ou travailleuses mort(e)s ou 
blessé(e)s par suite d'accidents du travail: 


EN CONSÉQUENCE, je proclame, par la présente, le 28 
avril 1989 Jour de deuil à la mémoire des travailleurs ou 
travailleuses mort(e)s ou blessé(e)s par suite d'acci- 
dents du travail dans les Territoires du Nord-Ouest. 


Le ministre, 


LT ES 


Stephen Kakfwi 





Sécurité et services au public 


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par les journaux de l'Associat) L 
francophone hors Québec et ses autres bienfaïteurs. dont le ses 








Un traité de paix 
entre les Déné/Métis 
et le Nunavut? 


Line Gagnon 

Lorsdeleursréunionsdug au 
7 avril derniers à Fort Smith, les 
Déné/Métis/ontlonguementdiscuté 
des relations tendues avec la 
Fédérationde TungavikduNunavut 
(TEN). “Nous avons toujours eu 
des différends avec la Fédération 
Tungavik de Nunavut (TEN)” a 
avoué M. Mike Paulette à la 
direction conjointe. 

“Beaucoup de gens se 
souviennent dela bataille sanglante 
entrenosdeux peuples. Nousavons 
perdu'un bon nombre des nôtres et 
les inuits des leurs” a déclaré M. 
Henry Beaver, chef de Fort Smith. 

Un traité de paix fut donc 
suggéré afin de mettre fin aux 
désaccords entre ces deux groupes. 
Ceci permettrait également de 
négocier les terres adjacentes aux 
frontières. 

Les discussions entre les 
Déné/Métis concernant les terres 
contestées durent depuis plusieurs 
années. Elles se sont arrêtées l’an 
dernier lorsque les inuits ont 
demandé l’arbitrage pour régler 
cette question et les Déné/Métis se 
sont opposés à cette proposition. 

La délégation présente à Fort 
Smith a encore une fois rejeté le 
processus d'arbitrage. Lesreprésen- 


UN Rp e|\E Me \1Re7\\ENB IN 
POUR UNE MEILLEURE 


ALIMENTATION 





tants ontplutôt proposé d'organiser 
une série de 3 ou 4 rencontres avec 
lescommunautés voisines des terres 
contestéesetla TEN. Ceci fut déjà 
suggéré à l'organisme inuit. 

Silaquestion des terresn'est 
pas réglée d'ici la conférence des 
aînés, ayant lieu avant juillet pro- 
chain, ceux-ci se pencheront sur ce 
litige, parmi d’autres, et donneront 
des directives au deux groupes 
concernés. La TEN a déjà refusé 
que la ‘dispute soit réglée par les 
aînés... "Nous ayons une manière 
différente de régler ces questions. 
Nousavonsune direction qui prend 
les décision tandis que les Déné/ 
Métis utilise un processus plus 
long. “ a déclaré M. Paul Kuassa, 
négociateur en chef pour la TEN. 
M. Kuassa ajoute que la décision de 
la TEN sur la série de rencontres 
proposée par Les Déné/Métis ne 
tardera pas. 

D'autre part, des représen- 
tants de deux bandes du Manitoba 
étaient présents à la réunion con- 
jointe de Fort Smith. Ces derniers 
ont expliqué qu'ils désiraient être 
inclus dans les négociations avec 
les TEN. Une motion fut donc 
adoptée pour intégrer les Déné de 
Tadoule Lake et ceux de Lake La- 
rouche aux prochaines rencontres: 






| 71 N L3 DE 


CV AOENETE 
1312 Bank. Ottawa K1S 5H7 


Ottawa(APF)-Le Commis- 
saire aux langues officielles se dit 
extrêmement impatient” quant à 
l'adoption prochaine des règle- 
ments d'application de la nouvelle 
loi surles langues officielles dans 
toutes les’institutions fédérales,.et 
considère même qu'il s’agit là 
“d’une/très haute priorité”. 

Le Commissaire D'Iberville 
Fortier qui rendait public son rap- 
port annuel déposé en Chambre a 
commentéainsilarécenteannonce, 
à l’effet qu’il faudra 18 mois à par- 
tir du moment où le Conseil du 
Trésor aura reçu le feu vert du 
Cabinet, avant de faire adopter les 
règlements par la Chambre des 
communes. Selonle Commissaire, 
la Loi ne peut être totalement en 
application sans l'adoption des 
règlements pour chaqueinstitution 
fédérale. 

M. Fortier n’a pas voulu se 
prononcer quant au délai de 18 
mois avant l'adoption des règle- 
ments, ni sur la décision du Con- 
seïldu Trésor d'attendre le feu vert 
du Cabinet avant que ne débute le 
processus de consultation avec les 
organisations minoritaires au pays. 
En revanche, ila déclaré qu’il por- 
terait ‘un jugement très sévère “ si 
des retards indus devaient survenir 
durant le processus devant mener 
à l'adoption des règlements. 

Quelques heures plus tard 
lors de la période des question à la 
Chambre des communes, le pré- 


recommandations, notons l'étude 
parle gouvernement des effets. de 
laprivatisation surla prestation de 
services dans les deux langues of- 
ficielle, l'étude des répercussions 
duilibre-échange surlalangue et la 
culture françaises, l'élaboration et 
la promotion d'une politique surle 
recours aux médias de la langue 
officielle de la minorité pourlaparu- 
tion d'annonces du gouvernement 
fédéral et pour la promotion de ses 
services, l'adoption des mesures 
decontrôle rigoureuses pour assu- 
rer l'offre active continue des ser- 
vices dans les deux lahgues, la ré- 
évaluation de la prime aubilin- 
guisme pourles fonctionnaires (ju- 
gé dans le rapport annuel comme 
“de moins en moins adapté aux be- 
soinscourantsetayant peu de valeur 
incitatrice”), l'adoption de mesures 
pouraccroître à la pénurieet l’adop- 
tion de mesures pour favoriser l'u- 
tilisationidu français comme langue 
scientifique dans lesinstitutions fé- 
dérales. 

À la SociétéRadio Canada, le 
Commissaire recommande de don- 
nerune priorité à l'amélioration de 
ses services de télédiffusion desti- 
nés aux communautés minoritaires 
delangueofficielle,et enparticulier 
au développement de sa program- 
mation locale à leurintention: 

En conférence de presse, M. 
Fortier a qualifié l’année 1988 
d'orageuse/ sur Je plan lingui- 
stique, mais s’est dit confiant en 


provinces vont s'entendre pourune 
extension des services aux mino- 
rités de la langue officielle. 
Commentantles événements 
survenus au Québec suite au juge- 
mentdelaCoursuprèmesurlalan- 
gue d'affichage, M. Fortier a décla- 
réque le français pouvaitêtre mieux 
défendu sans imposer des restric- 


réglementation serait présentée de- 
vant la Chambre bien avantla fin 
de1989,commelesouhaiteleCom- 
missaire Fortier dans sonrapport. 
Le rapport annuel du Com- 
missaire contient d’ailleurs 
l'ébauche d’un plan directeur pour 
la mise en application dela nou- 
velle Loï, assorti de 60 recomman- 








Vos droits 
sont protégés 






Que Vous parliez français ou anglais, 
lanouvelle Loi surles langues officielles 
confirme votre droit de vous faire servir 

en français ou en anglais et ce, dans 

tous les bureaux desinslitutions fédérales 
au Canada et à l'étranger, là oùiil existe 
«Une demande importante ». Ce symbole 
vous aide à reconnaître ces bureaux: 













Entantque Commissaire -auxlangues 
officielles, je suis le protecteur de vos droits 
linguistiques etjetravaille pourvousset 

avec vous afin d'en assurer le respect. 





Vosdroits sont protégés... Votre choix, 
c'est votre droit | 


[l 
get pour © 


LaLolsurleslanques ; 
ofilcielles du Canada, 1988 










MMISSAIRE AUX LANGUES le 
a ONFICIELLES à k 














COMMISSIONER 


veuillez remplir ce coupon etle retourner à l'adresseisuivante # 


tions à la langue anglaise. Ceci dit, 
le Commissaire “trouverait déplo- 
rableVque certains gestes posés par 
le gouvemement du Québec servent 
“d'alibi aux autre provinces pour 


dations très précises. Parmi ces 


avec une force violente. 


Téléphone: (612) 995-0826 
Télécopie: (613) 993-5082 















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Code postal 










Sans frais : 1-800-661-3642 


INGUAGES mA 

7 ù y Pour de plus amples renseignements, 

issar: : 
Le bureau/du Commissariat auxlangues ME 
officielles pour la région de l'Alberta, aa L ! CR nel 
CB, des T. N-0. et du Yukon est situé à: à de Oanada KIA OTB 
Édilice Libert 
10506, eme Jasper, pièce 1100A : Nom 
FÉTANS" JEREE y Adresse 

L 

Tél. : (403) 495-3111 i 






Prtiaes GOVERNMENT SERVICES 


MOTOR VEHICLES DIVES/ON 
PETITE 


‘ MB-034 











































La vérité sur le port 
de la ceinture de sécurité 


* Il n'est pas plus sécuritaire d'être projeté hors de votre 
véhicule lors d'un accident. Les statistiques montrent que 
vous courez 25 fois plus de risques de mourir. 


- Les ceintures de sécurité ne servent pas que lors des longs 
trajets. La plupart des collisions surviennent à moins de 40 
km de la maison. Des accidents mortels se produisent à des 
vitesses aussi basses que 15 km à l'heure. 


+ Les passagers arrières doivent aussi s'attacher. Lors d'un 
accident, ils peuvent être projetés sur la banquette avant 


+ Ne pas porter votre ceinture de sécurité n'augmente pas 
vos chances de survie si votre véhicule est immergé ou 
s'enflamme. En fait, vos chances de vous en tirer sont meil- 
leures si vous portez votre œinture de sécurité, car il est plus 
probable que vous restiez conscient après une collision: 


Le 1‘"avril 1989, le port de la ceinture de sécurité 
devient obligatoire dans les Territoires du Nord-Ouest, 


Pour plus de renseignements sur les sièges de sécurité, 
s'adresserà: Division des véhicules automobiles 
Services gouvernementaux 

Case postale 1320 

Yellowknife (T. N.-O.) 


[FTITTLILRE 


L'Aquilon 21 avril 1989 page 3 


D’Iberville Fortier n’acceptera 
aucun retard non fondé 


ne pas améliorer les services en 
français dans leur province. Selon 
M: Fortier, tout le monde sait que le 
sort des minorités francophones 
hors Québec “traîne très loin der- 
rière”, en comparaison avec celui 
des Anglo-Québécois. “La langue 
anglaise n’est pas particulièrement 
menacée en Amérique du Nord” 
dit-il. Pourétayer son point devue, 
M: Fortier a ajouté que travailler à 
l'égalité des languesofficielles dans 
les institutions fédérales, c’est tra- 
vailler à 80 ou 90 pour cent pour le 
respect du français. 


La F.F.H.Q. s’interroge 


À Ia Fédération des franco 
phones hors Québec, on se dit heu- 
reux de ce que le Commissaire fas- 
se État de lanette différenceentrela 
situation de la communauté anglo= 
phone au Québec, etcelle des com- 
munautés francophones minori- 
taires hors Québec. 

En ce qui a trait à l'adoption 
des règlements d'application de la 
Loi sur les langues officielles, M. 
Guy Matte, président dela F.F.H.Q. 
croit que le fédéral “veut garder le 
débat sous le tapis”et “ a certaine- 
ment des craintes au point de ra- 
lentirle processus décisionnel, dans 
l'espoir que les règlements passe- 
ront mieux plus tard. M:Matte re- 
marque d'ailleurs quela promotion 
du multüculturalisme semble pren- 
dre le dessus surle bilinguisme: 
Dans-un.communiqué, M 

AVE a “ 
que le Commissaire a saisi l’impor- 
tance de la tenue d'une ronde con- 
stitutionnelle portant sur le dé- 
veloppement des minorités de 
langue officielle. “ A moins d'une 
conférence constitutionnelle pour 
traiter des droits des minorités lin= 
guistiques, et à moins que le gou- 
vernement fédéral établisse une po- 
litique linguistique avec une régle- 
mentation généreuse et rigoureuse, 
nous nous interrogeons sur la vo- 
lonté de mettre en oeuvre la Loi sur 
les langues officielles” a fait savoir 
le président de la F.F.H.Q.. 










































LA CNTURE DE SACURITE CHST FACKE À 
= ZBOUCLER 
22 





constateravec satisfaction 


Éditorial 
L’exportation de gaz naturel, à 
l’assaut de la vallée du Mackenzie 


D'une licence d'exportation de gaznaturel à latransformation radicale du visage de la vallée du Mackenzie 
iln’y a qu’un pas. Et celui-cirisque fort d'être franchi avec la décision que prendra l'Office national de l'énergie 
à la conclusion de ses audiences publiques. Que signifie pour les Territoires du Nord-Ouest ce changement de 
direction? 

En 1977 le Juge Thomas Berger annonçait la mise en place d’un moratorium de dix ans interdisant 
l'installation d’un pipeline dans la vallée du Mackenzie. À cette époque le juge avait tenu des audiences publi- 
ques dans presque touteslles communautés du Mackenzie. Ilétait arrivé à la conclusion que les Dénés, les Métis 
et les Inuvialuit habitant cette région ne voulaient pas du développement. Qu'en plus, ils n'avaient pas atteint un. 
niveau d'autonomie politique suffisant leur permettant de contrôler les répercussions d'un tel développement: 
D'ailleurs une des conditions du moratorium stipulait que les revendications foncières doivent être résolues: 

Douze ans se sont écoulés. Avec le temps les politiques des gouvernements fédéral et territorial face au 
développement industriel'dans l’ouest de l'Arctique ont changé: Le gouvemement territorial\de Dennis Patter- 
son's'est déclaré en faveur des demandes delicences. Selon ce gouvemement, les territoires ontatteint la matu- 
rité politique requise pour faire face à ce changement majeur. 

De plus les conditions politiques de l'époque ont maintenant atteint un point tournant crucial: Les récla- 
mations foncières des Inuvialuitsontmaintenantchose du passé Eneffet, cegroupearrivaitàune entente au début 
des années /80. Pour leur part, les Dénés/Métis ont, depuis l’époque Berger, signé une entente de principe avec 
le gouvernement fédéral concernant les revendications foncières. Toutefois, contrairement au G:T-N.-O, la 
Nation Déné se montre prudente face au prospect d'une licence d'exportation de gaz naturel. 

Cette prudence semble manquer dans l’ensemble des discussions touchant ce sujet Deux éléments s'y 
mêlent Un:le permis en questionne touche bel etbien que l’exportation de gaz natureletnon pas la mise en pla- 
ce d'un pipeline. Même shil'est difficile, sinon absurde, d'imaginer l'un sansl'autre. Deux:les Dénés/Métis ont 
signé unetentente de principe et non pas une entente finale, 

Voilà peut-être deux bonnes raisons pour agiravec circonspection dans le développement de la vallée du 
Mackenzie. Pour ajouter aux politiques délicates les questions environnementales demeurent toujours capitales 
et larsurvie culturelle desrésidents de cette région estencore plus épineuse. 

Promouvoirle développement économique telque le faitle gouvernement territorial, qui après tout veut 
accroître ses revenus et son prestige de type provincial, sans s'interroger sur les acquis réels des habitants de la 
valléeestunpeu naïf. Avecles programmes de formation dontparlentles fonctionnairestemitonaux etles hommes 
d'affaires, les autochtones auront accès à certains emplois: Ceux-ci, malheureusement, ont peu de chance de du- 
rerau-delà de la construction du pipeline. À saVoir aussi sices mêmes emplois permettront la pratique 
traditionnelle des migrations et des chasses saisonnières reste encore plus douteux. Les autochtones auront donc 
parfois à choisir entre des emplois temporaires et leur mode de vie. L'argent jouera sûrement un rôle important 
dans cette décision. On peut facilement envisager une déstabilisation sociale de la vallée du Mackenzie, une ré- 
gionlfaisant déjà face à plus d'un problème social. Quijouera!le rôle d'arbitre entre les besoins des communau- 
tés'et ceux des compagnies? Le gouvernement territorial... Ce dernier affronte déjà difficilement les troubles 
socio-économiques engendrés parle manque de travail ou par l'influx économique de bien des régions. L'ad- 
ministration territoriale, qu’elle l'admette ou non, est difficilement en état de faire face à une croissance plausi- 
ble des problèmes sociaux. Surtout lorsque ce gouvernement s'est déjà montré si favorable au développement 

Sans une entente claire etnette surles réclamations foncières des Dénés/Métis ceux-ci ont À gagner à court 
terme, mais plus à perdre à long terme. De plus, un contrôle local et efficace par les Dénés/Métis et les Inuvia- 
luit, du cadre économique, social et environnemental du développement des ressources risque d'engendrer plus 
que la fortune des habitants de la vallée du Mackenzie. La perte des modes de vie traditionnelle remplacés par - 
ce que la société occidentale à de pire à offrir c’est à dire les booms économiques locaux sans des lendemains 
meilleurs est à craindre. 

Nous sommes tous conscients des différences extrêmes entre le développement connu à Norman Wells 
et celui de Fort Good Hope. La question n’est donc pas de s'opposer ou de favoriser les licences d’exportation 
etle développement quisiy joindra, maïs bienlau contraire de mesurerles éléments présents à leur juste valeur. 
Quoique l'on fasse ou dise le visage de la vallée du Mackenzie change: Le mode de vie traditionnel qui y régnait 

(etquiy.joue encore une place importante) diminue et la venue dlun pipeline est d’une certaine façon inévita- 
ble. La question demeure: le développement est-il'approprié pour l'instant puisque les revendications foncières 
des Dénés/Métis ne sont pas terminées? 


Denise Canuel 


Rédactrice en chef: 
Journaliste: 
Collaboratrices: 


Denise Canuel 

Line Gagnon 

Agnes Billa 
Marie Andrée Vanasse 


Correspondantnational: Yves Lusignan 


L'Aquilon est membre associé de l'Association de la presse 
francophone hors Québec (A:P.F h:Q')etsontirageestprésentement de 
1500exemplaires au premiervendredi du mois et de 3000 exemplaires 
autroisièmevendredi du mois. La publication de L'Aquilonestrendue, 
possible grâce à une subvention du Secrétariat d'État. 

Sauf pourl'Éditonal, les textes n'engagent que la responsabilité 
deleurauteuretne constituent pas nécessairement l'opinion de L'Aquilon: 
Toute correspondance adressée à L'Aquilon doit étremsignée…et 
accompagnée de l'adresse.et du/numéro deltéléphonc del’auteur. ls 
rédaction se réserve le droit de comger ou d'abréger tout lexte. Dans 
Certains cas où les'circonstances le justifient, L'Aquilon accèdera à une 
requête dianonymat/Toute reproduction partielle est fortement 
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Suite dela page 1 


Les audiences publiques de PONE. 


bonnes intentions dans tous ces 
domaines, Ils ontrépété à maintes 
reprises que les travailleurs ténois 
auraient accès à de multiples em- 
plois et à de la formation. Il n’est 
toutefois pas clair qui assumera le 
coût des programmes de forma- 
tion, les gouvernements où les 
compagnies pétrolières. De plus, 
un des porte-parole d’Esso, M. Jim 
Park vice-président du départe- 
ment des gaz, réitérait l'appui de 
Sa compagnie face aux revendi- 
cations autochtones: ‘nous avons 
fait parvenir une lettre au ministre 
des Affaires indiennes et du Nord 
(à l'époque Bill McKnight) 
déclarant notre volonté de voir la 
réussite prochaine des négocia- 
tions”. 

Les arguments ne s'arrêtent 
pas là. L'Office rendra sa décision 
après l'audience publique qui se 


tiendra à Ottawa: Ik faudra-dono + Àfa 





attendre encore quelques semaïi- 
nesavantdesavoirsila licence sera 
accordée avec ou sans conditions. 
Toutefois aux-yeux de plus d’un 
intervenants, le vrai débat est la 
construction possible d’un pipeli- 
ne dans la vallée du Mackenzie, 
Des commentaires ont même été 
entendus concernant la création 
d’unpipelineconnexeentre la Baie 
de Prudhoe et celui de la vallée du 
Mackenzie. 

Le pipeline toutefois n'était 
pas à l'ordre du jour. Mais, comme 
le disait si bien M. Jim Evoy, 
président de la Fédération du tra- 
vail, aux membres de l'OfF :: 
“Vous m’excuserez messieurs sije 
diverge mais ça m'arrive de parler 
dans une humeur appropriée à la 
construction d’un pipeline”. Après 
tout, les audiences publiques ne 
touchent QUE la licence d’expor- 


Br HANON21 bn a RET T SD 29 œuR 


En passant … 


À Yellowknife, les parents francophones 


CLASSES FRANCAISES 


MATERNELLE, le et 28 ANNÉE 


EN SEPTEMBRE 1909 
French classes, Kindergarien, 9 Tang 2. 
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PRÉ:INSCRIPTION 
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au numéro 873-3292 
ou passezau bureau de l'association: 


* Call Ginette ® 
at 873-3202 


or alop by the Assoclallon's office 





peuvent remercier 
le bilinguisme du 
journal anglopho- 
ne local (The Yellow- 
knifer). Sinon, com- 
ment auraient-ils 
pu être informés 
d’une telle offre de 
la part de leur asso- 
ciation francopho- 
ne locale?!! Une 
question intéres- 
sante n'est-ce pas. 


Note dela rédaction, cette annonce a paru dans le! 
Yellowknifer" du 12 avril 1989. 





ss 


a  . 





a 


Canadien lance sa division RO IQUE 


Un meilleur service à prix réduit? 


Denise Canuel 

C’est avec une flottille de 
huit boeings 737 destinés au 
transport de passagers et de cargo 
que la compagnie aérienne Cana- 
dien espère mieux servir la 
population Ténoise. 

Le Savrildernier, MMurray 
Siegler, président et chef des opé- 
rations pour Canadien, annonçait 
à Yellowknife la création d’une 
division nordique. Le président de 
cette division sera M: Duncan 
Fisher. Ses'bureaux seront situés à 
Edmonton:Cettebranche de lacom- 
pagnie desservira entre autres les 
régions est et ouest des T.N.-O., 
le nord duManitoba, et du Québec 
et les trajets entre Yellowknife, 
Edmonton allant vers l’Est 
(Winnipeg.et Montréal). Le nom: 
précis de la nouvelle division sera 
dévoilédanslesmoisqui viennent. 

Lors de cette annonce, le 
président, M'Siegler s'estempressé 
dedéclarerlesbienfaits d'une telle 
action pour les Ténois. La 
compagnie entend selon lui 
promouvoir activement .l'embau- 
cheetla formation de travailleurs 
locaux afin de comblerles besoins 
de personnels. En effet, environ 
250nouveauxemplois seront créés. 

Suite aux débats sur les 
transports aériens à l’Assemblée 
législative en mars dernier, aux- 
quels participaientles compagnies: 
aériennes opérant dans les T.N.O., 
Caeter offre. maintenant ce 








Fonrmitentre autres l'amélioration 
du service, c’est-a-dire les repas, 
les horaires (adieu au\vol Yellow- 
knife/Edmonton de6h301e matin), 
etc. De plus, il réitérait l’inten- 











tion de sa compagnie d'offrir, à 
plus oumoins court-terme, un 
service bilingue et dansles langues 
aborigènes. M. Siegler déclarait 
même si vous êtes 510 Minuit ou 
francophone: engagez-vous.." Le 
président profitait de l’occasion 
pour annoncer l'accroissement du 
nombre de vols dans certaines 
régions. 

Toutefois les’bonnes.inten- 
tions de la compagnie aérienne 
d'améliorer leur service à la 
clientèle ne signifient en rien la 
baisse des tarifs ni-une augmen- 
tation duknombre de destinations 
ténoises. “Nous ne pouvons à 
14 heure Era HEMEe une/ré- 


sommes…une. commodité assez 
coûteuse et que le client attend de, 
nous un service de qualité”. 
L'amélioration des services 
offerts sunles vols de Canadien ne 





se fera sentir, selon.l'administra- 
tion de la compagnie, qu’à l’au- 
tomne prochain. Pour l'instant les 
passagers détenant des-billets sur 
desvols'qui, dû au changement 
des horaires, n'existent plus'ont à 
souffrir. divers inconvénients. 
Plusieurs passagers ont maintenant 
des escales imprévues, parfois de 
nuit. Jusqu'à date,-la*compagnie 
aérienne semble ne pas vouloirin- 
tercéder. Les problèmes. qui dé- 
coulent de-ces changements-ont 
donc été placés entre les mains des 
agences de voyages. 

Pour ce qui est de voyager 
avec en main des billets moins 
HGramiÈonr, cela Eu encore 


meilleur moyen de faire pression: 
surnousreste la force du marché 
et‘entemps.de compétition nous 


“fleurissons””. Il ne reste donc à la 
















clientèle qued’attendrelarécolte.. 






nn SM 


Ein 2 21 avril 1989 page 5 


oo ee |: 


UE ete entre Le 


Groenland 
T.N.O. 


Le chef du gouvernement 
territorial, M. Dennis Patterson, 
des ministres et'des membres de 
l’Assemblée législative se sont 
rendus. au Groenland/du 10/au 14 
avril derniers. Un protocole présen- 
té au, gouvernement du Groenland 
a pris unepart importante des 
discussions. 

Le protocole porte sur l’in- 
dustrie de la pêche et des crevettes, 
des recherches sur la faune (ter- 
restre et marine), l'éducation, la 
cultureetletourisme. Un program- 
me d'activités pour chaque do- 
maine sera établi en vertu de ce 
protocole. Un-comité coordonna- 
teursera formé de vice-présidents 
ministériels!et.de quatre coordon- 
nateurs d'activités comprenant des 
sous-ministres des. deux gouver- 
nements. 

Les responsabilités de ce co- 
mité comprendront la coordination: 
desactivités de chaque programme, 
la surveillance du progrès de cha- 
cune d'elles, le développement de 
nouvelles activités dans les do- 
maines municipal, des Affaires, de 
laSanté et des Services Sociaux, de 
la Justice, dès Travaux publics etc. 
Des rapports semi-annuels d'éva- 
luation seront aussi présentés aux 
deux gouvernements par leurs 
vice-présidents. 


Le Conseil exécutif a FE 


développement des liens. 


Ce nouveau développement 
danslesrelationsentrele Groenland 
et les T.N.-O. découle d'une 
décision prise par le Conseil exécu- 


et les 


tif. du gouvernement territorial. 
Cette résolutionsstipulait que le 
gouvernement territorial devrait 
assumer son rôle légitime en tant 
quepartenaire important au niveau 
intemational avec une emphase 
particulière sur les.questions cir- 
cumpolaires 

Par la suite, une rencontre 
avait lieuen décembre 1988'entre 
M. Patterson, chef du gouverne- 
mentiterritorial, M\Titus Allool00, 
ministre des ressources renou- 
velables, M. Jonathan Motzfeldt, 
premier ministre du Groenland et 
M: Hans Pavia Rosing, ministre au 
parlement danois du Groenland. 
À cette rencontre, ill fut entendu 
quede bonnes-relations entre. les 
deux gouvemements ne pouvaient 
qu'être profitable pour les. deux 
parties. C'est aussi en-décembre 
que les deux, gouvernements ont 
prévu/la réunion du/mois d'avril. 


Des athlètes groeniandais 
aux Jeux de l'Arctique 


Des discussions se tenaient 
également sur la participation d'une 
délégation culturelle du Groenland 
aux Jeux d'hiver de l'Arctique en 
1990. De plus, des athlètes de ce 
pays assisteront peut-être à ces jeux 
en 1992. 

Selon M. Patterson, la si- 
gnature du. protocole introduira 


deux régions. Il s'est dit . 
Es optimiste que cette entente bé- 
néficiera la population au niveau 

de l'éducation, de laculture, desre- 

cherches scientifiques et des ini- 

tiatives économiques. 








“Sud’’. 


Ci 
Not ifiies Heokh 






Le SIDA, ça n’arrive pas que dans le 
Utilisez des condoms de latex et 
du spermicide. Soyez plus prudent lors de 
vos relations sexuelles. 


Agent du programme sur le SIDA 
Édifice Keewatin 


C.P. 1320, Yellowknife (T.N.-O.) XIA 2L9 
Pour obtenir des renseignements sur le SIDA 


composer le 1-800-661-0795 
ou le 873-7017 à Yellowknife 








Parkez-vous une autre langue? 
La profession d'interprète vous intéresse-t-elle? 


Les tribunaux et d'autres organismes engagés dans 
l'administration de la justice dans les T.N.-O. font parfois appel 


aux services d'interprètes. 


Si vous êtes'intéressé-e à servir d'interprète auprès. des 
tribuanux, ou si vous désirez recevoir une formation 
professionnelle comme interprète juridique, appelez, oulenvoyez 


votre curriculum vitae à la: 


Coordonnatrice d'interprétation juridique 
Ministère de la Justice 
Gouvernement des T.N.-O. 
3e Étage, Palais de la Justice 
Yellowknife, T.N.-O. 

X1A 2L9 
(403) 920-6110 
















Une compensation financière 
pour les aînés 


Line Gagnon 





L : £ 
. Joe Mercredi croit que les droits des aînés doivent être reconnu 








Les personnes âgées sont im- 
portantes à La culture autochtone. 
Plusieurs de ces aînés sont décédés 
depuis deux ans. La question de 
compensation financière deplusen 
plus pressante pources derniers était 
donc de nouveau à l’ordre du jour 
à la réunion conjointe des Déné/ 
Métis, tenue à Fort Smith du 3 au 7 
avril derniers. 

La direction conjointe s'était 
entendue qu'une compensation fi- 
nançière serait remise aux person- 
nes âgées Déné/Métis. Unesomme 
d’argent de $2 millions devaitêtre 


mise de côté depuis mars dernier.1" 


D'après Joe Mercredi, délé- 
gué à la rencontre, il esttemps que 
les besoins des aînés soient recon- 


nus et compensés. “Tout ce que 
l'on fait est d’affichernos person- 
nes âgées. Ils n'ont pas de pouvoir 
sur les questions qui concernent 
leur vie.” 

À cette réunion, il fut donc 
décidé que chaque région tiendrait 
des rencontres avec les aînés. Une 
conférence des personnes âgées re- 
groupant toutes les régions suivra 
ces réunions. Toutes çes activités 
auront lieu avant la fin juin. Cette 


générale en juillet prochain, des 
propositions, seraient présentées à 
cet effet. 

M:René Mercredi, représen- 
tant des aînés de Fort Smith, propo- 
saitde donner unesomme de $1000 
aux gens de60ansetplus. Ce geste 
montrerait à ces derniers la bonne 
foi. dela direction, conjointe des 
Déné/Métis. 

M: Joe Mercredi s'estdittout 
à fait d'accord avec cette distri- 
bution. Ce montant, selon lui, per- 
mettrait älces personnes desubvenir 
à certains besoins. Il soulignaité- 
galement que les personnes âgées 
Métis ne recevaient pas les mêmes 
avantages sociaux que les aînés 
Déné. “$1 000 pour certains fera 
une différence importante, surtout 
pour l'achat de médicaments.” 

M: Joe Mercredi aégalement 
remarqué qu'une somme de $3 
millions devrait être ajoutée à la 
compensation financière de $2 
millions pour les personnes âgées. 

D'après plusieurs délégués, 
il faudra vérifier si le $1 000 donné 
à chaque vieillard n'affectera pas 
certains de leurs bénéfices tels les 
pensions de vieillesse. 

Il faudra donc attendre à 
l’Assemblée générale de juillet pour 
connaître les attentes et besoins des 
} aînés Dénéet Métis. …. 4%) 


elle. ère. de coopération æ 


nt Houenn bites s 


Page 6 L'Aquilon 21 avril 1989- : 


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 $ » 2) AE SOA sus?" * 
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ps D Ds ao Re Thème du 
aTRE 07 Pr À e e » Se ; / 
pe 25 at Pocsie pr 









Voici Le printemps qui : 
manteaux retournent da 
fondue laisse ses traces | 
patauger avec des bottes | 
poésie printannière des éle: 











Stéphane S., 1è 


s 
se 
© 


Ce 
Se 


Les gagne 


Stéphane Skol 
Sarah Daïtc 
Carlène Roberstc 
Janelle Pearson, 4è année 
Laurie Sibbeston et Karina 
Amber Fandrick, 
Lindsey Carmiche: 
Erin MacDonald 


Stéphane,Sarah et Carène re 
elle, Laurie, Karins, Ambe 
fantastique,Erin recevr 





& 
 &$ 


Rs Re 


AM Chencent | 
Pate nps 
G 


dec Dallas P., lère 


Quelle surprise! 
Quelle merveilleuse façon d'exprimer Le printemps: un conte! Voila 


ce que Les élèves de 4e, Sè et 68 années en immersion nous écrivent! 








Printemps C'était Le temps des fleurs - = , 
Les fleurs poussent. Le lendemain vous avez un goût de miel Sarah D., 2è Solution du n 
Les enfants ramassaent des fleurs Les oiseaux chantent quand [es persones Ile saison | 
et Les apportent à [eur famille marchent dans forêt L ie “éveille et La neige 
Les oiseaux chantent. Les fenêtres sont ouvertes La neige fond et Le froid diminue ae SE? rinte 
Le soleil brille. Les feuilles poussent C'est comme st Le sud venait au nord produisent durant Le printer 
La neige fond Les fleurs poussent quand L'été arrive français de base nous demand 
Nous cueillons Les pommes La fin À toi de trouver La solution! 
On retrouve La terre 
C'est Le printemps END Sc pareur 
Maude P., 4è avec 5 ReUOSEE 
Le printemps ge Les aime intemps _ 
de Le printemps est vraiment beau perso art ee aau 
C'est Le temps quand La neige tourne en eau pu suis" _ 
C'est Le temps quand Les fleurs sortent de La terre purc® Lo ot 
€ 


et Les oiseaux chantent des chansons 
Kimberly, 4è 





Le 
Dpe pot” 
S 





o 
ne e \ 5 
_ pri ont ver où 
ss, SES OS 
Ke get rene 290 
NO ovS . 1€ 
49 s-) 
S S sù TZ 
as __ << 
ps ZE 
ne ES 
4e \aÿ 
$ Qi (e à Lindsey 
je Ge Es 29° 
vY : 
4e Soev* 1€ Ne Qu'est-ce qui est ple 
gs > sui «® de couleurs dans le 
QG» 2 et tout vert dans le 
À Qu'est-ce qu'on ador 
Fe D+ et cueillir? 
pe Et qu'est-ce qui sent 


Patrick L., 7è 


À 


MHCIES 
mois d'avril 


intannicre 


nous sourit! ŒÆ£nfin Les gros 
ns [a garde-robe. La neige 
et nous pouvons maintenant 
de caoutchouc. Voici donc [a 


L'Aquilon 21 avril 1989 page 7 


Es Et EE 















iée, JB. Tyrrell 
is de base, N.J. McPherson 





année, Mildred Hall gr 
» JB. Tyrrell 





… 6 


: 
G 





rlene B: 


= 










u ‘conte pour enfants, Jan- 
ey se mériteront un conte 
à du papier à écrire et un stylo. 





Willie R., 4 


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S+ , 














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aots croisés de mars « ; 
| Mike B g 
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mous quitte. Plein de choses se 






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xs. Les élève de 7è, 8è et 92 annees ÏL, es £ Pre 
mt d'y réfléchir avec leur devinette. fee ® CARO 








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l € , Mme 
| Ca 1 alph Ace : 
Cela fera vont ec a 
a 7, Otre 20jà 
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Je suis très gros © d'yn ans 
Je suis jaune Robers 5e trian la nat 
Je suis très chaud £le ur, 
Qui suis-je? 7Iuoy 
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Erin M,, 7è 11 Ds 
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QE PA 7 
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C., 6è 
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in. 7 ue révei en hp; 
haut rois Tes Mega NES 
bas? 2 


- roi u 
€ regarder y n 3. Sino rêt 


très bon? 
Ana x 






Chris Bennington et son ami lors de leur tour de traîneau à chiens 





Page 8 L'Aquilon 21 avril1989 





se 


Une femme sur sept 
est battue dans les T.N.-O. 


Line Gagnon 

Les T.N.-O. connaissent une 
moyenne assez élevée de femmes 
battues comparativement aux sta- 
listiques nationales. En effet, une 
femme sur sept, dans les T.N.-O., 
est victime de violence conjugale 
tandis quelamoyenne nationale in- 
dique une femme sur dix. 

“La victime se fera battre 
trente-cinq fois avant de demander 
de l’aide. De plus, elle quittera et 
retournera demeurer avec son é- 
poux au moins cinq fois avant de 
vraiment le quitter “explique Mme 
Yvonne Pitre, ancienne coordon- 
natrice de la maison Sutherland à 
Fort Smith. 

La vicitme de violence re- 
tourne auprès de son agresseur et 
époux par manque de confiance en 
soiet parce qu'elle croit mériter cet 
abus. Souvent, la femme violentée 
ne travaille pas à l'extérieur du fo- 
yer, le marine voulant pas. Ce der- 
nier possède donc un certain con- 
trôlesurelle. “Les femmes pensent 

qu'elles ne peuvent pas subvenir 
toutes seules à leurs besoins” af- 
firme Mme Pitre. 

Très souvent une période de 
lune demiel succède à un acte vio- 
lent: L'homme promet de neplus 
battre sa conjointe. Cette période 
d’accalmie peut durer des années 
mais une fois la promesse rompue, 
les moments de tension se font de 
plus en plus fréquents. “Lamajo- 
rité des femmes ne viventque pour 

» la période de la lune de miel/com- 
mente Mme Pitre, 


La violence conjugale: 
un héritage du passé 


Par ailleurs, une victime de 
violence conjugale a souvent vécu 
dansunmilieufamilialodsa mère 
se faisait battre. Un-hommequi 
violente son épouse a souvent vu 





Explorations 
dans les arts 


Le programme Explorations du 
Conseil des Arts du Canada offre 
des subventions pour la réalisation 
de projets novateurs qui abordent 
la création artistique de façon 
nouvelle, s'inspirent de plus d'une 
discipline ou répondent à des 
besoins précis dans l'évolution de 
l'activité artistique. 


Tout particulier, groupe, ou 
organisme sans but lucratif ayant 
un projet originalet bien conçu 
peut présenter une demande. Les 
propositions sont évaluées par des 
comités de sélection régionaux. Le 
processus dure environ 

quatre mois. 


Les dateslimites pour soumettre 
un formulaire de demande sont le 
15janvier, le en maiet 
le15septembre. 


Pour plus de renseignements sur 
la marche à suivre pour solliciter 
une subvention Explorations, 
appeler le Conseil à frais virés au 
numéro (613) 598-4339 ou écrire 
à l'adresse suivante en décrivant 
brièvement votre proje*. 


Explorations 

Conseil des Arts du Canada 
C.P. 1047 

Ottawa (Ontario) KIP 5V8 









RSS ANNE 


son père agir de la méme façon. 

Fondée en 198€, la maison 
Sutherland de Fort Smithaccueille 
les femmes victimes d° cruauté 
mentale et physique. “La majorité 
arrive avec des enfants. Etsouvent 
sans argent nilinge”souligne l’an- 
cienne coordonnatrice. 

La maison Sutherlandcomp- 
te J'employés à temps plein et par- 
tiel. Elle est subventionnée parle 
programme de la violence familiale 
des T.N.-O. et par le Secrétariat 
d'État Un programme de forma- 
tion, offert par l'entremise du Se- 
crétariat des femmes,estégalement 
offert au Centre. Lesemployéset 
des personnes intéressées assistent 
à la formation tout en travaillant. 

“Depuis quelques années le 
nombre de femmes venantàlamai= 
son s’est accru. Les femmes sont 
plus informéessur ce problème.” 
affirmela directrice générale, Mme 
Phyllis Mawdsley. 

Lorsque les. femmes/entrent 
à la maison Sutherland, les em- 
ployésrecueillent les informations 
pertinentes telles le nombre d'en- 
fants. Un conseiller rencontre la 
victime le plus tôt possible. La 
maison Sutherland dégage une 
atmosphère sécure, relax et cha- 
leureuse afin que la victime puisse 


assistante à la rédaction: 
Description de tâches 


ténoise. 


du journal 


phones 


Profil désiré 


Conditions de l'emploi 


Ce poste est permanent 


Ouest 


Soumission de candidature 


Denise Canuel 

rédactrice en chef 

L’Aquilon 

C.P. 1325 Yellowknife, T.N.-O. 
X1A 2N9 


DNS 


Offre d’emploi 
Assistant ou assistante à la rédaction 


L’Aquilon, seul journal francophone des Territoires du Nord-Ouest 
avec une parution bimensuelle, est à la recherche d'un assistant ou 


Relevantdelarédactriceenchef, l'assistantoul’assistante auracomme 
responsabilité majeur la production bimensuelle du journal, c'est-à- 
dire en grande partie accomplirle travail de journaliste/monteur. 


1: Faïre la couverture des événements politiques, sociaux, culturels 
teritoriaux ainsi que lacouverture toute particulière de la francophonie 


2. Aider à la mise en page du journal, vente de publicité et distribution 


3.Collaborer à la mise sur pied et au bon fonctionnement des différents 
projets de levée de fonds de L’Aquilon 
4,-Travaïller en collaboration avec les organismes bénévoles franco- 


5. Accomplir toute tâche désignée par la rédactrice en chef. 


Le candidat ou la candidate doit avoir une connaissance du milieu 
francophone hors Québec et des Territoires du Nord-Ouest en général. 
Il ou elle devra avoir une expérience pratique dans les milieux de la 
presseécrite (miseen page, photographie et écriture journalistique)et 
plus particulièrement les milieux de la presse communautaire. Deplus, 
une connaissance de la langue anglaise (parlée) et de l'informatique 
(Macintosh),sont essentielles. Cette personne doit être dynamique, 
autonome et prète àltravailler à des heuresirrégulières. 


La durée du contrat est d'un an avec possibilité de renouvellement, 


La date d'entrée en fonction est le 5 juin 1989 
L'échelle de salaire est de 24 000 à26000 parannée, selon l'expérience 
L’allocation logement est de 400,$ par mois 

Une période de trois semaines de vacances par année est allouée 
Plusieurs déplacements sont à prévoir dans les Territoires du Nord- 


Le lieu de travail est Yellowknife. 


Prière de faire parvenir votre curriculum vitæ et autres renseignements 
pertinents avant le 13 mai 1989 ( si possible par poste prioritaire) à 


Tous et toutes recevront un accusé de réception. Pour de plus amples 
informations, communiquer avec la rédactrice en chef au numéro 
suivant tél: 403-873-6603 ou par Fax 403-873-2158. - 


faire une décision. Il est très im- 
portant que les femmes se sentent 
en sécurité car souvent elles ont 
peur de leur époux. “Nous ne 
dictons rien aux femmes. Nous 
offrons un service de conseillers si 
elles le désirent.” Il n’y a pas de 
coût pour demeurer au centre. | 
Habituellement, trois semaines sont | 
allouées mais les femmes peuvent 
demeurerpluslongtempssiellesle 
désirent. “Nous ne rejetons per- 
sonne. Nous/les appuyons et essa- 
yons de leur redonner confiance.” 

Enice qui concerme.les hom- 
mes agresseurs, des plaintes sont 
parfois déposées parles femmes. 
D'après Mme Mawdsley, les 
femmes ne poursuivent pas assez 
souvent leur apresseurs. Elle re- 
marque toutefois que le nombre de 
plaintes s'est accru ces dernières 
années. La Gendarmerie Royale du 
Canada joue un rôle particuliè- 
rement…important puisqu'ils ont 
pour mandat de-loger des-plaintes 
contre l'agresseur lorsqu'ils inter- 
viennent directement dans le 
problème familial: 

“Les hommes ont recours à 
un programme de réhabilitation 
offert à Yellowknife et Inuvik. 
Malheureusement,.Ie-nombre….de 
ces programmes estencorelimité.” 



















































TT ULE31721317 141 


JEREL LS 


EE TEE RES 





Les 





fonds aux 


garderies sont rejetés 


Eine Gagnon 

L'organisation, les Ténois 
pourles choix de garde d'enfants, 
revendique le droit des parents de 
choisir.le lieu, approprié pour la 
garde de leurs enfants. Il y a un 
mois que cet organisme voyait le 
jour. 

“Le gouvernement impose 
unchoix parles subventions qu'il 
distribue: celui des garderies 
publiques. Pour dénoncer cette si- 
tuation, nous avons circulé une 
pétiton. Quelques 200 personnes 
incluant des hommes l'on signée” 
explique Mme Jennifer Ouillette, 
une des membres de l'organisme. 
D'après cette dernière, les parents 
quiutilisent une garderie détenant 
un permis reçoivent deux fois plus 
d’aide financière du gouvernement 
territorial. Le choix est donc im- 
posé aux parents: 

Des subventions aux 
arents 

Les Ténois pour les choix de 
garde d'enfants suggèrent. plutôt 
que le gouvernement donne les 
subventions aux parents. Ces der- 
niers seront donc libres de recourir 
auitype de garderie qu'ils préfèrent 
pour leurs enfants. Les garderies, 
d’après Mme Ouillett, auront 
seulement à hausserleurs tarifs car 


les parents seronten mesure de dé- 
frayerles coûts. 

Ceux incapables de payer la 
sommerequise devraient, selonelle, 
ré-évaluer pourquoi les deux pa- 
rents travaillent. “Un des deux de- 
vrait peut-être demeurer à la mai- 
sonvavec leurs enfants jusqu'a ce 
que ce soit financièrement plus 
rentable de travailler à l'extérieur 
du foyer.” Elle ajoute que ce n'est 
pas seulement des familles à l'aise 
qui permettent à un des deux pa- 
rents de rester à la maison. 

Le nouvel organisme est 
composé de 5 à 7 femmes exclu- 
sivement et deux d'entre elles:tra- 
vaillent à l'extérieur du foyer.-Les 
représentants de l'organisme. ont 
rencontré le membre de l’Assem- 
blée législative, M. Tony Whitford 
etla ministre des Services sociaux, 
MmeJeannie Marie Jewell. 

Aux dires de Mme Ouillette, 
ces deux derniers ne se sont pas 
engagés. MmeJewell'assignera un 
agent de liaison pour traiter cette 
question!de choix. 

Le groupe n’a toutefois pas 
contacté les garderies afin d’ex- 
pliquer leur position'et de recher- 
cher du soutien. “Nous n'avons 
pas encore pensé à cela” termine 
Mme Ouillette. 





per annum: 
Ref. # 1-0526AR 


Fax # (403) 873-0235 


40 149 8. 
Réf: n0°1-0526AR 


Écrire à l'adresse suivante: 
Ministère du Personnel 
Gouvernement des D.N.-O. 
Yellowknife (T.N.-O.) 
XIA 2L9 
Fax (403) 873-0235 


* Affirmative Action Employer 


* Smoke Free Work Environment 


» L'employeur préconise un programme 
d'action positive. 








CERLEEEE TEE EN EEE 


Planning and Policy Officer 
— Yellowknife, N.W.T. — 


Youwillberesponsible/forthedevelopmentofamofficial 
languages policy for the Government of the Northwest 
Territories. Duties include researching and analysing 
French language requirements, consulting with other 
departments, groups and associations, drafting policies, 
procedures and guidelines, preparing recommendations 
andreports and conducting/presentations and workshops. 


AdiplomarinsPlanning.or Administration and/fluencyÿ/in 
French and English with related experience is required. 
Equivalencies will be considered. Salary starts at 540,149 


Write to» Department of Personnel 
Government of the N.W:T. 
Scotia Centre.- 8th Floor 
Yellowknife, N.W.T. X1A 2L9 


Agent bilingue de la 


planification et de la politique 
— Yellowknife, T.N.-O. — 


Le (la) titulaire sera responsable d'élaborer une politiqueen 
matière de langues officielles pour le gouvernement des 
Territoires du Nord-Ouest. Les fonctions comprennent 
notamment la recherche sur les besoins en français et leur 
analyse, la consultation des autres ministères, des groupes 
et des associations, l’ébauche de politiques, de procédures 
et de lignes directrices, la formulation de recommandations, 
établissement de rapports ainsi que la présentation d’ex- 
posés et d’ateliers de travail. 


Les candidat(e)s doivent posséder un diplôme en planifica- 
tion ou en administration ainsi qu’une expérience pertinente. 
Is (elles) doivent aussi pouvoir s'exprimer couramment en 
français et en anglais. On pourra aussi prendre en considéra- 
tion une expérience équivalente. Le traitement initial est de 


® ALest interdit de fumer au travail. 


Northwest 
Territories 





















Ciosing: May 51989. 


= 






















Datellimite: 05 maiM1989 








as 
Territoires du 
Nord-Ouest 































Apprenons notre français 
Le verbe, 3ième partie 


Notre série sunle verbe se continue. Dans la présente chronique. 
nous définirons lacomposition du verbe. De plus, nous jetterons un bref. 
coup d'oeilsurle temps, l'aspect et le mode du verbe. 


La composition du verbe 

Leradicaletla terminaison sontles deux composantes du verbe. 

Le radical représente ce que signifie le verbe. 

ÈS st indique.la personne, le temps.l'aspect et le mode du 
Al e 

Exemple: Nous marcherons 

marche:radical: représente clairement la sipnification du mot. Il s'agit 
duverbe marcheret non pas parler outtravailler 

eronsiterminaison” indique la 1ère personne du plurielet le futur 


Temps; aspect et mode 

Le temps: son/nomile dit bien. Le temps permet d'identifier à quel 
moment se situe Naction dontil'est questionversuslemomentoùl’on 
en parle. , . 

11 ya donc le passé. Je présent et le futur. 

Laïmarque dutemps se retrouve dans la terminaison du verbe et aussi 
parfois dans la phrase. 

Ce matin, je dormais encore lors de son arrivée. 

Le passé ici est identifiable avec: çe matin 

etlaterminaison!du verbe ais 

L’aspect: 

En générallles marques de l’aspect sont les mêmes que celles du 
temps L'aspect peut se définir comme étant ce qui caractérise la 
manière dont l’action se situe dans le temps. Il y a plusieurs types 
d’aspects dont entre autres: 

L’instantané: L'enfant tombe 

La durée: Je suis entrain de souper 

L'entrée dans l’action: Elle se met à crier 

La répétition: Je renvoie son courrier. Elle parle au voisin. 

La proximité dans le futur: ILest sur le point de partir. Il va nous quitter. 

La proximité dans le passé: Je viens de le rencontrer. 

_ Les modes: 

Il y a sept modes: indicatif, subjonctif, impératif, conditionnel, 

infinitif, participe et gérontif. Les quatre premiers sont personnelsetse 

— conjuguent, lestrois derniers sontimpersonnelsetneseconjuguentpas. 

Le mois prochain nous étudierons plus àfondes modes person- 





à 
Northwest 
Territories Safety and/Public Services 


Nouvelles normes touchant les 
employeurs 






Des normesitouchant.le.licenciement font maintenant partie 
dela Loi sur les normes du travail des Territoires du Nord- 
Ouest. 


L'employeur doit dorénavant donner soit un avis de licencie- 
ment de deux semaines, soit une compensation tenant lieu 
d'avis, à tous les'employés ayant travaillé pourlui pendant90 
jours ou plus... La période de 90/jours peut se composer. de 
plusieurs.courtes périodes.totalisant 90 jours, sous) réserve 
que le délai entre.les-périodes detravail.soit bref, tel.que 
défini dans la loi. Pour les employés ayant travaillé 3 ans ou 
plus, l'employeur.doit donner.un avis d'une semaine pour 
chaque année d'emploi, jusqu'à un.maximum de/huitsemai- 
nes. 


L'avis, ou la compensation tenant lieu d'avis, n'est pas obli- 
gatoire dans le cas des travailleurs saisonniers, à temps par- 
tielou de la construction. Les employés congédiés pour mo- 
tifvalable ainsi quele personnel mis à pied pour une période 
temporaire n'ont pas droit à ces avantages. 


De même, il n'est pas nécessaire de donner.un-avis ou.une 
compensation tenant lieu d'avis aux employés possédant un 
emploitemporaire de moins de 365)jours. 


Avant de procéder au licenciement simultané, ou échelonné 
sur quatre semaines, de 25 employés ou plus, l'employeur 
doit en vertu de la Loi sur les normes du travail, en donner 
avis à l'agent des normes du travail. Le préavis exigé variera 
selon le nombre d'employés qui seront mis à pied: 


Pour de plus amples renseignements concernant ces normes 
ou la Loi sur les normes du travail, prière de communiquer 
avecles” 

Services de l'emploi 

Sécurité et services au public 

Gouvernement des T. N.-O. 

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À l'intérieur des T. N.-O., composer, sans frais, le O et 


Free ander le zénith 06071. 












Le roi de rien 
de Raymond Plante 
Les Éditions la courte échelle 


Julien Roy, le personnage principal du Roi de rien estun jeune 
garçon de 10 ans très espiègle. Le jour de son anniversaire ilreçoit 
un Cadeau bien différent de ce qu'illespérait Le voilà donc qui 
S'acharne contre seskparents pour obtenir le présent tant désiré: 
Einstein, le perroquet vert. 

Permettez donc aux jeuneside découvrir ce qui adviendra de 
Julien et de Einstein grâce à cette histoire charmante. Un livre 
émouvant, comiqueetsimplequiselitenuninstant Cepeutroman 
Jeunesse s'adresse aux lecteurs âgés de 7 à 14 ans. 


Pour le plaisir de lire 
Des livres pour les jeunes 


L'Aquilon 21 avril 1989 page 9 








Le secret d’Awa 
de François Pratte 


Les éditions de la courte échelle 


L'aventure d'Awa se déroule dans les'environs d’un petit 


village de la Côte d'Ivoire nommé Aboutou. C’est à cause d’un 
projet qu'elle a mis sur pieden classe qu’Awa se retrouve au milieu 
d'aventures insoupçonnées.Eneffet, un vieilhomme luiconfie un 
secret qu’Awa veut partager avec ses nouveaux amis. 

Ce livre est fascinant, court et facile à lire. On peut mêmele 
qualifier deroman-mystère. Les enfants de 6 à 13 ansraffoleront du 


Secret d'Awa 


Cette chronique est rendue possible grâce à l'aide du gouvernement du Québec 






Daniel Hétu 
Daniel Hétu 
eee 


disque serait moins pénible. 


Même avec le coeur brisé... 


Si seulement Daniel Hétu pouvait chanter peut-être que le 


Mais pourquoi mentir? “Au soleil de sa magie, la musique 






Restez à l'écoute 








en TE 
















vient à son secours Tantmieux pour lui. Toutefois pour mon ouïe 
endolorieparcette voix ennuyante etunemusique fade impensable 
même dans un centre d'achats Daniel Hétu n'est pas venu à mon 







































SeCOUrS 


Enattendant, sivousaimezlesromans-photositaliens, Daniel 
Hétu est votre homme. À savoir si sa musique le sera, c'est à vous 
d'enjuger.Enattendantles plaintes demesconsoeurs de travailsont 
telles que je dois cesser l'écoute de ce disque; merci. 






































S’il faut chanter l’amour 


Cette chronique est rendue possible grâce à l'aide du gouvernement du Québec 







ann SL ot 


Louise Forestier 





Il y a quelque chose d'invitant dans la voixde Louise 
Forrestier. Ce disque nous donne la chance d'en apprécier toute la 
richesse. Mais c’est triste d’avoir à écrire que parfois La passion 
selon Louise surtout dans “ Le diable avait ses yeux” une pièce 
superbe d'ailleurs, dépasse quelque peu les capacités vocales de 
Forestier. 

Quoiqu’il en soit Vensemble du disque est excellent et 
“passionné”. Les’arrangements musicaux vont de pair avec les 
textes et produisent des résultats intéressants. La _passion de 
Louise s'écoute facilement, avec plaisinetsans, effort. Les paroles 
coulent et s’envolent laissant l'auditeur rêveur. S'il faut chanter 
l'amour, Forestier sait le faire. 















Sur la Colline... 


(APF) Ottawa 
Avortement 

Les Libéraux demandent au 
premier ministre d'agir sur la 
question de l'avortement. Selon 
le porte-parole libéral suppléant 
pour la Justice, le député George 
Rideout de Moncton, le récent 
jugement de la Cour suprême sur 
les droits du foetus dans l'affaire 
Joseph Borowski, indique 


Mia siemens JESPSEEIIS SERRES SEE clairement que certe question relè- 


ve du premier ministre et de son en 1988-89. Le financement con- 


Cabinet. joint de 11 projets visant à amélio- 
°11: rer et à accroître les programmes et 
10,7millions pour les services destinés aux étudiants 
, ï francophones de la province, la re- 
I enseignement construction du collège Mathieu 
Le secrétaire d'État du deGravelbourg etla misesurpied 
Canada et le ministre de l'Éduca- d’un Institut de formation 


linguistique à l'université de R€- 
gina sont parmi les projets qui se- 
ront entrepris grâce à celle aide 
financière 


tion de la Saskatchewan ont an- 
noncé le versement de 10,7 mil- 
lions de dollars à la Saskatchewan 
pour/l'enseignement en français 


Page 10 L'Aquilon 21 avril 1989 


Les gens du Nord 


Mme Mandeville, de Fort Chip à 
Fort Smith tout un 


Line Gagnon 


Mme Helena Mandeville, 
mieux connue par ses amis sous le 
nom de Lina, demeure depuis 48 
ans dans les T.N.-O.. Originaire de 
Fort Chipewayan en Alberta, elle 
apprit le français dès sa tendre en- 
fance. Ses parents furent éduqués 
parles missionnaires français. Elle 
eut aussi droit à l'éducation des 
soeurs grises. “Je suis allée à l’é- 
cole jusqu'en cinquième année. 
J'en ai appris un peu plus depuis 
ce temps.” 

Mme Mandevillerencontrait 
son époux dans sa ville natale. Ce 
dernier ne parlait pas cri mais 
connaissait toutefois le français et 
le chip. Elle au contraire ne com- 
prenait pas le chip mais parlait le 
français et le cri. “Alors lorsque 
nous nous sommes rencontrés 
nous discutions en français.” 

Peu après son mariage, 

Mme Mandeville et son époux ve- 
naïent s'installer à Fort Smith. Ils 
y restèrent durant 3 ans pour en- 
suite déménager au Parc Wood 
Buffalo. Cet endroit fut sa demeure 
durant 10 ans. “Il n’y avait pas 
d’école pour les enfants. J'ai es- 
sayé de leur enseigner avec des 
cours par correspondance mais ça 
n’apas marché. Laposteneseren- 
dait pas toujours. Il n’y avait pas 
d’hôpitalnonplus danscettepetite 
communauté, seulement -unmpetit 
magasin pour acheler des pro- 
duits.” Lors de l'arrivée de 
nouveaux-nés, Mme Mandeville 
devait se rendre au centre hospila- 
lier de Fort Chipeyan ou de Fort 
Smith étant donné l'absence 
d'hôpital dans la petite commu- 
nauté du parc Wood Buffalo. 

En 1954, la famille Man- 
deville, composée de 12 enfants, 
revenait à Fort Smith pour trois 
ans. À cette époque, Mme Man- 
deville entrait sur le marché du 
travail. Elle travailla pour la Gen- 
darmerie Royale du Canada(GRO), 
la mission et l'hôpital. 

Les séjours à Fort Smith ne 
semblaient durer que par période 









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de trois ans. En effet, ils se ren- 
daïent en 1957 à Fort Résolution 
oùils demeurèrent durant 20 ans. 
“Lorsque nous sommes partis de 
FortRésolution mes'enfants étaient 
tous grands.” Après ces années, 
Mme Mandeville et son mari 
retoumaient en 1977 à Fort Smith. 

En 1981, ils célébraïent leur 
S0ième anniVersaire de mariage. 
Ilsont emménagéen 1986au Foyer 
despersonnes âgées de Fort Smith. 
“C'est une bonne place. Tout est 
près alors je n’ai pas à marcher 
très loin et les gens ici sont tous 
mes amis.” Son époux est décédé 
l'an dernier. 

À soixante-dix-sept ans 
Mme Mandeville parle et com- 
prend encore très bien le français 
etce, même si l'anglais est devenu 
sa langue courante. Elle chante des 
cantiquesen»français se souvenant 
ainsi de ses années à l’école avec 
les soeurs grises. “Je ne sais pas 
comment j'ai gardé le français caril 


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passé français 


. me 


Renouvellement des 





Je ne peux même pas aller à la 
confesse en anglais. J'ai aussi 
beaucoup de misère à dire mes 
prières en anglais.” 

. Mme Mandeville est allée 
visiter un deses fils au Québec. 
“ecomprenais toutes les affiches 
Ce fut pour elle une occasion de 
pratiquer la langue. - 

Elle ne voudrait pas vivre 
ailleurs. qu'à Fort Smith puisque 
six de ses enfants*y sont installés. 
Mme Mandeville admet toutefois 
qu'elle aime bien voir aussi ceux 
quifiabitentà l'extérieur. “Jen’aime 
pourtant pas beaucoup voyager car 
jenepeux plusporter mes baga- 





ges” conclut-elle. 







licences 


Le C.R.T.C. demande 
des crédits suffisants 
pour Radio-Canada 


Ottawa(APF): À. quelques 
semaines du dépôt du, budget 
fédéral, le Conseil de la radio- 
diffusion et des télécommunica- 
tions canadiennes lance un pres- 
sant appel au gouvemement fédé- 
ralpourqu'ilvoità ce que la Socié- 
té Radio-Canada ait les crédits 
suffisants pour lui permettre d’a- 
tteindre les objectifs qui lui sont 
fixés par la Loi. 

Le CR.T-.C. a profité du re- 
nouvellement des licences de 75 
stations de télévision au Canada, 
dontlesstations de langue françai- 
sede Radio-Canada, pourexprimer 
ses craintes devant le succès de la 
Société dans l'accroissement de 
ses revenus publicitaires. Selonle 
CRTC. la capacité de Radio- 
Canada d'accroître ses revenus 
publicitaires'en période de restric- 
tions et de réduction du déficit du 
gouvernement (les recettes publi- 
citaires du réseau français ont 
augmenté de 20% depuis six ans) 
pourrait motiver d’autres coupu- 
res dans ses crédits parlementai- 
res. Le Conseil estime que 
l'obtention de crédits parlemen- 
taïres suffisants pour la Société 
Radio-Canada est une “urgente 
priorité”, compte tenu\des attentes: 
du public canadien et des exigen- 

ces de la Loi. 


L'urgence est d'autant plus 
réelle, pourrait-on ajouter que le 
CR:T.C. a approuvé un plan d’ac- 
tion de cinq ans de la Société Ra- 
dio-Canada pour répondre aux 


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besoins'de programmation en.té- 
lévision dans les milieux à 
l'extérieur du Québec, et que ce 
plan nécessiterdes crédits supplé- 
mentaires de 8l millions. 

En renouvelant les licences, 
le CR.T.C. se dit également pré- 
occupé de ce que la Société Radio- 
Canada n'ait pas augmenté la 
contribution de ses stations ré- 
gionales de langue française dans 
sa programmation d'émissions 
réseau, Contrairement au” réseau 
anglais. 

Le CR.T.C. s'attend à ce 
que les stations de la Société Radio- 
Canada sous-titrent les manchet- 
tes et les reportages appropriés de 
leurs bulletins de nouvelles Ioca- 
les. Cette requête fait suite à une 
demande d'organismes représen- 
tantsles malentendants: 

Fait à noter: le CR.T.C.n’a 
reçu aucune plainte contre les 
stations de la Société de Radio- 
Canada en ce qui a trait aux sté- 
réotypes sexuels, à la violence 
dans\les émissions de télévisions 
etlapublicité destinée aux enfants. 































RM RE mue 


Aklavik 














EE 


Le rendez-vous du Mad trapper 





RARE 


L' Aquilon 25 avril 1989 page 11 
nes 























Des vielles dames d'Aklavik sont très attentives à ce qui se passe 





6 


Des chiens et encore des chiens... 


a 


| 
| 
| 
| 




















Un regain d'énergie à l'Association du multiculturalisme 


Line Gagnon 


EVAssociation du multicultu- 
ralisme des T.N.-O.a connu un an 
detranquillité. Aux dires de lanou- 
velledirectrice, MmeLyndaComer- 
ford, l'organisme se remet sur pied! 
après l'absence d'un employé 
pendant près de quatre mois. 

L'Association compte une 
employée à temps partiel. “Nous 
espérons toutefois que le poste de- 
viendra à temps plein” avoue Mme 






ErAssociation/ du multicultu= 
ralisme des T:N.-O.,fondée en 1978, 
estuneorganisation sans'but lucra- 
tifquidépend,commebiend’autres, 
des subventions du Secrétariat d'É- 
tat. Son bon fonctionnement repose 
principalement des bénévoles vou- 
lant bien donner deleurtemps. 
Malgré qu’elle porte le titre d'asso- 
ciation territoriale, ses activités se 
produisent habituellement à Yel- 
lowknife..“a plupart des diffé 
rentesethniessetrouventà Yellow 


les 12 et 13 anal prochains 


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knife.Nousproduisons toutefoisun 
bulletin de Liaison qui couvre tous 
les D.N:-0/" affirme Mme Comer- 
ford. 

L'Association vise le regrou- 
pement des différentes ethnies, la 
représentation desintérêts etbesoins 
des groupes ethniques et des nou- 
Veaux immigrants, l'encourage. 
mentetla préservation de l’expres- 
sionculturelle de tous les groupes: 
Ellenerejointpasun groupeculturel 


RE ue, D’ après Mme CSN 


"Association voudrait sou 
ligner certaines ethnies par le biais 
d'activités spécifiques: 

“Yellowknife est une ville u= 
nique etintéressante pour lesnom® 
breux groupes ethniques. qu'elle 
rassemble.Nous voulonssensibi= 
liser les gens aux différences des 
cultures. Nous visons également à 
réduire la discrimination.raciale 
explique la présidente de l'Asso- 





Mme Carole Lane 
les T.N.-O. au Conseil Canadien 
d'éducationsur le -multicultura- 
lismeet l'interculturalisme. CeCon- 
seil regroupe les différents or- 
ganismes provinciaux Ou territo= 








ciation du multiculturalisme, Mme 
Carole Lane. Cette demièreoccupe 
ceposte depuis trois ans et est ac- 
tive au sein de l'organisme depuis 
1981. Elle représente également 


rauxayantcommeintérétiemulti- 
culturalisme, 

Parailleurs, l'Association du 
multiculturalisme territoriale 
prévoitpublieren septembreunili- 












vred'information sur Yellowknife. 
Il comprendra des renseignements 
debasetellesles différentes églises, 
les heures de magasinage. 


D'autre part, l'Association or- 
ganisait une soirée sociale pour la 
famille entière le 15 avril dernier. 
Environ 200 personnes se sontpré- 
sentéesäcettecélébration. Plusieurs 
spectacles étaient prévus: les dan- 

seurs écossais, Ronaldo,lemagicien 
et Meus Reelers. “Nous comptons 
"maintenant denouveaux membres: 
Nous espérons qu'ils participeront 
dans l’organisation d'activités et 
au sein de l'Association” affirme 
Mme Comerford 

Un symposiumsur l'alphabé- 
tisation est aussi à l’ordre du jour. 
Il se tiendra en juin 1989 et les dé- 
tails serontrendus public sous peu: 
L'Association organise également 
uneconférence des jeunes qui aura 
lieu en automne prochain. 

“Toutes les organisations 
bénévoles connaissent des hauts eL 
des bas” affirme Mme Lane. Avec 
l’arrivée de lanouvelle directrice et 
les postes comblés de l'exécutif, 
l’Association repart de nouveau à 








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. Page 12 L'Aquilon 21 avril 1989 





La discrimination est florissante au 


Canada 


Ottawa (APF)-"La discrimi- 
nation se porte bien au Canada”, 
que ce soit envers les autochtones, 
les femmes, les minorités visibles 
ou soit les handicapés, indique le 
président de la Commission des 
droits de la personne, Maxwell Yal- 
den, dans son rapport annuel dépo- 
sé à la Chambre des communes. 

Sila discrimination flagrante 
est moins fréquente, des. formes 
voilées d’injustices reliées à une vi- 

sion démodée du monde du travail 
sont toujours présentes dans notre 
société selon M. Yalden. Les fem- 
mesparexemple, ne touchent tou- 
jours que .65g là où l'homme re- 
çoitun dollar, cela malgré les dis- 
positions prévoyant la parité sala- 
riale adoptée il y a 10 ans. 

Dans la fonction publique, 
les femmes sontencore cantonnées 
Mdans les ghetios d'emplois fémi- 
nins peu rémunérateurs”. Les fem- 
mes professionnelles représentent 
moins du quart des employés de la 
fonction publique, alors que leur 
taux de disponibilité est de plus de 
S0%aupays.Elles constituent 84% 
des employées de bureau et seu- 

lement4.6% des cadres supérieurs. 


La situation des 
autochtones 


Chezlesautochtones, lasitu- 
ation est qualifiée de “tragédie na- 
lionale” par M. Yalden. “La belle 
promesse d'égalité des chances qui 
constitue la raison d'être fonda- 















mentale de la Loi canadienne sur 
les droits de la personne contraste 
vivement avecles conditions de vie 
quedoivent subir bien des au- 
tochtones” selon M. Yalden, qui 
affirme dans son rapport qu'un 
jeune Indien “est beaucoup plus 
susceptible d'être envoyé en pri- 
son que de terminer.ses études uni- 
versilaires”. 

Au niveau de l'emploi, le 
aux de représentation des autoch- 
tones dans la fonction publique est 
de1.6%. Les autochtones sont terri- 
blement sous-représentés dans pra- 
tiquement tousles secteurs d’acti- 
vitéettoutes les professions, même 
à des endroits comme Winnipeg et 
Régina où il y a une forte concen- 
tration d’autochtones”, lit-on dans 
le rapport annuel. 


Les Canadiens trop 
paternalistes envers les 
handicappés 


Les Canadiens sont encore 
trop patermalistes à l'endroit des 
personnes handicapées. “Nous refu- 
sons de reconnaître que les person- 
nes handicapées veulent travailler 
et vivre de manière autonome et 
que le progrès technologique ren- 
dent la chose de plus en plus pos- 
sible et productive” dit M. Yalden. 

Dans la fonction publique, 
leur situation “n’est pas très relui- 
sante” au niveau des postes de 
cadres, de professionnels, de semi- 


a été reportée de quatre ans, le Commissaire devrait faire lui aussi 
L'analyse de lasituation nationale que fait Monsieur Fortier, devrait 
officielle peu nombreuse et isolée. 
Ilestmalheureux que le Rapport ne fasse aucunement référence aux conclusions du Rapportde La grande tournée, les retrouvailles. En effet, 
ce Rapport est l'effort de toute une collectivité dans l’expression de ses besoins en matière de services en français. Il 
Commissaire s'inspire de cette démarche pour l’étude de la situation du français dans les Territoires du Nord-Ouest. 
Pour ce qui est de l'absence de service en français à Yellowknife de la partde la Société Radio-Canada, le Commissaire ne fait que souligner 
le travail de la Fédération dans ce dossier. Une Vague recommandation générale demande à la Société d'Etat de donner une priorité à l'amélioration 
de ses services destinés aux communautés minoritaires de langue officielle. Pour nous, cela n'est en fait qu’une timide référence à ce dossier sans 
véritablement aborder le problème des régions où il y a absence totale de service en français. 
Enfin, le Rapport du Commissaire aux langues officielles constate l'importance grandissante de la Fédération Franco-TéNOise depuis son. 
changement de vocation. Passant d’une organisation à vocation culturelle, la Fédération 
Sion intevenant dans des dossiers sociaux, culturels, politiques et communautaires. 


. Si Monsieur Fortier fait preuve d’un grand'optimisme dans son Rapport en ce qui concerne le. devenir des Franco-ténois, il n’en reste pas 
moins qu’il aura du pain sur la planche si cela ne s’avère qu’un faux espoir. 


professionnels et de surveïllants, et 
est nettement inférieure à la mo- 
yenne pratiquement partout. M: 
Yalden affirme que la discrimina- 
tion à l'égard des personnes handi- 
capées est “répandueetinsidieuse”. 
Ilcite àcetégardle fait pourles ma- 
lentendants d’être exclus des fonc- 
tions de juré ou pourleshandicapés 
mentaux d’être privés du, droit de 
vole. 

Le rapport cite aussi de nom- 
breux exemples qui démontrent 
qu'on est loin d’avoir compris les 
problèmes d'accessibilités aux- 
quels font face les personnes handi- 
capées.Ainsi, le problème de l'ac- 
cessibilité des édifices et bureaux 
pour les personnes handicapées est 
moins grave que par le passé, mais 
il est loin d’être réglé. L’inac- 
cessibilité des bureaux de scrutin a 
encoreune fois privé des Canadiens 
de leur droit de vote en 1988. Les 
guichets automatiques poussent 
comme des champignons, mais du 
fait de leur conception et de leur 
emplacement, ils sont inutilisables 
pour les personnes handicapées. 
Chez Postes Canada, la décision 
d'implanter des boîtes communau- 
taires pose un problème pour les 
malvoyants et ceux dont la dexté- 
rité manuelle est limitée. Les dé- 
panneurs. qui abritent des fran- 
chises postales en vertu du plan de 
privatisation des services de Postes 
Canada ne sont pas toujours pleine- 
mentaccessibles. 


L’optimisme du 
Commissaire aux langues officielles 


Le 11 avril dernier, le Commissaire aux langues officielles, Monsieur D’Iberville Fortier, déposait son Rapport annuel 1988.Monsieur For- 
tier note l’absence chronique, au plan national, de services aux minorités de langue officielle peu nombreuses. Même que certains services, dont 
ceux/Jiés à lasanté et à la sécurité du public, sont ‘déplorables” selon le Commissaire. I souligne aussi que la mise en oeuvre du droit constitution- 
nelà l’instructiondansla langue de la minorité “est bien troplente”. Cela faitpartie des ‘grandes déceptions” du Commissaire aux langues officielles. 
Par contre, Monsieur Fortier a aussi de grands “espoirs”. Il semble que la mise en oeuvre pour 1990 de la Loï sur les langues officielles dans 

les Territoires du Nord-Ouest, suscite cet optimisme. Nous pouvons lire dans le Rapport que “Si la Fédération Franco-TéNOise se désole de la len- 

teur des progrès, elle ne doute toutefois pas de la volonté de son gouvernement de donner suite à la Loi de 1984”. 

À Ja lumière de la participation du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest à l'atelier de travail 

tion sur les services en français, 

pas des acquis tant qu’il n'y aura pas une mise en application concrète de ces services el 

ne, même si la volonté ne semble pas manquée. 

Compte tenu que la mise en oeuvre de la Loi sur les langues officielles dans les Territoires était prévue originalement pour 1986, et qu’elle 

preuve de plus de prudence quant aux intentions du gouvernement territorial. 
l’inspireren ce qui a trait au devenir des Franco-ténois, une minorité de langue 


Dans un autre ordre d'idées, 
la Commission des droits de la per- 
sonne dénonce la retraite obliga- 
toire en fonction de l’âge. Selon la 
Commission, ce sont les désirs et 
les capacités de la personne et non 
leslimites d'âgeetles idées précon- 
çues par les “philosophes du di- 
manche” qui devraient déterminer 
le moment de la retraite. 


En ce qui concerne la pro- 
pagande haineuse, un sujet auquel 
les francophones hors Québec sont 
sensibilisés depuis longtemps pour 
enétreparfoisles victimes, laCom- 
mission croit que la société pourrait 
se permettre d'être plus ferme dans 
sacondamnation de l'incitation dé- 
libérée à partager les convictions 
racistes. “IL est beaucoup plus fa- 
cile d'identifier les auteurs de pro- 
pagandehaineusequede lesobliger 
àrendre descomptes” constateavec 
justesse M. Yaïlden, qui propose 
adoption de mesures énergiques 
pour que le racisme ne prenne pas 
les proportions atteintes ailleurs 
dans le monde. La promotion de la 
réalité multiraciale dans tous les 
secteurs d’activité est l’une des me- 
sures proposées par la Commission. 

Il reste encore beaucoup de 
pain sur laplanche avant d’attein- 
dre l’idéale fixé par la Charte cana- 
dienne des droits et libertés. En 
1988, la Commission canadienne 
des droits de la personne a reçu un 
nombre record de 850 plaintes. 


Franco-TéNOïise s’est transformée en un groupe de pres- 


Fédération Franco-TÉNOise 


Cet espace a été réservé et payé par la Fédération Franco-TéNOise, C.P. 1325 Yellowknife, T.N.-O., X1A 2N9. Tél: 403-920-2919 Fax: 403-873-2158 





sur le Rapport du comité de consulta- 
nous sommes à même d'avoir une attitude plus prudente, Nous savons très bien que les services en français ne seront 
qu'il faudra avoir beaucoup de vigilance dans ce domai- 


aurait été à propos que le 


Le C.R.T.C. 
remplace 
Bureau 


Ottawa (APF): M. Louis R. (Bud) 
Sherman occuperale poste de pré- 
sident intérimaire du Conseil de 
la radiodiffusion et des télécom- 
munications Canadiennes en rem- 
placement de M. André Bureau, 
dont la démission a pris effet le 
28 février dernier. 


Membre-à plein-temps-du 
Conseil depuis le 19 avril 1985, 
M. Sherman était vice-président 
(télécommunications) depuis le” 
ler septembre 1987, et est le pré- 
sident du Conseil en matière de 
télécommunications C'est le Con: 
seil, etnon le Cabinet, qui a procé- 
dé à cette nomination. La Loi sur 
le C.R.T-C. prévoit qu'en cas de 
vacance du poste du président, le 
Conseil peut nommer un des 
vice-présidents à ce poste. 


M. Sherman est natif de 
Québec, mais a vécu dans l'Ouest. 
Il a oeuvré dans les secteurs du 
journalisme, de la radiodiffusion 
et delapolitique. 


Il fut député fédéral de 1965 
à 1968, et a siégé aux comités 
permanents de la radiodiffusion et 
des transports. Il devint ensuite 
député à l’Assemblée législative 
du Manitoba et occupa pendantces 
15 ans divers postes, notamment 
ceux de ministre de la santé et 
ministre des Services. commu- 
nautaires et correctionnels. 

























Richard Barrette 
Directeur général 











L'AG 





Boreal Institute Library 
University of. Alberta 
Edmonton, Alberta 
T6G2E9 1160589 


— He Je — 


Le souffle francophone des Territoires du Nord-Ouest 


25ç à Yellowknife 


S0gdans les Territoires 


Le budget Wilson 


annonce 


des 


coupures à Radio- 
Canada et au 
Secrétariat d’Etat 


Ottawa (APE): Le ministre 
des finances, Michael Wilson, a 
choïiside donner de grands coups de 
sabre dans les dépenses fédérales 
dans le but de réduire le déficit. 

Lebudget Wilson prévoit une 
réduction de 10 millions de dollars 
des crédits alloués au Secrétariat 
d'Étaten 1989-90,et de 16 millions 
en 1990-91. Le budget global de ce 
ministère était de 365 millions. Les 
secteurs les plus touchés par les 
coupures sont le multiculturalisme 
(2 millions), les langues officielles 
(1S"million); les programmes des- 
tinés aux femmes(2millions)etles 
programmes destinés aux autoch- 
tones (3 millions). Ces réductions, 
explique-t-on,toucheront surtout les 
frais généraux d'administration 
des groupes. 





Les bingos: 


peuple”? 


La communauté d’Inuvik et 
les représentants de l'Église catho- 
lique remettent en question les bin- 
gos dans les T.N.-O.. Ces derniers 
sont devenus une activité sociale, 
d’après certains, nocive pourlebien- 
être de la communauté. 

MgrCroteau, évêque de laré- 
gion, s’informait sur cette question 
suite à une entrevue qu'il entendit 
au réseau anglais de Radio-Canada 
avec le maire d’Inuvik, M. John 
Hill. Ce dernier se disait préoccupé 
parles sommes d'argent dépensées 
durant ces activités. Mgr Croteau 
ne tardait pas à recueillir de l’infor- 
mation sur ce sujet puisque la Salle 
paroissiale d’Inuvikestsouventlou- 
ée pour des soirées de bingo. 
suite à la page 3 


C'est la sai 






son du vélo. 


Des organisations féminines, 
au nombre desquelles figurent la 
Fédération national des femmes 
canadiennes-françaises et leRéseau 
national d’action éducation des 
femmes, avaient récemment mani- 
festé leurs inquiétudes face aux 
coupures anticipées au Programme 
depromotionde lafemme du Secré- 
tariat d'État. De toute évidence, ces 
inquiétudes étaient justifiées. 

Les nouvelles sont également 
mauvaises en ce qui concerne la 
Société Radio-Canada, qui verra 
son: budget de 915 millions réduit 
de 20 millions en 1990-91, etde 10 
millions par année au cours des 
trois prochains exercices financiers. 
Cette annonce risque de renvoyer 
aux calendes grecques le plan d’ac- 


suite à la page 3 


C.P. 1325 Yellowknife, T.N:-O:, X1A 2N9 


Volume4 numéro 8 Vendredile 5 mai 1989 


Les rapports Perreault et 
Bastarache renvoyés aux 
oubliettes 


Line Gagnon 

Le nouveau poste d’agent bi- 
lingue de la planification et de la 
politique au ministère de Culture et 
Communication laïsse les franco- 
ténois ambivalentsquant aux inten- 
tions de ce ministère. 

En effet, la description de 
tâche de cenouvelemploi annonce 
des consultations auprès des orga- 
nismeset ministères. Des rencon- 
tres de ce genre ontdéjà été réali- 
sées par les personnes en charge 
des rapports Perreault et Bastara- 
che. Unrapport interne sera le fruit 
de ces consultations. 

D'aprèsun fonctionnaire ter- 
ritorial, il est important d'étudier 
les deux rapports ensemble afin de 
cerner les services en français qu'of- 
frirale gouvemementterritorial. Les 
rapports Perreault et  Bastarathe 
serviront donc de référence. “Tout 
rapport n'est pas nécessairement 
une bible” avoue ce fonctionnaire. 
De là, selon lui, l'importance de 
faire un rapport intèrne. 

D'après M. Emie Comerford 












































A: Richard Barrette, directeur de la F.F°T. est inquiet. 
assistant au chef du gouvemement comble de la »stupidité de refaire 
territorial, ceneserapasunerépéti- une rechercheintem déclaré. 
tion des:tâches. “Ça dépasserait le à la page 2 






















































Normand Plante, président de l'A.F.I. s'en donne à coeur joie lors 
du "Beach Party"oragnisé par le Comité du calendrier. Pour 
d'autres détails voir en page 8 



























Les retrouvailles des lendemains tristes….page 4 
Wilson a des problèmes, voir l'éditorial.….page 4 
Tuktoyaktuk, et l'industrie pétrolière... page 5 
La traduction en danger dans les T.N.O... page 8 
Un comité de parents à Yellowknife. .page7 


Il y a desnouvelles des commu- 
nautés,et descorrespondant-es 














Ballantyne et le budget 
Wilson ...pages 2 









Fe CR TUE 2 DURE 5 mal 089 


Denise Canuel 

Avant de recevoir une copie 
officielle du budget Wilson, le mi- 
nistre territorial des Finances, 
Michael Ballantyneacommenté le 
27 avril dernier ce document. 

“Les coupures ne sont pas 
aussi tragiques que celles aux- 
quelles on s’attendait...mais natu- 
rellement je dis cela sous réserve.” 
En effet, avec la panique qui a fait 
suite au dépôt du budget fédéral le 
ministre Ballantyne avait peu d’in- 
formation devant lui. Il est toute- 
foistrèsclair: l'impact véritable du 
budget sur l'économie territoriale 
ne sera pas connu avant le renou- 
vellementdela “Formule de finan- 
cement’. 


L'entente 


Cette dernière, baséesurune 
entente fédérale/ternitoriale garan- 
tissant le transfert de fonds, pren- 
dra fin avec la présente année fis- 
cale. L’entente, qui datait de 1982, 
prévoyait des garanties très inté- 
ressantes pour le gouvermement 
territorial. C'est ce qui, jusqu’à 
maintenant, a servi de palliatif aux 
coupures et restrictions fédérales 
connues/partout au pays: 

Grâce à cette formule le gou- 
vemement territorial recevait en 
moyenne une augmentation de 8% 
par année des fonds de base fédé- 






raux qui lui étaient transférés. Fa- 
ce aux mesures mises de l'avant 
par le budget Wilson pour combler 
le déficit, ilestnaturel pour leminis- 
treBallantynedes’inquièter. Après 
tout, lesnégociations dela nouvelle 
Formule débuteront àla fin de mai 
1989. “Nous demanderons de ne 
pas étretraités aumêmetitrequ'un 
ministère. Notre situation est diffé- 
rente, 

De plus je mettrai l'empha- 
sesurlapériode délicate que traver- 
sent présentement les T.N.-O. 
C'est-à-dire une époque où nous 
débattons les questions constitu- 
tionnelles, où nous finalisons les 
revendications foncières des 
groupes autochtones, l’accord du 
Nord, ainsi que le développement 
pétrolier, etc... “déclare M:Ballan- 
tyne. Selon Jui, il faudra donc 
attendre la fin des négociations de 
la Formule pour évaluer l'impact 
réel du budget. 

En attendant, les résidents 
ténois devront faire face à divers 
augmentations tout comme l'en- 
semble des Canadiens. Dans les 
T-N:-O,, les groupes les plus tou- 
chés sont, entre autres, les sociétés 
de communication autochtone,et 
inuit, les usagers du systèmetélé- 
phonique (interurbain) et de trans- 
port aérien et routier, les familles 
ayant un besoin immédiat de ser- 


M.Michael Ballantyne 

vices de garde d'enfants. Ce qui,en 
résumé, inclut à peu près tout le 
monde, 

M. Ballantyne a refusé de 
commenter les 2 millions de dol- 
lars mis de côté par son gouver- 
nement pour les programmes de 
garde d'enfants. En effet, cette 
somme devait faire partie d’une 
entente bilatérale entre les gou- 
vermements fédéralet territorial. “ 
Le Conseil exécutif étudiera les 
différentes possibilités avec la mi- 
nistre des Affaires sociales" ajoute- 








t-il. 
Développement 
économique 


Une’autre question délicate 
aux yeux du ministre repose surles 
subventions fédérales dans.le do- 
maine.du.développement.écono- 
mique et sur la nouvelle taxe de 
vente fédérale (qui sera introduite 
en 1991) “Comme toute région 
défavorisée, nous sommes particu- 
lièrement sensibles à des coupures 
de programmes de développement 
économique” souligne M. Ballan- 
tyne. 

De plus le coût de la vie et 
tout ce qui s’y rattache étant plus 
élevé dans une région éloignée, il 
est évident qu'une taxe de vente 
risque d'avoir un impact certain 
surl'économierégionale.Toujours 
selon Ballantyne,” des mesures de- 
vraient être mises en place pour 
nous compenser” 


Les transports 


Le développement de l’in- 
frastructure des transports (routes, 
ponts, aéroports, etc.) devra proba- 
blement être reporté. En effet, le 
G:T-N:-O, prévoyait demander la 
participation financière du Fédé- 
ral dans ce domaine. Mais comme 
le. dit si bien M. Ballantyne, ‘le 
climat économigue actuel n’est 





pas particulièrement favorable à 
ce genre d'entente”. 

Quand aux trappeurs et 
chasseurs, déjà touchés par les 
baisses du prix des fourrures, ils 
seront particulièrement concernés: 
parl'augmentationde 1% sur l’es- 
sence et par la perte du rabais de 
,05g à l'achat d'essence. “Poureux 


ça signifie une augmentation de 
7%”. 


Les fumeurs et les amateurs 
d'alcool devront, comme après 
tout budget, débourser plus d’ar- 
gent pour saüsfaire leurs besoins. 
Mais les taxes imposées par le 
fédéral limitent “les possibilités de 
revenusqu'espéraitrécolterlegou- 
vernement territoiral” dit le 
ministre. 

M: Wilson 


Quelques soient les/consé- 
quencesdubudget Wilson, M°Bal- 
lantyne déclare qu'il soutient son 
homologue fédéral dans,sa déci- 
sion de ne pas démissionner suite 
aux fuites du budget. “Je crois au 
protocole, mais il ya tellement de 
gens, de l'imprimeur aux fonc- 
tionnaires, qui ont accès au budget 
avant son dépôt que c’est de plus 
enplusdifficiled'exigerd'uneseule 
personne d’être responsable dans 
detelles conditions®. 





suite de la page 1 


Les rapports sont mis au rancart 


Selon M: Richard Barrette, 
directeur général de la Fédération 
Franco-TENOise, cettedemièren’a 
pasété consultée sur l'ouverture de 
ce poste pour connaître les besoins 
des francophones. À la lecture des 
descriptions de tâches publiées dans 
les journaux, notre plus grande 
crainte est qu'ils refassent tout le 
processus d'étude et de consulta- 
tion. Ilyadéjàeu de tels processus 
defait:au niveau gouvernemental, 
le rapport Bastarache et, au niveau 
communautaire, le rapport Per- 
reault” 
Des retards dans 
l'application des services 
La Fédération s'inquiète 
du sort des deux rapports existants 
à savoir s'ils seront mis sur des 
tabletteset jamais reconnus. Unitel 
geste, d'après M. Barrette, seraitne 
pas reconnaître un éminent consti- 
tutionnaliste, M. Bastarache’ et ne 
pas tenir compte des demandes de 


Les] 


Notaires 


lacommunauté francophone expri- 
més dans le rapport Perreault. Il va 
Sans dire qu'une autre étude et 
consultation signifierait retarder la! 


- mise en application de la loïsurles 


langues officielles. 

“On sait que la mise en ap- 
plication était prévue pour 1986 et 
a été rapportée à 1990. Nous ne 
sommes pas prêts à recollaborer sur 
un processus qui va mettre surles 
tablettes les anciens rapports afin 
de faire patienter la communauté 
francophone” affirme M. Barrette. 

L'embauche de personnel 
bilingue augouvemement. des 
territoires, selon M. Barrette, ne 
pose aucun problème saufsil'em- 
ploi €st une répétition de tâches 
déjà accomplies. Aux dires du di- 
recteur général, la somme d'argent 
investie dans les coûts d’une nou- 
velleétudeetlesalaire del'employé 
faisant la recherche devrait être 
utilisée à l'implantation des ser- 


Culture and Communications 


L'hon. Titus Allooloo, Ministre 


vices en/français. 

Les échéances pour la mise 
en’ application dela loi/sur les 
languesofficielles sont prévues pour. 
janvier 1990. “Le document de 
travail c’est le rapport Perreault 
puisqu'il représente lacommunauté 
francophone, Cette demière a donné 
au gouvernementterritorial jusqu'à! 
la fin de 1990 pour l'implantation 
de tous les services. Un an etdemi, 
c'estvitepassé”conclut M.Barrette. 











Le peuplier 
faux-tremble 

Un arbre mince et 
gracieux dontles/feuilles 
frissonnent au moindre 
souffle. Nourriture 
préféré des castors et 


aiguilles en automne Les: 





V6ez pour 


L’ARBRE-SYMBOLE DES T.N.-0O. 


Dans le cadre de la Semaine de l’arbre et des forêts 1989 vous pouvez nous 
aider à choisir l’arbre qui symbolise le mieux les T.N.-O. Pour ce faire, il vous 
suffit de voter pour l’un des trois ‘‘candidats’” 


suivants“: 
Le mélèze Ÿ Le pin gris 
d'Amérique v C’estsouventle premier 






C'estleseulconifèredes x: 1) 
T.N.-O. qui perd ses Y Le 


aiguilles, molles etVertes 


arbre à pousser après un 
incendie de forêt. 
chaleur dégagée par 
l'incendie permet aux 
à cônes de s'ouvrir et de 





as 
Northwest, 
Territories Renewoble Resources 


La 





au printemps, prennent # 
une couleur dorée à 
l'automne 


aussi arbre de grande 
importance. pour de 
nombreux autresmani- 
maux® 


répandre leurs graines: 
Les branches aux courbes 
majestueuses s'élançant 
Vers le haut ajoutent, durarctoute. 
l’année, des touches devertau paysage: 





APPEL D’'OFFRES 


Traduction des Reglements 
Le ministère de la Culture et des Communications lance-un/ appel d'offres 
portant surla traduction des règlements du gouvernement des Territoires du 
Nord-Ouest: 





* Les autres arbres qui poussent dans les T.N.-O. ont 
déjà été choisis par les provinces. 





Les partis intéressés devront fournir au gouvernement des Merritoires du Nord- 
Ouest des services de traduction etderévision des règlements, del!anglais vers 
lefrançais, totalisantenviron 350 000!mots, et préparer un glossaire anglais- 
français determes légaux trouvés dans ces règlements. La période ducontrat 
sera du ler juin au 30 novembre 1989, 


Tous les bulletins de vote pour le choix de l’arbre-symbole des T.N.-O. donnent 
le droit de participer au tirage de trois lunettes d'approche Minolta 7x35. Faites 
un X dans la case correspondant à l’arbre de votre choix. 


[ra Peuplier faux-tremble 
| | Mélèze d'Amérique 
see. 


Les offres doivent être envoyées dans des enveloppes cachetées portant la 
mention: Traduction des règlements No S-01542, au plus tard 






1Mous.les-bulletins doivent nous .parvenir.dliciile 31 
mai 1989, le cachet de la poste faisant foi. 

2. Les gagnants seront choisis au hasard et les prix 
seront accordés le 26 juin 1989: 

3: IL y a une limite d'un prix par famille. Mous les 
bulletins deviennent la propriété de la Semaine de 
l'arbre et des forêts 1989. 






le 11 mai 1989, à 16 h HAM 


et'adressées à: Agent des achats, Ministère des Services gouvernementaux, 
Gouvernement des T.N.-O., Edifice S.M. Hodgson, 3e étage, C:P. 1320, 
Yellowknife (T.N.-O.) XIA 2R3. 


Pour deplus amples renseignements surles stipulations ducontrat, prière de 
communiquer.avec Ernie Dooley, au (403) 920-6294 où Robert Galipeau, au 
(403) 920-6416. 


Nous ne nous engageons à accepter ni la plus basse ni aucune des 
soumissions, 


Couper et faire parvenir à: 

Choix de l'arbre-symbole des T.N.-O. 
Ministère des Ressources renouvelables 
C.P. 1320, Yellowknife (T.N.-0.) 
XI1A 2L9 ] 


| 
| 
| 
[ 
I 
| 
| 
| 
| 
| 
l 
| 
I 











me 


--44L 


Les bingos, une question de morale... 


À l'étude du conseil paroïs- 
sial_ s'ajoute une étude menée par 
un comité formé par le maire de la 
ville. Cette deuxième étude touche 
le montantdes groslots,lessommes 
d'argent dépensées à l’achat des 
cartes debingoet desbillets Nevada 
ainsique les profitsfaits durantces: 
soirées.‘Les profits recueillis durant 
ces activités sont habituellement 
investis dans lacommunauté Or, 
ilestarrivé que cet argent soit dé- 
pensé à l'extérieur de la commu- 
nauté, parexemplepourunvoyage 
a déclaré le maire adjoint d’Inuvik, 
M.DonCave. Le comité présentera 
une série de recommandations de- 
vantleConseilmunicipal'etensuite 


aulministre delaJustice, M:Michael 
Ballantyne. 

D'autre part, l'étude faite par 
le Conseil paroissial repose sur la 
dimension morale de la situation. 
Lors de la remise des résultats de 
l'étude, une décision sera prise si 
les salles paroissialesseronttoujours 
louées pour les bingos. “Ça cause 
des problèmes au point de vue mo- 
ral. Certains dépensent dessommes 
d'argent assez élevées, d’autres 
assistent à ces soirées. répulière- 
ment,çadevient quasimentune ma- 
ladie et, il yen a qui négligent leurs 
enfants” explique de l'évêque. 

Aux dires de M. Cliff King, 
président du Conseilparoïssial d’I- 


nuvik, supprimerlesbingosAlasal- 
le paroissiale ne résoudra pas le 
problème. L'activité aura seulement 
lieudansunautreendroit. 

“De 66 à 68% des revenus de 
l'Église proviennent dela location 
dela salle, des ventes de la cantine 
et des bingos tenus àtous les lundi 
par l'Église mais nousine vendons 
toutefois pas des billets Nevada” 
avoue M King. Lasalle familiale 
est louée 70% du temps pour des 
bingos: 

Même sicetteétude se limite 
à nuvik ceci ne signifie pas, d’après 
Mgr Croteau, que l'Église n’établira 
pas une politique territoriale à cet 
effet. Au lieu de faire une décla- 


ration officielle, il préfère en parler 
avecles gens afinqu'ils participent 
au processus de décision. De là 
vient l'étude. La question se pose 
également, selon Mgr Croteau, à 
Yellowknifeet Fort Smith. Lors du 
Synode en 1991 regroupant toutes 
les paroisses du Nord, le sort des 
bingos sera discuté. 

Le Père Jean Porte de Fort 
Smith ne croit pas non plus qu’ar- 
rêter les bingos dans les salles pa- 
roissiales solutionnera leproblème. 
Dans cette communauté les bingos 
se tiennent dans la salle paroissiale 
Charbonneault durantl'hiver de 
Septembre à avril et ont lieu une 
fois par semaine. D'après le Père 






L'Aquilon 5 mai 1989 page 3 
cr FRERES TT CAE 


Porte, ces activités n’ont pas la 
mêmerégularité qu'à Inuvik. “Les 
bingos payent la moitié des dé- 
penses pour le chauffage de l'É- 
glise. C’est une source de revenu” 
affirme le Père Porte. La majorité 
des personnes impliquées dans l'É- 
glise ne s'opposent pas à cette acti- 
vité. Il affirme toutefois que siles 
bingos sont supprimés, la salle sera 
louée pour d’autres genres de fonc- 
tionsitelsiles réunions. 

Les deux études seront pro- 
bablement terminées cet été. Une 
décision sera ensuite prise concer- 
nantles montants d'argent, la som- 
me des gros lots et la moralité des 
bingos dans les T.N:-O.. 





Fidèle à la promesse 
faite aux Canadiens 
des zones rurales 


Un aspect essentiel de notre engagement vis-à-vis des Canadiens habitant en zone rurale est de 
rendre les services et produits postaux plus accessibles. 


Pouryarriver, nous puisons à même les ressources et l'expérience des entreprises locales. 


artout où. cela est possible au pays, nous.offrons aux entrepreneurs de la-région l'occasion 
e fournir les produits et services de la poste. Résultat: on peut maintenant obtenir le service 


postal dans plus d’endroits et à des heures plus pratiques que jamais. Soir et week-end 
compris dans bien des cas! 


Plus de comptoirs de service. Notre objectif 
est d'accroître de 5 000 à 7 000 lenombre de comptoirs 
où vous pouvez vous procurer les services postaux en 


zone rurale. 


Plus de commodité. D'un bout à l'autre du 
Canada, de plus en plus de comptoirs postaux sont situés 
dans des commerces proches d'autres services pratiques. 
De plus, les heures d'ouverture prolongées rendent les 
services postaux encore plus accessibles. 


Plus d'affaires pour les 


nis 


locaux. Certains commerçants locaux peuvent 
maintenant fournir les services'et produits postaux. Leur 
entreprise s'en trouverenforcée par un achalandage accru 
et la santé économique des entreprises locales en devient 


mieux assurée. 


Plus d'efficaci 


L6. En laissant aux marchands locaux 


le soin de s'occuper de la vente au détail, la Société cana- 
dienne des postes peut se concentrer sur l’amélioration 
de l'efficacité du ramassage, du traitement et de la livraison 


du courrier. 


Partout au pays, Postes Canada améliore son service rural. 
Pour nous, une promesse, c’est un engagement. 


POSTE MAIL 


Société canadienne des postes / Canada Post Corporation 


J, 11990-91: ï ++ 


suite de la page 1 


Budget Wilson 


tion de cinq ans de la société, des- 
tiné à répondre aux besoins de pro- 
grammation en télévision dans.les 
milieux francophones à l'extérieur 
du Québec. Selon cette étude sou- 
miseen juin dernier au Conseil de 
laradiodiffusion et des télécommu- 
nications canadiennes (CRTC), la 
Société Radio-Canada aura besoin 
de 81-millions supplémentaires au 
cours des cinq prochaines années 
pour desservir adéquatement les 


populations francophones hors Qué- 
bec.Lors du renouvellement des 


licences des stations de langue fran- 
çaise de Radio-Canada, le CRTC 
qualifiait “d’urgente priorité”, lin- 
tention de crédits suffisants pour 
permettre à la société d'État de 
remplir son-mandat. 

Les réductions, de dépenses 


annoncées dans le budget Wilson 


s'élèvent à 1.5 milliard en 1989-90, 
à 2.1 milliarden 1990-91 et à envi- 
ron 2.5 milliard par année par la 
suite. La réduction des dépenses 

militaires et l'abandon. du. projet 

de construction des sous-marins 

nucléaires, le report de la stratégie 

nationale de garde d'enfants, la pri- 

vatisation de sociétés d'État dont 

Air Canada, un nouvel impôt sur 

les grandes sociétés, une hausse de 

la surtaxe fédérale des particuliers 

dès le 1er juillet,une hausse du taux 

d'intérêt sur les impôts en souf- 

france etles remboursements d/im- 
pôt,etdesaugmentationsdelataxe 
fédérale sur l'alcool, les cigarettes 
etl’essencesont toutes des mesures 
qui devraient permetire au gou- 

vernement de couper le déficit de 5 

milliards cette année, et de 9mil- 

liards l’an prochain. Toutefois ces 

mesures ne font que compenser la 

hausse des frais d'intérêt sur la 

dette, et laissent le déficit à 30.5 

milliards. 

Le report de la stratégie na- 
tionale sur la garde des enfants dé- 
cevra sûrement plus d'un.Cana- 
dien.D'abordannoncé en décembre 
1987 ce projet de 4 milliards qui 
devait accroître lenombre de place 
en garderies a par la suite fait l'ob- 
jet d’une promesse électorale par 
1e premier ministre Mulroney: 

Le gouvernement annonce 
également qu'ilse retire du finan- 
cement du régime de l’assurance- 
chômage, et en fait porter tout le 
poidssurlesemployeursetles em- 
ployés.À partirduer janvier 1990, 
les prestations d’assurance- 
chômageserontentièrement finan- 
cées parles cotisations salariales et 
patronales.Cechangement du mo- 
de de financement représentera 
une économie de 1.9 milliards en 
CU RATE à Ames 


Page4L'Aquilons mai 1989 


a 





el 





Éditorial jrs 
Le budget, une question de 
confidence... 


Certaines choses doivent demeurer secrètes, certaines peuvent facilement être divulguées. Pour tous 
gouvernements provincial, territorial ou fédéral, le budget est sans aucun doute le document le plus confidentiel. 

Cetétat de faitrepose beaucoup plus surune question de sécurité d'étatetd'équitéque sur une Sue question 
de forme. “Lattradition parlementaire britannique veut que..estunargument douteux. Une fuite d'informations 
concernant le budget semblable à celle du 25 avril dernier ne s’est jamais produite auparavant De plus, aucune 
mesure parlementaire candienne n'existe pour faire face à de telles circonstances. Le débat actuel ne repose donc 
pas sur la tradition: Un document comme le budget, avant sa remise officielle, peut, entre les mains de groupes 
intéressés, faire la différence, à la Bourse, entre des millions de dollars: une action ici etune action! là, ni vu ni con- 

il 
x Mais, on doit aVant de juger durementle ministre des Finances Michael Wilson s'interroger sur la respon- 
sabilité de ce dernier dans l'affaire. Après tout comme le disait son homologue territorial Michael Ballantyne 
maintenant tout ce dont on a besoin c’est d’un gars à l'imprimerie quin’aime pas Je ministre ou le parti pour le faire 
sauter!” La'simplicité de cet argument sautefoutefois aux yeux: 


Le budget doit demeurer secret jusqu'à son dépôt devant la Chambre des communes. C 'est un fait acquis. 
Done, face à cette réalité astreignante et difficile, quelqu'un doit être l'ultime responsable du maintien du/statut 
confidentiel du document. Non, on ne peut exiger du ministre des Finances qu'il dorme surles boîtes contenant le 
budget. Mais lorsque ce demierestrendu public, avantle dépôtofficiel; qui devient responsable de la fuite? “Le gars 
de l'imprimerie...” : s 

Que M. Wilson le veuille ounonillest ultime responsable’ Que le document soit volé ou non; peu impor- 
te. Nous ne discutons pas ici du ballon de l’école quia disparu pendantlarécréation-Etce n'estpasnon plus letemps 
de dire: ‘c’est pas moi qui a fait ça c'est lui”. Les enfants de cingansitentent vainement de se servir de ce type 
d’excuses, dontuse présentement Wilson. Etils ontrarement du succès. Etdans l'état actuel des choses ilesttris- 
te d'admettre que le ministre, lui, n'aura pas laréprimande qu'illmérite. 

De plus en'en tant que ministre responsable du portefeuille des Finances, M® Wilson n’a pas eu le courage 
d'offrir sa démission etainsi accepter la responsabilité pournon pas une bévue maisunenégligence inimapinable. 
Etcela, qu’il l'est où non perdu lui-même le budget!! 

Toutefois pouvons-nous honnètementaffirmer, après le dépôtdece budget, être surpris d'un pareil manque 
d’intégrité? Après tout, c'est lui, qui àl/automne dernierlors de la campagne électorale, défendait de sa voix forte 
et pure les sommes prévues pour le programme de garderie, le maintien de l'universitalité des bénéfices sociaux 
et le renforcement de la Défense nationale. Selon lui ces dépenses n'étaient pas que de simples promesses électora- 
1és mais bienaucontraireun engagement financier. Puisquel'engagement dont parlait M'Wilsonavectantde fierté 

ne vaut pas plus qu'une simple promesse électorale onse demande siceniest pas, là aussi, une raison pour lui de 
se retirer. Voilà l'homme qui, il n'y pas silongtemps, était considéré comme le ministre Je plus'intègre du parti 
Conservateur. Illsera intéressant dans les mois quiViennent de surveiller ou cette droiture conduiralle ministre des 
Finances. 


92 e 
equipe 
Rédactrice en chef: Denise Canuel 
Journaliste: Line Gagnon 
Collaboratrices: 
Agnes Billa 
Marcel Laflamme 
PeterLesniak 


Linda Pettersen 
Sylvie Cauvier 
Hélène Ratté 
Ginette Leblanc 


Correspondant national: Mves Lusignan 





L'Aquilon est membre associé de L'Association. dela presse 
francophone hors Québec (A.P.Fh.Q.)etson tirage est présentement de 
1 500 exemplaires au premier vendredi du mois et de 3 000 exemplaires 
au troisième vendredi du mois. La publication de L'Aquilon est rendue 
possible grâce lune subventionidu Secrétariat d'État, e 

Saufpourl'Éditorial, les textes n'engagent que la responsabilité 
de leurauteuretne constituent pas nécessairementl'opinion de L'Aquilon, 
Toute ‘correspondance adressée à, L'Aquilon.doit être signée et 
accompagnée de l'adresse et du numéro de téléphone de l'auteur. La 
rédaction se réserve le droit de comigernou d'abrégertout texte. Dans 
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francophonie ténoise. 





12 numéros par année: individu 
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institution/agence 


gouvernementale: 25,00$ 
Denise Canuel 





| Conseil consultatif des T. N. - O. 
sur la condition féminine 


Les lendemains des Retrouvailles 


Denise Canuel 


À Inuvik, les-francophones 
n'ont pas d'association locale pour 
les représenter et les unir. Malgré 
l'absence d’un tel organisme ils 
ontparticipé aux consultations de 
l'an dernier organisées par la 
Grande tournée, les retrouvailles 
sur les services en français. 

La présence active de la 
Grande Touméeétait permise grâce 
au travail des animateurs résidant 
dans chacune des-communautés. 
Mme Barbara MacDonald 
remplissait ce rôle à Inuvik. Son 
travail se terminait officiellement 
en juin dernier. Depuis ce temps, 
elle aété invitée à participeren tant 
qu'observatrice aux assemblées et 
ateliers tenus par la Fédération 
Franco-TéNOise (FFT). De plus, 
elle a reçu une copie du rapport 
Perreault Lesrecommendations de 
ce dernier découlentdes rencontres 
et discussions qui ont eu lieu à 
travers le territoire. 

‘! C'était difficile de faire 
participer les francophones 
d’Inuvikaux rencontres organisées 
dans le cadre de la Grande tournée; 
les gens semblaient vouloir se 
cacher. Les francophonesd'icisont 
gênésd'être francophones"signale 
Mme MacDonald. Malgré ces 
difficultés, un regain d'intérêt pour 
le fait français se faisait sentir à 


L'ancienne animatrice ajoute qu’il 
est fort possible que d'autres 
francophones soient venus 
remplacer ceux quisontpartis. Elle 
ne peut toutefois pas se porter 


garante de la véracité de cette 
affirmation. Dans ces conditions 
qu'adviendra-t-ildes francophones 
d’Inuvik? 

“ Après la fin des la Grande 
Tournée, iln’y a pas vraimenteu de 
suivi de la part de la Fédération 
Franco-TéNoise, Les gens n’ont 
jamais été contactés par la 
Fédération sur les différentes 
recommendations. qu'ils avaient 
faites. On m’a invité à participer à 
plusieurs réunions et c'est tout. 
Aucun représentant nest venu et 
maintenantle travailest pourainsi 
diretoutdéfait Pouravoirunimpact 
il faut être consistant” déclare 
Barbara MacDonald avec une 
certaine tristesse, Elle ajoute que la 
plupartdes francophonesn'avaient 
Pas Vraiment intention de sim 
pliquer activement dans la for- 
mation d'une association “ Si on 
avait un local, des activités, un 
projet pilote qui permettrait aux 
gens de voir que des francophones 
existent à Inuvik, ce serait un bon: 
début après on pourrait étudier les 
chances de survie d'un regrou- 
pement plus organisé”, 

La F.F.T. avoue:"'on 
aurait du faire une autre 
tournée! 


M. Richard Barrette, 
directeur général de la FFT admet 


rapport a manqué. “ On aurait dû 
après le dépot du rapport faire une 
dernière tournée dans les 
communautés, afin dediscuteravec 
la population de l'ensemble des 
recommendations. Ça n'avait pas 


été prévu dans le projet initial. 
Jusqu'à un Certain point on peut 
dire que le projet fini en queue de 
poisson”. Il ajoute toutefois que 
cette lacune n’enlève en rien à la 
crédibilité durapportmaisexplique 
pourquoi une communauté comme 
Inuvik s'est senti délaissée. “Cette 
situationn'estpas unique àlnuvik, 
on n'a pas vraiment offert ce ser- 
vice à nos propres membres” sou- 
ligne le directeur. Il ajoute que la 
conclusion du projet et le départ de 
personnel, dont le directeur de 
l’époque, ont laissé un vacuum 
difficile à combler. M. Barrette 
entend entreprendre une tournée 
des communautés non-membres, 
incluant Inuvik dès septembre 
prochain: “ On va faire du travail 
de déblayage cequi devrait prendre 
unanenviron”. Les communautés 
peuvent donc espérer un certain 
secour de la part de l'organisme 
francophone. 

Si la Fédération n’a pu venir 
en aide plus tôt aux francophones 
d’Inuvik, Mme MacDonald croit 
paraïlleurs que la venue des services 
bilingues n’aura pas beaucoup de 
succès. “ La loi sur le bilinguisme 
ne fera pas une grosse différence 
avant 1992-93. Les services de 
Radio-Canadaauraïtunimpactplus 
grand qu’une loi sur le 
bilinguisme. 


d'Inuvik, Mme Mackenzie doit se 
contenter, comme bien d’autres 
personnes d’Inuvik, de parler 
français quand l'occasion se 
présente. Cequi malheureusement 
semblerare. 








seront présentes pour entendre les femmes faire part des 
inquiétudes les concernant, elles et leur famille. 


Quand : 
Où: 


Pour de plus amples renseignements, communiquer avec le 


Rencontre publique 


sous les auspices du 


Conseil consultatif des T. N.-O. 


sur la condition féminine 


Katherine Peterson, présidente 


et 
Barbara Jo May, membre 


le17mai1989à19h30 . 
salle «D» du Yellowknife Inn 


bureau du Conseil consultatif, au 920-6177. 





CRÉATION 


DU 


Le gouvernement territorial vient de mettre sur pied le mi- 
nistère du Tranport dont les responsabilités comprennent les 
véhicules automobiles, les services de traversiers, la voirie, 
les aéroports de l'Arctique et l'ingénierie des transports. Pour 
de plus amples renseignements sur des questions concer- 


Inuvik. Malheureusement 50% de queletravailcommunautaire après En attendant des jours plus nant le transport, composer le (403) 873-7327 à Yellowknife, 
ces francophonesont,aux dires, de  lafindestourméesetlaparutiondu roses pour les francophones ou consulter les pages bleues de votre bottin téléphonique, 
Mme MacDonald quitté la ville. 


sous la rubrique Government of the Northwest Territories, 


Transportation. 


as 
N 





lorthwest 
Territories TRANSPORTATION 
Gordon Wray, Minister 





=: 


os -cett#année. C Cesecteur finance, jpar, 





La coupure de 1, 
millions aux langues 
officielles n'aura pas 
d'impact! 


Ottawa (APF): La coupure de 
1:5million dans le secteur des lan- 
guessofficielles imposée au Secré- 
tariat d'État dans le budget Wilson 
n’a rien de bien dramatique lors- 
qu’on y regarde de plus près. En 
fait, il y a même une légère aug- Le programme de la dualité 
mentation du budget total alloué linguistique de 1 078 000 million 
auxlanguesofficiellespourl’année estcoupé de 1000008. Ceprogram- 
1989-90. me finance la tenue de colloques, et 

En 1988-89, le budget total les activités d'associations comme 
pour le programme des langues par exemple, Canadian Parents for 
officielles se chiffrait à 43 190,000 French. 

… millions. Cette année, les fonc- Le programme des radios 
tionnaires.prévoyaient.un budget communautaires, dontle budget pré- 
de 45 290 000 avant la coupure. vu cette année était de 1.5 million, 
Avec la coupure de 1.5 million, le est coupé de 200 000$. Selon un 
budgetsera finalementcette année haut fonctionnaire au Secrétariat 
de 43 790 000 millions. Il s’agit d'État, on a jugé qu'ilétait plus fa- 
donc tout au plus d'un ralentis- cile de récupérer de l'argent dans 
sement dela croissancebudgétaire. ce programmé, compte tenu d’un 

Endétail, la compression certain ralentissement survenu dans 
budgétaire de 1.5 million imposé le développement et la’réalisation 
Au Secrétariat d'Étatse divisecom_  desnouveaux projets deradioscom. 
me suit. Il y aura 300 000$ de munautaires, 
moins alloué au Programmes des Finalement, leprogramme de 
communautés de langue officielle. 1.1 million pour l'administration 
De26.7millions qu'il était, lebud- delajusticeaétécoupéde100 000$ 
get de ce programme qui finance, cetteannée. Ceprogramme finance 
les associations minoritaires sera Ja traduction de lois et de docu- 
maintenant 264 millions. ments légaux dans les centres de 

Le secteur privé “bénévole, traduction juridique des universités, 
quiavaitun budget de2.8 millions, de Moncton, d'Ottawa,.de McGill 
-sera également coupé de 300 000$ et du centre Dubuc de Winnipeg. 

-.Æ€n,1990,91,.le programme, 

exemple, TES Services d’interpré- des langues officielles sera encore 

tation d'associations nationales qui … une fois coupé de 1.5 millions, pour, 
désirent offrir à leurs membreslun se chiffrer à 45 190 000 millions. 





service dans les deux langueslors 
de leurs assemblées. 


Le budget. des. ententes- 
fédérales-provinciales, qui était de 
10:8millions,estcoupéde 5000008. 





Tuktoyaktuk 


.L'Aquilon 5mai 1989 pages 


L'industrie pétrolière , une 
question de survie 


Peter Lesniak 

Vingt ans d'exploration et 
d'exploitation pétrolière dans le 
delta du Mackenzie et la mer de 
Beaufort ont laissé le maire de 
Tuktoyaktuk, Randy Pokiak, avec 
des sentiments contradictoires fa- 
ceàcetteindustrie.“Notrecommu- 
nauté a été gravement touchée que 
ce soit d’une façon positive ouné- 
gative par ces activités industriel- 
les”, a-t-il déclaré récemment lors 
de l'audience de l'Office national 
de l'énergie à Inuvik. L'Office doit 
approuver ou non les demandes de 
licences d’exportation de vastes 
quantité de gaz naturel| du delta 
versile marché américain, soumi- 
ses par trois grandes compagnies 
pétrolières. 

M: Pokiak appuie quand 
mêmeles demandeurs, ce qui ou- 
vrira la porte à un développement 
majeur du delta et à la construction 
d'un pipeline vers l'Alberta. Tout 
cela dépend aussi de l’aide que 
des communautéscommeTuk re- 
cevront du gouvernement fédéral 
“afin d’atténuerl’impactnégatifet 
d'augmenterles bénéfices associés 
avec de tels développements’, dit 
le maire, ; 

La plupart des résidents de 
Tuk ont bénéficié de l'exploration 
pétrolière continue-t-il. Certains 
travaillent dans les champs pétro- 
lierset d’autres RARES de k + 

uipement,et,des,mai 

Ne  — MCependent Fe Fa 
vonsconnudes perturbations socia- 
les majeures au sein de la commu 


nauté, *dont,entre autres, l'abus de 
l'alcool, la violence, le suicide et 
l'éclatement de bien des familles. 
Ceci serait en partie dû aux cycles 
des hautsetdes bas desrécentesan- 
nées lorsque les prix mondiaux de 
l'huile montentetpuiss’écroulent. 

Ici, les problèmes sociaux 
sont‘‘très sérieux” souligne Pokiak. 
“Quand les gens n'ont rien à faire, 
ils boivent. Et à l'heure actuelle 
toutce quenous avons c'estunepa- 
tinoire pourle hockey.et un centre 
communautaire. 

L'industrie traverse une dé- 
pression depuis deux ans dit-il. 
Durant cette période, iln'yaeu au- 
cun forage à partir de Tuk et très 
peud’emplois pour les résidents. 

Chaque retour saisonnier de 
l'exploration, sauf pour les deux 
dernières années, a vu la popula- 
tiondeTuk doubler. Aprèsl'arrivée 
des travailleurs pétroliers, le nom- 
bre de résidents du hameau passait 
à 2000. Le maire ajoute que “nos 
routes, notre système d'aqueduc et 
d'égouts etc. sont soumis à un u- 
sage intensif.L'infrastructure de 
notre communauté peut difficile- 
mentêtre maintenue.sans des sub 
ventions de base des gouverne- 
ments fédéral et territorial? Tou- 
jours selon lui le hameau reçoit 
présentement? millions par année 
afin d'opérer les services munici- 
paux. il SE qu'il'encoûte- 


deux foisce OMME, Re ES 
re face É la AT 1 com Mes excessives rs 


gnies pétrolières pour leur part ne 
paient rien au/hameau pour l'usa- 















ai 


fil des ans 

et des gouver- 
nements, le Canada 

a accumulé une dette K| 
de 320/milliards de dollars: 
Ce quisfait quiaujourdhui, le 










ça-ne tournera pas rond long: 
temps! Et pour assurer l'a 
venir de nos programmes 
sociaux, des mesures 
énergiques S’im- 
posent main- 

tenant 












tiers de chaque dollar d'impôt "> 7 
percurest.gaspillé à payer l'intérét {à \ 


Ça ne tourne pas rond! 









Ensemble, nous en viendrons à bout! 
Pour plus d’information, composez le 


1-800-267:6640 


1-800-267-6650 (A.T.S:) 





ed 











LH] 


Canada 





ge de ces services. 

Pokiak, un chasseur et trap- 
peur, veut aussi une garantie de 
l'Office afin que les compagnies 
soient soumises à une réglemen- 
tation rigoureuse de l'impact que 
peutcauserla construction de leurs 
installations et du pipeline surile 
pergélisol du delta. Une vérifica- 
tion adéquate desimplications en- 
vironnementales doitêtre entrepri- 
se afin de protéger l’environne- 
mentetles modes de subsistance 
traditionnels. Mettre en place ce 
processus de vérification au ni- 
veau local et avec la participation 
des gens de la place est urgent”. 
Pokiak.continueen.mentionnant 
qu'aprèsie départ des compagnies 
pétrolières "nous devrons continuer 
à vivre de la chasse et de la pèche". 

Aucunendroit dans le mon- 
de, outre quelques régions de la 
Sibérie, n’a de pergélisol aussi 
profond'queMuktoyaktuk. Entcer- 
tains endroits le pergélisol atteint 
300 mètres d'épaisseur. À d’autres, 
il pousse, comme un volcan, en 
montsappelé pingos. 

Donc, selon Pokiak, si le sol 
estmaltraité durantlaconstruction 
les dommages pourraient êtreiirré- 
parables. Déjà, un lac de dix pieds 
bloque une route qui servait tradit- 
ionnellement au passage des gens. 
Pokiak croit que ce lac a été créé 
An le so a été dérangé, expo- 
des. fo 
DS e= 
etété. 

Le maire de Tuk espère que 
l'abondance de pingos, de lafaune 
et des paysages attirera suffisam- 
ment de touristes dans sa région 
pour permettre une diversification 
de l'économie locale. L'an dernier 
Inuvik acceuillait environ 6 000 
visiteurs, etun bon nombre d'entre 
eux se rendirent à Tuk. 

En plus d'être maire, chas- 
seur et trappeur, Pokiak est pro- 
priétaire d'un chalet qu'il loue 
250,00$ par jour aux touristes. 
Ces derniers peuvent chasser, pé- 
cheret goûter au style de vie tradi- 
tionnel des Inuvialuit 

Environ 20%%de la popula- 
tion adulte de Tuk trappe, surtout 
la martre, le renard, le rat musqué, 
le loupetle carcajou (glouton)men- 
tionne Pokiak. Récememnt, leprix 
des fourrures a toutefois été à Ja 
baisse. “Pouravoirun travailconve- 
nable il faut au moins une dixième 
année. Sans cela il ny a que des 
emplois d'ouvrir. Ici, il y a très 
peu de gens qui ont plus qu'une 
dixièmeannée”.Ces gens trappent 
etchassent afin de joindre les deux 
bouts quand le travail dans 
l'industrie pétrolière devient rare. 


Alcooliques 
anonymes 
Venez assister à nos 
réunions au sous-sol de la 
clinique médicale Great 
Slave de Yellowknife. 
Tous les dimanches soirs 
à 19h00; pour tous ceux et 
celles qui veulent cesser 
de boire, 


























Page 6 L'Aquilon 5 mai 1989 


A.F.C.Y. 
Les membres de l'exécutif sont 


A e _, 
épuisés... 
Par Denise Canuel 

Après deux ans de béné- 
volat au sein de l'Association 
franco-culturelle de Yellowknife 
(AF:C.Y.), Mme Danielle Van 
Praet démissionne de son poste de 


présidente. Son départ survient 
moins de deux mois avant l'As- 


semblée généralede cetorganisme. 


Les raisons qu'a données 
Mme Van Praet sont d'ordre per- 
sonnellet professionnel. Elle ajou- 
te toutefois qu'il. y a'eu/un man- 
que de communication entre-les 
membres de l'exécutif, Mme Van 
Praet a refusé d'élaborer plus en 
détails sur ce sujet. 

M. Luc Laferté, vice-prési- 
dentdel'A.F.C.Y.,doit entre temps 
agir comme présidentparintérim: 
Lorsqu'interrogé surle manque de 
communication soulevé par l'an- 
cienne présidente, M. Laferté s'est 
dit entièrement d'accord: Ils'em- 
presse d'ajouter que cette lacune 


découle en grande partie du man-* 


que detemps que peuventconsacrer. 
les gens au Conseilexécutif. 

Il semblerait que la décision 
d'envoyer plusieurs membres .de 


me Danielle Van Praet 





l'exécutif et la permanente de 
l’'AF.C.Y. à Montréal aitcausé un 
désaccord entre Mme Van Praetet 
le reste de l'exécutif. M. Laferté a- 
voue que celte décision, prise sans 
consulter la présidente sortante, a 
créé des malentendusinutiles:MJe 
crois que Mme Van Praet s’est 
sentie inconfortable face à cette 
décision. Suite à sa démission , 
nousavons dû évaluersérieusement 
la qualité delacommunication au 
sein de l’exécutif”. 

Quant aux rumeurs quicou- 
rent à Yellowknife concernant les 
raisons du voyage, M. Laferté y 








répond en quelque mots: “ On (la 
permanente et lui-même) va à 
Montréal pourrencontrer des four- 
nisseurs de produits culturelsetaus- 
si pour y acquérir de l'expertise 
dans le domaine du matériel cul- 
turel, socialetéducatif. On ne va là 
pas pour se tourner les pouces”. 
L’A.F.C.Y. aurait l’inten- 
tion dans un futur rapproché de 
mettre en vente dans différents en- 
droits de laville de Yellowknife du 
matériel pédagogique et culturel. 
Ce quiajoutera donc à la charge de 
travail d’un conseil exécutif déjà 
réduit. De plus, après le départ de 
Mme Van Praet, il semblerait que 
le trésorier lui aussi pense à se re- 
tirer. M. Pierre Georges Cloutier 
mentionnaitdermièrement qu'il pré- 
voyait démissionner lors de la 
prochaine Assemblée générale. 
Cette dernière risque donc 
d'étretumultueuse. Plusieurs ques- 
tions sur la qualité de la commu- 
nication et le processus décisionnel 
au sein de l'exécutifainsique l'é- 
puisement des bénévoles qui ytra- 
vaillent devrontsürement yêtre ré- 
pondues. 





Assemblée législative 
La traduction et l'interprétation 
en français: rêve ou réalité? : 


Line Gagnon 

Le gouvernement fédéral 
revient-il sur sa parole de payer 
tous!les frais sur l'instauration-du 
bilinguisme dans les T.N:-0? 

Il semblerait que le Secréta- 
riat d'État retient les fonds pour la 
traduction des hansards (retrans- 
criptüon des débats de l’Assemblée 

législative) et les services d'inter- 
prétation à l'Assemblée législative. 
D'après l'article 12 de la loi 
9 sur les langues officielles, tous 


les documents ou instruments s'a- 
dressant au public etrédigés ou pu- 
bliésparlecommissaireen conseil, 


Pour La 
Fête des Mères 
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le gouvernement territorial, un or- 
ganisme judiciaire, quasi judiciaire 
ou administratif ou une société de 
la Couronne doivent être promul- 
gués dans les deux langues offi- 
cielles. 


Cependant, le Secrétariat d'É- 
tat vérifie présentement auprès du 
ministère de la Justice ses obliga- 
tions légales de fournir des fonds 
pour ces services. Le gouvernement 
territorial, pour sa part, attend de- 
puis ug mois la décision du Secré- 
tariat d'État. 

En février, l'Assemblée légis- 








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E Cette offre est valable jusqu'au 31 mai 
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lative offrait à titre d'essai le ser- 
vice d'interprétation en français. 
Ce service ne dura que trois se- 
maines mais encourapea certains 
membres de l’Assemblée às'expri- 
meren français. 

Des négociations aurontlieu 
entre le Conseil exécutif du gou- 
vernement territorial et le Secré- 
tariat d'État. 

Si ce dernier refuse de 
subventionner la traduction et l’in- 
terprétation à l’Assemblée légis- 
lative, aux dires de certains fonc- 
tionnaires, il y a toujours une pos- 
sibilité de poursuite judiciaire 


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1989 E) 


Des parents 
francophones se 


regroupent 


Marcel! Laflamme 

“Plus de 30 enfants ont été 
inscrits” déclare Mme Ginette Le- 
blanc permanente à l’Association 
franco-culturelle de Yellowknife. 
Ces enfants ont été recrutés lors 
d'une pré-inscription menée par le 
comité d'éducation de cet orga- 
nisme. “Cette pré-inscription se 
voulaitun sondage dunombre d'en- 
fants pouvant aller dans des classes 
enfrançais! explique MmeLeblanc. 
Le comité d'éducation, com- 
posé de cinq membres, travaille à la 
mise sur pied de classes de français 
pour septembre prochain. Les dé- 
marches àceteffetontétéentreprises 
suiteauxrecommandations précises 
faites'en février dernier lors d’ate- 

liers sur le rapport Perreault. 
Depuis, deux rencontres ont 
eu lieulavec les représentants de la 
Commission scolaire publique; 
district no 1, et de la Commission 
scolaire catholique, district no 2. 
Cette dernière a laissé entendre son 
manque d'intérêt face à l'idée de 
classe en français. Toutefois le 18 
avrildemier la Commission scolai- 
re du district no 1 a approuvé en 
principe l'établissement des clas- 
ses de la maternelle à la 2ième an- 
née pour septembre 1989. Ce qui 
représente une excellente raison 
pour la communauté.francophone 


de Yellowknife de se réjouir. 

Lors de la rencontre du 18 
avril les représentants du Comité 
d'éducation ont fait. une présenta- 
tionet ont dû répondre à maintes 
questions dela part des participants 
à l'Assemblée des commissaires 
de la Commission. Ces derniers ont 
donc approuvé en principe le pro- 
jet, si le Secrétariat d'Étatlefinance. 

C'est par l'entremise de M. 
Hubert Laurentiel, chef des opéra- 
tions et des liaisons au Secrétariat 
d'État, que l’A.F.C.Y. a appris que 
des fonds sont assurés si la\ Com- 
mission scolaire en/faitlademande 
au ministère .de l'Éducation terri. 
toriale. Il semble donc que tout soit 
en place pour que la miseen place 
des classes ait bien lieu en sep- 
tembre prochain à Yellowknife. 

Le travaillest toutefois loin 
d'êtreterminé. L'Association devra 
s'assurer que les fonctionnaires des 
différents paliers gouvernementaux 
accomplissent avec diligence leur 
mandat afin que l'échéance soit 
respecté. C’est d’ailleurs dans ce 
but qu'un comité,sera bientôt mis 
sur pied. Une réunion à cet effet 
auralieu le 11 mai prochain. Celle- 
cise tiendra à la Bibliothèque mu- 
nicipale de Yellowknife. On devrait 
yretrouvertous les parentsintéres- 
sés à l'éducation en français. 















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Fort Smith 





Se 


La cathédrale est sauvée 


Linda Pettersen 


C’est fait, la cathédrale res- 
te. Il n’est plus question de la fer- 
mer. Les paroissiens présents à 
l'assemblée du 9 avril dernier en 
ontdécidé ainsi. 73%1ont votéen 
faveur de garderlacathédrale, 15% 
contre et 12% se sont abstenus. 

Chose surprenante, le vote a 
précédé la discussion qui devait 
mettre en évidence les faits con- 
cernantlacathédrale. Gilles Paquin, 
du comité liturgique, était déçu de 
la tourmure des événements. “On 
n'a pas eu la chance de parler des 
différents aspects à prendre en 

considération (lesystème dechauf- 
fage, les bingos, les collectes du 
dimanche, etc.) pour se faire une i- 
déejusteduproblème.Levoteétait 
très émotif”. 

Ce vote en faveur de la pré- 
servation dela cathédrale exprime 
la volonté des paroissiens de s'im- 
pliquer davantage au sein de l'É- 
glise. Ils entendent ainsi donner 
leur appui à ce qui se passe dans la 

: paroisse. “C’est le message que 












aux services d'interprètes. 





pro 
votre Sr vitae à la: 




















la rédaction. 











Relevant 






Profil désiré 





























Lellieu detravail est Yellowknife. 


Denise Canuel 

rédactrice en chef 

L'Aquilon 

CP. 1325 Yellowknife, T-N.-O. 
|X1A 2N9 





Parlez-vous une autre langue? 
La profession d'interprète vous intéresse-t-elle? 


Les'tribunaux et d'autres organismes/engagés dans 
l'administration de:la justice dans'les T.N:-O font parfois appel 


Sivous êtes intéressée à servir d'interprète auprès des 
tribuanux, ou sl vous désirez recevoir une formation 
s interprète juridique, appelez, ou envoyez” || p 


Coordonnatrice d'interprétation juridique 
Ministère de la Justice 
Gouvernement des T.N.-O. 
3e Étage, Palais de la Justice 
Yellowknife, T.N.-O. 

XI1A 2L9- 
(403) 920-6110 


Assistant ou assistante à la rédaction 


Soumission de candidature 


Prière de faire parvenir votre curriculum vitæ et autres renseignements pertinents F 
avant le 13 mai 1989 (si possible par poste prioritaire) à 


.| Pour de plus amples informations, communiquer avec la rédactrice en chef au 
numéro suivant tél: 403-873-6603 ou par Fax 403-873-2158 ÿ 


TR TT nee remeeememenres seen 


nous avons compris lors du Con- 
seil paroissial” de dire Gilles 
Paquin: Il faudra donc que les pa- 
roissiens soientconséquents envers. 
leurengagement. C’est'du moins 
cequ'espère le Conseil paroissial. 

En effet, garder la cathédra- 
le active dans son rôle ne règle pas 
les difficultés financières qui ont 
soulevé le débat Le système de 
chauffage doit toujours être 
remplacé. Il faut choisir entre un 
système à air chaud, identique à 
celui en place actuellement, ou un 
système àeauchaude,ce dernier é- 
tant plus dispendieux. Les parois- 
siensdevrontrencontrer à nouveau 
l'évêque etétudier ensemble le ty- 
pe de prêtqui peut leurêtre consen- 
ti. De plus ils devront identifier 
lequel des deux systèmes satisfe- 
rait leur besoin, c’est-à-dire peser 
les coûts à l’achat versus ceux à 
l'usage. 

Parailleurs, lesrevenus pro- 
venant parles bingos risquent de 
disparaître dans deux ans.En 1991, 
ce sujet sera discuté lors du Syno- 


















L’Aquilon, seul journal francophone desTerritoires du Nord-Ouestavec 
une parution bimensuelle,estàlarecherche d'un assistantou assistante à 


Description de tâches 


Ia rédactrice en chef, l'assistant ou l'assistante aura comme respon- 
sabilitémajeurla production bimensuelle du journal, c'est-à-dire en grande partie 
accomplinle travail de journaliste/monteur: 


Le candidat ou la candidate doit avoir une connaissance du milieu francophone : 
hors Québec et des Territoires du Nord-Ouest en général. [lou elle devra avoir une Ë 
‘expérience pratique dans les milieux de la presse écrite (mise en page, photogra. 
phie et écriture journalistique) et plus particulièrement les milieux de la presse 
communautaire. De plus, une connaissance de la langue snglaise (parlée) et de 
l'informatique (Macintosh) sontessentielles, 
Conditions de l’emploi 


La durée du contrat est d'un an avec possibilité de renouvellement 

La date d'entrée en fonction est le 5 juin 1989 

L'échelle de salaire est de 24 000, à 26 000 par année, selon l'expérience 
L'allocation logement est de 400,$ par mols 












de. À l'heure actuelle, l'Église 
semble vouloir. se détacher com- 
plètement des bingos. Les parois- 
siens ont donc deux ans pour trou- 
venunautremoyenderécupérerles 
13 000,00$ que rapporte annuelle- 
ment la/location de la salle. 

Lors de la réunion plusieurs 
suggestions de nouveaux moyens 
de financement ont été avancées. 
On parlait d'engager un profes- 
sionnel dans le domaïne de la le- 
vée de fonds, de faire appel à Hé- 
ritage Canada ou à la municipalité 
de Fort Smith. 

D'autres problèmes 

Un autre problème de fi- 
nancement était soulevé, celui de 
la collecte du dimanche. Il sem- 
blerait qu'un bon nombre de pa- 
roissiens ne donnent pas d'argent 
lors de la quête. 80% des revenus 
proviendraient donc d'une 
vingtaine de familles seulement: 

Les paroissiens ont profité 
de la rencontre pour discuter de 
plusieurs lacunes de la cathédrale 
dans son état actuel. Plusieurs ont 
mentionné que de par sa grandeur, 
l'édifice ne permet pas un senti- 
ment de communauté entre.les 
gens. Il a été aussi question d’en- 
lever des bancs. De plus, la cathé- 
drale n’a toujours pas d'accès pour 
les personnes handicapées. Le 
sous-sol a besoin d'isolation, les 
toilettes derréparations et un en- 
droit réservé pour les enfants 








s'avère nécessaire. 








hr 










Fa 
. hebdomadaire francophone en Saskatchewan. De plus, la Coopérative 
L offredes services dephotocomposition, d'art graphique, demiseen page 
pi et de photocopies. - 
| Responsabilités: 
: “supervision d'une équipe de six employés; 
F3 “préparation dubudgebamnuel; 
; -mise sur pied de projets etrecherche de financement; 
: Exigences: 
: expérience ne administration; 
<onnaissance du milieu minoritaire francophone; 
“excellent français parléetécrit; 


“dela comptabilité; 


de la facturation; 


Exigences: 


esprit d'initiative. 


La Coopérative des 
publications fransaskoises 
est à la recherche d'un(e) 


Directeur/directrice 


LaCoopérativedes publications fransaskoises estune entreprise sans bu 
Jucratifdont l'activité principale estlapublicaion del Eau vive, le se 


-très bonne connaissance de l'anglais; 
-familiarité avec les ordinateurs et la mise en page informatisée, 
Salaire: à négocier selon l'expérience 

Date d’entrée en fonction: /le plus tôt possible 


Adjoint(e) à l’administration 
L’employé(e) sera responsable: 


“de la correspondancereliée à l'administration: 


“expérience entenue de livre et en comptabilité; 

excellent français écrit et parlé; 

-bonne connaissance de l'anglais; 

-familiarité avec les ordinateurs (Word Perfect, Bedford, Dbase 11l) 








us 





“On y va se élire” 


Les correspondants et correspondantes qui besognent pour L'Aqui- 
lonise sont rencontrées lors d'un atelier consacré au journalisme. Après 
deux journées dediscussionsurce quisefaitetnesefaitpas, cesbénévoles 
se sont laissées en disant “On va se lire”. Pour respecter ce souhait voi- 
cides extraits des articles produits suite à cette rencontre. Si vous voulez 
joindre l'équipe de correspondant-es communiquez avec nous au 403- 
873-6603 ou écrivez à l'adresse suivante: C.P. 1325 Yellowknife, T.N.O. 


X1A 2N9 








Eee “os À È 
Les participant-es à l'atelier, de gauche à droi 
Linda Pettersen, Hélène Ratté et Wilfrid Lussier. 


: Ginette Leblanc, 











Reporters en herbe 
Hélène Ratté 

Le journal que vous lisez en 
ce moment est écrit, en partie, par 
des gensdevotrecommunautésans 
aucune connaissance journalis- 
tique. 

Pour combler ces lacunes, 
L'Aquilon a offert un atelier de 
formation à ses correspondantes 
d'Igaluit, Fort Smith et Yellow- 
knife les 22 et 23 avril derniers. 

L'atelier couvrait différents 
aspects du journalisme dont les 
cadres légaux de l'information et 








“des contacts avec les agences publicitaires et les clients; 
“de la préparation des bilans financiers mensuels; 


Salaire: à négocier selon l'expérience 

Date d'entrée en fonction: à la mi-mai 

Pourd'üne où l’autre de ces positions 

Veuillez faire parvenir votre curriculum vitæ à: 
Roland Pinsonneault 

2606 rue CEE Régina, le S4N 2N9, 





























































les types de reportage.De plus, les 
correspondants locaux découvri- 
rent les principales étapes d’un 
journal, c'est-à-dire la conception 
etle montage. 

Des idées furent échangées 
pour de futurs reportages à suivre 
dans les prochains numéros de 
L'Aquilon. 


Un visage vaut 


mille mots 
Ginette Leblanc 

J'avoue ne pas être une lec- 
ice assidue de L'Aquilon: Mais 
après avoir participé à unatelier 
de formation-en journalisme, je 


deviens plus ouverte àl'importan- 


cedenotrejoumalcommunautaire. 

L'opportunité de mettre des 
visages sur les noms de ceux qui 
participent à la mise en oeuvre de 
ce journal était à ne pas manquer. 
L'atelier, donné par Mme Denise 
Canuel, comprenait des sujets tels 
les aspects légaux, le style 
d'écriture, la photographie et la 
mise en page. 

Espérons maintenant. que 
cette expérience favorise nos fu- 
turs écrits qui naturellement sau- 
ront plaire à nos lecteurs. 


Les correspondant-es 


se rencontrent 
Linda Pettersen 

Imaginez le décor. La salle 
de montage de L'Aquilon, quatre 
personnes venues de touslescoins 
des Territoires penchées, dans leur 
désir d'apprendre, sur la docu- 
mentation concernant l'art d'être 
journaliste. 

Ce n’est pas aussi difficile 
qu'on pense. Ils'agitd’avoirl'âme 
d'unvoyeur, le regard'innocent et 
voilé de toutes émotions, la ques- 
tion naïve mais indiserète et préci- 
se etd'écriture tranchante qui va 
droit au but. Et puis la façon de 
construire un texte. Il faut être à 
l'affût de toute maladresse: oublier 
le nom des gens, ou leuren donner 
un d'emprunt, s'attirerl'animosité 
par le commérage, porter un ju- 
gement personnel, avoir des in- 
formations boîteuses et insuffi- 
santes. Autant de détails qu'il faut 
considérer. 

Repartir à Fort Smith avec 
tous ces conseils va certainement 
m'aider à faire de l'angoisse. 
Désormais, jen’aurai plusl'excuse 
de ne pas connaître les dessous du 
métier. 


nr 8 L'Aquilon 5 mai 1989 
— 


MORT 


Iqaluit: au sud du Sud 


Hélène Ratté 
Non, non, ne vous inquiétez pas. L'Igaluit dont on parle est bien celui des T:N: -O. sur la Terre de Baf- 


fin. C’est tout simplement que les francophones de cette communauté se sont retrouvés dans le Sud grâce a 
un Beach Party” organisé par le comité du Calendrier 1990, samedi le 8 avril dernier. 

Accueilli avec un collier hawaïien et un verre de punch, chacun se retrouvait soudainement dans un. 
décor parsemé de ballons de plage, de flamands roses et de palmiers. Plus d'une centaine de membres et de 
non-membres de l'Association francophone d’Iqaluit purent exercer leur talent au limbo et au cerceau. A- 
vec toute les activités et le décor, on avait même l’impression de bronzer.. 















Sylvie Cauvier 
Du sirop pour les fins 


et les fous. 

Cette année, le Carnaval de 
Hay River a été un fiasco. Les 
raisons sont simples: Un manque 
d'enthousiasme de la part de la 
population et une organisation de 
dernière minute. 

L'Association francophone 
de Hay River (AFHR) participait 
pour la première fois à l’événe- 
ment Elle avait donc mis/sur pied 
une cabane à sucre, qui après la 
première journée d'opération, le 
samedi, avait servi environ 35 per- 
sonnes. L’Association était parti- 
culièrementcontentede cerésultat. 
Mais quel choc de découvrir le 
lendemain que toutes les activités 
étaient annulées. Et cela sans que 
les organisateurs du regroupement 
francophone en!soit informés. 

Que faire de tout ce sirop!?! 
L'Association a donc organisé un 
brunch dimanche le 23 avril der- 
nier à l’aréna. Le menu/consistait 
de crêpes, d'oeufs dans le sirop et 
des fameuses "oreilles de christ. 
Tous ont pu se sucrer le bec. Le 






































Les petites nouvelles 
de Hay River 


brunchs’adressait aux membreset 
aux non-membres del*Association 
intéressé àse joindre au groupe où 
à mieux le connaître. 

M: Alain Tremblay, agent 
de développement du Secrétariat 
d'État de passage à Hay River 
s'est d’ailleurs joint à l’activité. 
Le but de la visite M. Tremblay 
n'éta